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Full text of "Annales de la Société entomologique de Belgique"

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SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE 


BELGIQUE 


TOME CINQUANTE-SEPTIÈME 


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BRUXELLES 
DS REGE DE LA) SOCTÈTE 
89, rue de Namur, 89 


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MÉMOIRES DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Tome 1. — Catalogue synonymique des Buprestides décrits de 1758 
à 1890, par CH. KERREMANS. — Prix : 10 francs. 

Tome lIl.— Die Melolonthiden der palaearctischen undorientalischen 
Region im Kôniglichen Naturhistorischen Museun zu Brüssel, von 
E. BRENSKE. — Prix :3 francs. 

Tome IIT.— À list of Tenebrionidae supplementary tothe « Munich » 
Catalogue, by G.-C. CHAMPION. — Prix : fr. 7.50. 

Tome IV, — Jievision des Dytiscidue et Gyrinidae d'Afrique, Mada- 
gascar et îles voisines, par le D' RÉGIMBART. — Prix : fr. 7.50. 


Tome V. — Iehneumonides d'Afrique, par le D° TOSQUINET. — 
Prix : 15 francs. 
Tome VI. — Buprestides du Brésil, par CH. KERREMANS. — 


À listof the Ægialitidae and Cistelidae supplementary to the « Munich » 
Catalogue, by G.-C. CHAMPION. — Prix : fr. 7.50. 


Tome VII. — Buprestides de Sumatra, par CH. KERREMANS. — 
Buprestides indo-malais (troisième partie), par CH. KERREMANS. — 
Indian Phytophaga, by MARTIN JACOBY. — Melolonthiden beschrie- 
pen von E. BRENSKE. — Prix : fr. 7.50. 


Tome VIII. — Monographie du genre Rhyssemus, par CLOUEËT DES 
PESRUCHES. — Prix : fr. 7.50. 


Tome IX. — Edmond de Selys-Longchamps, par A. LAMEERE. — 
Note sur quelques Lucanides du Musée de Bruxelles, par H. BoILEAU. 
— Note sur quelques Lucanides nouveaux ou peu connus, par 


H. BoiLEAU. — Revision des Prionides (Sténodontines), par 
A. LAMEERE. — Prix : fr. 7.50. 

Tome X. — Jchneumonides nouveaux, par JULES TOSQUINET 
(travail posthume). — Prix : 15 francs. 

Tome XI. — Revision des Prionides /Macrotomines;, par AUG. 


LAMEERE. — Prix fr. 7.50. 


Tome XII. — Mémoire jubilaire publié à l’occasion du cinquante- 
naire de la fondation de la Société. — Prix : 10 francs. 


Tome XIII. — Cataloque raisonné des Microlépidoptères de Bel- 
gique, par le baron DE CROMBRUGGHE DE PICQUENDAELE (1"° partie). 
— Prix : fr. 7.50. 


Tome XIV. — Catalogue raisonné des Microlépidoptères de Bel- 
gique, par le baron DE CROMBRUGGHE DE PICQUENDAELE (2° partie). 
— Prix : fr. 7.50. 


Tome XV. - Notice sur Le D' Jean-Charles Jacobs, par E. FOLOGNE. 
— Psélaphides nouveaux du Congo des collections du Musée Royal 
d'Histoire naturelle de Bruxelles, par A. RAFFRAY. — Phasgonou- 
ridæ africane del R. Museo di Storia Naturale di Bruxelles (IV), 
par ACHILLE GRIFFINI. — Bemerkungen über Nabiden - nebst 
Beschreibung neuer Arten, par O.-M. REUTER. — Enumeratèo 
Pentatomidaruim, post Catalogum bruxellensem descriptarum, par 
E. BERGROTH. — Phasgonouridæ africane del R. Museo di Storia 
Naturale in Bruxelles (VI), par ACHILLE GRIFFINI. — Some new 
Species of Blattidæ in the Brussels Museum, par R. SHELFORD. — 
ETIXx S'fr::7.508 





{ Voir la suite à la 3° page de la couverture.) 


ANNALES 


DE LA 


SOCIÈTE ENTOMOLOGIQUE 


DECBELGIQUE 


DÉPOSÉ AUX TERMES DE LA LOI 


Les opinions émises dans les Annales de la Société sont propres 
à leurs auteurs. La Société n'en assume aucunement la responsa- 
bilité. 


ANNALES 


DE LA 


SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE 


DE 


BELGIQUE 


TOME CINQUANTE-SEPTIÈME 








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BRUXELLES 
AT SIÈGE DE LA SOCIÈËÉTÉ 
89, rue de Namur, 89 


1913 


ORGANISATION ADMINISTRATIVE 


POUR L'ANNÉE 1913 


Conseil d’administration 


MM. CH. KERREMANS, président. 
AUG. LAMEERE, vice-président. 
H. SCHOUTEDEN, secrétaire. 
E. FOLOGNE, trésorier. 
J. DESNEUX, bibliothécaire. 
J. PUTZEYS, membre. 
E. ROUSSEAU, )» 


Commission de vérification des comptes 


MM. FR. BALL. 
AUG. GUILLIAUME. 
P.-J. ROELOFS. 


Commission de sarveillance des collections 


MM. CH. KERREMANS, président. 
A. BIvVORT. 
E. LEDOU. 


SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE 





Assemblée mensuelle du 4 janvier 1913 
Présidence de M. CH. KERREMANS, président. 


La séance est ouverte à 20 heures. 


— En labsence de M. SCHOUTEDEN, qui se fait excuser, 
M. DESNEUX remplit les fonctions de secrétaire. 


— Le procès-verbal de l’assemblée mensuelle du 7 décembre 
1912 est approuvé. 


Décisions du Conseil. -— Le Conseil s’est constitué comme suit : 
Président : MM. CH. KERREMANS. 
Vice-Président : AUG. LAMEERE. 
Secrétaire : H. SCHOUTEDEN. 

Trésorier : E. FOLOGNE. 
BHibliothécaire : J. DESNEUX. 
Membres : APULZENS: 


E. ROUSSEAU. 


Travaux pour les Annales. — L'impression des travaux insérés 
dans ce numéro est décidée. 


— La séance est levée à 21 heures. 


ETUDE DES CARABIQUES 


récoltés à Ceylan par le Docteur Horn 


par le commandant Paul Dupuis 


Les notes suivantes se rapportent aux nombreux Carabiques 


(environ 1,500) récoltés par le Docteur Horn à Ceylan. 
CALLISTOMIMUS COARCTATUS LAFERTÉ 
var. nov. CEYLONICUS Dupuis 


Une variété de couleur du C. coarctatus LAFERTÉ (— littoralrs 
Morse. : — Weshiwoodii ScHAUM) se distingue du type par la tache 


noire postérieure des élytres beaucoup plus grande, se joignant. 


ordinairement, à hauteur des intervalles 4 et 5, à la tache noire 
médiane, isolant ainsi une tache blanchâtre latérale. 
Les einq exemplaires récoltés sont de Anuradhapura. 


LIONYCHUS HORNI sp. nov. Dupuis 


Je me fais un vrai plaisir de dédier à mon ami le Docteur HORN 
cetle jolie espèce de Lionychus. Tout en se rapprochant par la 
coloration du L. albivittis BATES, elle s’en distingue nettement par 
sa forme plus large, plus courte, le contour différent des taches 
blanches élytrales, les élytres non striées, etc. Les spécimens 
recueillis, très nombreux, sont presque tous de Trincomali, une 
seul de Nesgombo. Le L. albivittis a également été trouvé par le 
Docteur HoRN, mais à Malanda et à Rekirawa. 


Couleur. — [La tête et le prothorax sont en dessus d’un noir mat ; 
les élytres varient du brun de poix foncé au noir. Elles portent 
chacune une très grande tache longitudinale d’un blanc sale, légè- 
rement grisàtre ou parfois brunâtre, à pourtour quelquefois, sur- 
tout laléralement, étroitement brunâtre foncé. ; 

La tache claire, au lieu de s’amineir en avant comme dans Île 
L. albivittis, y est au contraire plus large et occupe tout l'angle 
huméral, sauf le rebord étroit de celui-ci. Elle est limitée ensuite 
par une oblique parallèle au côté de l’écusson, s’avançant vers la 
suture, qu’elle n’atteint pas. Vers l’arrière, la tache s’écarte légère- 
ment et progressivement de la suture suivant une ligne presque 
droite. Du côté externe, à 1/4 de la longueur élytrale, elle s’écarte 
brusquement du bord externe suivant une courbe convexe vers 
l’intérieur. La partie postérieure de la tache, en arrière de cette 
courbe, est variable; dans certains exemplaires, elle est presque 
symétrique à sa partie antérieure, dans d’autres elle continue sous 


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forme de simple bande se rétrécissant insensiblement vers l’arrière 
où elle est coupée obliquement. Dans les deux cas, la tache s'arrête 
à une assez grande distance de l’extrémité élytrale. 

Les antennes sont d’un brun noir, les deux premiers articles 
d’un brun rougeûtre plus clair. Les palpes sont foncés, à extrémité 
un peu plus claire. 

Tout le dessous du corps, y compris les pattes, est d’un brun 
rougeâtre foncé, plus clair au centre et aux parties buccales; les 
tarses sont en général plus foncés, parfois noirs. Le dessous du 


corps est luisant, le dessus mat. 


Dimensions. — La taille varie de 2 1/4 à 5 millimètres. Les dimen- 
sions suivantes sont prises à la chambre claire sur un exemplaire 
de 3 millimètres avec grossissement de 26 : 

Longueur des antennes : 32. 

{°" article : 4. 

2° article : 

3° article : 3 1/4. 

Les suivants vont en diminuant iasensiblement jusqu'au dernier 
qui est un peu plus long que l’avant-dernier. 

Longueur de la tête sans les mandibules : 18. 

Longueur du labre : 2 5/4. 

Largeur du labre : 5. 

Largeur de la tête entre les antennes : 11. 

Largeur de la tête avec les veux : 20. 

Largeur de la tête entre les veux : 12. 

Largeur de la tête à la base : 16. 

Longueur médiane du prothorax : 19. 

Largeur de son échancrure antérieure : 17. 

Distance entre les sommets des angles antérieurs : 21. 

Largeur maxima du prothorax : 28. 

Largeur entre les angles précédant la sinuosité basilaire : 17. 

Largeur de la base proprement dite : 8. 

Ecusson : base 4; hauteur 2. 

Elvtres : 

Largeur suturale sans l’écusson : 44. 

Largeur aux épaules : 24. 

Plus grande largeur (aux 3/11 de la longueur) : 38. 

Longueur de la troncature de chaque élvtre : 14. 

Palpes maxillaires : 
Dernier article : 2 2/3; pénultième : 1 1/3; antépénultième : 3 3/4. 
Palpes labiaux : dernier article 3; pénultième 3. 

Membres antérieurs : 
Fémuür : 20 (épaisseur 5); tibia : 13; tarses : 11. 


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Membres inler:nédiaires : 
Fémur : 24 (épaisseur 6); tibia : 20; tarses : 20 (6, 5 1/4, 3 1/4, 
3, 4 1/2). 
Membres postérieurs : 
Fémur : 27 (épaisseur 7); tibia : 2; tarses : 28 (9, 5, 5, 4, 5). 


Forme. — Antennes assez fortes, pas très longues, dépassant peu 
la base du prothorax ; à premier article cylindrique épais; le 2° plus 
mince, très peu rétréci vers sa base; les articles diminuant progres- 
sivement à partir du 3% et passant graduellement de la forme 
allongée-conique à la forme ovale, le dernier s’amincissant vers le 
sommet. 

Mandibules peu visibles en dessus, recourbées, dépassant peu le 
labre. 

Labre transversal, coupé presque droit en avant, ses côtés un 
peu courbes et légèrement divergents vers l’arrière. Epistome 
coupé carrément en avant, où il est très finement rebordé, ses 
côtés assez largement sillonnés, les sillons carénés du côté externe. 
Suture postérieure très fine, un peu sinueuse. 

Crêtes supra-antennaires formant au-dessus de l’antenne un 
angle droit à sommet arrondi, leur rebord latéral se prolongeant 
en fine carène jusque devant le milieu de l’œil. 

Yeux assez gros, modérément saillants. Côtés de la tête presque 
parallèles derrière les yeux. Dessus de la tête modérément convexe. 

Prothorax fortement échancré en avant, coupé assez carrément 
entre les angles antérieurs. Ceux-ci très saillants, arrondis au 
sommet, à côtés courbes, l’angle un peu moins que droit. 

Côtés du prothorax largement et régulièrement arrondis depuis 
l’angle antérieur jusqu'à l’angle latéral saillant, droit, près de la 
base. Celui-ci a un côté légèrement concave, le postérieur absolu- 
ment en ligne droite. La base du prothorax forme lobe vers l’arrière, 
le bord postérieur cintré vers l’avant. 

Le prothorax est très finement rebordé en avant; plus largement, 
le rebord un peu aplani sur les côtés. Le rebord devient plus 
mince ensuite et passe au-dessus des angles latéraux qu'il franchit 
en petite carène sinueuse jusque près de la base du prothorax; cette 
carène se dirige ensuite parallèlement à la base jusqu’à la ligne 
longitudinale médiane, en devenant de plus en plus étroite. 

Ligne longitudinale médiane partant de la base jusqu'à mi- 
hauteur du prothorax sous forme de profond et large sillon, pour 
devenir ensuite étroite et régulière jusque près du bord antérieur, 
qu’elle n’atteint pas. 

Les élytres sont déprimées près de l’écusson, convexes à l’épaule, 
plus planes en arrière, les côtés assez convexes. 


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# 


_ L’épaule est avancée, arrondie; les côtés de lélytre légèrement 
arrondis sous l’épaule, un peu parallèles vers le milieu puis légère- 
ment arrondis jusqu’à la troncature. 

La troncature est large, d’abord concave en partant de l’angle 
externe, puis un peu convexe vers l'arrière. L’angle externe est 
arrondi et obtus, le sutural également arrondi, formant avec son 
voisin une petite échancrure devant la suture. 

Le rebord élytral est mince et net jusqu’à la troncature. En 
avant, il se prolonge en carène sur l’élytre le long de la partie 
déprimée et de la tache blanche, sur une distance assez courte. 

Dernier segment abdominal largement arrondi dans sa partie 
visible. 

Paipes maxillaires à dernier article ovale allongé, assez épais, 
aminci et subtronqué à l’extrémité; pénultième franchement coni- 
que, de moitié plus court; antépénultième ovale épais, plus long 
et plus large que le dernier. 

Lobe externe des mâchoires à deux articles à peu près égaux, le 
dernier ovale allongé, peu aminei au bout, dépassant peu l’extré- 
mité du lobe interne. Celui-ci assez obtus et non courbé à l’extré- 
mité, présentant quelques longues spinules à son bord interne. 

Mentum nettement échancré, à dent médiane assez forte, celle-ci 
à côtés assez sinueux. Ligule s’élargissant à l’extrémité, émarginée 
en avant, où elle présente deux soies peu visibles; les larges 
paraglosses membraneux l’entourent, la dépassent, s’arrondissent 
en avant où une membrane les unit devant la ligule. 

Palpes labiaux à pénultième article long, assez mince, le dernier 
ovalaire, renflé, aminei au bout. 

Prosternum aminei entre les hanches; élargi, tronqué carrément 
en arrière, complètement rebordé. 

Mésosternum enfoncé entre les pro- et métasternur. 

Métasternum à pointe antérieure aiguë, arrondie assez largement 
au sommet; à pointe postérieure semblable, mais moins large, 
arrivant à mi-hauteur des hanches postérieures. Il est finement 
rebordé en avant, à peu près carré, les côtés concaves vers l’inté- 
rieur. [l est sillonné transversalement d’un angle à l’autre; longitu- 
dinalement de la pointe postérieure jusqu’au delà du milieu. 

Hanches antérieures et moyennes globuleuses, écartées ; les pos- 
térieures en croissant, écartées. 

Pattes ayant les fémurs assez forts, épais, amincis aux extrémités; 
tibias antérieurs à échancrure commençant à 1/3 de l'extrémité, 
assez longue, moyennement profonde; tibias postérieurs courbés à 
mi-longueur; tarses antérieurs à premier article triangulaire, 
coupé obliquement.à l'extrémité, assez large, un peu prolongé vers 
l'intérieur, un peu plus grand que les trois suivants qui sont trian- 


10 


gulaires, assez courts et larges, coupés carrément à l’extrémité; 
tarses intermédiaires coniques allongés, les postérieurs longs gros- 
sissant régulièrement jusqu’au bout. Ongles de grandeur et de 
grosseur moyenne, non dentés. ë 

Les trochanters postérieurs sont volumineux, épais, arrondis à 
l'extrémité. 

Sculpture et revêtement pileux. — Les antennes ont le premier article 
portant un long cil raide; la pubescence ne devient dense qu’à 
partir du 5° article. Le labre porte 6 poils à son bord antérieur, les 
quatre moyens régulièrement écartés, les deux centraux plus courts, 
les deux externes beaucoup plus longs et plus éloignés des autres. 

Tout le dessus de la tête, du corselet et des élytres est excessive- 
ment finement et régulièrement chagriné, cette sculpture plus 
faible sur les élytres. Il Ÿ a deux pores sétigères supra oculaires de 
chaque côté, l’un un peu en arrière du bord antérieur, l’autre un 
peu en avant du bord postérieur de l’œil. Le corselet porte deux 
pores longuement sétigères de chaque côté, un dans la gouttière 
latérale vers le milieu de la partie arrondie, l’autre au-dessus de 
l'angle saillant. , 

Les élvtres ont un pore sétigère dans la dépression antérieure, 
trois ou quatre le long du bord en arrière de l'épaule, assez régu- 
lièrement disposés et écartés; trois ou quatre en arrière du bord 
latéral, moins régulièrement disposés, et deux, très écartés, au- 
dessus de la troncature. Je ne {rouve traces ni de stries ni de pores 
dorsaux. 

Le dernier segment abdominai est caréné au-dessus. 

Les palpes maxillaires ont quelques petits cils raides, les labiaux 
deux longs cils au pénultième article, quelques-uns sur le dernier. 

Tout le dessous est finement chagriné, plus fortement sur les 
côtés; cette sculpture est plus transversale, presque alvéolée sur 
les côtés de la gorge, finement transversale sur le milieu de l’abdo- 
men, [Il Y a quelques rares gros points sétigères sur le prosternum, 
un sur les hanches moyennes et antérieures, deux sur les posté- 
rieures; les segments abdominaux ont quatre pores sétigères écartés, 
le dernier en a deux; le bord postérieur des premiers segments est 
déprimé et moins fortement sculpté. 

Les fémurs et trochanters sont chagrinés et portent quelques 
gros pores. Les tibias ont sur leurs arêtes à épines écartées, celles-ci 
ne commençant qu’à mi-longueur pour les postérieurs, et beaucoup 
moins nombreuses sur les antérieurs. Les tarses ont l'extrémité des 
quatre premiers articles à poils longs, forts et raides: quelques 
rares et plus petites spinules à leur face supérieure. 





11 


BEITRAGE ZUR ANTHOCORIDEN-FAUNA 


von Central- und Nord Aimerika 


von 8, Poppius (Helsingfors). 


Von Herrn BAKER babe ich zur Bestimmung eine kleinere Samm 
lung nord- und central-amerikanische Anthocoriden erhalten, 
unter denen sich auch einige neue Arten befanden. Ausserdem 
waren in der Sammlung einige Arten vorhanden, deren Ausbrei- 
tung ziemlich wenig bekannt war, woher ich hier ein Verzeichnis 
der interessanteren Formen gebe. 

Lyctocoris campertris FABR. — U. S. À. : Polk Co., Wis! VI. 

Lasiochilus pallidulus REUT. — Cuba : Cavamas ! 

Mexico : Escuintla Chiapas ! 





Lasiochilus basalis REUT. 
Asthenidea pallescens REUTr. — Nicaragua : Granada ! 


ASTHENIDEA MACULIPENNIS REur. 


Die Art variiert etwas betreffs der Farbe. Der dunkle Quermakel 
hintenr auf dem Corium kann mehr oder weniger ausgedehnt sein, 
zuweilen bis zum Innenrande des Embolium sich erstreckend, 
zuweilen nur als ein ganz Schmaler Saum am Innenrande des 
Coriums erscheinend. Die Spitze des Schildchens ist nicht immer 
hell. Sehr selten sind die Hinterschenkel vor der Spitze und die 
Hinterschienen in der Mitte etwas verdunkelt. 


Cuba : Havana ! BAKER, zahlreiche Exemplare. 


ASTHENIDEA CRAWEFORDI n. sp. 


Der Kôrper gestreckt eifôrmig, oben kurz und anliegend behaart. 
Kopf und Halsschild glänzend, dunkelgelb, das Schildchen wenig 
glinzend, wie der Cuneus braunschwarz, die Hemielytren sonst 
schmutzig gelb, fast matt, nur der Clavus etwas glänzend, die 
Membran einfarbig braunschwarz, die Unterseite braunschwarz, 
die Vorderbrust gelb, die Hinterbrust, der Hinterkôrper unten an 
der Basis und an der Seiten braun, das Rostrum braun, das letzte 
Glied gelb, die Fühler dunkelbraun, das erste Glied und die Spitze 
des zweiten sowie die Beine geib, die Schienen schwarzbraun mil 
schmal gelber Basis und Spitze, die Füsse braun. 

Der Kopf ist etwa ebenso lang als der Halsschild, mit einigen 
abstehenden, längeren Haaren, die Augen sind sebhr fein granuliert. 
Das Rostrum überschreitet etwas die Basis der Mittelhüften, das 
erste Glied die Augenmitte erreichend. Die KFühler kurz und 


12 
anliegend behaart, die zwei letzten Glieder mit einzelnen langen 
und abstehenden Haaren, das erste Glied etwas die Kopfspitze 
überragend, das zweite etwa ebenso lang als der Kopf, das dritte 
kürzer als das zweite. Der Halsschild ist etwa um die Hälfte kürzer 
als am Basalrande breit, der letztgenannle breit und ziemlich tief 
ausgeschnitten, kaum mehr wie dreimal breiter als der Vorder- 
rand. Die Seiten sind nicht ausgeschweift, gerandet, vorne mässig 
abgerundet. Die Apicalstrictur ist ziemlich schmal, scharf, vor den 
Vorderecken gelegen, die Scheibe etwas hinter der Mitte quer 
eingedrückt, der Vorderlobus etwas gewülbt, in der Mitle ganz an 
der Basis mit einem ganz kleinen, punktformigen Eindruck, der 
Basallobus sehr fein quer gestreift. Das Schildchen zu Spitze 
flach, sehr fein gerunzelt. Die Hemielytren etwas die Hinterkôrper- 
spitze überragend, an den Seiten nicht bewimpert, der Clavus und 
die innere Hälfte des Coriums fein, mässig dicht, etwas gereiht 
punktiert. Die Orificien des Metastethiums sind schmal, mässig 
lang, ganz leicht nach vorne gebogen. — Long. 2.5, lat. 4 mill. 

Ist am nächsten mit A. femnostethoides REUT. verwandt, unter- 
scheidet sich durch die Farbe der Kühler und der Beine. 

Von À. nebulosa (UnL.) durch die Farbe der Oberseite und der 
Beine verschieden. 


Mexico : Guadalajara ! 1 ©, CRAWFORD. 


CARDIASTETHUS CUBANUS n. sp. 


Gestreckt eiformig, glänzend, ziemlich lang, halb abstehend hell 
behaart, hell gelb, die Membransutur auf dem Corium und die 
innere Hälfte des Cuneus hell braun, die Membran irisierend, 
gelblich, mit kaum verdunkelter Spitze, die Unterseite des Hinter- 
kôürpers in der Mitte braun, das Rostrum, die Fühler und die Beine 
gelb, die Spitze des zweiten Fühlergliedes und die zwei letzten 
braungelb. 

Der Kopf ist länger als mit den Augen breit, ebenso lang als der 
Halsschild in der Mitte breit, mit sechs etwas lingeren, abstehenden 
Haaren. Die Stirn breiter als der Durchmesser der Augen, die 
letzt genannten ziemlich gross, granuliert. Das Rosirum erstreckt 
sich bis zur Mitte der Mittelbrust, das erste Glied ganz kurz, den 
Vorderrand der Augen erreichend. Die Fühler halb abstehend 
behaart, die drei letzten Glieder ausserdem mit einigen langen, 
abstehenden Haaren, das erste Glied kaum die Kopfspitze über- 
ragend, das zweite ebenso lang als der Kopf, das dritte kürzer als 
das zweite. Der Halsschild ist etwa 1/3 kürzer als am Basalrande 
breit, der letzt genannte tief ausgeschnitten, mehr wie doppelt 
breiler als der Vorderrand, die Seiten ganz gerade, gerandet, 


15 


jederseits mit drei langen, abstehenden Haaren. Die Apicalstrictur 
ist schmal, deutlich abgesetzt, vor den Vorderecken gelegen, an der 
Basis mit einer Querreihe sehr feiner Punkte, die Scheibe etwa in 
der Mitte tief quer eingedrückt, der Vorderlobus mässig gewôülbt, 
der Basallobus in der Mitte der Länge nach flach eingedrückt, 
unpunktiert und ungerunzelt. Das Schildchen glatt, gleich hinter 
der Mitte mit einer ziemlich tiefen Quergrube. Die Hemielvtren 
linger als der Hinterkôrper, hinter der Mitte etwas erweitert, 
an den Seiten mit einigen abstehenden Haaren, der Clavus sehr 
weitläufig, fein punktiert, das Embolium zur Spitze erweitert und 
hier etwa ebenso breit als das Corium hinten. Die Membran mit 
zwei. Venen, von denen die innere erloschen ist. Die Orificien des 
Metastethiums sind fein, die Ränder in einer bis zur Basis der 
Pleuren sich erstreckenden, stark gerundet gebogenen Leiste ver- 
lingert. — Long. 2.5, lat. 0.8 mill. 

Erinnert sebhr an C. fulvescens (WALx.) und GC. obscuriceps PoprP. 
von beiden sofort durch die Farbe zu unterscheiden. 

Cuba : Havana ! 3 Exemplare, BAKER. 


Cardiastethus rugicollis CHamP. — Cuba : Cavamas ! 


SOLENONOTUS ANGUSTATUS n. sp. 


Gestreckt und schmal, an den Seiten nicht gerundet, stark abge- 
flacht, glänzend, oben nur mit einigen abstehenden, mässig langen 
Haaren auf dem Kopfe und an den Seiten des Halsschildes und der 
Hemielytren. Braunschwarz, der Halsschild vorne und an der 
Basis, der Clavus z. T., das Embolium zur Spitze, der Cuneus und 
die Membran schwarz, die Basis der letzt genannten breit weiss, 
die Unterseite braunschwarz, die Ventralsegmente zur Basis braun, 
das Rostrum, die Fühler und die Schenkel braunschwarz, das 
zweite Fühlerglied in der Mitte und die Schienen gelbbraun. 

Der Kopfist ein wenig länger als breit, vor den Augen mässig 
und ziemlich breit vorgezogen, fast l‘inger als der Halsschild die 
Stirn breiter als der Durchmesser der Augen, zwischen denselben 
mit einem kurzen L'ingseindruck. Das Rostrum erstreckt sich bis 
zur Mitte der Vorderhüften, das erste Glied fast den Vorderrand 
der Augen erreichend. Die Fühler kurz, halb abstehend behaart, 
die dûnnen zwei letzten Glieder ausserdem mit einigen längeren, 
abstehenden Haaren, das erste Glied kaum die Kopfspitze über- 
ragend, das zweite zur Spitze etwas verdickt, etwa ebenso lang als 
der Kopf mit den Augen breit, die zwei letzten Glieder unter 
einander gleich lang, etwas mebr als 155 kürzer als das zweite. Der 
Halsschild ist etwa um die Hälfte kürzer als am Basalrande breit, 


14 > 


der letzt genannte sehr breit ausgeschweift, mehr wie doppelt 
breiter als der Vorderrand, die Seiten gerade, gerandet, vorne 
ziemlich kräftig gerundet. Die Scheihe glatt, ohne Quereindruck, 
mit einem scharfen Längseindruck in der Mitte und ausserdem 
jederseits an der Basis flach eingedrückt, die Apicalstrictur 
erloschen. Das Schildchen flach eingedrückt. Die Hemielvtren die 
Hinterkôperspitze nicht überragend, an den Seiten fast parallel, 
die Membran mit vier Venen, von denen die drei inneren wenig 
hervortretend sind, die zwei innersten mit einander bis zur Basis 
parallel verlaufend. Die Rima orificioram des Metastethiums fast 
serade. Alle Schenkel unbewehrt, die vorderen etwas verdickt. — 
Long. 2, lat. 1.6 mill. 

Von den anderen Arten der Gatiung besonders dureh den 


schmalen, an den Seiten nicht gerundeten Kôrper zu unterscheiden. 


Erinnert in der Kôrperform sehr an einer Scolopescelis-Art. 
Ver. Staaten von Nord-Amerika : Mts near Claremont, Cal. ! 
1 9, BAKER. 


ANTHOCORIS BAKERI n. sp. 


Oben kurz, halb abstehend hell behaart, der Kopf mit mehreren, 
etwas längeren, abstenenden Haaren. Kopf, Halsschild und Schild- 
chen glänzend, die Hemielytren matt, nur der Cuneus, das Embo- 
lium zur Spitze und der Apicalrand des Coriums schmal glänzend. 
Schwarsbraun, der Kopf hinten braun, die Hemielvtren braungelb, 
auf dem Clavus die Scutellarcommissur zur Basis und die Spitze, 
der Apicalrand des Coriums breit und der Cuneus braunschwarz, 
die Membran schwarz, matt, ei grosser weisser Quertleck, der 
sich weit nach innen ausdehnt, jederseits hinter der Cuneusspitze 
und der Apicalrand schmal weiss, die Unterseite braunschwarz, 
die Vorderbrust mehr oder weniger ausgedehnt und die Basis der 
vorderen . Ventralsegmente braun, die Fühler braunschwarz, die 
Basis etwas breiter und die Spilze ganz schmal auf dem zweiten 
Gliede sowie die Basis der zwei letzten Glieder ganz schmal braun- 
gelb, die Beine braungelb mit braunen Schenkeln. Zuweilen ist die 
Oberseite braunrot, der Kopf in der Mitte braun, die Hemielytren 
braungelb, nach den Seiten zu etwas heller, der Apicalrand des 
Coriums und der Cuneus braun, das Schildchen braunschwarz, 
die Unterseile braunrot, die Mittelbrust und die Unterseite des 
Hinterkôrpers braunschwarz, die vorderen Segmente besonders 


nach den Seilen zu braunrot, die Beine braunrot (= var. scutellaris. 


n. var.). Bei einigen Exemplaren ist die Oberseite einfarbig rotgelb, 
das Schildchen bisweilen dunkelbraun, die Hemielytren gelb mit 
den dunklen Zeichnungen der Hauptform rotgelb (= var. pallescens 
n. var.). 


ER: 
RAS |. 


- 


15 


Die Stirn ist fast dreimal breiter als der Durchmesser des Augen. 
Das Rostrum erstreckt sich nur bis zur Mitte der Vorderhüften, 


das letzte Glied etwa 1/3 länger als das zweite. Die Fühler sind 


länger als Kopf und Halsschild zusammen, das zweite Glied zur 
Spitze allmächlich verdickt, etwa ebenso lang als der Kopf mit den 
Augen breit, fast dreimal länger als das erste, die zwei letzten 
unter einander etwa gleich lang, das letzte spindelfürmie, etwas 
dicker als das dritte, beide zusammen kaum länger als das zweite. 
Der Halsschild ist etwa um die Hälfte kürzer als am bBasalrande 
breit, der letztgenannte ziemlich tief ausgeschweïift, dreimal 
breiter als der Vorderrand, die Seiten ganz seicht ausgeschweift, 
vorne abgerundet. Die Scheibe ist flach gewôlbt, horizontal, in der 
Mitte mässig tief quer eingedrückt, der Basallobus fein quer 
gestreift, die Apicalstrictur breit, quer gestreift Das Schildchen 
oanz fein quer gestreift. Die Hemielvtren sowohl beim wie 


beim © die Hinterkôrperspitze nicht überragend, die Membran mit 


vier Venen, von denen nur die äusserste kräftig entwickelt ist, die 
zwei inneren zur Basis einander stark genähert. — Long. 3-5.2, 
lat. © mill. 

Ist am nächsten mit den europäischen A. ninki DoHrN und 
A. gallaruim ulini DEGEER verwandt, von der erstgenannten Art. u.a. 
sofort durch die Membranvenen zu unterscheiden, von der lelzteren 
durch die Farbe, durch den Bau des Halsschildes, durch den Bau 
der Membranvenen und durch die geringere Grôsse verschieden. 

Vereinigte Staaten von Nord-Amerika : San Mateo Co., Cal. ! 
BAKER, 1 d', 3 99 (Mus. Helsingf., coll. BAKER). 

Anthocoris melanocerus REUT. — U. $S. À. : Three Rivers, 
Cal. !; Mts near Claremont, Cal. ! ; Pagosa Springs, Col. !; Ormsby 
Co., Nev. ! 

Anthocoris antevolens B. Wire. — U S. A.: Mts near 
Claremont, Cal.!: Santa Clara Co., Cal.!; Laguna Bch,, S. Cal. ! ; 
Arboks, Golo.!; Sheridan, Wyo.!; Ormsby Co., Nev.' 

Anthocoris nigripes REuT. — Mexico : Oaxaca! 

Triphleps tristicolor B. Wire. — Claremont, Cal. !: KElsi- 
nore, Cal. ! 

Triphleps fuseus REuTr. — Mexico : Jalapa!, Orizaba! 

Triphleps insidiosus SAy. - Mexico : Jalapa! 

Anm. : In Acta Soc Scient. Fenn., T. XXX VII, N° 9, p. 538, habe 
ich eine neue Anthocoriden-Gattung, Lepidophorella, beschrieben. 
Dieser Name ist aber schon früher für eine Collembolen-Gattune 
gebraucht, woher ich die Anthocoriden-Gattung in Lepidonan- 
nella n. nom. ändere. 





16 


REVISION CDEERET 'RMITOXENIINÆ 
von OSTINDIEN unp CEYLON 


von KE. Wasmann S. J. (Valkenburg, Holland), 


(198. Beitrag zur Kenntnis der Termitophilen und Myrmekophilen }) 


Wiährend wir bisher nur zwei Arten der Gattung Termatoxenia 
s. str. aus Vorderindien kannten, 7. Heïmi Wasm. (1900) und 
Assmuthi Wasm. (1902), sind durch v. BUTTEL-REEPEN und 
E. BUGNION mehrere neue Arten auf Ceylon neuerdings entdeckt 
worden. Ein Vergleich derselben mit den nahe verwandten Arten 
des oslindischen Festlandes veranlasste mich zu der vorliesgenden 
systematischen Uebersicht. In dieselbe ist auch eine sehr interes- 
sante, zu einer neuen Untergattung gehôrige Termitoxemia auf- 
senommen, welche durch FLETCHER Kkürzlich in Nordindien 
(Bengalen) entdeckt und von Prof. J, AssmurTH (Bombay) mir 
freundlichst zugesandt wurde. Hier soll von den neuen Arten nur 
eine kurze Beschreibung gegeben werden. 

Auf die ôfters diskutierte Frage, ob diese merkwürdigen termito- 
philen Dipteren eine eigene Familie der Termitoxeniidæ bilden 
müssen, oder als Unterfamilie der Termitoxeniinæ zur Familie der 
Phoriden zu stellen sind, gehe ich hier nicht ein. Um der letzteren 
Ansicht entgesgenzukommen, Hhabe ich im obigen den Namen 
Termitloxeniinæe gewählt. Auch darüber will ich hier nicht entschei- 
den, ob man Termitomyia WaAsu. und Termitosphaera (nov.) als 
eigene Gattungen neben Termiloxenia stellen oder nur als 
Untergattungen derselben auffassen soll. Ich bezeichne sie im 
folgenden nur als Subgenera, weil hierdurch ihre nabhe Verwandt- 
schaft mit Termitorenia s. stricto besser zum Ausdruck kommt. 


UEBERSICHT DER UNTERGATTUNGEN VON TERMITOXENIA. . 


1. Hinterleib ohne bandfürmige Seitenanhänge und ohne chitinôses, 
dunkel pigmentiertes Seitenfeld. Rüssel den Kopf nach vorne 
weit überragend 


a. Thorakalanhänge stabformig, Fühlerborste einfach, sehr 
fein befiedert. Ostindien und Afrika : 
l. Termitoxenia WAsM. sensu stricto (1). 


(1) Ausser den uuten aufgeführten 5 ostindischen Arten noch : 7. Havilandi 
Was. (1900) aus Natal und 7°, Jägerskiüldii WAsM. (1903) aus dem Sudan. 





41 


b. Thorakalanhänge hakenfôrmig, Fühlerborste seitlich ver- 

ästelt (ihrenformig). Südafrika : 2. Termitomyia Was. 

II. Hinterleib mit langen, bandfôrmigen Seitenanhängen und mit 

chitinôsem, dunkel pigmentiertem Seitenfeld. Rüssel den Kopf 

nichtüberragend. Fühlerborste seitlich verästelt(ährenformig). 
Thorakalanhänge stabfôrmig. Ostindien : 

3. Termitosphaera (1) n. subgen. 

Die Untergattung Termitomyia ist bisher aus Ostindien nicht 

bekannt, sondern nur aus Südafrika (7. mairabilis und Braunsi 

W ASM.). 


_TERMITOSPHAERA FLETCHERI Wasm. n. sp. (Fig. 1, & u. b). 


2 


2.5 mill. lang bei 2 mill. Hinterleibshôhe, fast scheibenfürmig ; 
Vorderkôrper sehr klein, schwarz, chitinôs, Hinterleib sehr gross 
und hochgewôlbt, seitliech etwas zusammengedrückt, mit Ausnahme 
des chitinüsen, braun pigmentierten Seitenfeldes weiss, membra- 
nôs. Kopf quadratisch, ungefähr so breit wie Jang und hoch. Rüssel 
sebr kurz, den Vorderkopf nicht überragend. An den 5-gliedrigen 


il 


Fühlern (Fig.1b)istdas 2. Glied sehr gross, kugelfôrmig, das 3. und 4. 


° 





Fig. 1. — Termitosphaera Fletcheri n. sp. 


klein, schwach quer, das 5. schwach kolbenformig, etwas linger als 
die beiden vorigen zusammen, seitlich lang hbeborstet; die Endborste 
ist scharf abgesetzt, mit langen Seitenzweigen (2). Der Prothorax ist 
ganz von der vorragenden Hinterleibsbasis bedeckt. Die Thorakal- 
_ anbänge sind schmal, lang stabformig. Der riesige Hinterleib ist in 
seinem Basalteil relativ schmal; derselbe trägt oben in der Mitte 


(1) TOXIOX, der Ball, wegen des stark gewülbten Hinterleibs. 
(2) Ahnlich wie bei Termitomyia mirabilis Was. 


LS 


ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. LVII, 1-11-1918 


Lè 


des Rückens des Basalteiles einen etwas nach vorne geneigten, 
vorspringenden membranôsen Zapfen und an jeder Seite neben dem 
Zapfen ein ungefähr 1.5 mill. langes, schmales, membranüses Band, 
welches an den Hinterleibsseiten herabhängt (Fig. 1a). Ein zweites, 
bedeutend kürzeres Band entspringt jederseits aus einem lateralen 
Hôcker der Dorsalseite ; es sind also 2 Bänderpaare vorhanden. 
Der folgende Hauptteil des Hinterleibes ist sackfôrmig, stark ver- 
dickt, seitlich etwas zusammengedrückt. Wegen der starken, kreis- 
f‘rmigen Biegung des Hinterleibes ist die sehr kleine Hinterleibs- 
spitze unterhalh der Basis desselben nahe am Metasternum 








$ 


Fig. 2. — Termitosphaera Butteli n. sp. Fig. 16. 


verborgen. Die Seiten des verdickten Teiles des Hinterleibes zeigen 
nach vorne je ein scharf umgrenztes chitinôses Feld, das bei 
schwacher Vergrüsserung einen nach oben spitz dreiekig zulau- 
fenden, gelbbraunen Fleck bildet. Bei stärkerer Vergrôsserung lôst 
sich dieses Feld in eine Summe von ca. 60 scharfbegrenzten Einzel- 
feldern auf, deren jedes eine gelbbraune Erhabenheit darstellt, in 
deren Mitte eine weisse Papille vorspringt. Vermutlich handelt es 
sich hier um ein Exsudatorgan. Auch die langen, mehrfach 
gebuchteten, membranüsen Seitenbänder des Hinter:eibes halte ich 
für Exsudatorgane, da man an dem Canadabalsampräparat ein 
breites Lumen in der ganzen Länge des Bandes und Reiïhen feiner 
Papillen auf der Oberfläche desselben sieht (Fig.la). Ebenso ist auch 
de runpaare mittlere Zapfen auf dem Basalteil des Rückens wahr- 
scheinlich ein Exsudatorgan, da man einen nach oben erweiterten 
Schlauch in denselben aufsteigen sieht, und am oberen verbreiterten 
und abgeflachten Ende des Zapfens eine Spalte angedeutet ist. 
Die Cuticula des Hinterleibes ist, mit Ausnahme des chitinôüsen 
Feldes, in ihrer ganzen Ausdehnung mit schwarzen Borsten besetzt, 
die an der aboralen Krümmungsfläche etwas dichter stehen; jede 
Borsie entspringt aus einer sehr kurzen Erhabenheit der Cuticula. 
Die Beine sind relativ kurz, stark beborstet, die Schenkel sämtlich 
verdickt. 





19 


Drei Exemplare dieser merkwürdigen, durch ihrelangen mem- 
branôsen Hinterleibsanhänge an Spirachfha unter den physogastren 
Aleocharinen erinnernde Diptere wurden von Herrn T. BAINBRIGGE 
FLETCHER, officiating Imperial Entomologist am Agricultural 
Research Institute von Pusa am 29. Dez. 1911 zu Bankura, Ost- 
bengalen, in einem Termitenbau entdeckt. Ich benenne die Art zu 
Ehren des Entdeckers. Die Termitenart war leider nicht beigesgeben. 
P. J. AssMuTH, der mir die Tiere übersandte, wird wohl auch die 
Species der Wirtstermite von Herrn FLETCHER in Erfahrung bringen. 


UEBERSICHT DER 
OSTINDISCH-CEYLONISCHEN T'ERMITOXENTA (sensu stricto). 


Da sämtliche Arten eine imaginale Entwicklung vom 
stenogastren bis zum vollwüchsigen physogastren Stadium durch- 
machen, wobei, abgesehen von der Entwicklung der inneren Organe 
und Gewebe, auch eine weitgehende Umbildung der äusseren 
Kôrpergestalt vor sich geht (1), muss man sich hülen, stenogastre 
Formen oder Uebergänge der stenogastren Form zur physogastren 
für « verschiedene Arten » gegenüber den bei derselben Termiten- 
art lebenden physogastren KFormen zu halten. Ich mache daher 
ausdrücklich darauf aufmerksam, dass die folgende Uebersichts- 
tabelle nur auf die physogastren Formen sich gründet. 


a. Hintérleib mit deutlich abgesetztem, die übrigen Segmnente 
überragenden Sattel. Form des Hinterleibes stets mehr oder 
enecr no eliptiSc ha Eee Rte HA PR tr AU) 

. Hinterleib ohne Sattel, elliptisch dde fast A LNaCe 

. Hinterrand des Sattels not senkrecht aufgerichtet oder schei- 
benfôrmig erhôht, sondern nur nach hinten vorspringend. 
Grôsser (2 mill. und etwas darüber). Kopf doppelt so lang wie 
breit, nach hinten schwach bogenfürmig verschmälert. Augen 
kleiner, nur 1/3 der Kopfbhreite einnehmend. Fühlerendglied 
segen die Spitze deutlich verschmälert, von der verdickten Basis 
der Endborste nur schwach abgesetzt. — Bei Odontolermes obesus 
RamB. Vorderindien (AssmuTH !) . . 1. Assmuthi Was. (1902). 
Hinterrand des Sattels senkrecht aufgerichtet und scheiben- 
formig erhôüht. Kleiner und schlanker (kaum 2 mill.). Kopf 
doppelt so lang Wie breit, nach hinten stäirker geradlienig ver- 


- (1) Vgl. hierüber : Zur Kenntnis der termitophilen Dipterengattung Termito- 
xenia, in: Verh. V. Intern. Zoolog. Kongr. Berlin, 1901, S. 852-872 und Taf ; Die 
Thorakalanhänge der Termitoxeniidae, ihr Bau, ihre imaginale Entwicklung und 
phylogenetische Bedeutung, in : Verh. Deutsch. Zool. Gesellsch. 1903, S. 113-120 
und Taf. II und IIL. Die moderne Biologie und die Entwicklungstheorie, Freiburg 

, 1906, S. 385-392 und Taf. V (vgl. besonders Fig. 1 und 3). 


20 


engt. Augen grôsser, 1/2 der Kopfbreite einnehmend. Fühlerend- 
glied gegen die Spitze nicht verschmälert, von der nicht ver- 
dickten Basis der Endborste scharf abgesetzt.— Bei Odontotermes 
obscuriceps, Redemanni, ceylonicus und Horn Was. Ceylon 
(v. BUTTEL-REEPEN ! BUGNION !) 
T. peradeniyæ v. BUTTEL &. L. n. sp. (1). 
e. Hinterleib lang elliptisch, Kopf doppelt so lang wie breit. Grôsse 
etwas über 2 mill. — Bei Odontotermes obesus RAMB. und swallo- 
nensis Wasm. Vorderindien (HEIM ! ASSMUTH !). 
T. Heimi Was. (1900). 
c'. Hinterleib fast kugelformig, Kopf nicht oder kaum länger als 
DRBLE A SARL PACE RU DV at RU OR ANS PR NS RENTE 


d. Sehr kleine Art, unter 1.5 mill. Kopf nicht länger als breit. 
Schienen gesgen die Spitze stark verbreitert, Schenkel dagegen 
kaum verdickt. Beine grob behaart. — Bei Odontotermes obseuri- 
ceps WASM. Ceylon (v.BUTTEL!): =." T.Butteli n:sp. (2). 


Q 


d' Sehr grosse Art, über 3 mill. (3). Kopf ein wenig länger als 
breit. Schienen gegen die Spitze kaum verbreitert, Schenkel 


dagegen merklich verdickt. — Bei Odontotermes Horni Was: 


Ceylon (Ambalangoda) (E. BUGNION !). . . T. Bugnioni n. sp. 


(1) Ich behalte den von v. BuTrTEL brieflich mir vorgeschlagenen Namen bei. 
— Fast glaubte ich (mit BuGNION), zwei verschiedene Arten unterscheiden zu 
müssen, da sowohl in v. BUTTEL's wie in BuGnion's Material zweierlei Formen 
vorhanden waren, nämlich ausser der obigen noch eine etwas kleinere, mit 
weniger stark eingeschnürtem Hinterleib, weiter vorspringender, relativ grôüs- 
serer Hinterleibsspitze, etwas kürzerem, weniger verengtem Kopf. kaum merk- 
lich verdickten Hinterschenkeln und relativ breiteren, minder chitinüsen 
Thorakalanhängen. Nach näherer Prüfung zeigte sich jedoch keiner dieser 
Unterschiede als konstant, sondern durch Uebergänge zur anderen Form ver- 
mittelt; ferner sind alle drei Unterschiede analog denjenigen, die zwischen der 
stenogastren und der physogasiren Form von 7. Assmuthi sich finden, aber 
quantitativ bedeutend geringer als im letzteren Falle. Deshalb kann ich die 
fraglichen Individuen nur als Uebergansformen vom stenogastren zum physo- 
gastren Stadium einer Art (peradeniy æ) ansehen. 

(2) Da die zwei aus Peradeniya mir vorliegenden Exemplare trotzihrer Kleinheït 
zweïtellos physogastre, erwachsene Exemplare sind (nach dem Hinterleibs- 


umfang, etc), ist is unmôüglich, dass sie als Jugendform etwa zu Bugnioni 
gehüren künnten, 


(3) Nach BuGnioN’s Angabe und Abbilduug. Mir lag diese Art nicht vor. 


6 





NACHSCHRIFT. 


Zu dem von 1mir seit 1901 (Zur näheren Kenntnis der termito- 
philen Dipterengattung Termitoxenia S. 858 f.) angenommenen 
protandrischen Hermaphroditismus der Termitoxeniini (1) habe ich 
Folgendes zu bemerken : 

Die Koexistenz von noch larvalen Ovarien mit umfangreichen 
Spermatozoenbündeln in den jüngsten stenogastren Individuen ist 
eine latsache, die auf den Schnittserien von 7. marabilis, Heimni 
und Assmuthi sich zeigt. Auffallend ist es ferner, dass man hier 
vielfach verschiedene Reifestadien der Spermatozoenbündel 
antrifft, sowohl je nach dem Alter der Individuen als auch je nach 
der centralen oder peripheren Lage der betreffenden Bündel. Die 
näher der Hinterleibsspitze in einem eigenen Behälter (Samenblase) 
gelegenen Bündel zeigen ein fortgeschritténeres Reifestadium als 
Jene, die oberhalb jenes Behälters liegen; letztere machen vielfach 
den Eindruck von noch ganz jungen, unreifen Spermatozyten. 

Es sei hier aufmerksam gemacht auf eine von mir früher 
übersehene Erscheinung, welche auch von P. AsSsMUTH in seiner 
Inauguraldissertation nicht erwähnt zu sein scheint, dass nämlich 
auf den Schnittserien der stenogastren Individuen ausser der 
Analôffnung zwei Genitalüffnungen sich zeigen, deren eine die 
Mündung des Eileiters darstellt, wäbrend in die andere durch einen 
kurzen Kanal das stets mit reifem Samen gefüllte Reservoir 
mündet, welches ich als Samenblase betrachte und welches in der 
Tat diesem männlichen Organ viel mehr gleicht als einer weib- 
lichen Begattungstasche oder Spermatheke. Diese beiden Ge- 
schlechtsôffnungen liegen ventral übereinander, die Offnung der 
Samenblase etwas hôüher als jene des Eïleiters, und gehôüren ein und 
demselben Ventrit an, nicht zwei verschiedenen Ventriten wie bei 
den Weibchen der Lepidopteren. Diese Verhältnisse sind der 
Annahme des Hermaphroditismus günstig, jedoch eher im Sinne 
einer gegenseitigen Befruchtung als einer Selbsthefruchtung. 

Anderseits gibt es auf den Schnitten aber auch manche Punkte, 
deren Deutung sehr schwierig ist. So trifft man auch bei den 
Jüngsten der untersuchten Individuen keine der charakteristischen 
Bildungen der männlichen Gonade, auch keine Kolonien von 
Spermatozyten erster Ordnung, die doch gewôhnlich an ihrer 
Struktur und dem Synchronismus ihrer Entwicklung leicht erkenn- 
bar sind. Was ich in meiner Arbeit von 1901 (S. 863) auf grund der 


(1) Derselbe wurde bezweifelt von BRUES (Genera Insectorum, Phoriden), 
dagesgen uneingeschränkt bestätigt von AssMuTH (Inauguraldissertation 1910 
über Termitoxenia Assmuthi). 


29 


älteren Literatur über Spermatogenese als Metrozytenkolonien der 
Hoden gedeutet hatte, lässt sich nicht mehr aufrecht halten, und 
es scheint mir deshalb klüger,weitere Untersuchungen abzuwarten, 
bevor ein definitives Urteil über den Hermaphroditismus von Terini- 
toxenia abgegeben werden kann. Dies ist auch die Ansicht meiner 
Kollegen P. J. PANTEL und P. R. DE SINETY, welche kürzlich eine 
Reihe meiner Schnittserien mit mir durchzusehen die Güte hatten. 

Desgleichen bedarf auch die seit 1901 von mir angenommene 
Ametabolie von Termitoxemanoch Wweiterer Bestätigungen, bevor 
sie als erwiesen betrachtet werden kann. Denn die damals hervor- 
sgehobenen, allerdings sehr auffallenden Erscheinungen einer ima- 
oinalen Entwicklung der Ovarien, des Muskelsystems, des Fettge- 
webes,der Nervenzentren und der Thorakalanhänge (Verh. Deutser. 
Zool.Ges.,1903)von dem jüngsten stenogastren bis zum reifen physo- 
gastren Stadium lässt sich nach der Ansicht meiner obenerwähnten 
Kollegen auch durch neotenische Verzügerungen in der Ontogenie 
erklären, von denen es auch andere, wenngleich nicht so extreme 
Beispiele bei den Dipteren gibt. Ob also die stenogastre Imagoform 
wirklich den larvalen Zustand in der EntWicklung ersetzt, oder 
ob sie denselben nur in einem relaliv frühen Stadium fortsetzt, 
wird sich erst durch Schnittserien der abgelesten Eier von 
Termitoxenia (1) entscheiden lassen, für die mir nicht genügendes 
und auch nicht hinreichend gut konserviertes Material bisher 
vorlag. 

Es sei noch aufmerksam gemacht auf die soeben erscheinende 
srôssere Arbeit meines Kollegen J. AssMUTH : Termiloxenia Ass- 
muthi WAsM. (Nova Acta Leopold, XCVITE, N°2, 1915.) 


(1) Bei der Untergattung Z'ermitomyia sind abgelegte Eir überhaupt nicht 
bekannt. Die Anhaltspunkte für die Vivipärilat von 7. Braunsi habe ich schon 
füher erwähnt. Der hauptsächlichste scheint mir die verschiedene Beschaffen- 
heit des Dotters der reifen Eier in den physogastren Individuen zu sein, indem 
hier statt der Dotterkügelchen eine netzfôrmige Struktur mit zahlreichen kleinen 
Kernen (Blastomerenkernen ?) auftritt. 


23 


END O XX ENT A 
ÉTUDE ANATOMO-HISTOLOGIQUE 


par KE. Bugnion 


(PLANCHES III) 


Commensaux des Termites champignonnistes, les Termitoxema 
sont de singuliers insectes, caractérisés surtout par leurs ailes 
rudimentaires et leur gros abdomen transparent, d’un blanc jau- 
nâtre, recourbé en dessous. Il est, à propos du renflement de 
labdomen, intéressant de remarquer que certains Staphylinides 
termitophiles sont eux aussi physogastres. Il y a toutefois cette 
différence que l’anus des Staphylins physogastres est rejeté en 
dessus, tandis que celui des Termitoxenia se trouve en dessous du 
corps (SCHIÔDTE 1854, WAsMANN 1900, p. 599, EscHERIcH 1909, 
p. 155). 

WASMANN, qui a le premier fixé les caractères de ces insectes 
(1900), place le genre Termitoxenia dans l’ordre des Diptères 
(groupe des Phorides) avec raison, paraît-il. Ce sont là toutefois 
des Diptères aberrants, profondément modifiés. 

Les traits distinctifs des Termitoxenridæ sont, d’après le même 
auteur (1901 p. 292, 1902 p. 151), indiqués comme suit : 


« Tête et thorax de consistance cornée, abdomen entièrement 
membraneux, renflé, recourbé en dessous, avec l’extrémité anale 
tournée vers les hanches postérieures. Cinq segments abdominaux ; 
le premier séparé des suivants par une constriction profonde ; 
deuxième segment très grand, dilaté en forme de sac, formant à 
lui seul la plus grande partie de l’abdomen; les trois derniers très 
petits, tournés en bas et en avant, formant un prolongement tubu- 
laire. Tête allongée, à peu près cylindrique avec une partie mem- 
braneuse en avant et deux autres en arrière et de côté. Antennes 
de six articles : 1 et 2 très petits, 3 fortement renflé, globuleux, 
4 à 6 très étroits, 6 aussi long que 4 + 5; une soie terminale nue 
ou garnie de poils. Yeux à facettes relativement petits, placés 
latéralement. Trois ocelles très petits sur le vertex. Lèvre supérieure 
grande, en forme d’écusson, portant à sa base un appendice styloïde. 
Lèvre inférieure formée de deux segments, le 2% de moitié plus 
long que le premier, formant un rostre destiné à piquer. Palpes 
maxillaires composés d’un seul article, fusiformes, garnis de 
longues soies. Pronotum petit, normal; mésonotum allongé, avec 
un scutellum proéminent en arrière; métanotum assez gros, 


24 


s’avancant comme un coin sous le bout de l'abdomen. Ailes rem- 
placées par deux appendices oblongs, droits ou recourbés. Deux 
haltères libres, membraneux. Jambes longues; les hanches très 
développées, en forme de cône allongé ; tous les tarses formés de 
5 articles ; le premier (métatarse) allongé et dilaté, velu en dessous. 

Diptères hermaphrodites (!) et vraisemblablement amétaboles. » 


Le sous-genre Termitomyia diffère des Termitoxenia proprement 
dits par la structure des antennes (Fühlerborste gefiedert), 
par les rudiments alaires dont le bout est recourbé en forme de 
crochet, enfin par le développement beaucoup plus précoce de 
l'embryon. 


On connaît actuellement six espèces de ces insectes : 
1. T. Havilandi du Natal, découverte par HAVILAND en mars 1858, 
chez Termes latericius, décrite par Wasmanx (1900). 
2. 1. Heimi de l’Inde, découverte par HEIM chez Termes obesus, 
décrite par WASMANX (1900). 
9. T. imirabilis /Termitomyia)du Natal, trouvée par HAVILAND chez 
Termes vulgaris, décrite par WasMAnNN (1900). 


4. T. Braunsi /Termitomyia/ de l'Etat d'Orange, trouvée par BRAUXS 
chez Termes transvalensis SIGST. (tubicola WAsM.), décrite par 
WAsSMANN (1900). 

o, 1. Assmuthi de l'Inde, capturée par AssMuTH à Khandala (alt. 
2,000 pieds, 70 kilomètres à l’est de Bombay), chez Termes 
obesus, décrite par WasMaANN (1902), étudiée par AssuurH 
(1910). 

6. 7. Jaegerskiôldi, découverte par l'expédition suédoise au Nil 


blanc (au nord de Fachoda) en 1901, chez Termes vulgaris HAY. 
(affinis TRAG.), décrite par WasmanN (1905). 


J'ai observé moi-même deux nouvelles espèces de Termitoxeni«. 
La première (un exemplaire unique), trouvée à Ambalangoda (low 
country de Ceylan) le 28 décembre 1911, dans un nid souterrain 
de Termes Horn, sera prochainement décrite par WAsmaAnN sous 
le nom de 7. Bugnioni. La deuxième, trouvée avec la précédente à 
Ambalangoda (2 exemplaires) et ensuite en grand nombre à Pera- 
deniya (altitude 1,600 pieds) chez Terines obscuriceps, sera décrite 
par WAsmaAxx sous le nom de 7. Peradeniyæ. 

Le 7. Peradeniycæ a été observé d'abord à Peradeniva en décembre 
1911 chez Termes R°demanni (24 exemplaires dans la même termi- 
tière) et chez T. obscuriceps par H. VON BUTTEL REEPEN, 

La meilleure manière de se procurer en quantité ces intéressants 
parasites est, d’après mon expérience personnelle, de démolir une 
termitière, de recueillir les meules (corps spongieux) dans une 








x 


boîte fermée et de les apporter à la maison. Plaçant alors les 
meules sur un plateau, on les émiette l’une après lautre et 
recueille les Termitoxrenia au moyen d’un pinceau. Sans être très 
rapide, l'allure de ces insectes est un peu plus vive que celle des 
Termites de même couleur (larves blanches). La récolle exigeant 
beaucoup de patience et d'attention, il y a tout avantage à répartir 
ce travail sur quelques jours. C’est d'ailleurs la meilleure manière 
de garder des Termitoxenia vivants (en vue, d’études anatomiques 
ou biologiques); les sujets isolés placés, par exemple, dans une boîte 
«de verre meurent en effet au bout de vingt-quatre heures, même 
dans une atmosphère humide, tandis que dans leur milieu naturel 
on peut aisément les conserver pendant trois jours. Il importe 
seulement de se garer des fourmis en plaçant la boîte qui renferme 
les jardins de champignons sur une table «ad hoc (avec les pieds 
plongeant dans l’eau). 

Remarquons encore que certaines termitières sont privées de 
Termitoxenia, tandis que d’autres en renferment un assez grand 
nombre. Si donc, après une demi-heure environ, on n'a rencontré 
aucun de ces insectes, il est assez inutile de continuer les recher- 
ches, tandis que si l’on trouve un, il y a beaucoup de chances d’en 
découvrir plusieurs. 

L'étude qui va suivre se rapporte exclusivement aux Termitorenia 

Bugnioni et Peradeniyæ, plus spécialement à la deuxième de ces 
espèces. 
les exemplaires du 7. Peradeniyæ que j'ai eu vivants à ma 
disposition étaient environ au nombre de cent. De ce chiffre, une 
vingtaine ont élé préparés entiers dans l’eau salée où dans le 
baume ; une trentaine ont été disséqués à l’état frais ; vingt-six, fixés 
par l’alcool absolu ou le formol, ont été utilisés pour faire des 
coupes. 

Quant aux résultats obtenus, mes conclusions concordent d’une 
manière générale avec celles de WasmaxN et d’ASSMUTH. Ma 
description des ovaires s'accorde par exemple avec l’exposé de 
WAsMANN, mes observations sur la structure des téguments, sur la 
disposition des stigmates, sur les tubes malpighiens confirment les 
travaux publiés par Assmuru. Il y a une question cependant, celle 
du prétendu hermaphrodisme au sujet de laquelle je dois faire 
quelques réserves. Les résullats de mes travaux personnels sont sur 
ce point en désaccord. Cette question qui offre un intérêt spécial, 
sera examinée à la fin de cet article dans un paragraphe 
à part. 


26 


J. — ÉTUDE DE L’'INSECTE ENTIER 


Les figures 1 à 4, exactement dessinées à la chambre claire, 
montrent l’aspect extérieur des deux espèces. Le T. Bugniont (fig. 1 
el 2) se distingue par sa taille plus forte (3 1/2 mill.), sa tête moins 
allongée, son abdomen renflé et arrondi, relevé en avant au dessus 
du thorax. 

Le T. Peradeniyæ (fig. 3 et 4), long de 2 à 2 2/3 mill., a la tête 
plus allongée et surtout l’abdomen plus allongé et plus étroit. Une 
autre différence réside dans la structure des poils (voir K IT). 

La forme de l'abdomen est d’ailleurs, chez les Termnitoxenia, en 
sénéral en rapport avec le degré de maturation des œufs et avec le 
nombre de ces derniers (1). 

Les sujets jeunes (fig. 4), ne contenant pas encore d'œufs visibles 
à la loupe, ont l’extrémité anale de l’abdomen disposée en forme de 
cône. Chez les sujets plus âgés (fig. 3), les œufs inûrs occupant 
spécialement la partie postérieure de l’abdomen (située en arrière 
du bourrelet), la distension de cette partie tend à effacer le cône 
anal. Les derniers segments rentrent graduellement à l’intérieur. 
La partie de l’abdomen située en arrière du bourrelet devient en 
même temps beaucoup plus longue. 

Pour ce qui est du nombre des œufs qui arrivent simultanément 
à maturité, j'ai noté la présence de six œufs mürs sur le T. Bu- 
gnioni, dessiné fig. 1, et de deux seulement chez le 7. Peradeniyæ 
(sujets adultes). Peut-être y a-t-il quelques variations à cet égard. 
N'ayant eu à ma disposition qu'un seul exemplaire de la 1" espèce, 
je ne sais si tous les sujets (adultes) se comportent absolument de 
même. Il semble toutefois, qu'il y a là un caractère spécifique. Les 
ovaires du 7. Bugnioni étant beaucoup plus longs, et, dans leur 
partie postérieure, beaucoup plus volumineux que ceux de T. l'era- 
deniycæ, il faut pour contenir ces organes un abdomen plus dilaté. 
J'ai constaté au surplus, en disséquant les viscères, que exemplaire 
dessiné fig. 1 avait l'estomac au moins deux fois plus long que les 
sujets adultes appartenant à l’autre espèce. 

Le nombre des segments abdominaux doit, ainsi qu'il ressort de 
l'étude des stigmates, être évalué à neuf (2). De ces neuf segments, 
cinq, stigmatifères, forment, même chez les sujets jeunes, la partie 
large de l’abdomen, tandis que les quatre autres, privés de stig- 
mates, constituent le cône anal. 


(1) Les œufs mûrs relativement très volumineux (0.8 à 1 mill.) équivalent, 
comme le montre la figure 3, au tiers énviron de la longueur du corps. 

(2) Dans la diagnose transcrite ci-dessus (d’après WasManN), le nombre des 
segments abdominaux serait seulement de cinq. Cette différence s'explique par 
le fait que le 2’ segment de l'abdomen répond, d'après WasMaNN, aux segments 
2, 3, 4 et 5 soudés en un seul. (Voy. à ce sujet AssmuTH, 1910, p. 314) 





27 


Les stigmates abdominaux, souvent difficiles à voir, ont pu être 
observés sur un sujet monté dans l’eau salée et graduellement 
éclairei par addition de glycérine (fig. 4). Le système trachéen res- 
sortait nettement sur un fond clair. Extrêmement courts, les troncs 
issus des stigmates se divisent presque aussitôt en rameaux mul- 
tiples destinés aux téguments, aux muscles et aux viscères. On ne 
voit pas, comme chez les larves de Diptères, deux troncs aériens 
principaux, parcourant le corps d’un bout à l’autre, mais seulement 
des anastomoses fines qui u:issent les uns avec les autres les 
rameaux initiaux. Il y a, outre les cinq stigmates abdominaux, un 
stigmate mésothoracique très apparent, placé latéralement à l’angle 
antéro-supérieur de l’épiimère correspondant. Je crois aussi avoir 
observé un stigmate métathoracique, mais ne lai cependant, au 
moment de terminer la figure, pas vu assez nettement pour pou- 
voir le dessiner. 

Les téguments de l’abdomen offrent une structure particu- 
lière, différente de celle de la tête et du thorax. La cuticule incolore 
et transparente, extensible el pourtant assez résistante, est hérissée 
de soies rigides régulièrement espacées. En dessous se trouve une 
rangée de cellules plates (hypoderme) et plus profondément une 
assise de grosses cellules mésenchymateuses polygonales ou arron- 
dies, groupées en séries ou en amas. Ces cellules, visibles par trans- 
parence chez le vivant (fig. 6), offrent un gros noyau clair avec un 
nucléole et au sein du cytoplasme de petits granules d’un brun ver- 
dâtre. 

TRAGÂRDH (1907) a décrit chez un Staphylin termitophile /Ter- 
inilominus] une couche de grosses cellules placée en dessous des 
téguments. Ces éléments, de nature glandulaire, sécrètent un 
liquide qui suinte au dehors à travers des pores et serait léché par 
les Termites. " 

Je n'ai, chez Termnitoxeniu, pas observé de pores dans la cuticule 
de l’abdomen; les soies sont pleines (non canaliculées) et il n°v a 
pas non plus d’appendices membraneux /Æ£xrsudatsknospen] sem- 
blables à ceux qui ont été décrits par Scæiôpre (1856) chez Spi- 
rachthra. En présence de ces faits, la structure des téguments étant 
absolument différente, il paraît difficile d'étendre aux Termitoxenru 
l'hypothèse d’une sudation cutanée /Exsudattheorie] proposée par 
WasManNN. Mon idée, si les Termitoxenia sécrètent un liquide des- 
tiné à allécher les Termites, est que ledit liquide doit s’accumuler 
plutôt dans le jabot ou le rectum. Ce serait, suivant ma manière de 
voir, non pas par une fonction spéciale de la peau, mais par un gon- 
flement insolite du jabot et du rectum que serait conditionnée la 
physogaslrie de ces insectes. Peut-être convient il de rappeler que 
certaines fourmis (Myrinecocystus mexicanus WESMAËL du Mexique 


28 


et Camponotus inflatus LuBBock de l’Australie) offrent une physo- 
gastrie très accusée en rapport avec l'existence d’un Jabot dilaté, 
véritable sac à miel. Parfois les éléments mésenchymateux s’in- 
liltrent de gouttelettes huileuses; ils semblent d’ailleurs représenter 
le corps graisseux. 

Des fibres musculaires à striatiou bien distincte adhèrent çà et là 
aux téguments. 


La base de l’abdomen montre de fines stries annulaires, visibles 
surtout au côté ventral en arrière du métathorax. Observée à un 
fort grossissement, la même région offre des crêtes parallèles 
(parfois confluentes) hérissées de petits poils. Une structure ana- 
logue s’observe également au voisinage de l'anus. Le dessous de 
l'abdomen ne porte pas de soies dans la partie comprise entre le 
thorax et l'anus. On remarque, au surplus, que deux anneaux du 
cône anal (destinés à rentrer à l’intérieur) sont eux aussi privés de 
poils (fig. 5). 

La ligure 2, dessinée à la chambre claire à un grossissement de 
712, montre assez clairement la conformation de la tête et du thorax. 
Ce dernier comprend, outre sa partie libre, un prolongement en 
forme de bec qui s'enfonce dans la base de l’abdomen et joue le 
rôle de soutien. De gros faisceaux musculaires insérés les uns sur 
ledit prolongement, les autres au bord postérieur du métathorax, 
renforcent à ce niveau la paroi de l’abdomen et tendent, en se con- 
tractant, à attirer l’anus en dessous du corps 

La tête, formée en majeure partie d’une chitine brune peu résis- 
tante, a trois régions membraneuses, dont deux postéro-latérales et 
une antérieure formant au niveau des antennes deux concavités 
assez larges (fossettes antennaires), limitées de part et d’autre par 
un bord rembruni. 

Les pièces suffisamment éclaircies (fig. 9) montrent par transpa- 
rence un peu en arrière des antennes l'orifice du tentorium. 
Celui-ci, en majeure partie membraneux, est, à part l’orifice, à peu 
près invisible. L’individu dessiné fig. 10 montre cependant au 
niveau du front (un peu en dessous de la surface) un arc chitineux 
qui, destiné à supporter le cadre des fossettes antennaires, répond 
vraisemblablement aux piliers antérieurs du tentorium. 

Les antennes offrent un renflement en forme de massue sur- 
monté d'un prolongement filiforme. La massue arrondie, de couleur 
launâtre, creusée en forme de cupule renversée, est supportée par 
un petit radicule inséré dans la fossette; sa surface est garnie de 
poils. Le prolongement terminal m'a paru formé de nombreux 
articles (une vingtaine au moins) dont seuls les trois premiers sont 
faciles à distinguer. Le troisième, de forme allongée, est à lui seul 





29 





aussi long que { +2 Les suivants, très pâles et délicats, sont 
garnis de petits poils (1). 

Les pièces buccales méritent une description plus détaillée, 
On distingue, en allant d’arrière en avant : 1° le menton (partie 
basale du labium), 2° la ligule, 5° deux glosses, formant avec la 
ligule une espèce de rostre, 4 une partie mobile (épipharynx) 
insérée au bord antérieur de la tête, 5° deux palpes maxillaires 
composés chacun d’un seul article. 

Le menton, de forme oblongue, un peu rétréei d’arrière en 
avant, se distingue nettement au côté ventral de la tête (fig. 11). 
Les deux pièces chitineuses, relativement très fortes, qui se voient 
à droite et à gauche (fig. 2 et 7), représentent vraisemblablement 
des maxilles modifiées, réduites à leur partie basale (stipes), 
partiellement soudées sur les bords du menton (2). Les deux pièces 
courbées à angle droit qui semblent prolonger les maxilles du côté 
du front (unies l’une à l’autre par leur sommet) doivent être, 
d’autre part, assimilées à l’épistome (clypeus). C’est, en effet, 
à la face profonde de ces deux pièces que s'insère le muscle dilata- 
teur du pharynx, agent principal de la succion (voir la coupe 
sagittale, fig. 16). 

Le palpe, qui s’insère sur le bord de la maxille, a l'aspect d’une 
palette oblongue, hérissée de quelques soies. 

Un palpe conformé de même (réduit à un article unique) 
s’observe chez une petite Phora de couleur gris jaune, très com- 
mune à Cevlan, dans les matières putréfiées (insectes morts, elc.). 
La ligule, en forme de quadrilatère allongé, constitue le premier 
segment du rostre. Elle est formée de deux lames juxtaposées, 
soudées l’une à l’autre, montrant au niveau de la soudure un 
épaississement linéaire de couleur foncée. Insérées à l'extrémité 
de la ligule, les glosses offrent, au bord interne, des incisions 
profondes qui donnent à ce bord un aspect frangé ou lacinié. 
Il faut, pour bien reconnaître cette disposition, choisir une prépa 
ration éclaircie dans la potasse et convenablement étalée sous là 
lamelle (fig. 7). Entre les glosses se trouve une petite saillie et des 
deux côtés de celle-ci une légère dépression. A la base des glosses, 
se voient au côté dorsal deux petites pièces triangulaires qui, 
insérées sur le bord antérieur de la ligule, pourraient représenter 
des palpes labiaux. 


(1) Des antennes de structure analogue s'observent chez divers Diptères bra- 
chycères, entre autres chez les petites mouches (Microneurum funicola de Meyère, 
fam. Chloropidæ), appelées Eye-flies par les Anglais. 


(2) Des maxilles soudées avec le labium s'observent, comme on sait, chez 
divers Diptères. 


30 


L'épipharvnx (fig. 7.e) est une languette mobile qui parait tantôt 
appliquée sur la ligule, tantôt un peu relevée au dessus de celle-ci. 
Articulé par deux petits crochets à la base du clypeus, il comprend 
une partie basale légèrement rembrunie sur les deux bords et une 
partie terminale transparente de forme oblongue (parfois à peine 
visible). L'entrée du tube digestif serait située entre l’épipharynx 
et la ligule. La lèvre supérieure (labre), les mandibules, les cardos, 
les parties mobiles de la maxille (lacinia et galea) seraient, si 
ces vues sont justes, entièrement atrophiées. 

On voit, en somme, que le rostre du Termitoxenia ne renferme 
pas de stylets mobiles capables de piquer, semblables à ceux des 
Culicides (homologues des mandibules et des maxilles), mais seule- 
ment quelques franges répondant au bord interne des glosses, 
formées par les découpures de celles-ci. De telles pièces buccales 
sont, semble-t-il, disposées pour inciser et pour sucer. Nous 
verrons, en étudiant le diverticule du jabot, que les Termiloxenia 
ne sucent pas les Termites, mais se nourrissent essentiellement 
des mycotêtes qui croissent sur les meules ou jardins de cham- 
pignons. 

Les ailes rudimentaires, impropres au vol, ressemblent à de 
petites palettes de forme oblongue (fig. 1, 2, 3, 4, 9). Leurs dimen- 
sions sont : 


chez T1. Bugnioni, longueur 498 », largeur 132 
chez T. Peradeniyæ,  —" 282 — 33 

Elles offrent trois champs distincts, séparés par des nervures, 
dont une longitudinale double et une transverse beaucoup plus 
courte. On distingue un champ antérieur d’un brun uniforme, 
hérissé de soies rigides, et deux postérieurs privés de soies 
lougues, dont l’un basal brunâtre, l’autre apical, transparent et 
membraneux. Observés à un fort grossissement, les trois champs 
paraissent garnis de poils très fins et très serrés. L’aile rudimen- 
laire, représentée fig. 2, montre sur le champ postérieur apical 
quelques pores arrondis. 

La forme des moignons alaires, semblable chez nos deux espèces 
rappelle, d’une manière frappante, l’aile rudimentaire du T. Ass- 
muthi figurée par WasMAnNN (1903, Taf. IT, fig. 5). Le 7. Herni se 
distingue par des ailes de forme ovale, élargies en forme deconque. 

Les halteres, difficiles à voir, m'ont été montrées d’abord par 
E. GREEN, sur des exemplaires bouillis dans la potasse caustique 
pendant une ou deux minutes. Ce sont de petits appendices de forme 
ovale, longs de 0.06 mill., insérés sur le métathorax par un pédi- 
cule aminci. Leur surface, privée de poils, montre au fort grossis- 
sement de petites rugosités serrées. 


? 


& 


ES 





51 


La hanche antérieure est forte, bien détachée du corps, presque 
aussi longue que la cuisse correspondante et notablement plus 
épaisse. Les trochanters sont, dans les trois paires de pattes, assez 
longs et déliés. Les cuisses postérieures sont, chez 7. Peradeniyeæ, 
deux fois plus longues que les moyennes, un peu bosselées, avec le 
bout apical nettement renflé. L’exemplaire du 7. Bugnionti, repré- 
senté fig. 1, diffère du T. Peradeniyæ en ce que non seulement les 
fémurs postérieurs, mais les moyens aussi,sont renflés vers le bout. 
Tibias antérieurs et moyens un peu plus courts que les cuisses 
correspondantes, postérieurs beaucoup plus courts : leur bord 
interne porte, outre les longues soies, une rangée de petits poils. 

Tarse composé de cinq articles, le premier allongé et dilaté, de 
couleur brune, les quatre autres pâles, tous les cinq garnis (outre 
les longues soies) de petits poils en brosses déjà signalés par 
WasMANN. Entre les ongles (insérées à leur base), se trouvent deux 
petites lames triangulaires formant ane espèce de pulvillus (fig. 8). 

Le vaisseau dorsal, très fin et délicat, se voit par transparence 
le long de la convexité de l’abdomen. Les battements peuvent être 
comptés sur le vivant ; leur nombre est de 50 environ à la minute. 
Le sinus, qui renferme l’organe pulsatile, n’est pas limité par des 
cellules péricardiques spéciales, mais par deux trainées de cellules 
mésenchymateuses plus ou moins chargées de graisse. À 

Système nerveux. — Les ganglions étant condensés à linté 
rieur de la tête et du thorax, on ne voit par transparence (chez le 
vivant) que les fibres terminales à l'endroit où elles pénètrent dans 
l’abdomen. Ces fibres assez volumineuses, à direction antéro-posté- 
rieure, se montrent au côté ventral, en dedans des faisceaux 
musculaires thoraco-abdominaux et se portent pour la plupart vers 
l'appareil génital et vers l’anus. 


II. — DISSECTION DE L’INSECTE FRAIS 


Des dissections ont été faites sur le porte-objet dans une goutte 
d’eau salée, à un grossissement de 8 à 16. 

Le tube digestif comprend (fig. 12): 1° l'æsophage; 2° le diverli- 
cule ingluvial ; 5° l’estomac ; 4° l’intestin® 5° la vésicule stercorale. 

De ces cinq parties, la plus remarquable est le diverticule inglu- 
vial (jabot). Inséré latéralement sur l’œsophage, ce diverticule 
commence par un lube étroit, puis se renfle bientôt en une vésicule 
ovoide placée dans l’abdomen, au côté ventral de l'estomac, forte- 
ment dilatée, généralement remplie d’un liquide clair. Les parois, 
parfaitement transparentes, montrent des fibres musculaires lon- 
oitudinales et transverses, et à la surface un fin réseau trachéen. 
L’organe entier, est sur les préparations bien réussies, observées 


32 


dans l’eau salée à 0.7 °/,, le siège de contractions rythmiques qui 
persistent assez longtemps (10 à 15 minutes) après l'ouverture de 
l'abdomen. On voit une constriction annulaire qui, partant du bout 
antérieur, avance comme une vague, se termine à l’autre bout, 
puis recommence aussitôt. Le nombre de ces contractions est de 50 
à 40 à la minute. Le liquide clair qui remplit la vésicule paraît, 
durant les contractions, refoulé d’un bout à l’autre, sans être 
cependant expulsé à l'extérieur. 

Chez un sujet qui offrait des contractions particulièrement 
distinctes, je remarquai que le liquide contenu dans le diver- 
ticule tenait en suspension des centaines de corpuscules de forme 
oblongue. Je pensai aussitôt à des spores. Ayant dissocié sur Île 
porte-objet quelques mycotèêtes pris dans les jardins du 7. obscu- 
riceps, jJ'acquis bientôt la preuve que ces corpuscules élaient des 
spores (plus exactement des conidies) de l’agaric des Termites. Le 
jabot d’un deuxième sujet (déchiré sur le porte-objet dans une 
goutte d’eau salée) m'a, quelques Jours plus tard, montré un con- 
tenu tout semblable. 

Ces faits permettent de conclure que le Termitoxenia ne suce 
point les Termites (comme quelques auteurs l’avaient d’abord 
supposé), mais se nourrit de mycotètes à la manière des jeunes 
larves. On peut à cet égard lui donner une bonne note : ce n’est 
pas un parasite, mais un simple commensal. Remarquons encore, 
. avant de quitter ledit organe, qu’une «€ vésicule transparente» ne 
se montre pas toujours. Certains exemplaires (à jeun au moment de 
la dissection) n’offrent, au lieu d’un renflement annulaire, qu'un 
petit appendice de forme oblongue de couleur gris jaunâtre. Le 
même aspect peut s’observer également si le diverticule a été par 
mégarde piqué ou inecisé. Les sujets dont le jabot est fortement 
dilaté montrent chez le vivant une tache claire visible par trans- 
parence au milieu de labdomen. 

L'estomac, à peu près cylindrique, est limité en arrière par 
l'insertion des tubes de Malpighi. Légèrement courbé, avec sa con- 
vexité tournée en haut, il est placé un peu en dessous de la face 
dorsale de l'abdomen, dans le sens de la longueur. Observé à l’état 
frais, iloffre d'ordinaire quelques parties dilatées et d’autres au con- 
- traire plus rétrécies (contractées). Sa couleur est d’un gris jaunâtre, 
sa paroi opaque. L’épithélium, formé de cellules polymorphes, se 
voit vaguernent par transparence. Ce viscère, de dimensions assez 
variables, était sur la grosse femelle dessinée figure 1 (7. Bugnioni) 
au moins trois fois plus long que l’organe représenté figure 12 
provenant d’un sujet beaucoup plus jeune (7. Peradeniyæ). 

L’intestin, plus étroit que l’estomac, mesure en longueur (sans 
la vésicule rectale) à peine la moitié de ce dernier. 





33 


La vésicule rectale, piriforme, est le plus souvent distendue par 
du liquide et apparait alors comme une grande ampoule claire 
placée au côté ventral de l’abdomen, immédiatement devant l’anus. 
Il se peut, mais je n’ai pas à ce sujet d'observations positives, que 
le liquide contenu dans le jabot et le rectum soit, à certains inter- 
valles, expulsé au dehors et léché par les Termites, remplaçant 
ainsi l’exsudation des Staphvlins termitophiles. 


Les tubes malpighiens, au nombre de trois, relativement 
épais, mesurent 1 1/2 fois environ la longueur de l’estomac. Leur 
trajet est flexueux, leur épithélium plus ou moins chargé de gra- 
nules opaques. Les deux premiers tubes, à direction plutôt postéro- 
antérieure, $e terminent à droite et à gauche au niveau de la glande 
salivaire et du germigène correspondant formant avec ces organes 
une sorte de peloton maintenu par les trachées. Le troisième tube 
décrit plusieurs flexuosités cachées entre les ovaires et la vésicule 
rectale. 

Les glandes salivaires sont deux corps oblongs, presque 
translucides, situés dans le tiers antérieur de l’abdomen à proxi- 
mité des germigènes. Observés à un fort grossissement, leurs canaux 
excréteurs offrent une fine striation transverse. Ces conduits, que 
je n’ai pas suivis d’un bout à l’autre, s'unissent à leur entrée dans 
la tête en un canal unique qui s’ouvre, d’après AssMUTH, au bord 
antérieur de la ligule. 


‘A ppareil génital femelle. — VWAsmANN conclut de son 
étude (1900-1902) que les Terinitoxenia développent successive- 
ment dans le même individu des organes mâles et femelles. Ce 
seraient des insectes hermaphrodites. Assmurn (1910) soutient la 
même opinion avec cette différence qu'il y aurait, outre les ovaires, 
un testicule unique. Mes observations ne sont pas en faveur de 
cette manière de voir. Je n'ai, il est vrai, jamais observé de mâles, 
et ne sais comment la fécondation peut s’opérer. Je puis dire tou- 
tefois que tous les individus disséqués à l’état frais (une trentaine 
environ) m'ont montré un appareil génital exclusivement femelle. 

Les ovaires comprennent à droite et à gauche une gaine ovulaire 
unique s’ouvrant directement dans le vagin (fig. 12-15). Ces or- 
ganes, situés dans le bout postérieur (plus ou moins arrondi) de 
l'abdomen, diffèrent considérablement suivant que l’on considère 
un adulte ou un jeune. Le 7. Peradeniyæ adulte offre dans chacune 
des deux gaines un œuf très volumineux. Ces deux œufs rem- 
plissent à eux seuls une grande partie de l'abdomen. Au dessus de 
la partie dilatée qui renferme les œufs mûrs, viennent une dizaine 
de chambres ovulaires de grandeurs décroissantes, enfin dans la 
partie terminale un germigène allongé (fig. 13). 


ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. LVII, 17-11-1915 o 


34 


Les œufs mûrs, d’un blanc opaque, mesurent à peu près { milli- 
mètre, soit 1/3 environ de la longueur du corps. Traversant la 
paroi de la gaine ovarique, ils s’échappent d'eux-mêmes au mo- 
ment où l’abdomen est incisé. Sur les préparations au baume 
(fig. 3), on les voit par transparence à travers la paroi du corps. 
Je n’ai sur aucun de mes sujets observé des cellules en voie de 
segmentation ou un embryon à l’intérieur. 

Les chambres ovulaires forment une sorte de chapelet. Elles se 
montrent, après que l’on a ôté l’enveloppe péritonéale, comme une 
série de boules unies les unes aux autres par un étroit pédicule 
(fig. 14). Chaque boule est, outre la cuticule externe, formée d’une 
couche épithéliale assez épaisse. À l’intérieur se trouve, du côté 
proximal, un œuf en voie de développement, mal délimité, chargé 
de granulations opaques. La vésicule germinative est d'ordinaire. 
invisible. Au-dessus de l’œuf (en contact avec lui) se montre un 
oroupe de cellules nutritives offrant chacune une vésicule claire 
(noyau) entourée de protoplasme. Ces cellules, très caractéristiques, 
sont surtout distinctes dans les chambres ovulaires moyennes, 
tandis que dans les inférieures l’œuf remplit la cavité à peu près à 
lui seul. Le vitellus est bourré de grains arrondis de nature albu- 
mino-graisseuse (non dissous par le xylol). À lintérieur, se voient 
cà et là des vacuoles et des vésicules claires semblables à des 
noyaux, provenant probablement de cellules nutritives partielle- 
ment résorbées dans le corps de œuf. 

Le germigène, de forme oblongue, renferme des milliers de 
petites vésicules (noyaux), formant ensemble une masse opaque 
d’un gris jaunâtre, Quelques noyaux un peu plus gros, en voie de 
différenciation, déjà entourés de cytoplasme, établissent la transi- 
tion entre ce segment et ceux qui suivent. 

On voit en somme que l’ovaire du Termitoxenia diffère du type 
ordinaire en ce que, au lieu de constituer des chambres distinctes, 
les cellules nutritives (vitellogènes) sont accolées à l’ovule corres- 
pondant et forment avec celui-ci une boule bien délimitée entourée 
d’épithélium. Une telle disposition, bien que tout d’abord assez 
frappante, constitue toutefois une simple variété et peut, sans diffi- 
culté, être ramenée à celle de l’ovaire en général. 

Les femelles jeunes, caractérisées par leur abdomen étroit avec 
la partie anale allongée en forme de cône (fig. 4), montrent des 
ovaires en voie de développement, mais pas encore de chambres 
ovulaires nettement séparées. Le germigène, déjà bien développé, 
forme à lui seul la moitié environ de la longueur de la gaine. Les 
sujets de cette phase pourraient, au premier abord, être pris pour 
des mâles, les germigènes vus par transparence simulant assez bien 
des testicules. La dissection de trois sujets de ce genre m’a montré 








39 


toutefois la structure de la glande femelle sans trace de spermato - 
gemmes (boules spermatiques). 

On voit, il est vrai, un corps brunâtre bilobé, appliqué sur le 
vagin, plus ou moins distinct, offrant une striatiou longitudinale (1), 
renfermant d'ordinaire un gros spermatophore, replié sur lui- 
même ; mais ce n’est là qu'une spermathèque et je n’ai, même en 
disséquant des sujets très jeunes, pas réussi à distinguer des 
testicules. 

Notons encore la présence d’un appareil glandulaire placé à la 
jonction des oviductes ou au niveau du vagin. Plusieurs sujets 
disséqués sous la loupe m'ont montré deux acini de forme oblongue. 
Chaque acinus paraissait formé de cellules arrondies proéminentes 
à la surface, avec une grande vacuole claire, un noyau excentrique 
et un cytoplasme chargé de petits granules. Les canaux excréteurs, 
très petits, à surface bosselée, montraient au cours de la dissec- 
tion des contractions vermiformes. Je crois aussi avoir observé un 
tube bifurqué en forme de T ; il ne m'a toutefois, à cause de son 
extrême ténuité, pas été possible de reconnaître la disposition 
exacte de ce canal. La fig. 13, sur laquelle j’ai essayé de repré- 
senter lesdites glandes, ne doit, sur ce point particulier, être 
acceptée qu'avec réserve. 


III. — ETUDE DES COUPES 


Commencé à Peradeniya sur l’insecte frais, le présent travail a 
été complété à Lausanne au moyen de coupes sériées. Ces coupes 
pratiquées par N. PoPporr, collées par la méthode à l’eau, ont été 
colorées, la plupart à l’hémalun-éosine, quelques-unes à l’héma- 
lun et ensuite au van Gieson. 

Téguments. - La cuticule de l’abdomen se décompose en deux 
couches, une externe plus résistante, qui, sur les coupes traitées à 
l’hémalun garde sa couleur naturelle, une interne plus mince qui 
prend une teinte bleuâtre. Le van Gieson colore la couche externe 
en jaune (action de l’acide picrique) et l’interne en rose violacé. 
L'hypoderme, formé de cellules plates, se voit immédiatement en 
dessous. Les noyaux aplatis, colorés en, violet par l’hémalun, sont 
assez distants les uns des autres. 

Les poils abdominaux de T! Peradeniyæ otfrent deux variétés 
principales, les poils à cupule et les poils à disque. Les poils à 
cupule sont portés par un renflement cylindrique inséré lui-même 
au centre d’une cupule jaunâtre dentée sur le bord (fig. 17 à 20). 


(1) Les spermies, régulièrement alignées, donnent lieu à une striation lonoi- 
tudinale visible par transparence à travers la paroi. 


30 


Ces dents, vues d’en haut, forment autour du poil un cercle de 
petits points jaunes (une douzaine environ pour chacun des cercles). 
Les poils de cette espèce, longs de CO à 90 , sont rangés en séries 
assez régulières sur la convexité de l'abdomen Les poils de la deu- 
xième sorte sont fixés simplement sur un épaississement en forme 
de disque (fig. 21). On les voit surtout à la base de l’abdomen, au 
côté ventral, au voisinage de l’anus. D’autres poils, beaucoup plus 
courts, renflés à leur base, insérés sur de petites crètes parallèles, 
hérissent en grand nombre le pourtour du cône anal. Vus à un 
faible grossissement, les poils de cette troisième sorte font l'effet de 
petites rugosités. 

Des poils à cupule, semblables à ceux du 7. Peradeniyæ, s'ob- 
servent également chez 7. Assinuthi, d’après ASSMUTH, ainsi que 
chez T. Havilandi et Fletcheri, d’après WASMANN. 

Le T. Bugnioni diffère des espèces précédentes en ce que, au lieu 
de poils à cupule, il n’a sur l'abdomen que des poils à disque. 
Le poil de ce type, représenté fig. 22, emprunté à la convexité de 
l'abdomen, mesurait 210 v. 


Cellules mésenchymateuses.— Ces cellules se montrent sur 
la coupe (fig. 16) comme de gros éléments plus ou moins quadran- 
gulaires, mesurant environ 100 sur 60. Les noyaux très gros, de 
forme ovalaire (40 X 30 ), sont très riches en nucléine. Celle-ci, 
colorée en violet foncé sur les coupes à l’hémalun-éosine, est 
divisée en petites masses dispersées sur un réseau filamenteux, 
d’ailleurs peu distinet. Au centre, se voit un gros nucléole (15 v) 
teinté en rose. Le cyloplasme est violet. Les coupes traitées par 
l’hémalun et le van Gieson montrent encore la chromatine du 
noyau colorée en violet foncé, tandis que le cytoplasme à une 
teinte lie de vin. Ces éléments, bien que répondant au corps grais- 
seux des insectes en général, ne renferment, ordinairement, que 
peu de graisse. Les coupes traitées par le xylol montrent, cepen- 
dant, un certain nombre de vacuoles claires, vestiges des enclaves 
huileuses qui, à l’état frais, se trouvaient à l’intérieur. 

Les cellules mésenchymateusess sont tantôt placées superficielle- 
ment en dessous de l’hypoderme, tantôt séparées de celui-ci par des 
libres musculaires assez épaisses. Ces fibres, colorées en rose vif 
par l’hémalun-éosine, montrent de petits novaux violets situés à 
la surface, souvent disposés en séries régulières. 

Quelques fibres musculaires cheminent aussi entre les cellules 
mésenchymateuses. Parfois même une fibre musculaire parait 
enfoncée dans une coche que lui forme, en l’entourant, l’un des 
éléments du mésenchyme. 





Système nerveux. — La coupe sagittale représentée figure 16 
montre clairement la condensation de la chaine ganglionnaire à 
l’intérieur de la tête et du thorax. On remarque dans la tête les 
centres sus- et sous-œsophagiens, relativement bien développés, 
séparés par le trajet de l’æsophage ef, à l’intérieur du thorax, une 
inasse nerveuse oblongue, paraissant formée de quatre centres, 
comprenant ensemble trois ganglions thoraciques (donnant les 
nerfs des pattes) et un abdominal. Ces ganglions sont, comme chez 
les insectes en général, formés d’une substance méduliaire (ponc- 
tuée), teintée en rose par l’éosine, occupant les parties centrales, 
et de masses cellulaires disposées principalement à la surface. 
Ces dernières sont dans le ganglion lhoraco-abdominal, groupées 
en plusieurs amas distincts. Observées à un fort grossissement, ces 
masses cellulaires montrent un grand nombre de noyaux violets, 
très petits el très serrés. Les corps cellulaires sont le plus souvent 
indistincts. 


Antenne. — Observée sur la coupe (fig. 25), la massue anten- 
naire offre une cüupule renversée, supportée par une tige placée au 
centre. À la surface, se voit une couche de cellules sensorielles en 
rapport avec les poils (résultées d’une différenciation de l’hypo- 
derme), parfois disposées sur deux assises. 

D’autres cellules semblables aux précédentes (avec un petit 
noyau ovale) sont groupées autour du nerf, à l’intérieur de la tige 
centrale, formant un petit ganglion. La structure de l’antenne est, 
en somme, assez simple et l’on ne voit sur la coupe de la massue 
pas d'organes sensoriels spéciaux (puits olfactifs, etc.) en rapport 
avec des amas ganglionnaires nettement définis. 


Tube digestif. — La coupe sagittale (fig. 16) montre nette- 
ment le dilatateur du pharynx, organe principal de la succion. 
Ce muscle s’insérant, chez les insectes en général, à la face pro- 
fonde du clypeus, on peut inférer de l’examen de cette coupe que 
les tiges chitineuses verticales, situées en avant du front, repré- 
sentent ladite pièce. 

L’œsophage, un peu dilaté à l’intérieur du thorax, fait en arrière 
de celui-ci un coude brusque, nécessité par la direction (presque 
verticale) du pédicule abdominal. 

L'estomac, cylindrique et allongé, un peu courbé sur lui-même, 
placé un peu en dessous de la paroi dorsale de l'abdomen, suit assez 
exactement la direction de celle-ci. Son épithélium est formé de 
cellules polymorphes paraissant d'ordinaire (à cause des plis de la 
paroi) disposées en plusieurs assises. [l porte une petite bordure en 
brosse. Entre ces cellules, dans les parties profondes, se voient des 
cellules de remplacement avec des noyaux en voie de prolifération, 


38 


de dimensions inégales, formant des espèces de € nids » nettement 
circonscrits. La cuticule qui soutient l’épithélium est, sur les pré- 
parations au van Gieson, colorée en rose orangé. En dehors se 
trouvent les fibres musculaires annulaires et les trachées. 

La valvule du cardia est relativement peu développée (peu proé- 
minente à l’intérieur de l’estomac). 

Le jabot, peu dilaté sur la coupe dessinée, se trouve au côté ven- 
tral de l’estomac. Il a une cuticule interne et offre une couche tte 
cellules plates (matrix) placée en dehors. D’autres coupes montrent 
un jabot beaucoup plus large. 

L’intestin, dessiné un peu schématiquement (son anse est en 
réalité plus longue), offre un revêtement de cellules cubiques. 
Cet épithélium est, sur les coupes à l’hémalun-éosine, plus rose 
(moins violet) que celui de l'estomac. 

La vésicule stercorale (ratatinée par l'effet des réactifs) est placée ee 
en arrière de la spermathèque et du vagin. Elle a, comme le jabot, 
une cuticule interne et offre une couche de cellules plates et des 
fibres musculaires en dehors de celle-ci. Son contenu est le plus 
souvent incolore (liquide chez le vivant). 

L’anus qui, chez les insectes en général, est placé au-dessus de 
l’orifice génital, se trouve en suite de l’inflexion de l’abdomen 
reporté en dessous. 


Tubes de Malpighi. — Ils sont au nombre de trois (!). 

L’embouchure de l’un d’eux se voit sur la fig. 16, entre l’estomac 
et l'intestin. L'épithélium cubique, avec des noyaux ovales plutôt 
espacés, se colore dans l’hémalun-éosine d’un rose assez vif. 


Appareil salivaire. — Situées à droite et à gauche du plan 
médian, les glandes salivaires ne se voient pas sur la fig. 16. On 
remarque en revanche le conduit salivaire impair (à l’intérieur de 
la tête) reconnaissable à sa fine striation transverse. Placé au côté 
ventral du ganglion, ce conduit s'ouvre vraisemblablement à 
l’entrée du pharynx, au niveau de la ligule. 


Appareil génital. — L'étude des coupes confirme d’une 
manière générale la structure de l’ovaire observée à l’état frais. Le 
germigène est, dans ses trois quarts antérieurs, rempli de petits 
germes (noyaux) colorés par l’hémalun en violet foncé. Ces germes 
semblent çà et là disposés par groupes. Dans le quart postérieur se 
voient quelques novaux plus gros entourés de cytoplasme. Un fait 
intéressant à noter est que la différenciation des éléments est à ce 
moment déjà visible. Les futures cellules nutrilives se reconnaissent 
à leur noyau violet bourré de nucléine et les futurs ovules à leur 
petit noyau clair et à leur nucléole de couleur rosée. Les chambres 
ovulaires, plus ou moins quadrangulaires, entièrement séparées 


= 39. 


les unes des autres (le canal d'union est le plus souvent invisible), 
forment un chapelet de grosseur croissante du germigène au 
vagin. Les cellules sont, dès la première chambre, franchement 
différenciées en trois espèces : l’épithélium folliculaire, les cellules 
nutritives et l’ovule en formation. L'’épithélium, du type cubique 
surbaissé, entoure entièrement chacune des chambres. Assez épais 
au niveau des chambres moyennes, il s’aplatit un peu dans la 
région des œufs mürs. Son rôle à ce moment est de sécréter le 
chorion ou coque de l'œuf. Les contours cellulaires, vus en coupe 
tangentielle, forment à la surface du vitellus un dessin polygonal 
très élégant et régulier. 

Les cellules nutrilives sont de dimensions variables. Caractéri- 
sées par leur gros noyau violet chargé de nucléine, elles se mon- 
trent sur la coupe au nombre de 2 à 6 dans chaque chambre et 
occupent la partie distale de celles-ci. L’ovule, d’abord très petit, 
tassé sur lui-même dans le bout proximal de la chambre, se dis- 
tingue des cellules nutritives par son petit novau pâle de forme 
ovalaire et par son nucléole lilas entouré de quelques petits grains 
roses. Il y a là, au point de vue des théories embryologiques, une 
constatation un peu déconcertante. La chromatine, si importante 
(d’après la théorie) au point de vue de la transmission des carac- 
tères héréditaires, se trouve en quantité énorme dans les novaux 
nutrilifs, tandis que la vésicule germinative en montre une pro- 
portion beaucoup moindre (1). 

Un autre trait intéressant de l’insecte qui nous occupe, est le 
contact intime des cellules nutritives avec l’ovule. J’ai sous les 
yeux un ovaire composé de huit chambres dans lequel les cellules 
nutritives de la 7° chambre (on en voit deux sur la coupe) sont 
entièrement englobées dans l’ovule correspondant, noyées pour 
ainsi dire au milieu du vitellus. La résorption rapide qui résulte 
de ce contact explique, sans qu'il y ait besoin d’insister, l’accrois- 
sement rapide que subit l'œuf. 

L’œuf mür, long de 0.8 à 1! millimètre, se montre sur la coupe 
entièrement rempli de boules vitellines de grosseurs diverses à 
contour très régulier. Ces boules, colorées en rose par l’hémalun- 
éosine (parfois en lilas bordé de rose), prennent dans le van Gieson 
une couleur jaune vif à l’exception de la surface qui est d’ordinaire 
légèrement teintée de rouge. La vésicule germinative est générale- 
ment invisible. Je l’ai vue (près de la surface), dans l'œuf de la 
chambre pénultième mais jamais dans l’œuf mûr. Le chorion 


(1) Une vésicule germinative claire, semblable à celle du Termitoxenia, à été 
décrite par O. Rabes, dans l'œuf du Rhizotrogus solstitialis. Z. f. wiss. Zool. 
1900, p. 344 et pl. 19. 


40 


se montre entre l’épithélium et le vitellus comme une lame mince 
teintée en rose par l’éosine. 

Les œufs observés à l’intérieur de l'abdomen, encore asegmentés, 
ne m'ont présenté aucune trace de l’embryon. 

Le vagin offre une paroi plissée (susceptible de distension), mus- 
culeuse, revêtue à l’intérieur de cellules polyvédriques. En arrière 
du vagin (plus exactement en arrière et en dessous), se voit 
une spermathèque (receptaculum) à cavité sinueuse. Les spermies 
qui remplissent cette cavité sont, chez la plupart de nos sujets, 
disposées en un faisceau (spermatophore). Les têtes filiformes, ré- 
oulièrement alignées, un peu courbées sur elles-mêmes, ont, sur les 
préparations à l’hémalun-éosine, une couleur violet foncé, tanais 
que les flagelles sont teintés en rose. Ces derniers, relativement très 
longs, forment sur les préparations convenablement orientées 
une sorte d'écheveau plissé sur lui-même ou ondulé. Quelques 
spermathèques offrent, au lieu d’un faisceau, des spermies irrégu- 
lièrement disséminées à l’intérieur. 

La coupe dessinée fig. 16 montre : 1° deux chambres ovulaires 
coupées obliquement; 2° une partie du vagin; % une partie de la 
spermatnèque et du spermatophore contenu à l’intérieur. Les deux 
œufs mûrs, situés à droite et à gauche du plan médian, sont invi- 
sibles sur cette coupe. Le spermatophore montre plus spéciale- 
ment la région des lèles. Les flagelles, coupés obliquement, 
paraissent comme de petits points roses au niveau de la section. 


Prétendu hermaphrodisme. — Le genre Termitorenia est- 
il réellement hermaphrodite ? 


Les dissections pratiquées sur l’insecte frais tendant à infirmer 
les assertions de WAsMANX et d’ASSMUTH, il y avait un intérêt 
majeur à examiner aussi des coupes. 

Les séries exécutées par N. PoPorr sont au nombre de 26, dont 
21 sagittales, 1 frontale el 4 transverses. Les coupes sont suffisam- 
ment fines (5 à 10 ), pour que les divers organes puissent être 
reconnus avec entière certitude. Eh bien! ces 26 sujets offrent tous 
une spermathèque avec des spermies à l’intérieur, mais aucun ne 
montre une glande sexuelle mâle avec des éléments spermatiques 
en voie de développement. Le résultat est, comme pour les insectes 
frais, entièrement négatif. 

[l'est vrai que la plupart des Termitoxenia microtomisés étaient 
des adultes, alors que d’après WasmaAnx les testicules se voient plus 
distinctement chez les sujets jeunes. Toutefois deux de mes exem- 
plaires ne renfermaient pas encore d'œufs visibles à la loupe; ils 
étaient dunc jeunes el n’ont néanmoins pas montré de testicules. 


Lans 





= 


De telles observations m'ont rendu un peu sceptique (1). 

La coupe sagittale, donnée en phototypie par WAsSmaAxX (Int. 
Zool. Cong. 1902, fig. 5) offre bien des spermies disposées en deux 
groupes, mais il est, avec la meilleure volonté du monde, impossible 
de reconnaitre si l’on a affaire à deux faisceaux spermatiques vrais 
contenus dans un testicule, ou s’il ne s’agit pas plutôt d’un sper- 
matophore contenu dans la spermathèque et dont les queues fort 
longues sont sectionnées en deux tronçons. [L'ensemble de la 
figure est si peu distinct qu'il est, même en observant à la loupe, 
impossible de décider. Il faudrait pour convaincre le lecteur une 
démonstration plus décisive et plus complète. 

Le testicule des insectes se reconnait d'ordinaire aisément sur 
les. coupes. Les éléments spermatiques se multipliant suivant la 
progression 2, #, 8, chaque colonie forme une masse sphéroide 
(spermatogemme de La Valette St-George) d’aspect caractéris- 
tique, très facile à distinguer. Ces masses sphéroïdes allongées, 
qu'elles soient dans la phase des spermatogonies, des spermato 
cytes L, des spermatocytes IT ou des spermatides, se reconnaissent 
à ce trait que leurs éléments constitutifs sont, dans chaque colo- 
nie, à peu près au même stade ; les noyaux ont, dans chacun des 
groupes, sensiblement la même grosseur et le même aspect. 

Ces faits étant admis, voici, à mon sens, comment la question 
se pose. 

Si les coupes étudiées par WASMANN el ASSMUTH montrent 
distinctement des spermatogemmes à novaux arrondis, il suffit 
de les décrire et d'accompagner la description d’une figure fidèle. 
Ces formations sont si caractéristiques que la preuve sera, désor- 
mais, irrévocable; il sera démontré une fois pour toutes que, en 
sus des deux ovaires, le Termitoxenia possède une glande sexuelle 
male. 

Si, au contraire, les coupes montrent un ou plusieurs faisceaux 
spermatiques de forme allongée, formés de spermies mûres, il est 
alors probable qu'il s’agit d’un ou de plusieurs spermatophores 
contenus dans une spermathèque et que la préparation se rapporte 
simplement à une femelle fécondée. 

Je croirai aux Termitoxenia hermaphrodites quand le savant 
parrain de ces insectes im’aura fait voir sur la coupe microsco- 
pique, en sus des deux ovaires, des spermatogemmes distinctes 
dans la phase des novaux ronds. 


(1) Le prétendu hermaphrodisme des Termitoxenia a précédemment déjà été 
mis en doute par BRUES (1908). 


42 


OUVRAGES CITÉS 


1856. — SCHIÔDTE, J.-G. — Observations sur des Staphylins vivipares qui habi- 
tent chez les Termites. — Ann. sc. nat. Zool (4), V, pp. 169-163. 
1900-1901. — Wasmanw, E. - Termitoxenia, ein neues, flügelloses, physogastres 


Dipterengenus aus Termitennestern. — Zeïits. f. wiss. Zool. 1 Theil, 
Bd. 67, pp. 999-617, 2 Theil, Bd. 70, pp. 289-292. 

1901. — BRUES. — Two new myrmecophilus genera of aberrant Phoridæ from 
Texas. — Amer. Naiuralist, V. 35, no 403, may. 

1201. — SizvesrRi, F. — Descrizione di nuovi Termitofili. — 1, p 3, Bull. mus. 


Torino, V. 16, n0 545. 

1902. — Wasmanx, E. — Termiten, Termitophilen und Myrmekophilen gesam- 
melt auf Ceylon von D' W. Horn. — Zool. Jahrb. Abth. f. Syst. Bd. 17, 
pp. 151-159. 


1902. — WAsmManwN, E. — Zur näheren Kenntniss der termitophilen Dipteren 
gattung Termitoxenia. — Verh. 5, intern. Zoologencongr., pp. 852-872, 


1902, — WasmanN, E. — Üebersicht über die Erscheinungen der Myrmecophilie 
und Termitophilie bei den Arthropoden.— Allg. Zeits. f. Entomologie, 
Bd. 7, Kap. XIE. 

1903. — Wasmanx, E. — Die Thorakalanhänge der Termitoxeniidæ. — Verh. 
deutsch, Zool. Ges., pp. 113-120. 

1903. — JæGErskiôLD, L.-A. — Results of the swedish zoological expedition to 
Egypt and the white Nile, 1901. Termitophilen beschrieben von E. Was- 
MANN. — Verh. deutsch. Zool. Ges., p. 16. 

1905. — WasMaNN, E. — Die phylogenetische Umbildung ostindischer Ameisen- 
gäste und Termitengäste. — C. R. VI Congr. internat. Zool. (Berne, 
1901), Genève, pp. 436-149. 

1907. — TRaGâRDH, J, — Description of Termitomimus, a new genus of termito- 
philous physogastric Aleocharini. — Zool. Studien, tillägnade. Prof. 
T. TuzLBEeRG, Upsala. 

1908. — BRUES, CH. — Some stages in the Embryology of certain degenerate 
Phoridæ and the supposei hermaphroditic genus Termitoxenia. — 
Science N. S., vol. 27, no 703. 


109. — EscHericH, K. — Die Termiten oder weissen Ameisen. — Leipzig, 
pp. 117-138-141 (Termitoxenia). 
1910, — ASSMUTH, JoSEPH. — Termitoxenia Assmuthi \VASM., anatomisch-histolo- 


gische Untersuchung. — In. Diss., Berlin. 


45 
ù - EXPLICATION DES FIGURES 
À Planche I 
Fig. 1. — Termitoxenia Bugnioni WAsm. — Sujet long de 3 1/2 mill., capturée à 
Ambalangoda dans un nid souterrain de Termes Horni. X 2]. 
Fig. 2. — Partie antérieure du sujet précédent. X 72. 
Fig. 3. — Termitoxenia Peradeniyæ \VAsm. — Sujet long de 2? ?/3 mill., capturée 


avec le précédent à Ambalangoda dans le nid de Termes Horni. Prépara- 
tion au baume. On voit pas transparence les deux œufs mürs. X 28. 


Fig. 4 — Termitoxema Peradeniyæ. — Jeune © ayant encore un cône anal. Eau 
saléé additionnée de glycérine. X 28. 

Fig. D. — Cône anal du sujet précédent. On voit par transparence le spermato- 
phore renfermé dans la spermathèque. X 67. 

Fig. 6. — Termitoxeria Peradeniyæ. — Portion du tégument de l'abdomen avec 
cinq cellules mésenchymateuses vues par transparence. Préparation à l'eau 
salée. X 96. 


Fig. 7. — Termitoxenia Peradeniyæ. — Antennes et pièces buccales Préparation 
éclaircie dans la potasse caustique, montée à la glycérine. Le labium, vu de 
face, a élé quelque peu comprimé sous la lamelle. X 200, e épipharynx, 
gl glosses, li ligula, #2 maxille, p/ palpes labiaux (?), pm palpe maxillaire 
gauche. 


Fig. 8. — Termitoxenia Peradeniyæ. — Bout du tarse postérieur. X 520.: 


Planche II 
Fig. 9. — Termi!oxenia Peradeniyæ. — Tête et thorax, côté dorsal. X 72. On 
voit par transparence l'orifice de tentorium. 
Fig. 10. — Termitoxenia Peradeniyæ. — Autre préparation montrant plus distinc- 
tement la région frontale et le clypeus. X 120. 


Fig. 11. — Termitoxenia Peradeniyæ. — Tête et thorax, côté ventral. X 72. 

Fig. 19, — Termitoxenia Peradeniye. — Les viscères abdominaux isolés sur le 
porte-objet. Préparation à l’eau salée. X 39. (Jeune © n'offrant pas encore 
d'œufs mûrs) j jabot, sa glandes salivaires, va vagin. 

Fig. 13. — Termitox-nia Peradeniyæ. — Appareil génital © isolé sur le porte- 
objet, Préparation à l’eau salée. X 39, La spermathèque renferme un fais- 
ceau de spermies (vu par transparence). Le dessin de la glande accessoire 
est peut-être inexact. 

Fig. 14, — Termitoxenia Peradeniyæ. — Le germigène avec les quatre premieres 
chambres ovulaires de l’un des ovaires. X 100. — La gaine péritonéale a 
été enlevée, 


Fig. 15. — Termitoxenia Bugnioni. —- L'un des ovaires du sujet représenté fig. | 
isolé sur le porte-objet. Préparation à l’eau salée. X 28. Le deuxième ovaire 
montrait, lui aussi, trois œufs muürs. 


Planche III 


Fig. 16. — Termitoxenia Peradeniyæ. — Coupe sagittale médiane. Alcool absolu. 
Hémalun-éosine. Préparation au baume. X 92. à anus, ck chambres ovu- 
laires, di dilatateurs du pharynx, e estomac, gul ganglions cérébroïdes, 
ga? ganglion sous-æsophagien, gaÿ ganglions thoraco-abdominaux. i intes- 
tin, ju jabot, #74 tubes de Malpighi, me mésenchyme, æ œsophage, ph pha- 
rynx, sa canal salivaire, sp spermathèque, v vésicule stercorale. 


44 


Fig. (7. — Termitoxenia Peradeniyæ. — Poil à cupule de l'abdomen Vu en coupe 
optique. X 700. 

Fig. 18. — Termitoxenia Peradeniyæ. — Autre poil de l'abdomen montrant les 
crénelures de la cupule, X 70. 
Fig. 19. — Termiloxenia Peradeniyæ. — Autre poil de l'abdomen avec la cupule 
vue d’en haut. x 700. 
Fig. 20. — Termitoxenia Peradeniyæ. — Coupe du bourrelet de l'abdomen avec 
le poil qui le surmonte. X 700. La figure montre deux noyaux de l’hypo- 
derme et une portion d’une cellule du mésenchyme. É 

Fig. 21. — Termitoxenia Peraleniyæ. — Poil simple situé vers le bout du cône 
anal ; à sa base une crête cuticulaire hérissée de poils courts. X 700. 


Fig. 22. — Termitoxenia Bugnioni. — L'un des poils simples de l'abdomen qui 
remplacent chez cette espèce les poils à cupule du T. Peradeniyæ. X 709. 


Fig. 23. — Termitoxenia Peradeniyæ. — Coupe de l’antenne. Hémalun-éosine. 
Préparation au baume. X F30. 
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ANNALES DB LA SOCIÈTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE, LVIL 
PLANCHE 1 














ANNALES DE LA 800IËTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE, LIL 


PLANCHE Il 








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PLANCHE HI 


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SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE 





Assemblée mensuelle du 1° février 1913 


Présidence de M. CH. KERREMANS, président. 


— La séance est ouverte à 20 heures. 


— Le procès-verbal de l'assemblée mensuelle du 4 janvier 1913 
n’a pu être distribué jusqu'ici, les planches destinées à accompagner 
un mémoire de M. BUGNION n'ayant pas été livrées encore. 


Correspondance. Le Verein fur Naturwissenschaften Braun- 
schweig nous invite à nous faire représenter aux fêtes de son cin- 
quantenaire (Félicitations). 


— M. SCHOUTEDEN donne lecture d’une lettre de M. K. JORDAN, 
secrétaire du Comité international de Nomenclature entomologique, 
qui propose la constitution, par la Société Entomologique de Bel- 
gique, d'un Comité belge. L'assemblée désigne comme membres dê 
ce Comité MM. BALL, LAMEERE, KERREMANS et D'ORCHYMONT, outre 
M. SCHOUTEDEN, membre du Comité international. 

— M.W.Horx nous fait parvenir un certain nombre d'exemplaires 
de la récente note de M. HARTERT en faveur de la priorité pure et 
sans exceptions. Les membres désireux de s'associer à la protesta- 
tion de M. HARTERT contre l'admission d’exceptions, sont priés de 
demander, sans retard, communication au Secrétaire de cette note 
et du bulletin d'adhésion l’accompagnant. 


Travaux pour les Mémoires. — L'assemblée décide l'impression 
de mémoires de MM. Ris, DoGxiIX et PRELL. 


Travaux pour les Annales. — L'impression des travaux insérés 
dans ce numéro est décidée. 


Communication. — M. KERREMANS fait une intéressante commu- 
nication sur la variabilité des Buprestides et montre une série 
d'espèces typiques à cet égard. 


— La séance est levée à 21 1/2 heures. 


ANNALES DE LA S00. ENTOM. DE BELGIQUE, T. LVII, ler-111-1913 4 


NEUE LEPIDIOTA-ARTEN 
von Australien, Neu-Guinea und den benachbarten Inseln 


von J. Moser 


Lepidiota Helleri n. sp. — ©. — Kusca, subnitida, capite pro- 
thoraceque obscurioribus, femoribus tibiisque flavis, tarsis brun- 
neis. Capite rugoso-punctato, flavo-piloso, clypeo margine antico 
reflexo, medio emarginato ; antennis brunneis 10-articulatis ; pro- 
thorace dense subrugoso-puncetato, flavo-cinereo-setoso, longitudine 
latiore, postice et antice attenuato, angulis postièis obtusis, anticis 
fere rectangulis, parum porrectis, lateribus in anteriore parte sub- 
tilissime crenulatis, margine antico flavo-ciliato ; scutello, elytris- 
pygidioque subrugoso punctatis, flavo-cinereo-setosis. Subtus pec- 
tore dense flavo-piloso, abdomine medio sparsim, lateraliter dense 
aciculato-punctato, punctis setosis ; articulo primo tarsorum posti- 
corum secundo longitudine æquali, ungüibus dente medio valido 
armatis. — Long. 52 mill. 

Hab. : Nord Queensland. E. WEIsKE leg. 


Eine nicht beschuppte, sondern mit kurzen anliegenden Borsten- 
haaren bekleidete Art. Die Oberseite ist braun, Kopf und Halsschild 
sind dunkler gefärbt. Der Kopf ist grob und dicht punktiert, abste- 
hend gelb behaart. Der Vorderrand des Clypeus ist aufgebogen und 
in der Mitte flach dreieckig ausgeschnitten. Die rothraunen Fühler 
sind zehngliedrig, der gelbliche Fächer ist beim © fast so lang wie 
die fünf vorhergehenden Glieder des Stieles zusammen. Das Hals- 
child ist bedeutend breiter wie lang, in der Mitte am breitesten, 
nach hinten flach bogenformig, nach vorn geradlinig verjüngt. Die 
Hinterecken sind stumpf, die Vorderecken fast rechtwinkhg und 
ein wenig vorgezogen. Die Seitenränder sind in der vorderen 
Hälfte sehr schwach krenuliert. Die Oberfläche ist dicht, etwas 
runzelig punktiert und gelblich beborstet, der Vorderrand ist lang 
gelb bewimpert und finden sich auch vereinzette abstehende lange 
Haare auf der Oberfläiche. Das Schildchen zeigt dieselbe Skulptur 
wie das Halsschild. Die Flügeldecken tragen ausser einer dichten 
gelblich beborsteten Punktierung noch weitläufig stehende grübere 
Punkte. In der Nähe der Nabt befinden sich einzelne aufrecht 
stehende Haare. Ausser der Nahtrippe tritt nur noch eine Rippe 
neben dem Seitenrande deutlich bervor. Das Pygidium ist dicht 
uadelrissig punktiert und jeder Punkt gelblich beborstet. Die Brust 
ist lang und dicht gelb behaart, das dunkelbraune Abdomen in der 
Mitte nur sehr zerstreut, an den Seiten dicht mit beborsteten nadel- 








2 





rissigen Punkten bedeckt. Vereinzelte large, abstehende feine 
Haare entspringen aus grôberen Punkten. Die Schenkel sind geib, 
die Schienen gelbbraun, die Tarsen braun. Das erste Glied der Hin- 
tertarsen ist so lang Wie das zweïite, die Krallen tragen in der Mitte 
einen kräftigen, rechtwinklig abstehenden Zahn. 

Herrn Professor Dr. K. M. HELLER in Dresden gewidmet. 


Lepidiota podicalis n. sp. — . — Rufo-fusca, subnitida, 
capite prothoraceque obscurioribus. Capite mediocriter dense 
punctato, punctorum s fuamis parvis orbicularibus ; clypeo lato, 
antice triangulariter parum exciso ; antennis brunneis 10-articula- 
tis ; prothorace sat dense haud fortiter punctato, punctorum squa- 
mis parvis, ante angulos postico paulo majoribus, longitudine 
multo latiore, parum post medium rotundalo-ampliato, lateribus 
subcrenulatis, angulis postieis obtusis, anticis fere rectangulis ; 
scutello, margine postico excepto, punetalo et squamoso ; elytris 
ecostatis, sat crebre punelatis, punctis squamas parvas orbiculares 
ferentibus, raris majoribus ovalibus intermixtis ; pygidio convexo, 
ante marginem posticum deplanalo, dense aciculato-puncetato, 
squamulis in anteriore parte ovalibus, in posteriore parte angustis. 
Subtus pectore flavo-piloso, abdomine sat dense punctato et albo- 
squamoso, margine antico segmentorum medio laevi, segmento 
ultimo margeine postico utrinque sinuato ; articulo primo tarsorum 
posticorum secundo longiore, unguibus medio dentatis. — Long. 
22 mill. 


Hab. : Nord Queensland. 


Die Art, von der nur männliche Exemplare vorliegen, ist 
dadurch ausgezeichnet, dass der Hinterrand des letzten Abdomi- 
nalsegments beim  beiderseits der Mitte bogenfürmig ausgesch- 
nitten ist, so dass die Mitte schwach lappenartig nach hinten 
vorsteht. Auch das Pygidium ist dadurch auffallend, dass es zwar 
gewôlbtist, sich aber vor dem Hinterrande verflacht. Die Oberseite 
ist rotbraun, Kopf und Halsschild sind etwas dunkler. Der Kopfist 
mässig dicht punktiert, die Punkte tragen kleine runde Schuppen, 
die nicht den ganzen Punkt ausfühlen. Der Clypeus ist breit, sein 
Vorderrand in der Mitte flach dreieckig ausgeschnitten. Die zehn- 
oliedrigen Fühler sind braun, der Fächer ist beim ' so lorg wie 
die sechs vorhergehenden Glieder des Stieles zusammen. Das 
Halsschild ist ziemlich dicht punktiert, die Schuppen sind klein, 
kreisfürmig, vor den Hinterecken grüsser und eiformig. Es ist ein 
wenig hinter der Mitte bogenfürmig erweitert, die Hinterecken 
sind stumpf, fast kurz abgerundet, die Vorderecken sind beinahe 
rechtwinklig, die Seitenränder sind schwach krenuliert. Das Schild- 


45 


chen ist mässig dicht punktiert, die Punkte tragen runde Schüp- 
pchen. Auf den Flügeldecken ist die Punktierung ungefähr von 
gleicher Dichte wie auf dem Halsschild. Die Schuppen sind rund, 
doch sind auch vereinzelte grüssere eiformige Schuppen bemerk- 
bar. Das Pygidium ist dicht nadelrissig punktiert, die Schuppen 
sind im vorderen Teile eiformig, im hinteren Teile lang und 
schmal. Die Brust ist gelb behaart, die Abdominalsegmente sind 
mit Ausnahme der glatten Mitte des Vorderrandes ziemlich dicht 
punktiert. Die Schuppen sind eiformig, in der Mitte des ersten 
Bauchsegments lanzettformig. Das erste Glied der Hintertarsen ist 
linger als das zweite, die Krallen tragen einen kräftigen Zahn in 
der Mitte. » 


Lepidiota sororia n. sp. — (j. — L. podicali similis. Rufo- 
fusca, capite prothoraceque piceis. Capite haud dense punctato, 
punctis squamis minutis orbicularibus ornatis, clypeo medio emar- 
ginato ; antennis brunneis 10-articulatis, flabello flavo : prothorace 
mediocriter dense punctato, punctorum squamis parvis, lateraliter 
paulo majoribus, linea media indistincta laevi; scutello margine 
postico excepto, punctato et squamoso ; elytris mediocriter dense 
punctatis, squamis parvis orbicularibus ; pygidio paulo convexo, 
dense aciculato-punctato, squamis ellipticis. Pectore cinereo-piloso, 
abdomine sat dense punctato et albo squamoso; articulo primo 
tarsorum posticorum secundo longiore, unguibus medio dentatis. 
— Long. 22 mill. 

Hab. : Queensland (Cooktown). 


Die Artist in Gestalt und Färbung der L. podicalis sehr ähnlich, 
zeigt aber nicht die gleiche Bildung des Pygidiums und des letzten 
Abdominalsegments. Der Kopf ist mässig dicht punktiert, die 
Schuppen der Punkte sind klein und rund, der Clypeus ist flach 
dreieckig ausgeschnitten. Die KFühler sind braun, der Fächer ist 
gelb und beim so lang wie die sechs vorhergehenden Glieder des 
Stieles zusammen. Das Halsschild ist von derselben Gestalt wie bei 
podicalis, die Punkte stehen ein wenig weitläufiger und sind die rund- 
lichen Schuppen auf dem Discus noch etwas kleiner. Neben den Sei- 
tenrandern sind die Schuppen etwas grôsser und vor den Hinterecken 
ist ihre Gestalt eiformig. Das Schildchen und die Flügeldecken sind 
ebenso wie das Halsschild punktiert, die rundlichen Schuppen sind 
sehr klein, kleiner wie bei podicalis. Grôssere eiformige Schuppen 
befinden sich auf den-Flügeldecken des einzigen vorliegenden 
Exemplares nicht. Das Pygidium ist flach gewôülbt, dicht nadelrissig 
punktiert Die Schuppen sind elliptisch, hinten etwas schmäler wie 
im vorderen Teile des Pygidiums. Die Brust ist dicht grau behaart, 








49 


das Abdomen mit Ausnahme der Mitte des Vorderrandes der 
Bauchsegmente ziemlich dicht punktiert und weiss beschuppt. Die 
Schuppen sind eifürmig oder elliptisch. Der Hinterrand des letzten 
Bauchsegments ist seitlich kaum merklich ausgebuchtet. Das erste 
Glied der Hintertarsen ist etwas länger als das zweite, die Krallen 
tragen in der Mitte einen rechtwinklig abstehenden Zahn. 


Lepidiota minuta n. sp. — Picea, nitida, albo-squamosa. 
Capite, fronte mediocriter dense, clypeo laxe punctato, punctorum 
squamis lanceolatis, clypeo medio emarginato; antennis rufis 9- 
articulatis ; prothorace longitudine latiore, medio rotundato-am- 
pliato, lateribus subtiliter crenulatis, post medium parum sinuatis, 
angulis posticis obtusis, anticis fere rectangulis, haud crebre punc- 
tato, squamis ovalibus parvis, ante angulos posticos majoribus ; 
scutello elvtrisque mediocriter dense punctatis, elvtrorum costis 
fere impunetalis ; pygidio haud crebre punctato, squamis ovalibus 
an lanceolatis. Subtus albo-squamosa, squamis ovatis ; tarsis posticis 
articulo primo secundo longitudine æquali, unguibus medio den- 
tatis. — Long. 13-14 mill. 

Hab. : Queensland (Cooktown). 


Eine kleine Art mit nur neungliedrigen Fühlern. Schwarzbraun, 
glänzend. Der Kopf ist grob punktiert, auf der Stirn sind die 
Zwischenräume runzlig, die Punktierung des Clypeus ist weitläufi- 
ger. Jeder Punkt trägt eine lanzettfôrmige Schuppe. Der Vorder- 
rand des Clypeus ist ziemlich tief ausgeschnitten. Die KFühler sind 
rothraun, der Fächer ist beim so lang wie die fünf vorhergehen- 
den Glieder des Stieles zusammen, beim © nur wenig kürzer. Das 
Halsschild ist mässig dicht punktiert, die Schuppen sind eiformig, 
auf dem Discus klein, vor den Hinterecken grôsser. Die Punktie- 
rung des Schildchens und der Flügeldecken ist fast dieselbe wie auf 
dem Halsschild. Die Flügeldecken sind schwach gerunzelt, die Rip- 
pen markieren sich als weitläufiger punktierte Längslinien. Die 
Schuppen in den Punkten sind eiformig. Das Pygidium ist ein 
wenig dichter als die Flügeldecken punktiert, seine Schuppen sind 
eiformig oder mehr länglich geformt. Die Unterseite ist mit eifor- 
migen weissen Schuppen bedeckt, die auf der Brust und aut den 
Seiten des Abdomens dicht stehen, während in der Mitte des Abdo- 
mens die Vorderränder der Segmente schuppenfrei sind. Von den 
drei Zähnen der Vorderschienen suid die beiden unteren gross, der 
oberste ist nur klein. Die beiden ersten Glieder der Hintertarsen 
sind ungefähr gleich lang, der Krallenzahn steht rechtwinkling in 
der Mitte. 

BLACKBURN hat zwei kleine Lepidiota-Arten beschrieben,nämlich 
degener und rufu. Er sagt in den Beschreibungen nichts über die 


90 


Anzabhl der Fübhlerglieder, doch unterscheiden sich seine Arten von 
iminuta sowie der nachfolgend beschriebenen Art dadurch, dass 
die Schuppen der Oberseite haarfôrmig sind. 


Lepidiota parva n. sp. — Nigro fusca, nitida, albo-squamosa. 
Capite grosse haud dense punctato, squamis ovalibus an elliptcis, 
clypeo medio lævi, margine antico sat forliler exciso ; antennis rufis 
10-articulatis ; prothorace longitudine latiore, medio rotundalo-am- 
pliato, lateribus post medium sinuatis,. angulis posticis oblusis, 
anticis fere rectangulis, mediocriter dense punctalo, punclorum, 
squamis ovatis parvis, lateraliter majoribus ; scutello Sparsim 
punctato et squamulato; elytris subrugosis, mediocriter crebre 
punctatis, squamis ovalibus, costis fere lævibus ; pygidio sat dense 


punctato, punctis squamas ovalcs ferentibus. Subtus sat crebre albo-. 


squamosa, squamulis ovatis; tarsis posticis articulis duobus primis 
longitudine æqualibus, unguibus dente medio valido armatis. — 
Long. 17-18 mill. 

Hab..: Queensland (Cooktown). 


Der L. ininuta ähnlich, etwas grôsser und mit zehngliedrigen 
Fühlern. Schwarzhbraun, glänzend, weiss beschuppt. Der Kopfist 
orob punktiert, die Punkte stehen nicht sehr dicht und trägt jeder 
eine eiformige Schuppe. Der Clypeus ist in der Mitte glatt und 
ziemlich tief ausgeschnitten. Die Kühler sind rotbraun, der Fächer 
ist in beiden Geschlechtern nur klein, beim so lang wie die vier 
vorhergehenden Glieder des Stieles zusammen, beim © noch ein 
wenig kürzer. Das Halsschild ist in der Mitte stark bogenfôrmig 
erweitert, die kaum merklich krenulerten Seitenränder sind hinter 
der Mitte schwach ausgebuchtel. Die Schuppen stehen mässig 
dicht, zuweilen markiert sich eine mittlere Längslinie durch 
dichter gestellte Punkte. Die eif‘rmigen Schuppen sind in der 
Mitte nur klein, an den Seiten grôsser. Punktierung und Beschup- 
pung des Schildchens sind ähnlich wie auf dem Halsschild. Auf 
den schwach runzeligen Flügeldecken stehen die Punkte ein wenig 
dichter, die Schuppen sind eiformig, die Rippen markieren sich 
als glatte Längslinien. Das Pygidium ist ziemlich dicht mit eiférmi- 
gen Punkten bedeckt. Auf der Unterseite stehen die gleichfalls 
eiformigen aber grüsseren Schuppen dicht, doch ist auf den ein- 
zelnen Bauchsegmenten die Mittedes Vorderrandes nichtheschuppt. 
Die beiden ersten Glieder der Hinlertarsen sind von gleicher Länge, 
die Krallen tragen in der Mitte ein kräftigen Zahn. 





Lepidiota rugicollis n. sp. d. — Picea, nitida, abo-squa- 
mosa. Capite rugoso, fortiler punclalo, punctis squamas parvas 
ovales ferentibus; clypeo profunde rotundato-exciso ; antennis 





nt ler Loan tar dti ia) tan dégrade int débntigièe dadvsi lits 





o1 
rufis 10-articulatis ; prothorace longitudine multo latiore, medio 
rotundato-ampliato, lateribus crenulatis, post medium sinuatis, 
angulis posticis obtusis, anticis fere rectangulis, parum porrectis, 
disco subrugoso, mediocriter dense fortiter punctato, punetorum 
squanis ovalibus; scutello apice lævi; elytris subrugosis, medio- 
criter crebre squamulatis, squamis parvis ovalibus, costis haud 
squamulatis ; pygidio sat dense punctato, squamis ovalibus, in mare 
utrinque post basin macula parva lævi. Subtus dense albo-squa- 
mosa, Squamis ovalis, articulo primo larsorum posticorum secundo 
longitudine aequali, unguibus medio dentatis. — Long. 29 mill. 


Hab. : Queensland (Silver Valley). 


Schwarzbraun, glänzend, oben mit kleinen weissen Schuppen 
miüssig dicht bedeckt. Der Kopfist runzelig, kräftig punktiert, jeder 
Punkt mit einer kleinen eiformigen Schuppe versehen. Der CIv- 
peus ist in der Mitte tief bogenformig ausgeschnitten, Die rothraunen 
Fühler sind zehngliedrig, der Fächer ist beim so lang wie die 
fünf vorhergehenden Glieder des Stieles zusammen. Das Halsschild 
ist mässig dicht und kräftig punktiert, die Zwischenriume zwischen 
den Punkten sind schwach lingsgerunzelt. Die Punkte tragen 
kleine eifürmige Schuppen, die vor den Hinterecken etwas grôüsser 
sind. In der Mitte ist das Halsschild sehr stark bogenfôrmig erwei- 
tert, die krenulierten Seitenränder sind hinter der Mitte ausge- 
buchtet. Die Hinterecken sind stumpfwinkling, die Vorderecken 
fast rechtwinklig und ein wenig vorgezogen. Die Flügeldecken 
sind schwach quergerunzelt, die Schuppen stehen etwas dichter 
wie auf dem Halsschild, sind klein und gleichfalls eiformig. Die 
Rippen sind nicht beschuppt und markieren sich daher als glan- 
zende Längslinien. Das Pygidium ist ziemlich dicht mit eiformigen 
Schuppen bedeckt, an der Basis findet sich beim ' jederseits ein 
kleiner glatter Fleck. Die Unterseite ist dicht beschuppt, die Mitte 
des Abdomens etwas weitläufiger. Die Schuppen sind eiformig, 
breiter und etwas grüsser wie auf der Oberseite. Die beiden ersten 
Glieder der Hintertarsen sind gleich lang, der Krallenzahn steht 
rechtwinklig in der Mitte. 


Lepidiota clypealis n. sp. — Fusca, nitida, albo-squamosa. 
Capite subrugoso, fortiter punctato, punctorum squamis minutis 
ovalibus, clypeo profunde exciso: antennis rufis 10-articulatis ; 
prothorace longitudine latiore, medio ampliato, lateribus crenulatis, 
post medium parum sinuatis, angulis posticis obtusis, anticis paulo 
porrectis, sat dense punctato, lateraliter subrugoso, punctis squa- 
mas parvas ovales ferentibus; scutello remote punctato; elytris 
subrugosis, mediocriter dense squamosis squamis ellipticis; pygi- 


92 


dio sat crebre umbilicato-punctato, squamis ovalibus an ellipticis. 

Subtus sat dense squamosa, pectoris squamis longis angustis, abdo- 

minis squamis ovalibus; tarsis posticis articulo primo secundo longi- 

tudine aequali, unguibus dente medio armatis. — Long. 18-21 mill. 
Hab. : Australien. 


Mir liegen von diser Art zwei Exemplare vor, ein aus der v. D. 
PoLL’schen Sammlung mit der Etikelte «Coll. FRENCH, Victoria» und 
ein © aus der F. Bares'schen Sammlung mit dem Fundort Queens- 
lancé. Eine der beiden Fundortangaben ist wahrscheinlich falsch. 

Die Art zeichnet sich durch den grossen und sehr tief bogenfür- 
mig ausgeschnittenen Clypeus aus, wodurch derselbe zweilappig 
erscheint. Der Kopfist kräftig, etwas runzelig punktiert, die Schup- 
pen sind sebr klein und eiformig. Die rothraunen Fühler sind zehn- 


gliedrig, der Fächer ist beim ç;' fast so lang wie der Sliel, beim © 


nicht ganz so lang wie die fünf vorhergehenden Glieder des Stieles 
zusammen. Das Halsschild ist von derselben Gestalt wie bei rugicol- 
lis, die Punkte auf der Oberfläche sind nicht so kräftig und stehen 
ein wenig dichter wie bei letzterer Art. Die eiformigen Schuppen 
sind auf dem Discus sehr klein, vor den Hinterecken grôsser. 
Auf den schwach quergerunzelten Flügeldecken stehen die 
Schuppen etwas dichter wie auf dem Halsschild, sind grüsser und 
von elliptischer Gestalt. Das Pygidium ist ziemlich dicht mit eifôr- 
migen, teilweise auch elliptischen Schuppen beselzt. Auf der Brust 
sind die Schuppen lang und schmal, auf dem Abdomen eiférmig. 
Die vordere Hälfte des Metasternums ist ausserdem noch dünn 
gelblich behaart. Das erste Glied der Hintertarsen ist ebenso lang 
wie das zweite, die Krallen tragen in der Mitte einen rechtwinklig 
stehenden Zahn. 


Lepidiota milneana n. sp. — /. squainuligerae  KiRSCH 
affinis. Nigro-fusca, nilida, albo-squamosa. Capite umbilicato- 
punctato, punctis squamas minultas ferentibus, clypeo leviter 
sinuato ; antennis rufis 10-articulatis; prothorace mediocriter dense 
punctato, punctorum squamis parvis ovatis, linea media indistincta 
laevi, lateribus suberenulatis, angulis posticis obtusis, anticis fere 
rectangulis; scutello laxe punctato: elytris haud dense puncetalis, 
punctis squamulatis, squamis parvis ovalibus, costis fere impunc- 
tatis ; pygidio subrugoso, minutissime sparsim squamulato, feminae 
ante marginem posticum transversim-tuberculato. Subtus pectore 
flavo-cinereo-piloso, abdomine medio fere laevi, lateribus albo- 
squamulatis, squamis longis angustis; articulo primo tarsorum 
-posticorum secundo parum longiore, unguibus medio dentatis. — 
Long. 25 mill. 


Hab. : Britisch Neu-Guinea (Milne Bai). 


de mt date th, cd. dis ns ra tin 


; 
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4 
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1 








53 


Der L. squamuligera KirscH seht äbhnlich und trotz der abwei 
chenden Bildung des Forceps wohl nur eine Lokalform dieser Art. 
Die Färbung ist dunkelbraun, glänzend. Der Kopf ist mässig dicht 
nabelartig punktiert, jeder PunkCist mit einem kleinen eiférmigen 
Schüppchen versehen. Der Vorderrand des Clypeus ist aufgebogen 
und schwach ausgebuchtet. Der Fühlerfächer des ' ist länger als 
bei squamuligera, fast so lang wie die sechs vorhergehenden Glieder 
des Slieles zusammen, wahrend er bei letzlerer Art hüchstens s0 
lang wie die fünf vorhergehcnden Glieder zusammen ist. Das 
Halsschild ist von derselben Gestall wie bei squamuligera, aber 
etwas dichter punktiert, mit undeutlicher glatter Mittellinie. Auf 
den Flügeldecken sind die Punkte tiefer als bei squainuliger«. 
wodurch die Flügeldecken etwas runzeliger erscheinen. Das 
Pygidium ist gleichfalls etwas grôber gerunzelt, die Schuppen 
tragenden Punkte stehen dichter wie bei squainuligera, und die 
Schuppen sind winzig klein und nicht borstenartig. Brust und 
Hinterhüften sind gelblichgrau behaart, die Seiten des Abdomens 
sind zZiemlich dicht punktiert und jeder Punkt trägt eine lingliche 
weisse Schuppe. Vereinzelte Punkte auf den Seiten des Abdomens 
sind grôber und tragen ein langes feines graues Haar. Die Beine 
sind hellbraun, die Schenkel sind etwas kraftiger wie bei squamnu- 
hgera. Das erste Glied der Hintertarsen ist etwas länger als das 
zWeile, der Krallenzahn steht in der Mitte und ist etwas nach der 
verdickten Basis zu geneigt. 


_Lebpidiota brunnea n. sp. — Z. squamuligerae KiRsCH affinis. 
Brannea, nitida, albo squamulata. Capite fortiter umbilicato-punc- 
tato, punctis squamosis; antennis rufis 10-articulatis; prothorace 
sparsim punctalo, punctorum squamis minutis ovalibus, lateribus 
subcrenulatis,ante medium parum sinuatis, angulis posticis obtusis, 
anticis fere rectangulis; scutello laxe punctato ; elvtris subrugosis, 
sat fortiter punctatis, punetis squamas ellipticas ferentibus; 
pygidio coriaceo, remote punctato, punctis squamoso-setosis, 
pygidio feminae ante apicem transversim-carinato. Subtus pectore 
flavo cinereo-piloso, abdomine medio fere laevi, lateribus albo- 
squamoso-setosis. — Long. 22 mill. 


Hab. : Britisch Neu-Guinea (M! Victoria). 


Mit L. squamuligera KiRsCH nahe verwandt, wohl auch nur eine 
Lokalform dieser Art, aber leicht durch die braune Färbung 
unterschieden. Der Kopfist mässig dicht nabelartig punktiert. die 
Schuppen in den Punkten sind äusserst winzig. Der Vorderrand 
des Clypeus ist aufgebogen und schwach ausgerandet. Die Fühler 
sind zehngliedrig und ist der Fühlerfäücher ebenso wie bei milneana 


4 


OX 


langer wié bei squamuligera. Die Punktierung des Halsschildes 
ist ebenso weitläufig wie bei letzterer Art. Die Seitenränder sind 
gleichfalls schwach krenuliert aber vor der Mitte schwach ausge- 
buchtet, was bei der Type von squamuligera nicht der Kall ist. Die 
Schuppen auf dem Halsschilde sind sehr klein und erfürmig. Das 
Schildchen ist weitläufig punktiert. Die Flügeldecken sind etwas 
runzeliger als bei squainuligera, die Schuppen derselben sind ein 
wenig schmäler, die Rippen treten deutlicher hervor. Das Pvgi- 
dium ist schwach gerunzelt, die borstenartigen Schuppen auf 
demselben sind noch kleiner als bei squamuligera. Brust und 
Hinterhütften sind gelblichgrau behaart, die Seiten des Abdomens 
tragen sehr schmale borstenartige Schuppen. Die Bildung der 
Beine ist dieselbe wie bei squamuligera. 


Lepidiota ronensis n. sp. — . — {usca an nigro-fusca, 
nilida. Capite mediocriter dense fortiter punctato, clvpeo sinuato ; 
antennis rufis 10-articulatis; prothorace laxe punctato, punetis 
squamoso-setosis, lateribus subtiliter crenulatis ; scutello sparsim 
punctato; elytris subrugosis, umbilicato-punctatis, punctorum 
squamulis parvis lanceolatis, costis obsoletis ; pygidio subrugoso, 
fortiter umbilicito-punctato, punctis setosis. Subtus pectore flavo- 
piloso, abdomine medio sparsim, laleraliter dense punctato, punctis 
setas ferentibus ; pedibus brunneis, articulo primo tarsorum posti- 
corum secundo longitudine aequali, unguibus medio dentatis. — 
Long. 22-925 mill. 


Hab. : Ron Insel. 


In Färbung und Gestalt der L. squainuligera KirSGH sehr ähnlich, 
steht die Art jedoch durch die borstenartige Form der Schuppen 
auf der Oberseile der L. Reuläuxri BRSK. nahe. Von dieser unter- 
scheidet sie sich leicht durch den lingeren Fühlerfäicher. Der Kopf 
ist mässig dicht grob punktiert, der Vorderrand des Clypeus flach 
ausgebuchtet. Die zehngliedrigen Fühler sind rothraun, der Fächer 
ist gelbbraun und beim  bedeutend länger als die sechs vorher- 
sehenden (lieder des Stieles zusammen. Das Halsschild ist 
- Zerstreut punktiert, seine Seitenränder sind schwach krenuliert. 
Auf den Flügeldecken ist die Punktierung nicht so dicht wie bei 
Reulauxt, die Rippen treten etwas deutlicher hervor. Die Punkte 
auf dem Pygidium tragen Borsten, bei Reulauxi borstenartige 
Schuppen. Die Brust ist gelb behaart, das Abdomen ïin der Mitte 
zerstreut, an den Seiten dicht punktiert und gelblichgrau beborstet. 
Die beiden ersten Glieder der Hintertarsen sind von gleicher Länge, 
der Krallenzahn stehtin der Mitte. 


a 
D9 





Lepidiota scutata n.sp. — (j. — L. Reulauxi BRrsk. similis 
Rufa, nitida. Capite fortiter punctato, punctis squamoso-setosis, 
clypeo medio emarginato, antennis rufis 10-articulatis, flabello sat 
longo; prolthorace remote punctalo, squamoso-setoso, lateribus 
subtiliter crenulatis, angulis posticis oblusis, fere subrotundatis, 
anticis rectangulis, parum porrectis; scutello laxe punctato, 
punctis setas longas flavas ferentibus; elvtris mediocriter dense 
umbilicato-punetatis, punctis squamosis, squamis lanceolatis ; 
pygidio subrugoso, flavo-seloso. Subtus pectore flavo-hirto, abdo- 
mine sat dense puncetato, punctis flavo-setosis. Tarsis posticis arti 
culis duobus primis longitudine aequalibus, unguibus dente valido 
armatis. — Long. 20 mill. 

Hab. : Deutsch Neu-Guinea (Sialum). 


Die Artist in Färbung und Gestall der L. Reulauxri BRrSKk. sehr 
ähulich, unterscheidet sich aber leicht dadurch, dass die Punkte 
auf dem Schildchen nicht borstenartige Schuppen, sondern 
wirkliche lange gelbe Borsten tragen Der Kopf ist ziemlich dicht 
und grob punktiert, die Punkte tragen borstenartige Schuppen. 
Der Clypeus ist linger als bei Reulauxi, sein Vorderrand ist in der 
Mitte ausgebuchtet. Die Fühler sind zehngliedrig, der Fächer is 
beim  etwas länger als die sechs vorhergehenden Glieder des 
Slieles zusammen. Das Halsschild ist zerstreut punktiert, die 
Schuppen in den Punkten sind borstenfürmig. Auf dem Schildchen 
stehen die beborsteten Punkte sehr weitläufig. Die Punktierung 
auf den Flügeldecken ist nicht so dicht wie bei /ieulauxr, die 
Schuppen sind von derselben Gestalt. Das Pygidium ist chagriniert 
und gelb beborstet. Die Brust ist dicht gelb behaart, das Abdomen 
Ziemlich dicht punktiert und jeder Punkt mit einem gelbeu 
Borstenhaar versehen. Vereinzelte grobere Punkte an den Seiten 
tragen langere Haare. Die beiden ersten Glieder des Hintertarsen 
sind ungefihr von gleicher Länge, die Krallen tragen in der Mitie 
einen Ziemlich kräftigen Zahn. 


Lepidiota nigrofusca n. sp. — (4. — L. Vogeli BRsk. similis. 
Nigro-fusca, nitida. Capite laxe punctato, clypeo margine antico 
emarginato; antennis rufis 10-articulatis, prothorace sparsim punc- 
tato, punctis squamas minutas ovales ferentibus, lateribus crenula- 
tis; scutello remote punctato ; elytris sat sparsim punctatis, squamis 
parvis ellipticis ; pygidio nitido, coriaceo, minutissime squamoso. 
Pectore flavo cinereo-piloso, abdomine medio sparsim, lateraliter 
dense punctato, punctis albo-setosis ; articulo primo tarsorum pos- 
ticorum Ssecundo parum longiore, unguibus medio dentatis. — 
Long. 30 mill. 

Hab. : Ron Insel. 


96 


Der L. Vogeli Brsk. sehr ähnlich, die Schuppen der Oberseite 
überall klein, der Forceps anders gebildet. Der Kopf ist weitläufig 
punktiert, etwas weitläufiger als hei Vogeli Der Vorderrand des 
Clypeus ist ebenso ausgebuchtet wie bei letzterer Art. Der Fühler- 
ficher ist beim  hôchstens so lang wie die fünf vorhergehenden 
Glieder des Stieles zusammen. Das Halsschild ist fast von derselben 
Gestalt wie bei Vogeli gleichfalls weitläufig punktiert, doch sind 
die Schuppen der Punktle, wenn auch von derselben (Gestalt, so 
doch bedeutend kleiner. Das Schildchen trägt nur vereinzelte 
beschuppte Punkte. Auf den Flügeldecken stehen die Punkte weit- 
läufiger als bei Vogeli, und die Schuppen sind klein, so dass die 
Flügeldecken glänzender erscheinen. Das Pygidium ist fein leder- 
artig gerunzelt und glänzend, während es bei Vogeli fast matt ist. 
Die borstenartigen Schuppen auf dem Pygidium sind winzig klein. 
Die Brust ist gelblich behaart, das Abdomen in der Mitte zerstreut, 
viel weitläufiger als bei Vogeli, an den Seiten dicht punktiert, und 
ist jeder Punkt mit einer grauen Borste versehen. Das erste Glied 
der Hintertarsen ist kaum merklich länger als das zweite, die Kral- 
len tragen einen ziemlich kräftigen Zahn in der Mitte. 


Lepidiota macrolepida n. sp. — Nigro-fusca, nitida, albo- 
squamosa. Capite fortiter punctalo, punctorum squamis utrinque 
juxta oculos majoribus ; antennis rufis 10-articulatis, flabello flavo ; 
prothorace disco laxe, lateraliter densius punctato, squamis validis ; 
scutello sparsim punctato ; elvtris mediocriter dense punctatis, 
punctis squamas magnas ferentibus, costis fere Ilævibus pygidio 
coriaceo, minutissime squamoso-setoso. Pectore flavo-piloso, abdo- 
mine medio sparsim, lateraliter dense punetato, punctis squamis 
longis angustis vestitis; larsis posticis articulo primo secundo lon- 
vitudine æquali, unguibus dente medio valido armatis. — Long. 
25-30 mill. 


Hab. : Holländisch Neu-Guinea (Merauke). 


Eine durch die kräftigen länglichen Schuppen der Oberseite aus- 
vezeichnete Art. Der Kopfist kräftig punktiert, die Stirn ziemlich 
dicht, der Clypeus weitläutiger. Die Schuppen auf der Mitte der 
Stirn sind klein, die neben den Augen gross. Der Clypeus ist flach 
ausgebuchtet Die zehngliedrigen Fühler sind rothraun, der Fächer 
ist gelb und beim ' ein wenig läinger als die vier vorhergehenden 
Glieder des Stieles zusammen. Das Halsschild ist in der Mitte weit- 
liufig, an den Seiten dichter beschuppt, die Schuppen sind länglich 
elliptisch. Die Seitenränder sind krenuliert, vor den Vorderecken 
etwas aufgebogen. Das Schildchen ist weitläufig punktiert. Die Flü- 
geldecken sind schwach gerunzell, mässig dicht punktiert, jeder 


Re 
D 1 


Punkt ist mit einer grossen l'inglich eiformigen Schuppe versehen. 
Die Rippen markieren sich als unbeschuppte Linien. Das Pvgidium 
ist lederartig gerunzelt und trägt winzige borstenartige Schuppen. 
Die Brust ist gelblich behaart, das Abdomen in der Mitte zerstreut, 
an den Seiten ziemlich dicht punktiert. Die Schuppen der Punkte 
sind lang und schmal. Das erste Glied der Hintertarsen ist so lang 
wie das zweite, die Krallen tragen in der Mitte einen kriftigen, 
kaum merklich nach der Basis zu geneigten Zahn. 


Lepidiota lineata n. sp. _ ©. — Picea, nilida, albo-squa- 
mulata. Capite mediocriter dense fortiter punctalo, punetis minute 
squamosis, clypeo antice sinuato; antennis rufis 10-articulatis, 
flabello-flavo; prothorace disco laxe, lateraliter parum densius pune- 
talo, Squamis parvis, versus margines laterales majoribus, lateribus 
crenulatis ; scutello sparsim punctato; elytris mediocriter dense 
forliter punctatis, punetorum squamulis lanceolatis, costis fere 
lævibus ; pygidio subrugoso, umbilicato-punctalo, punetis miru- 
tissime selosis, feminæ ante apicem bulboso. Pectore flavo-piloso, 
medio in posteriore parte albo-squamoso; abdomine medio spar- 
sim, lateraliter dense punctato, punctis albo_setoso-squamosis : arti- 
culo primo tarsorum posticorum secundo paulo longiore, unguibus 
dente submediano armatis. — Long. 30-35 mili. 


Hab. : Aru Inseln 


Durch ihre Grôsse und die fünf glatten Längslinién auf jeder 
Flügeldecke muss diese Art Aehnlichkeit mit der mir unbekannten 
L, quinquelineata M'LEAY haben. Die Beschreibung letzterer Art 
passt Jedoch nicht genau auf die vorliegende. Vor allem soll bei 
quinquelineata die Mitte der Brust gelb behaart sein, wäbrend 
bei lineata die Mitte des Metasternums in der hinteren Hälfte 
weisse borstenartige Schuppen trägt. Die Färbung ist schwarz- 
braun, glänzend. Der Kopfist mässig dicht punktiert, die Punkte 
tragen äusserst kleine Schüppchen. Der Vorderrand des Clypeus ist 
flach ausgebuchtet. Die Fühler sind braun, der Fächer ist gelb und 
beim ©, welches allein vorliegt, hôchstens so lang wie die vier vor- 
hergehenden Glieder des Stieles zusammen. Das Halsschild is in der 
Mitte sehr weitläufig punktiert, an den Seiten ein wenig dichter. 
Die Schuppen sind in der Mitte sehr klein und werden nach den 
Seitenräindern zu grôsser. Ihre Gestalt ist länglich, fast borstenar- 
tig. Die Seitenränder des Hallsschildes sind krenuliert, vor den 
Vorderecken etwas aufgebogen. Das Schildchen ist weitläufig 
punktiert. Die Punkte sind auf den Flügeldecken mässig dicht 
gestellt und mit schmalen linglichen Schuppen besetzt. Die flachen 
Rippen sind sehr deutlich als glatte Linien sichtbar. Das PYgidium 


D8 


ist fein gerunzelt und nicht besonders dicht mit Nabelpunkten 


bedeckt, die winzige Bôrstchen tragen. Vor dem Hinterrande befin- 
det sich beim © eine kleine beulenartige Erhebung, der Hinterrand 
selbst ist in der Mitte ganz kurz bogenformig ausgeschnitten. Die 
Brust ist gelblich behaart und, wie bereits erwähnt, im hinteren 
Teile der Mitte mit weissen, borstenartige Schuppen besetzt. Die 
Mitte des Abdomens ist weitläufig, die Seiten sind dicht punktiert 
und jeder Punkt trägt eine borstenartige Wweisse Schuppe. Aus 
vereinzelten grôberen Punkten an den Seiten entspringen lange 
feine graue Haare. Das erste Glied der Hintertarsen ist ein wenig 
linger als das zweite, der Krallenzahn steht nicht genau in der 
Mitte, sondern der Basis elWwas nüher. 


Lepidiota rugifrons n. sp. — /. nigricolli KirscH valde 
affinis. Brunnea, nitida, capite prothoraceque nigris, hoc laleribus 
fuseis. Capite fortiter punctalo, fronte subrugosa, clypeo leviter 
sinuato; antennis rufis 10-articulatis; prothorace parce punetato, 
lateribus subtiliter crenulatis; seutello laxe punctato: elytris 
ecostatis, sat fortiter punetatis, punctis minutissime setosis ; pygi- 
dio mediocriter dense umbilicato-punctato, feminae ante marginem 
posticum transversim carinato, margine postico medio breviter 
emarginato. Pectore flavo-cinereo, abdomine sparsim punctato, 
punctis setosis; tarsis posticis articulo primo secundo parum 
longiore, unguibus medio dentatis. — Long. 25 mill. 

Hab. : Britisch Neu-Guinea (Milne Bai). = 


Die Art gleicht in Färbung und Gestalt der L. nigricollis KiRSCH 
und ist vielleicht nur eine Lokalform diese Art. Auf der Stirn, Wwel- 
che bei nigricollis weitläufig punktiert ist, stehen bei rugifrons die 
sroben Punkte eng, so dass die Stirn runzlig erscheint. Auch auf 
dem Clypeus stehen die Punkte enger wie bei xigricollis. Die Form 
des Halsschildes ist dieselbe wie bei letzterer Art, doch ist die Punk- 
tierung ein wénig dichter. Das Schildchen, ist weitläufig punktiert. 
Die Flügeldecken sind mässig dicht mit Nabelpunkten bedeckt, 
welche unter der Lupe winzige Bôrstchen erkennen lassen. 
Rippen sind ausser des Nahtrippe ebenso wie bei nigrocollis kaum 
angedeutet. Das Pygidiumist schwach gerunzelt, nabelartig punk- 
tiertund beim © vor dem Hinterrande mit einem Querkiel ver- 
sehen, welcher, wie mir Herr Prof. Dr. K. M. HELLER in Dresden 
mitteilte, beim © von wigricollis nicht vorhanden ist. Der Hinter- 
rand des Pygidiums ist beim ® in der Mitte kurz bogenfürmig 
ausgeschnitten. Die Brustist gelblich behaart, das Abdomen in der 
Mitte sehr weitläufig, an den Seiten ein wenig dichter punktiert 
und trigt jeder Punkt eine graue Borste. Das vorletzte Bauchseg- 


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59 


ment zeigt an den Seiten einige lange Haare. Das erste Glied der 
Hintertarsen ist kaum merklich länger als das zweile, die Krallen 
tragen in der Mitte einen kräftigen, schwach nach der Basis zu 
geneigten Zahn. | 

Ein vom Alexander” Gebirge (Anthony leg. 1 96) stimmt in der 
Forceps bildung annährend mit rugifrons überein, doch ist das 
Halsschijd rotbraun gefärbt und die Seiten desselben sind vor der 
Mitte schwach ausgebuchtet. [Ich benenne diese Varielät oder 
Lokalform ruficollis. 


Lepidiota impressifrons n. sp. — L. nigricolli  Kirscn 
affinis. Bruunea, nitida, capite prothoraceque nigris an piceis, hoc 
lateribus fuseis. Capite sat dense fortiter punelato, fronte utrinque 


juxta oculos leviter transversim impressa, clypeo antice emarginalo; 


antennis rufis 10-articulatis; prothorace laxe puncetato, lateribus 
subcrenulatis, ante medium parum sinuatis; scutello remote 
punetato ; elytris subrugosis, sat fortiter punclatis, costis obsolelis; 
pygidio subrugoso, umbilicato - punctato. Pectore flavo hirto, 
abdominé sparsim punclato, punctis setosis; articulo primo tarso- 
rum posticorum secundo paulo longiore, unguibus dente medio 
armatis. — Long. 23 mill. 

Hab. : Deutsch Neu-Guinea (Sattelherg). 

Die Art steht gleichfalls der L. miyricollis KiR£CH nahe. Sie 
unterscheidet sich von xigricollis durch die dicht punktierte Stirn, 
von rugifrons durch einen flachen Quereindruk auf derselben 
neben den Augen Der Vorderrand des Clypeus ist ebenso ausge- 
randet wie bei nigricollis. Die Fühler sind zehngliedrig, der Fächer 
ist in beiden Geschlechtern nur weniglänger wie die vier vorherge- 
henden Glieder des Stieles zusammen. Das Halsschild zeigteine 
gleiche Skulptur und eine ähnliche Form wie nigricollis, doch 
sind die Seitenränder vor der Mitte etwas ausgebuchtet. Auf den 
Flügeldecken machen sich im Gegensatz zu nigricollis schwache 
Rippen bemerkbar. Das Pygidium ist mässig dicht mit kurz bebors- 
teten Nabelpunkten bedeckt und trägt beim © vordem Hinterrande 
keinen Querkiel. Die Mite des Hinterrandes Zzeigt beim © einen 
kleinen bogenformigen Aasschnitt. Die Brust ist dicht gelblich 
behaart, das Abdomen zerstreut punktiert, die Punkte sind kurz 
beborstet. Das erste Glied der Hinterlarsen ist ein Wenig Finger 
als das zweite, der Krallenzahn steht in der Mitte. 


Lepidiota microlepida n. sp. — («$. — L. nigricolli KirecH 
affinis. Supra picea, nitida, capite prothoraceque nigris, subtus 
rufa. Capite remote punctato, clypeo leviter sinuato; antennis rufis 
10-articulatis; prothorace laxe punctalo, puncetis juxta margines 


60 


laterales hreviter squaimnoso-setosis, lateribus subcrenulatis; scu- 
tello sparsim punctato; elytris mediocriter dense punctatis, punctis 
laterum squamas minutas ferentibus ; pygidio laxe umbilicato- 
punclato, punclis breviter squamoso-setosis. Subtus pectore flavo- 
piloso, abdomine sparsim punctato et seloso; unguibus medio den- 
tatis. — Long. 22 mill. 

Hab. : New Guinea. 


Diese Art, welche mit L. raigricollis KiRSCH verwandt ist, fand 
ich in der BRENSKE’ schen Samimlung nur mit der Fundortangabe : 
New-Guinea (STAUDINGER). Die Flügeldecken sind dunkelbraun 
sefärbt, doch kann die dunkle Färbung durch postmortale Verän- 
derung entstanden sein. Der Kopf ist noch weitläufiger punktiert als 
bei nigricollis, der Vorderrand des Clypeus ist schwach ausgebuch- 
tet. Die rotbraunen Fühler haben ebenso wie bei nigricollis nur 
einen kleinen Fächer, der beim 4 nicht ganz so lang ist wie die 
fünf vorhergehenden Glieder des Stieles zusammen. Das Halsschild 
ist von derselben (Gestalt wie bei rigricollis, gleichfalls zerstreut 
punktiert, doch tragen die Punkte an den Seiten deutliche kleine 
borstenartige Schuppen Das Schildchen ist weitläufig punktiert. 
Auf den Flügeldecken stehen die Punkte mässig dicht und tragen 
_auf dem Discus winzige Bôrstchen, an den Seiten ein wenig grûs- 
sere borstenartige Schüppchen Das Pygidium ist ziemlich weitläu- 
fig mit Nabelpunkten bedeckt, die mit kurzen Borstenschuppen 
besetzt sind. Die Brust ist gelblich behaart, das Abdomen weitläu- 
fig punktiert und jeder Punkt mit einem grauen Borstenhaar ver- 
sehen. Der Krallenzahn steht in der Mitte. 


Lepidiota serraticolis n. sp. — +. — Picea, nitida. Capite 
fortiter subrugoso-punctato, clypeo antice sinuato; antennis piceis 
10 articulatis ; prothorace longitudine latiore, parum post medium 
rotundato-ampliato, lateribus crenulatis, disco laxe, lateraliter 
densius punctato, punctis breviter selosis; scutello sparsim puncetato; 
elytris mediocriler dense fortiter punctatis, punctis setas minutas 
ferentibus, costis obsoletis: pygidio subrugoso, breviter setoso. 
Subtus pectore flavo-piloso, abdomine sat dense punctato et setoso; 
articulo primo tarsorum posticorum secundo longitudine aequali, 
unguibus medio dentatis. — Long. 25 mill. 


Hab. : New Guinea (Arfak). 


In der Gestalt der L. nigricollis KirscH änhlich, unterscheidet 
sich diese Art, abgesehen vor der Färbung, leicht durch die kräf- 
tig krenulierten Halsschildseiten. Die Färbung ist schwarzbraun. 
Der Kopf ist dicht, fast runzelig punktiert, der Vorderrand des 
Clypeus schwach ausgebuchtet. Das Hasschild ist etwas hinter der 





GI 


Mitte bogenformig erweitert, die Hinterecken sind sehr sumpf, die 
Vorderecken fast rechtwinklig. Die Oberfläche ist in der Mitte zer- 
streut, an den Seiten, namentlich im vorderen Teile, fdichter punk- 
tiert. Die Punkte sind weisslich heborstet, und zwar sind die Bors- 
ten auf dem Discus winzig klein, an den Seiten etwas grôsser. Das 
Schildchen ist weitläufig punktiert. Die Flügeldecken sind mässig 
dicht mit Nabelpunkten bedeckt, die winzig beborstet sind. Auch 
auf den Flügeldecken sind die Borsten an den Seiten etwas grûs- 
ser. Rippen treten undeutlich als glättere Längslinien hervor. Das 
Pygidium ist schwach gerunzelt und kurz heborstet. Die Brust ist 
gelblich behaart, das Abdomen namentlich an den Seiten ziemlich 
dicht punktiert und jeder Punkt mit einer Borste versehen. Die 
beiden ersten Glieder der Hintertarsen sind von gleicher Linge, die 
Krallen tragen in der Mitte einen kräftigen, etwas nach der Basis 
Zu geneigten Zahn. 


Lepidiota salomona n. sp. — +. — Brunnea, nitida. Capite 
mediocriter dense fortiter punctato, clypeo emarginato; antennis 
10-articulatis, flabello longo, stipite parum breviore; prothorace 
longitudine latiore, parum post medium ampliato, angulis posticis 
obtusis, anticis fere rectangulis, paulo porrectis, lateribus subtiliter 
crenulatis, disco laxe punetato, punctis breviter setosis; seutello 
sat remote punctato ; elvtris fortiter umbilicato-punctatis, punctis 
setas minutas ferentibus ; pygidio coriaceo, breviter setoso. Subtus 
pectore flavo-piloso, abdomine medio sparsim, lateraliter sat dense 
punctato, punctis selosis; tarsis posticis articulo primo secundo 
longitudine aequali, unguibus dente medio armatis. — Long. 
25 mill. 

Hab. : Salomo Inseln (Bougainville). C RiB8E leg. 


In der Gestalt der L. nigricollis KirscH ähnlich, von brauner 
Färbung. Der Kopf ist mäüssig dicht, aber grob punktiert, der Vor- 
derrand des Clypeus ist flach ausgebuchtt. Der Fühlerfächer ist 
beim + lang, nur wenig kürzer als der Stiel, das siebente Glied des 
letzteren ist ein wenig blattformig ausgezogen. Das Halsschild ist 
weitläufig punktiert, die Punkte sind sehr kurz, neben den Seiten- 
rändern ein wenig lânger beborstet. Letztere sind nur sehr schwach 
gekerbt. Das Schildehen ist ziemlich weitläufig punktiert. Die Flü- 
geldecken sind mässig dicht mit kurz beborsteten Nabelpunkten 
bedeckt, Rippen sind nur änsserst schwach angedeutet. Das Pygi- 
dium ist fein lederartig gerunzelt und trägt kurze abstehende 
Borsten. Die Brust ist gelblich behaart, das Abdomen in der Mitte 
weitläufig, an den Seiten ziemlich dicht punktiert und jeder Punkt 
gelblich beborstet. Die beiden ersten Glieder der Hintertarsen sind 


ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. LVIT, Lere111-1913 5 


62 


von gleicher Läinge, der Krallenzahn steht in der Mitte mit schwa- 
cher Neigung nach der Basis zu. 


Lepidiota pentaphylla n. sp. — Fusca, nitida, capite pro- 
thoraceque interdum obscurioribus. Capite sat dense fortiter punc- 
tato, clypeo emarginato; antennis 10-articulatis, flabello 5-articu- 
lato; prothorace longitudine latiore, post medium rotundato- 
ampliato, angulis posticis obtusis, anticis fere rectangulis, lateribus 
subcrenulatis,sat laxe punctato, punctis minutissime setosis; scutello 
sparsim punctato; elytris subrugosis, umbilicato-punctatis, costis 
obsoletis ; pygidio coriaceo, feminae ante apicem transversin cari- 
nato; pectore flavo-piloso, abdomine medio sparsim, lateraliter 
paulo densius punctato, punctis setosis; articulo primo tarsorum 
posticorum parum compresso, secundo longitudine aequali ungui- 
bus medio dentatis. — Long. 25-28 mill. 

Hab. : Shortland Ins. C. RIBBE leg.; Neu-Pommern. C. WAHNES 
leg. 


Etwas robuster als L. salomona, durch die Fühlerbildung unter- 
schieden. Der Kopf ist ziemlich dicht und grob punktiert, der Vor- 
derrand des Clypeus schwach ausgebuchtet. Der Stiel des Fühlers 
ist rotbraun, der Fächer ist gelbbraun, besteht aus fünfGliedernund 
ist beim nur wenig kürzer wie der Stiel, beim ® kaum länger wi- 
die drei vorhergehenden Glieder des Stieles zusammen. Das Hals- 
schild ist ziemlich weitläufig punktiert, jeder Punkt mit einem sehr 
kleinen Bôürstchen versehen. Die Seitenränder sind nur sehr 
schwach krenuliert, die Hinterecken stumpfwinklig, die Vorder- 
ecken fast rechtwinklig. Das Schildchen trägt nur einige Punkte. 
Die Flügeldecken sind schwach gerunzelt und nabelartig punktiert, 
die Rippen sind nur angedeutet. Das Pygidium ist lederartig gerun- 
zelt, beim © mit einem Querkiel vor dem Hinterrande. Letzterer 
zeigt beim © einen kleinen bogenformigen Ausschnitt in der Mitte. 
Die Brust ist gelb behaart, die Mitte des Abdomens ist weitläufig, 
die Seiten sind ein wenig dichter punktiert. Jeder Punkt trägt ein 
kurzes gelbliches Borstenhaar. Das erste Glied der Hintertarsen ist 
etwas zusammengedrückt und von gleicher Länge wie das zweite. 
Die Krallen tragen in der Mitte einen kleinen, nach der Basis zu 
geneigten Zahn. 


Holotrichia keyensis Mos., Ann. Soc. ent. Belg. 1912, p. 438, 
gehôrt in die Gattung Lepidiota. Die grosse Aehnlichkeit dieser Art 
mit H. insecata Mos. von Java hatte mich dazu verleitet, sie als eine 
Holotrichia zu beschreiben. Die nachträgliche Untersuchung der 
Mundteile hat jedoch ergeben dass die Art eine Lepidiota ist. 





65 


NOTES ET SYNONYMIES 
RELATIVES A QUELQUES HÉTÉROCÈRES SUD-AMÉRICAINS 


par Paul Dognin 


Je crois utile de passer en revue les espèces que M. CHARLES 
OBERTHUR à fait figurer dans son sixième fascicule des « Etudes 
de Lépidoptérologie comparée »; mais, de même que dans mes 
précédentes notes (Annales de la Société Entomologique de Bel- 
gique, tome LVI, 1912), je ne parlerai que des espèces de l’Amé- 
rique du Sud que je possède personnellement et qu'il m’aura été 
ainsi possible d'étudier de visu. 


Planche 144, fig. 1,348 : Drepanodes irmata OBrH., c’est Dysephyra 
perpolitaria MOESCHLER. M. CHARLES 
OBERTHUR n’a pas reconnu l’espèce, dans 
la figure 16 de la planche 17, des Bei- 
träge zür Schinetterlingsfauna von Suri- 
na, qui est peinte d’un jaune trop 
citron, mais MOESCHLER écrit dans sa des- 
cription « goldgelb » et celle-ci concorde 
parfaitement avec l’espèce que je possède 
de Guyane française. 

Cette espèce rentre non pas dans les En- 
nominæ qui, n'ayant pas de vraie nervure 
> aux inférieures (l’indépendante de 
GUÉNÉE), font partie du second groupe 
des Phalénites, mais bien dans les Ster- 
rhinae faisant partie du premier groupe 
à vraie nervure 9. MOESCHLER l'avait pla- 
cée dans les Anisodes de GUÉNÉE, mais 
WARREN à, depuis, créé le genre Dyse- 
phyra dans lequel se placera cette espèce. 

Planche 145, fig. 1,354 : Drepanodes charisaria OBrx., c'est Pyrinia 

megara DRUCE (Biol. Centr. Am. pl. 44, 
fig. 8-9); du moins cette figure concorde 
parfaitement avec un spécimen que 
M. DRUCE, lui-même, m’a obligeamment 
déterminé sur type en mars 1897. 

— — fig. 1,555 : Drepanodes icaria OBTH., c’est Pyrinia hu- 
merata WARREN (Novitates Zool. XII, 
p. 378). 


64 


— fig. 1,357 : Drepanodes icartaria OBTH., c'est Cartel- 
lodes levis Tarerry-MIEeG (« Le Natura- 
liste », 1% Juillet 1895). Le type est de 
Rio de Janeiro, mais j'ai l’espèce typique 
de’Bolivie, de Colombie et de l'Equateur. 
Je possède, d’autre part, une paire de 
Colombie qui a le point discal du dessus 
des supérieures beaucoup plus gros que 
chez le type ou la figure 1,357 et l’appel- 
lerai levis magnipuncta. 

— fig. 1,359 : Drepanodes undulinaria OBTrH., c'est Ha-. 
lesa asycharia \WALKER — gonodontaria 
SNELLEN, pl. 4, fig. 11. La figure de. 
SNELLEN dans Opgave der Geometrina, 
elc., découpe moins le bord terminal 
que la figure 1,359, mais je possède deux 
exemplaires, frais, qui s’en rapprochent 
de bien près; de même les ombres qui 
accompagnent la ligne des inférieures 
varient d'intensité. 

— fig. 1,860 : Drepanodes ziczacaria OBrH. est la forme 
foncée d’Halesa trogonaria HERR. SCu., 
fig. 5995. Je possède deux exemplaires se 
rapprochant de la tonalité de la figure 
939 qui, peut-être aussi, a été exagérée 
par le peintre. Je garderai, pour la forme 
foncée, le nom d’Halesa trogonarina zicza- 
caria OBTH. Quant à Drepanodes albi- 
coæaria FELD. et RoG., pl. 195, fig. 5, ce 
ne doit pas être une espèce américaine, 
voir la note de WARREN dans € Novitates 
Zoologicæ », vol. I, pp. 367/8, et Wa- 
REN avait le type sous les veux. 

— fig. 1,362 : Crocopteryx niligenata OBTH., c'est Pyrinia 
grata WATKER. 

— fig. 1,363 : Crocopteryx pervisata GUÉNÉE. Cette espèce 
a été redécrite par WARREN, sous le nom 
de Pyrinia insula (Proceedings of the 
United States National Museum, vol. XXX, 
p. 996). * 

— fig. 1,364 : Crocopteryx rumiliata OprH., c'est Pyrinia 
cœaria WALKER. 





= — fig. 4,565 : 


Planche 146, fig. 1,372 : 


= — Hg L919.: 


fig 1978. 


fie 1,380: 


2 fig. 1,88: 


Ne og 1.303: 


— — fig. 1,386 : 


05 


Crocopteryæ cerocainpata GUÉNÉE. WARREN 
a séparé de cette espèce sa Pyrinia junc- 
taria (Novitates Zoologicæ, XI, p. 171) et 
donne comme différence principale que 
Junctaria n’a pas «la petite tache blanche 
costale » dont parle GUÉNÉE, mais je 
crois bien que les deux espèces ne sont 
pas spécifiquement séparées et qu’il ne 
s’agit que de variations individuelles. 

M. CHARLES OBERTHUR mentionne page 
238 la Pyrinia icterata, figurée par FEL- 
DER et ROGENHOFER, pl. CXXIIT, fig. 10 et 
104; ce nom est synonyme de Pyrinia 
Criasaria WALKER, publié en 1860. 

Crocopteryx fridolinata Oprn., c’est Pyri- 
nia praefulvata WARREN (Proc. of the 
Unit. States National Museum, vol. XXX, 
p. 996). 

Crocopteryx alvarezata OBTH., c’est Pyrinia 
fulvata WARREN (Nov. Zool., vol. I, p. 
460, 1894) — Pyrinia castana DOGNIN 
(Ann. de la Soc. Ent. de Belgique, tome 
XL, p. 142, 1896). 

Crocopteryx antarxata OBrTH., c’est Pyrinia 
yerma DoGnix décrit, en 1896, dans les 
Annales de la Soc. Ent. de Belgique, 
tome 40, p. 14l, avec la description 
complétée, en octobre 1911, dans Hété- 
rocères nouveaux de l'Amérique du Sud, 
fascicule IT, p. 49. 

Crocopteryx iquitata OBrH., c'est Pyrinia 
aurantiata BUTLER. 

Crocopteryx balifolata OBr., c’est Pyrinia 
zizana DOGNIN (Annales de la Soc. Ent. 
de Belgique, tome 40, 1896, p. 140). 

Crocopteryx cundinamarcata OBTH., c’est 
l'yrinia vanidosa Do&nix (loc. cit., 1896, 
p. 140). Le type de Loja est d’un jaune 
légèrement plus ochracé que le type de 
Nouvelle-Grenade. 

Cratoptera porimata GUÉNÉE. M. CHARLES 
OBERTHUR émet l'avis que vestianaria 
Herr. Sc. ,vilaria HERR.SCH. et portmata 


66 


GN. sont trois termes d’une même unité 
spécifique très variable; j’exclurais vila- 
ria, Mais je crois, en effet,que vestianaria 
et porimata sont bien la même espèce 
(laquelle a la priorité?). Et je crois que les 
trois espèces suivantes n’en sont que des 
variétés : Gynopteryx zarumata OBTH., 
pl. 147, fig. 1,390 ; Gynopteryx zarumata- 
aurantiacata OBTH., fig. 1,591 et Gynop- 
teryx zarumata-olivata OBrx., fig. 1,392. 
Ces trois formes faisaient partie de ma 
série des vestianaria HERR. SCH.; j'en 
possède même une quatrième variété, 
entièrement fauve orangé sombre. 


Planche 147, fig. 1,394 : Gynopteryx primularia-unicoloraria OBTu. 


Je ne possède pas cette forme. WARREN, 
dans les Novitates zoologicae, 1900, p. 
215, rattache la primularia ©, que DRUCE 
indique comme sans aucune tache, à 
Cratoptera vilaria HERR. SCH. (fig. 336). 
Si cela est exact, primularia-unicoloraria 
serait donc la forme typique de vilaria 
HERRICH SCHAEFFER. D'autre part, WaR- 
REN, à la même page 213, nomme 
variété obscurata, la forme lavée de brun 
figurée sous le n° 1,395; var. macu- 
lataria tombe donc de toute façon en 
synonymie avec var. obscurata WARREN. 


Planche 148, fig. 1,399 : Gynopteryx erebata OBrn , c’est Pseusto- 


placa WARREN obscurissima Tn. M. (Bul- 
letin de la Soc. Ent. de France, 1894). 
M. Prour fait rentrer cette espèce dans 
le genre Sycia GUÉNÉE. 


— fig. 1,409 : Periclina spiritata OBrH. Je possède, de 


Colombie, cette forme absolument 
identique et qui ne diffère d’Heterolocha 
olorosa DoGniN (Ann. de la Soc. Ent. de 
Belgique, 1895, p. 158) que par la teinte 
jaune du fond moins chargée d’atomes 
orangés; j'ai, d'autre part, une © de Co- 
lombie qui est également identique à 
Periclina ciceronata OBTH., fig. 1,410 
(M. OBERTHUR n'indique le sexe pour 
aucune de ces deux figures 1,409 et 


67 


1,410, mais je ne crois pas me tromper 
en tenant 1,409 pour le 4 et 1,410 pour 
la 9); cette © est sûrement la même es- 
pèce qu'Ayperythra syctaria WALKER 
décrite sur une © du Venezuela et dont 
Je possède deux 99, également du Ve- 
nezuela, en tout conformes à la descrip- 
tion et d’ailleurs comparées au type de 
Londres. 

Or, je ne crois pas me tromper en tenant 
ces J et ces PC pour une seule et 
même espèce, dont la synonymie s'établit 
comme suit : 

Melinodes syctaria WALKER © 


d° olorosa DOGNIX 
d° spiritata OBERTHUR 
de ciceronata OBERTHUR © 


Au British Museum syctaria WALkER esl 
indiqué comme synonyme de rumiaria 
GN. qui aurait la priorité; mais je pos- 
sède deux exemplaires © dont un absolu- 
ment conforme à la description de Guk- 
NÉE, ainsi qu’à la figure 1,490. Or, jecon- 
state une série de petites différences entre 
rumiaria et syctaria qui me font tenir 
les deux espèces séparées; ainsi rumiaria 
a la tache costale des supérieures aussi 
nette en dessous qu’en dessus, ce qui 
n’est pas le cas chez syctaria, la teinte est 
plus citron, les stries rares el gris violacé, 
non orangées, etc. ARuinia inquietaria 
MAASSEN es cerlainement la même es- 
pèce que rumiaria GUEÉNÉE. MAASSEN 
omet également d'indiquer le sexe, mais 
la tig. 7, pl. 23, semble bien être aussi 
une ©. 

M. SCHAUS a décrit un Melinodes dedalina 
(Trans. Am. Ent. Sy, 1901, p. 178) qu'il 
a considéré plus tard comme synonyme 
d'olorosa DGx., mais je tiens les deux 
espèces pour distinctes ; la ligne postmé- 
diane des supérieures, chez dedalma, est 
moins rigide, droite et simple sur la côte 
et non bifurquée. 


68 


Ainsi que le remarque M. OBERTHUR, ces 
espèces varient de taille dans une assez 
forte mesure. 

Planche 149, fig. 1,416 : Apicia quartaria GUÉNÉE ©. Je ne possède 
qu'une ? de cette espèce, de teinte plus 
claire que le type et avec l’antémédiane 
indiquée aux premières ailes, mais autre- 
ment bien pareille. M. OBERTHUR fait 
figurer, sous le n° 1,417, un qu'il 
nomme quartaria GN, et qui, à son avis, 
ferait le passage avec holmaria GN., ©, 
fig. 1,418, en sorte qu'il regarde les trois 
insectes n° 1,416, 1,417 et 1,418 comme 
étant la même espèce. Je crois qu'il se 
trompe absolument et que les trois in- 
sectes appartiennent à trois espèces fort 
distinctes ou tout au moins à deux, si 
l’on veut que les deux 90 n° 1,416 et 
1,418 soient conspécifiques. 

Je possède, en effet, pris par Fassz en 
Colombie, un pareil à la fig. 1,417 
avec ses deux © absolument identiques 
de toutes façons, sauf la taille et le sexe. 
Le mesure 27, les deux ©0 30: et 
34 mill. et, comme cette espèce n’a, à 
ma connaissance, aucun nom pour le 
moment, j'ai grand plaisir à proposer 
pour elle le nom d’Oberthuri, en 
l’honneur de son iconographe. 

La paire type provient de Medina (500 
mètres), la seconde © co-type, plus 
grande, du Cañon del Tolima {1,700 

mètres), Colombie. 

Planche 159, fig. 1,448: Synnomos firmaimentaria GUÉNÉE. Je crois 
bien, mais n’en suis pas sûr du tout, que 
c'est l’espèce que je possède sous la 
synonymie suivante :. geitonia WARREN, 
gabraria \WALKER — gracililinea WAR- 
REN (Nov. Zool., XII, p. 370). J’ai huit 
Jd et une ®, mais tous de la même lo- 
calité; ma 9 a la série terminale de 
taches précédée d’une ligne complète 
aux secondes comme aux premières 
ailes; mais sans doute les 9® sont-elles 


69 


très variables? Chez tous mes jf les 
lignes sont complètes et les taches, qui 
suivent, petites et linéaires ; d'aspect, ils 
s’écarteut donc encore plus du type de 
GUÉNÉE. Le nom de GUÉNÉE aurait, bien 
entendu, la priorité. 

Planche 134, fig. 1,484 et 1,485 : Hyperythra Miegii MABILLE. Quoi- 
que ne m'occupant nullement d'Hétéro- 
cères africains, je me trouve, par l’ac- 
quisilion des types que possédait M. 
Tarterey MIE, avoir le type de Miegii 
MABILLE. Cest un (j assez défraichi, 
notamment dans ses premières ailes, de 
teinte jaune comme la © figurée, en 1894, 
dans les Annales de la Soc. Ent. de 
France, pl 15. fig. 4; le dessus des supé- 
rieures avec le point discal bien marqué, 
sans lignes antémédiane ou médiane, la 
bordure terminale gris violacé coupée 
intérieurement sur 2, terminalement sur 
5 et 4 et subapicalement par le jaune du 
fond. Les inférieures avec le point, pas 
de médiane et la bordure terminale ré- 
duite à une assez large tache costale. Le 
dessous absolument conforme à celui de 
fig. 1,485. 

— — fig. 1,489 : Sicya nemeenaria OBTH., c’est Sicya Dognini 
TaieRrY Mic (Bulletin de la Soc. Ent. 
de France, 1895, n° 11). 

Planche 159, fig. 1,544 et 1,545 : Odontopera edenturia d'et ® Guk- 
NÉE. L'espèce a été redécrite par M. 
SCHAUS sous le nom d’Azelina paranaria. 

— — fig. 1,947 : Azelina minopenaria OBrTH. Cette espèce est 
une forme de Pero {/Azelina)] jonesaria 
SCHAUS (Journal N. V. Ent. Soc., vol. V, 
p. 162) décrite de Castro, Parana; elle ne 
diffère de jonesaria que par sa teinte plus 
rousse el le dessus des inférieures plus 
blanc. 
= — fig. 1,549 : Azelina miplesetheria OBTH., c'est Eusenea 
7 castanea WARREN (Nov. Zool., vol. XI, 
1904, p. 570). En passant, je me per- 
mets de recommander cette description 


70 


à M. CHARLES OBERTHUR,; s’il consent à 
l’étudier, il verra qu’elle est plus exacte 
et plus détaillée encore que la figure. 


Planche 160, fig. 1,554 : Azelina molionaria OBrH., c’est Meticulodes 


(Azelina) fortunata DOGniN (& Le Natura- 
raliste », 1% août 1892). Molionaria ne 
s’écarte du type que par l’absence en 
dessus des premières ailes des petits 
points subterminaux blanes. WALKkER 
indique cette espèce comme ceriata de 
la collection d'HERRICH SCHAEFFER, Mais 
ce nom de ceriata donné par MorIrz n’a 
jamais été publié. 


— fig. 1,555: Azelina Munycharia OBTH., c’est Pero 


[Azelina) trena DoGNiN (Annales de la 
Soc. Ent. de Belgique, 1895, p. 108). 


SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE 





III 


Assemblée mensuelle du 1‘ mars 1913 
Présidencé de M. AuG. LAMEERE, vice-président. 


— La séance est ouverte à 20 heures. 


— Le procès-verbal de la séance du 1° février 1913 ne peut être 
approuvé, le fascicule IT des Annales n'ayant pu être distribué 


encore. 


Décisions du Conseil. — Le Conseil a admis en qualité de membres 
effectifs M. BOURGOIN, présenté par MM. ACHARD et SCHOUTEDEN, 
— et M. M. Royer, présenté par MM. LALLEMAND et SCHOUTEDEN. 


Correspondance. — M. LALLEMAND nous communique sa nou- 


velle adresse : 8, rue du Pacifique, à Uccle. 


Travaux pour les Annales. — L'impression des travaux insérés 


dans ce numéro est décidée. 


Cominunications. — M. BoNproirT montre un spécimen vivant de 


la Tique Ornithodorus moubata. 


— M. DE CROMBRUGGHE donne quelques indications sur diverses 
captures intéressantes de Microlépidoptères belges. Ces notes sont 


insérées plus loin. 


— La séance est levée à 21 1/2 heures. 


ANNALES DE LA SOC. ENTOM, DE BELGIQUE, T. LVIt, 4-1V-1915 


RL: 


72 


NOTE SUR 


DEPRESSARIA PULCHERRIMELLA STT. 
DEPRESSARIA APPLANA F. 
ET DEPRESSARIA CILIELLA STT. 


par le Baron @&. de €rombrugghe de Picquendaele 


NOTE RECTIFICATIVE. — Depressaria douglasella Srr. figure au catalogue 
LAMBILLION, Cette espèce a donc été découverte en Belgique et l’adjonction de 
Depressaisia pulcherrimella n'entraîne pas la suppression de sa congénère. 


Depressaria douglasella Srr. figure par erreur dans mon Cata- 
logue des Microlépidoptères de Belgique. Il faut lire : Depressa- 
ria pulcherrimella Srr. Les papillons se ressemblent beaucoup, 
Douglasella ayant une teinte jaunâtre et Pulcherrimella une teinte 
rougeñtre. À en juger d’après la description de la chenille de 
Douglasella dans MEYrIcK et dans SPULER, les deux chenilles se 
ressemblent également et comme, d’après les auteurs, les deux 
chenilles peuvent se trouver sur Daucus carota, on est fort exposé 
à les confondre. J'ai trouvé la chenille de Pulcherrimella parfois 
en nombre au bord des avenues des bois marécageux à Bergh et à 
Nederockerzeel. Le 28 juin dernier, je l’ai trouvée au bord d’un 
chemin à Jette. Ordinairement elle est adulte au commencement de 
juin. Sa plante de prédilection est Pämpinella saxifraga, mais on l'a 
observée aussi sur Daucus cürota, Cnidium venosum, Bunium 
flexœuosum, Valeriana et, d’après mes annotations, je l’ai trouvée 
aussi sur Angelica sylvestris. Elle plie les feuilles en double. Excep- 
tionnellement la feuille pliée en double de Pimpinella saxifraga 
peut aussi abriter la chenille de Depressaria ciliella Srr. Ici la 
confusion n’est plus possible. En effet, la chenille de Ciliella est 
caractérisée par le segment du cou qui est orné latéralement d’un 
trait fort épais en forme de virgule. Ce trait latéral se rencontre, 
mais fort rarement, chez Depréssaria applana F., mais il est alors 
excessivement fin. En Bélgique, Applana a habituellement le seg- 
ment du cou sans dessin, il paraît qu'il en est différemment dans 
le midi. 

Au sujet de la chenille de Depressaria ciliella STT., j'ai écrit que 
je la trouvais isolément; ceci doit s’entendre de la chenille adulte. 
Dans son jeune âge on la trouve souvent à plusieurs sur la même 
plante, ordinairement sur Angelica sylvestris. Elle est alors jaune 
avec la tête et l’écusson noirs. Parfois elle conserve la tête noire 
jusque vers la fin de son complet développement. Cette chenille est 











O2 


7 


très polyphage. Je l’ai trouvée sur Angelica sylvestris, sa plante 


préférée, sur Daucus carola, sur Heracleum spondylium ainsi que 
sur les feuilles et sur les graines de Pémpinella saxifraga. Les 
auteurs renseignent encore : Carum et Selinium. 

Sur Heraclium j'ai trouvé également la chenille de sa congénère 
Applana. J'ai renseigné comme nourriture d'Applana : Anthriscus 
sylvestris. Depuis lors je l’ai trouvée en abondance sur Torilis 
anthriseus et parfois sur Chaerophyllum temuluin. 


14 


BEMERKUNGEN ZÙU OSHANINS « KATALOG 
DER PALAARKTISCHEN HEMIPTEREN > 


von €, ME. Héeuter 


Der bekannte russische Entomologe B. OSHANIN hat im letzten 
Herbste einen Katalog der paläarktischen Hemipteren (d. h. Hete- 
roptera, Homoptera- Auchenorhyncha und Psylloideue) herausgege- 
ben. Der gründlich, gewissenhaft und zuverlässig durchgearbeitete 
Katalog ist wieder ein Zeugnis von dem unermüdlichen Fleiss und 
dem grossen Interesse des Verfassers und wird sicher den Hemip- 
terologen viele Dienste leisten. Der Katalog, der nach Muster des 
bekannten Katalous von PuTox aufgestellt ist, unterscheidet sich 
von seinen Vorgängern vorzüglich in mehreren Hinsichten. So 
uimfasst sie auch die chinesischen und japanischen Arten, d. h. 
die ganze mandschurische Subregion, für Jeden Namen ist die 
Jahreszahl seiner Publizierung angegeben, für jede Gattung die 
typische Art angefübrt, freilich nicht immer richtig, und endlich 
ist die Arbeit mit einem alphabetischen Register auch aller Arten, 
Variétäten und Synonymen versehen. Für die Benutzung des von 
mir aufsestlellten Hemipterensystems bin ich dem Verfasser be- 
sonders dankbar. Leider kann ich mich nicht vollständig an die 
vom Verfasser angewendete Nomenklalur ansehliessen. Freilich 
darf man, wie der Verfasser sagt, nicht vergessen, dass die zoolo- 
gische Nomenklatur nur einem einzigen Zweck dienen soll, und 
zWar dem, das Verständnis der Zoologen untereinander zu ermû- 
glichen. Um ein solches Verstandnis zu erreichen muss man aber 
meines Erachtens ganz bestimmlen Regeln und besonders der 
strengen Durchfübrung der s. g. Priorität folgen. Ein unleugbarer 
Feind der stabilen Nomenklatur ist zweifelsohne das s. g. Prescrip- 
tionsprinzip, welchem Purox in seinen früheren Editionen gefolgt 
ist und welchem zu folgen auch OSHANIN geneigt zu sein scheint([). 
Wer aber dem Feinde einen Finger giebt, dem nimmt er die ganze 
Hand. Wer kann wohl übrigens heutzutage entscheiden, welche 
Benennungen überhaupt, wie es sie der Verfasser nennt, © allge- 
mein üblich » sind. Die Zoologen sind ja in zwei Lager geteilt, von 
welchen das eine der strengen Durchführung der Priorität folgt, 


(1) CEs giebt aber Umtaufungen die ich zwar sehr bedaure, aber dennoch zu 
gebrauchen gezwungen war, weil sie in den grundlegenden Werken von 
Horvata, REUTER und SraL oder in dem Kataloge von PuToN angenommen 
worden sind. » (OSHANIN, Cat. pal. Hem., 1912, p. IX). 


TA 


75 


das andere die Ernennung einer Kommission fordert, die, auf 
welche Bestimmungen sie sich auch stützen mag, doch in der Tat 
ganz Willkürlich entscheiden soll, welche Namen von dem Priori- 
tätsgesetz berührt werden sollen und welche nicht In der Wissen- 
schaft aber herrscht nur die strenge Logik und wenn auch die 
Majorilät der Zoologen vielleicht in dem später erwähnten Lager 
zu finden ist, so wird sie doch nicht für die Minorität geltende, 
ganz willkürliche Regeln stiften kônnen. Zahlreiche Namen sind 
heutzutage dem Prioritätsprinzip zufolge geändert worlen und 
diese Aenderungen von mehreren Verfassern acceptiert, und nun 
werden vielleicht nicht so wenige schon von zahlreichen Zoologen 
verlassene Namen wieder zum Leben erweckt, nur weil eine zu- 
fällige Pluralität sie als noch üblich betrachtet, einen zufällige, 
sage ich, denn was heute Minoritätist, kann morgen leicht Majori- 
tit sein. Uebrigens hat die Minoritäl sehr oft recht. Iel gestehe, dass 
auch ich frûber die Ansicht hegte, dass Namen, die durch Lehr- 
bücher,etc.sozusagen in die allgemeine Kultur eingegangen waren, 
nicht mehr zu ändern sind, aber ich fürchte nunmehr seit dem ich 
u. a. das Verzeichnis der botanischen Nomenklatur Kommission 
über Namen die nicht dem Pioritätsprinzip zufolge zu ändern sind, 
gesehen habe, dass es ein wirkliches Chaos wird, wenn man bei 
Benennung der Arten nicht der strengen Priorilät sondernu der 
reinen persônlichen Willkür folgt, wie z. B. oft OsHanIN. Wir 
werden uns nach kurzer Zeit an die durch die Priorität verursach- 
ten Verinderungen der Namen gewôhnen, die uns nun in einigen 
Fällen so bedauerlich erscheinen und haben es in der Tat schon 
manchmal getan. Die gegenwärtige zoologische Nomenklatur kann 
davon zahlreiche Beispiele bringen. [In anatomischen, physiolo- 
gischen, allgemein-zoologischen und biologischen sowie in popu- 
lären Arbeiten kann man einstweilen sowobhl die prioritätsrichtigen 
wie auch eingeklammert die bis letzter Zeit « üblichen » Namen 
anwenden.So z.B Bohadschioidea/— Holothurioidea/. Diese doppelte 
Namenanwendunge wird freilich nicht allzu oft vorkommen. Das 
Chaos, welches, wie ich fürchte, kommen wird, wenn man das 
Prioritätsgesetz nicht streng durchfübhrt, ist übrigens mehr zu 
bedauern als die freilich sehr oft unästhetischen und unfôrmlichen 
Namen wie z. B Bohadschioidea. 

Allerdings muss man wohl in einem Kataloge wie in dem von 
OSHANIN gegebenen konsequent verfahren und entweder die 
€ üblichen » Namen oder die in der letzten Zeit verinderten anwen- 
den. Das hat aber der Verfasser nicht immer getan. Freilich sind 
die Inkonsequenzen nicht viele und ich bemerke mit Vergnügen 
dass sie, nachdem der Verfasser meine © Hemipterologische 
Miscellen » (Ofv. Finska Vet. Soc. Fôrh., LIV, 1912, A, N° 7) 


76 


empfangen hat, in der Tat sehr selten sind. Was ich aber schon in 
den erwähnten Miscellen gesagt habe, nämlich dass das von dem 
Verfasser. gebrauchte Prinzip ohne notwendige Kritik diejenigen 
Namen anzuwenden, die in grundlegenden Werken angenommen 
worden sind, welchem Nomenklalturgeselze die resp. Verfasser 
auch gefolgt sind, mir unglücklich erscheint, wiederhole ich noch. 
Dieses Verfahren wird unvermeidlich zu einer leicht in die Augen 
fallenden Inkonsequenz führen, da ja der eine Verfasser jenem, 
der andere diesem Nomenklaturprinzip folgt. Und soiche Inkonse- 
quenzen, so wenige sie auch sind, sind doch stets in einer Arbeit, 
die so weit verbreitel ist Wie ein Katalog, zu bedauern. Hierzu 
kommt dass er auch nicht immer diesem Hauptprinzip folgt. So 
z. B. in der Familie Nabidae. Eine Monographie ist wohl als eine 
grundlegende Arbeit zu betrachten. In unserer Monographie über 
diese Familie haben Poprits und ich den Namen Nabis statt Pro- 
stemma und Reduviolus statt Nabis aus Prioritätsgründen einge- 
fübrt. Ich kann nunmebr, da ich blind bin, nicht entscheiden, ob 
diese (Grründe in der Tat stichhaltig gewesen sind oder ob es 
vielleicht jedoch richtiger wäre die Gattungen so zu benennen wie 
es OSHANIN tut. Jedenfalls ist OSHANIN in diesem Falle seinem 
Hauptprinzip untren gewesen. Unmôglich zu entscheiden ist 
übrigens ob er die von FABRIGIUS in Ent. Syst. und Syst. Rhyng. 
mit einer generischen Diagnose begleiteten Arten als Typus der 
Galtungen betrachtet oder nicht. So z. B. nimmt er die Benennung 
Coreus für scapha an, nicht aber Cydnus sondern Brachypelta für 
aterrimus. — Eine unumstôüssliche Regel ist es, dass für eine 
Gattung, von welcher nur eine Art beschrieben worden ist, diese 
Art fortwäbrend als Typus der Gattung betrachtet werden muss. 
Deshalb babe ich z. B. für die Gattung Cerascopus den Namen 
Ploiaria wieder hergestellt und hierin sind PUTON, OSHANIN u. a. 
mir gefolot. Betreffs Xylocoris rufipennis liegt aber ein ganz ähnli- 
cher Fall vor und jedoch-behält OSHANIN für diese Art den 
Gattungsnamen Piezostethus bei. — Wenn eine Gattung ohne Arten 
beschrieben. wird ist es natürlich, dass der Gattungsname jedenfalls 
nicht für solche Arten angewendet werden kann, deren Charaktere 
den in der Gattungsdiagnose angegebenen ganz widersprechen 
und jedoch behält OSHANIN den Namen Verlusia für quadrata bei. 
— Homonyme Artnamen kônnen gleichzeitig in einer Gattung 
nicht existieren, der prioritierte Name besteht und die anderen 
müssen geändert werden; auch wenn die betreffenden Arten 
späterbin in andere Gattungen eintreten. Diesen Regeln ist 
OSHANIN bisweilen gefolgt, bisweilen nicht. — Solche Inkonse- 
quenzen und Unrichtigkeiten, die glücklicherweise jedoch nicht 
viele sind, müssen nach meiner Meinung korrigiert werden. Gar 











17 


nicht um den bedeutenden Wert des Kataloges von OSHANIN zu 
verringern, sonden vielmehr um diesen Katalog noch brauchbarer 
zu machen, môchte ich hier unten folgende, wie ich es meine, 
nôtige Verbesserungen publizieren. Hier sind auch solche Svno- 
nyme aufgenommen, welche die in OSHANIN’S Kataloge aufgezählten 
Arten berühren, obwohl sie später als die Publikation des Kata- 
loges etabliert worden sind. Dagegen werden späler publizierte 
Arten nicht aufsenommen. KEinige Berichtigungen sind schon von 
OSHANIN selbst in einem Nachtrag am Ende des Kataloges wie 
auch in einem später publizierten Blatt « Addenda und Corrigenda » 
setan. Jene sind hier weggelassen, diese aber werden aber hier 
wieder verôffentlicht, weil es ja nicht sicher ist, dass alle, welche 
den Katalog benutzen, auch diese besonders gedruckten « Addenda 
und Corrigenda » erhalten haben. 


Pag. 1 In der Gattung Byrsinocoris ist einzuschalten : 15a palli- 
dus Put. 1887. 

» 2. N°%5 ist zu streichen (siehe HORVATH, Ann. Mus. Nat. 
Hung, X: 1912; p.007). 

»: 2 N° 39 aterrima ist der Typus für die Gattung Cydnus 
Far. 1805. Die Gattung Brachypelta muss deshalb 
Cydnus benannt werden und der in OsHANIN’s Kataloge 
gebrauchte Name Cydnus von Aethus DALr. ersetzt 
werden (siehe REUTER Ofv. Finska Vet. Soc. Fürh., 
LIVSRACENST ÆAO12-:D: 7): 

» 2 N°46 albomarginatus GoETze 1778 (nec SCHRANK 1776) 
muss in limbosus GEOrFR. 1785 geäïndert werden 
(Siehe-REUT., L C., p: 9). 

» 3  N°64.Als Synonym ist émpressus HoRv.anzuführen.N° 65 

ist zu streichen (siehe Honv., L. c.). 

N° 242 albolineatum (KF.) 1781 nec GoETzE 1778 muss 
leucogrammes (GMEL.) 1789 benannt werden (siehe 
RÉCIT CS: p 0) 

» 11  N°385 melunocephalus (F.) 1775 nec Lin. 1767 muss 
den Namen venustissimus (SGHRANK) 1776 bekommen 
(siehe ReurT., L €., p. 9). 

N° 487 Cellobius abdominalis Yak.1885 Als Synonym 
unter dieser Als ist anzuführen : ruficorne REUT. 
1900. N° 485 Brachynema ruficorne Reur. 1900 ist zu 
streichen (siehe KiRITSHENKO, Rev. Russ. d'Ent,., 
XIE, 1912; N° 2, p 204). 

» 45 N° 507 sexpunctatum (L) 1764. Diese Art ist wahrschein- 

lich eine indische, welche von dem sibirischen 

sexpunctatuin Gmel. 1789 verschieden ist. In solchem 


Q0 


» 


DA 


Æ 


Falle ist der Name schon 1787 von FABRICIUS präoc- 
cupiert und die Art rauss deshalb gebleri Kor. 1846 
benannt werden. 


Page 16. N° 541 sahlbergi Reur.1900. Als Synonym zu dieser Art 


» 


» 


» 


» 


» 


» 


» 


» 


gehôrt satunini YAK 1903. N° 537 ist deshalb zu strei- 
chen (siehe Horv., |. c.). 

17 N° 566 rufipes (L.) 1758. Nur eine Varietät von dieser 
Art ist N° 567 nigricornis REUT. 1879 (siehe KIRITSH. 
LC. 

18 N° 597 picicolor (\WVESTW.) 1857 ist eine amerikanische 
Art (lateralis SAY 1831), weshalb die von OSHANIN 


gemeinte Art den Namen grisea (L) REUT. tragen 


muss. 


18 N° 599 grisea (L.) 1758 muss betulae (De Geer) 17453; 


benannt werden (siehe REUT., L. €., p. 14). 

19 N° 693 custos (F.) 1794. Als Synonym ist marginegutla- 
tus HAHN 18926 einzuführen (siehe BERGROTH, Ent. 
Mit A915 pe tl 

91  Gonocerus LATR. 1825. LDieser Name ist erst 1829 von 
LATREILLE und schon 1827 von BERTHOLD gegeben 
worden (siehe BERGR. |. © ). 

99  Syromastes LATR. 1895. Dieser Name ist in der Tat erst 
1829 von LATREILLE gegeben und 1827 von Syroma- 
stus BERTH. präoccupiert worden (siehe BERGR., 1.c.). 
Ubrigens kannes nicht für marginatus beibehalten 
werden, sondern muss für die nun Verlusia benann- 
ten Arten angewendet werden, wogegen für N°708 
der Gattungsname Mesocerus REUT. einzuführen ist 
(siehe REUT., 1. c., p. 16). 

23  Stenocephalus LaATR. 1825 ist ein Name erst 1829 von 
LATREILLE gegeben worden. Die Gattung muss Steno- 
cephala Bert. 1827 benannt werden, wenn man 
nicht Dichranocephalus HAHN 1826 (nur Figur, keine 
Diagnose) annehmen will (siehe BERGR., |. €, p. 11 
und 12). 

2%  Leptocorisa LATR. ist erst 1829 in ihrer lateinischen 
Form von LATREILLE gegeben werden und muss des- 
halb von Leptocorixa BERTH. 1827 ersetzt werden 
(siehe BERGR , I. €.). 

2HRETLErApPRTEAS 1843 muss eigentlich Corizus Hi ALL. 1814 
heissen, weshalb Corizus in Rhopalus und Rhopalus 
in Brachycarenus FieB. 1860 zu ändern sind (siehe 
BEvr lc p2416): 


tréné 





» 


» 


» 


» 


» 


» 


NE SU TT OUR 


15 


. 25 N° 820 crassicornis (L.) 1758. Als Synonym ist noch 


anzuführen punctiventris (Corizus) DALL. (siehe VAN 
DUZEE, Can. Ent., XLIV, 4919, p. 319). 

27 Fam. 7 Lygæidæe Scurzz. 1829 muss Myodochidæ Kirk. 
1899 genannt werden (siehe Reur., l. c., p. 18 und 
BErGRoTH, Wien. Ent. Zeit., XXXI, 1919, p. 162). 

27  Lygaeus F. 1794 muss von Tropidothorax BErGR. 1894 
ersetzt werden (siehe REUT., l: c., p. 18). 

29  Ischnodemus F1EB. 1865. Als Synonym ist anzuführen : 
Romicpus REED 1900 (siehe Horv. I. c., p. 608). 


32  Oxycarenus F1EB. 1836. Als Synonym ist anzugeben : 


Maruthas Disr. 1910 (siehe Horv., 1. c., p. 609). 

93  Pamera SAY 1851. Wenn man die Ansicht hect, dass 
ein Name, der nur von einer guten Figur ohne Dia- 
gnose begleitet wird, bestehen soll, so muss die Gat- 
Gattung Pachybrachius HAHN 1826 (Typus : luridus 
HAHN) benannt werden (siehe BerGRoTH, Ent. Mitt., II, 
1913). 

33 N° 1092 sylvestris (L.) 1758. Zu den Synonymen ist anzu- 
führen bilobata Prov. 1886 (Pamera) (siehe VAN 
DUZEE, |: c., p. 320). 

40 N° 1387 ferrugineus (L.) 1767 nec Scop. 1763 muss den 
Namen grossipes DE GEER 1775 bekommen (siehe 
Reur: LC; p.09): 

52 N° 1908 spinosa (JAK.) 1874. KIRITSHENKO ist der Mei- 
nung, dass dieser Name für deserta (Beck) 1867 wei- 
chen muss (siehe KiriTsH., I. c.). Jedoch sagt er : 
€ Der Name Reduvius desertus BECK, 1867 (Bull. Soc. 
Nat. Mosc. 1867, I, p. 114) kann mit Recht als 

2 nomen nudum angesehen werden, da der Autor nur 
eine sehr mangelhafte Beschreibung gibt. » Und wie 
bekannt sind nomina nuda zu verwerfen. OSHANIN 
dürfte deshalb Recht haben die Art spinosa zu 
nennen. 

06 sind Hebridæ F1EB. 1851 in Naeogeidæ Kirk. 1900 und 
Hebrus CürT. 1833 in Naeogeus LP. 1832 zu ändern 
(siehe BERGR., Wien. Ent Zeit. XXXI, 1902, p. 164). 

DS  Piezostethus Kies. 1860 muss unwillkürlich für Xylo- 
coris Dur. 1831 (einziger Typus rufipennis Dur.) wei- 
chen und Xylocoris KFies. nec Dur. deshalb Dufou- 
riellus Kirk. benannt (siehe REUT., |. €., p. 25). 

64 N° 2564 pabulinus (L.) 1761. Als Synonym ist noch 
anzufügen : contaminatus PROV. 1887 nec FALL. (siehe 
VAN-Duzer, lc; p: 321) 


» 
» 


» 


. 68 


69 


72 


=] 
© 


CR | 
Æ 


88 


39 


Lopus HAHN 1831 ist zu streichen und von Capsodes 
DauLB. 1850 zu ersetzen (siehe REUT., I. c., p. 41). 
N° 9520 saundersi DGL. Sc. 1869. Als Synonym wird 
longipennis Un. angegeben, was ein Schreibfehler 

statt longicornis ist. 

N° 2595 clavatus (L.) 1767. Als Synonym ist noch hin- 
zufügen : bifasciatus PROv. 1887 nec L. (siehe VAN 
Duzer cr ip:022): 

N° 2657 Orthotylus flavosparsus C. SAHLB. 1842. Als 
Synonym ist noch anzuführen : pulchellus PRov. 1887 
nec REUT. 1874 (siehe VAN DUZEE, I. c., p. 322). 

N° 2898 fibialis JAK. 1880 ist zu streichen. 

N° 5168 pectoralis REUT. 1878. Als Synonym ist fibialis 
JAK. (Macrocoleus JAK.) 1880 wie auch OSHANIN 
p. 130 bemerkt, anzuführen. KIRITSHENKO, der I. c. 
p. 206 zu glauben scheint, dass Paredrocoris REUT. 
erst im Jahre 1884 verüffentlicht worden ist, will 
diese Art fibialis nennen. Paredrocoris pectoralis ist 
aber 1878 in dem schon damals weit verbreiteten ers- 
ten Teil von « Hemiptera Gymnocerata » beschrieben. 
Dieser Teil ist wohl in Acta Soc. Scient. Fenn., XIII, 
1884, publiziert worden, aber schon 1878 in Buch- 
handlung separat erschienen und in den Jahren 1878- 
4884 von den Entomologen vielmais benutzt worden. 
Das Erscheinungsjahr 1878 ist übrigens in Bibl. Zool. 
Fenn., p. 233 und von mir in Verz. mein. zool. Publ., 
p. 8 angegeben. 

Fam. 27 Dipsocoridæ muss in Ceratocombidæ geäïndert 
werden (siehe BERGR., Wien. Ent. Zeit., XXXI, 1912, 
p. 164). 

N° 3991 assuanensis (CosTA) 1875. Das Synonym sfri- 
gipes BERGR. ist ais gute Art aus Madagaskar zu 
streichen (siehe Horv. Ann. Mus. Nat. Hung., IX, 
1911, p. 364). 

N° 3301 Littoralis (L.) 1758. Als Synonym ist noch anzu- 
geben : obscura PRov. 1888 (siehe VAN DUZEE, 1. © 
p. 324). 

N° 5354 œæstivalis (F.) 1803. Als Synonym oder hüchstens 
als Varietät von diesem ist N° 3355 montandoni HORV. 
anzuführen (siehe REUT., 1. c., p. 73 und Horv. 
Ann. Mus. Nat. Hung., X, 1912, p. 609). 


Was die Homoptera-Auchenorhyncha und die Psylloideae betrifft 
habe ich, da ich diese Insekten in letzterer Zeit nicht qnSs stu- 
diert habe, keine Bemerkungen zu machen. 





S1 


H. SAUTER’S FORMOSA-AUSBEUTE 
CAR AB ID Æ 


(3° CONTRIBUTION) 


par le Commandant Hbupuis 


SCARITES PACIFICUS BATES 


N'est probablement qu’une variété orientale du Sc. arenarius 
BoNELLI, celui-ci ayant les stries élytrales ponctuées, celui-là les 
stries lisses. Sur plusieurs de nos échantillons on distingue surtout 
sur la partie antéro-médiane du disque élytral des traces d’une 
ponctuation espacée. 

Les mâles semblent se distinguer par un éclat plus luisant, le 
sillon thoracique médian plus accentué, les franges de cils des 
tibias intermédiaires plus fortes et d’un brun doré brillant (brun 
rouge plus terne chez les femelles). 


PHEROPSOPHUS FUSCICOLLIS DEJEAN, 
var. FORMOSANUS Dupuis 


De nouveaux échantillons. viennent confirmer la validité de la 
variété. L’amplitude des taches latérales jaunes du corselet varie. 


4 exemplaire de Pheropsophus ne présente pas la tache foncée 
antérieure contre l’épistome. Seule la tache brune postérieure de la 
tête est présente. Je le suppose néanmoins identique aux autres, 
individu étant immature et les couleurs n’ayant atteint encore 
en aucun point leur intensité normale. 


PSEUDOZÆNA (PICRUS) OPACA CHAUDOIR 


3 individus de Alikang (Formose) correspondent à la description 
malheureusement très succincte et un peu obscure de CHAUDoir. La 
phrase « spatio inter suturam et costam internam deplanato, læ- 
viore » est équivoque pour qui n’a pas l’insecte sous les yeux. La 

.C costa interna » est ici, en réalité, la 2° côte à partir de la suture, 
la 1° étant obsolète ou à peine représentée sur un exemplaire par 
une rangée de granulations irrégulières. 


CHAUDOIR supposait son unique spécimen récolté par DE CASTEL- 
NAU dans l’Inde transgangétique. 


82 


THYREOPTERUS (PERIPRISTUS) SCHENKLINGI Dupuis 


La femelle diffère du mâle surtout par la tête, les mandibules 
étant beaucoup moins longues, le labre plus court et transversal. 
Le corselet est un peu moins largement rebordé. Les pattes anté- 
rieures ne diffèrent guère à part l’absence de vestiture sexuelle des 


3 premiers articles des tarses. L’abdomen présente 4 grosses fos- 


settes piligères, une de chaque côté de la ligne médiane, assez 
éeartée du bord, et une contre le bord, à chaque angle postérieur. 

Cette espèce se distingue à première vue du Peripristus ater par 
ses antennes concolores, le P. ater ayant le premier article en 
erande partie d’un brun presque noir. Les deux espèces ont deux 
pores piligères écartés dans le 3° tiers du 5° intervalle élvtral. 


ARMATOCILLENUS FORMOSANUS Dupuis 


Le grand développement des trochanters postérieurs est un 
caractère sexuel. Dans la femelle, les trochanters, bien que très 
grands, n’ont que les 3/4 de la longueur des trochanters et sont 
fusiformes épais, se terminant en pointe aiguë régulière, mais nul- 
lement prolongée. 

Dans les deux sexes, il y a un pore sétigère au milieu de la face 
inférieure des trochanters d’arrière. 


Notes sur le genre PERICALLUS Mac LEAY 


CHAUDOIR divise les Pericallus en deux groupes. Le premier com- 
prend les espèces dont les bords latéraux du prothorax sont étalés, 
creusés en large gouttière; dans le second, le rebord latéral est 
étroit. 

Aux trois espèces connues du premier groupe, cicindeloides 
M. LEAY, guttatus CH. et ornatus SCH. G., j'en ajouterai deux nou- 
velles, formosanus, de l’ile Formose, et distinctus. Je possède ce 
dernier des îles Andaman et de Birmanie, et je l’ai trouvé confondu 
dans les collections avec l’ornatus Sc. G. Le petit tableau suivant 
permettra de séparer facilement ces espèces : 

a) Elytres sans taches, d’un bleu ou violet foncé 
MO TA UNION TRS A EEE OT de D CU LOLUES: 

a) Elytres noires à taches jaunâtres. 

b) Elytres offrant deux groupesde petites taches 
séparées, l’un dans la moitié antérieure, l’autre 
dans lamoitié poslémeure meme PRE ET 9 lotus: 








Se 
3 
3 
à 
= 


83 


b) Elytres offrant une grande tache en avant, 
un groupe de petites taches en arrière. 

c) Fémurs (et pattes) brun rougeätre clair ; 
angle externe de la troncature élytrale obtus, non 
SAN PR Len A ed ua ee LUE 205 LIRCLUS: 

c) Fémurs brun ordre 

d) Angle externe de la troncature élytrale aigu, 
fortement saillant en épine . . . Duc PTonnatus. 

d) Ce même angle obtus, très peu bus RE NTOTMLOSANUS: 


PERICALLUS FORMOSANCUS n. sp. 


Couleur. — Dessus noir brillant, dessous également. Fémurs et tro- 
chanters d’un brun foncé presque noir, hanches antérieures, tibias 
et tarses brun rougeàtre. Bords du labre et parties buccales, sauf les 
mandibules, brun rougeûtre ; antennes ayant les 4 premiers articles 
brun noir ee. l'extrémité un peu plus claire, les autres articles 
brun rougeûtre. 

Elytres portant des taches orangées; l’une plus grande, sur la 
moitié antérieure, transversale, occupant les intervalles 3 à 7, irré- 
gulière, sinueuse en avant et en arrière. Sur la moitié postérieure 
trois taches plus petites, occupant les sommets d’un triangle équi- 
latéral, une antérieure occupant les intervalles 4 et 5 (parfois se 
prolongeant sur le 6°), deux postérieures, à même hauteur, la pre- 
mière occupant les intervalles 2 et5, la deuxième le 7. 


Dimensions — Longueur, 8 à 10 millimètres. Les dimensions sui- 
vantes sont prises à la chambre claire et multipliées par 26 (spéci- 
men de 9 mill.). 

Longueur des antennes : 144 (19, 7, 15, 19, 13, 16, 14, 15, 12, 11, 
12). 

Labre : hauteur, 10; largeur, 15. 

Hauteur de l’épistome, 12. 

Hauteur de la tête y compris le labre, 67. 

Largeur de la tête entre les antennes, 56. 

Largeur de la tête entre les yeux, 40. 

Largeur de la tête avec les yeux, 66. 

Largeur du col, 55 

Palpes ee : antépénultième article, 12; pénultième, 7; 
dernier, 12. 

Palpes labiaux : pénultième article, 13; dernier, 13. 

Hauteur du prothorax, 45. 

Sa largeur entre les angles antérieurs, 48. 


84 


Sa largeur entre les angles postérieurs, 49. 
Sa plus grande largeur (au 1/5 de sa hauteur vers l’avant), 63. 
Scutellum : base, 10; hauteur, 8. 

Longueur suturale des élytres, 135. 

Largeur des élytres aux épaules, 67. 

Leur plus grande largeur (à mi-hauteur), 100. 
Longueur de la troncature de chaque élytre, 33. 
Pattes antérieures : 

Fémur, 54 (épaisseur, 14); 

Tibia, 39; 

Tarses, 44 (12, 8, 6, 6, 12). 

Pattes moyennes : 

Fémur, 60 (épaisseur, 1%); 

Tibia, 60; 

Tarses, 54 (17, 9, 8, 6, 14). 

Pattes postérieures : 

Trochanter, 25 (épaisseur, 8); 

Fémur, 77 (épaisseur, 14); 

Tibia, 68 ; 

Tarses, 71 (93, 16, 10, 7, 15); 

Longueur d’un ongle, 10. 


Forme. — Antennes : premier article assez fort, s’épaississant gra- 
duellement, mais peu vers l’extrémité qui est arrondie; deuxième 
article court, à côtés d’abord assez parallèles, à extrémité un peu 
globuleuse; 3° et 4° articles allongés, grossissant faiblement vers 
l'extrémité; les suivants plus ou moins cylindriques, grossissant 
très peu vers le bout; le dernier ovalaire allongé, arrondi au bout. 

Les mandibules sont assez fortes, arquées, en grande partie 
cachées par le labre. 

Le labre est très développé, très légèrement arrondi en avant et 
sur les côtés. Au milieu, il présente une échancrure en angle aigu. 
L'épistome est en forme de trapèze, sa suture antérieure nette el 
très légèrement arroudie en avant, sa suture postérieure variable, 
parfois simplement indiquée, parfois en véritable entaille sur cer- 
tains individus. Crêtes supra-antennaires bien développées, arron- 
dies. Yeux très gros et saillants. Tête assez brusquement rétrécie en 
col, derrière ceux-ci. 

Palpes maxillaires à antépénultième article épais, le pénultième 
conique allongé, le dernier ovalaire allongé, arrondi à l'extrémité. 

Palpes labiaux à pénultième article allongé, un peu courbe, le 
dernier ovalaire allongé, arrondi à l'extrémité. 

Ligule à sommet tronqué, légèrement émarginé, les paraglosses 
larges, membraneux, obliquement tronqués à l'extrémité, soudés à 
la ligule et la dépassant longuement. 








89 


_ Mentum à échancrure assez profonde, sans dent, les côtés diver- 
geant faiblement. 

Gorge assez convexe, à suture gulaire peu accusée. Prothorax 
modérément convexe, ses côtés largement étalés et plus ou moins 
creusés, finement rebordé en avant et en arrière. Il est fortement 
échancré en avant, le fond de l’échancrure coupé carrément, les 
angles antérieurs saillants et largement arrondis, les côtés large- 
ment arrondis, puis formant une assez longue sinuosité devant les 
angles postérieurs. Ceux-ci nets, presque droits. Base un peu arron- 
die sous les angles postérieurs, puis coupée carrément. 

Dessous, le prothorax a ses côtés largement étalés. Le reste est 
très convexe; le prosternum est avancé en pointe mousse un peu 
dilatée et tronquée entre les hanches contre lesquelles il est fine- 
ment rebordé. Sa suture latérale est sinueuse et assez profonde. 
Les hanches antérieures sont globuleuses et assez écartées. 

Le scutellum est triangulaire, ses côtés un peu arrondis. 

Les élytres sont fortement rebordées vers l’avant, où elles sont 
sinueuses échancrées, le dessus très convexe, le rebord latéral bien 
prononcé, s’élargissant derrière le premier tiers à côté d'une partie 
comprimée des élytres. 

L’angle huméral est arrondi. Les côtés des élytres divergent 
ensuite presque en ligne droite jusqu’à mi-longueur, pour s’arron- 
dir légèrement jusqu’à la troncature. 

Celle-ei est forte, oblique, à partie externe concave, l’interne 
convexe vers l’arrière. Elle est finement rebordée. L’angle sutural 
est aigu à extrémité fortement arrondie, l’angle externe de la tron- 
cature est obtus, très légèrement saïllant au sommet. 

La partie visible de l'abdomen a les côlés légèrement arrondis et 
convergeant assez rapidement vers l’arrière. Le segment anal est 
légèrement arrondi vers l’arrière, largement tronqué. 

Epipleures assez larges en avant, à côtés d’abord parallèles, se 
rétrécissant ensuite d’abord assez brusquement, puis plus faible- 
ment et régulièrement. Leurs bords sont relevés. 

Mésosternum enfoncé entre les hanches antérieures et moyennes, 
formant un pédoncule assez visible. 

Métasternum assez transversal, les deux sillons en croix bien 
marqués. Il est terminé en arrière en angle un peu aigu, en avant 
en angle presque droit, à sommel mucroné; ses côtés sont arrondis. 

Les hanches moyennes sont peu écartées, peu convexes. Les 
postérieures sont peu convexes, arrondies vers l’intérieur, tron- 
quées et un peu émarginées vers l’extérieur. 

Les épisternes postérieurs sont assez larges en avant, puis 
rapidement rétrécis vers l’arrière, leurs deux côtés concaves. Ils 


86 


sont plus long$ que larges et terminés en pointe assez longue et 
arrondie. 

Les fémurs sont en fuseaux assez épaissis; leur plus grande 
largeur est vers le milieu pour ceux des deux dernières paires, vers 
le premier liers pour les antérieurs. 

Les tibias s’élargissent régulièrement mais peu vers l’extrémité. 
Les antérieurs ont l’échancrure peu profonde, commençant un peu 
après le milieu. 

Les tarses ont les articles plus cylindriques que coniques, très 
peu élargis vers l'extrémité. Les ongles sont assez forts, simples. 


Sculpture et revêtement pileux. — Le premier article des antennes 
présente un long cil près de l'extrémité, les suivants des cils plus 
courts ; la pubescence commence à partir de l’extrémité du S°article. . 

Le labre présente six pores longuement sétigères, en arc de 
cercle de chaque côté de l’échancrure médiane, les pores grands et 
à peu près équidistants de chaque côté4les # cils internes presque 
égaux, les 2 externes un peu plus longs. L’épistome a un gros pore 
à long cil derrière chacun des angles antérieurs. 

Le labre est finement granuleux. Le centre de l’épistome porte 
jusqu’à la suturé 5 à 6 sillons longitudinaux séparés par des crêtes. 
Les deux côtés de la tète jusque près du milieu sont couverts de 
sillons et de crêtes analogues, quasi parallèles et un peu conver- 
gents vers l’avant, où ils deviennent anguleux et plus ou moins 
anastomosés jusqu’à la suture de l’épistome. Le col est presque lisse. 

Dessous, les palpes maxillaires sont glabres. Les labiaux ont le 
pénultième article portant au bord interne 3 à 4 longs cils. Le lobe 
interne des mâchoires, recourbé et aigu, porte à son bord interne 
quelques cils assez espacés. 

Le mentum a ses lobes chagrinés. La gorge est ridée transver- 
saiement surtout sur les côtés, lisse en arrière au milieu. 

Les deux pores sétigères supra-oculaires sont assez écartés de 
l’œil, dans le 2° sillon, l’un à hauteur du 1/3 antérieur, l’autre du 
155 postérieur du globe oculaire. 

Le prothorax est irrégulièrement ridé transversalement, surtout 
sur les côtés. La ligne longitudinale médiane est bien indiquée mais. 
n’atteint pas les bords; la ligne antérieure n’est bien marquée que 
sur les côtés. Il y a une forte dépression transversale postérieure et 
une dépression circulaire de chaque côté, au milieu du 1/3 antérieur. 

De chaque côté,au milieu de la gouttière latérale, là où le protho- 
rax atteint sa plus grande largeur, un pore à long cil. Un autre 
près du sommet des angles postérieurs. 

Les élytres sont fortement striées, à intervalles assez convexes. 
Elles sont excessivement finement chagrinées. La strie préscutel- 


87 


laire est forte et longue. Les intervalles internes sont larges. Le 
8° et le 9° sont plus étroits surtout vers l’avant. Le 3° porte un pore 
sétigère entre l'épaule et la tache supérieure, un autre entre les 
2 aroupes de taches, un 3° vers l’extrémité. 

Le 9° intervalle porte une série de gros points pilifères un peu 
plus écartés au milieu. De très longs poils partent de ces pores, 
surtout en avant et en arrière. 

Le fond des stries ne parait pas ponctué. En arrière, 
inières stries s'unissent 2 à 2. 

Le 8° intervalle se prolonge sous les autres vers la suture en 
carène interrompue irrégulièrement. La partie située entre cette 
carène et l’angle externe de la troncature est aussi irrégulièrement 
bossuée. 

Le prothorax au-dessous est un peu plissé près du col. Il pré- 
sente quelques rares pores piligères surtout vers le milieu. Le fond 
est très finement chagriné. 

Le reste du dessous du corps est également finement chagriné, le 
bord lisse vers le milieu. L’abdomen est irrégulièrement plissé sur 
les côtés, et couvert de petits poils courts assez espacés. De chaque 
côté et assez loin du milieu, une rangée de cils raides, un par 
anneau. Le dernier en porte deux de chaque côté. 

Les fémurs sont irrégulièrement parsemés de cils raides peu 
nombreux. Les tibias sont assez densément spinuleux, sauf les 
antérieurs où les cils sont plus rares. Les éperons des tibias anté- 
rieurs sont assez épais, les autres plus grêles, mais pas très longs. 
Les tarses sont spinuleux, plus densément sur les côtés et en 
dessous. Le dernier article porte quelques cils. Les angles sont 
assez longs, régulièrement courbés, assez forts, sans denticulations. 

Caractères sexuels”? Je n’ai que des femelles sous les yeux. 

Les exemplaires ont été recueillis le 7 juin 1911, à Moozan et en 
1912 à Sokutsu (Formose). 


les 6 pre- 


12 février 1913. 


RUE. 


sn 


ur 





SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE 





IV 


Assemblée mensuelle du 5 avril 1913 
Présidence de M. CH. KERREMANS, président. 


— La séance est ouverte à 20 heures. 


— Les procès-verbaux des séances des 4 janvier, 1* février et 
1% mars 1913 sont approuvés. 
Correspondance. — Le R. P. WASMANN signale que dans son tra- 


vail paru au n° I des Annales il faut lire, sous la figure 2 (p. 18), 
Termitoxenia Butteli et non pas Termitosphæra Butteli. 


— M. Onaus rectifie son adresse comme suit : Berlin-Steglitz, 
Holsteinische Strasse, 59. 


Travaux pour les Annales. —- L’impression des travaux insérés 
dans ce numéro est décidée. 


Communications. — M. BERVOETS montre diverses larves de Libel- 
lules récoltées par lui à Overmeire. 


— M. SCHOUTEDEN dit quelques mots des décisions prises par le 
récent Congrès international de Zoologie, auquel il a assisté. 


— [La séance est levée à 21 heures. 


1 


ANNALES DE LA 80C. ENTOM. DE BELGIQUE, T. LVII, 2-V-1913 


90 


DESCRIPTION DE STAPHYLINIDES NOUVEAUX 


par J. HBondroit. 


Staphylinus teter nov. spec. — Noir, presque mat; tibias, 
tarses, extrémité des palpes et des antennes ferrugineux. 

Tête largement et peu profondément échancrée à la base, visi- 
blement rétrécie de la base en avant; les tempes, couvertes de poils 
dirigés vers l’avant, sont presque aussi longues que le grand dia- 
mètre des yeux; la ponctuation, formée de gros points pupillés, 
est très dense et peu profonde, à la base de la tête les points sont 
tout à fait contigus. Mandibules fortement dentées, ornées, sur 


leur face supérieure, d’un fort sillon qui s'étend de la base jus- 


qu'un peu au delà du milieu de leur longueur. Antennes longues, 
ramenées en arrière elles atteindraient le tiers postérieur du pro- 
notum, le premier article presque aussi long que le deuxième et 
le troisième réunis, le troisième ur peu plus long que le second, 
du quatrième au huitième la décroissance de longueur est presque 
nulle, le neuvième et le dixième plus courts et rétrécis à la base, 
le onzième échancré. 

Prothorax sensiblement plus large que la tête, un peu plus 
long que large, la base fortement arrondie, les côtés doucement 
arrondis du tiers postérieur jusqu'aux angles artérieurs qui sont 
assez marqués; surface du pronotum couverte de points pupillés 
allongés ne laissant libre qu’une petite ligne au-dessus de la base; 
pubescence dense, d’un brun noir. 

Ecusson noir, velouté. Elytres carrées, à ponctuation serrée et 
assez forte; pubescence dense, d’un brun noir; des ailes. 

Abdomen densément ponctué, recouvert d’une pubescence noire 
à reflets ferrugineux; à la base du septième tergite une fascie trans- 
verse d’un gris doré; dessous de l’abdomen légèrement irisé. 

d, sixième sternite échancré en triangle très obtus, et déprimé 
au devant de l’échancrure. Long. 15 mill. (l’abdomen légèrement 
rétracté). 

Un seul exemplaire provenant de l’Ussuri. 


Le S. teter se place dans le voisinage du $S. fulvipes Scor. 


Staphylinus Gerardi nov. spec. — Corps mat; tête et pro- 
notum d’un bleu foncé, recouverts d’une pubescence courte 
formant des nébulosités; élytres d’un noir verdâtre, variées de 
nébulosités d’un gris jaunâtre ; abdomen noir varié de gris cendré, 


= 





91 


dessous du corps noir, pubescent de gris; pattes noires, les larses 
brun foncé, les antérieurs fort élargis. 

Tête à peine plus large que longue, d’un bleu sombre, recou- 
verte d’une pubescence gris jaune, formant, sur le devant de la 
tête, lorsque l’insecte est éclairé par devant, une nébulosité se 
terminant en pointe vers la partie postérieure de la tête; la base 
de la tête largement et peu profondément échancrée, angles 
postérieurs arrondis, côtés légèrement rétrécis de la base aux yeux 
qui sont assez grands, les tempes ont environ le double de lon- 
gueur du petit diamètre des yeux; la ponctuation assez fine et très 
dense est formée de points pupillés, plus gros sur les côtés. Man- 
dibules fortes, dentées, creusées dans leur face supérieure d’un 
canal qui se termine vers le dernier tiers. Antennes courtes, 
robustes, le scape, légèrement arqué, est un peu plus long que 
les deux articles suivants, le second plus court que le troisième, 
du quatrième au huitième les articles augmentent faiblement leur 
diamètre tout en diminuant de- longueur, le quatrième est 
environ d’un quart plus large que long, le huitième est 
presque deux fois aussi large que long, le neuvième et le dixième 
presque semblables au huitième, le dernier, légèrement évidé au 
sommet, est prolongé en pointe obtuse. 

Pronotum presque aussi large que long, faiblement arrondi sur 
les côtés, un peu plus amincei en arrière qu’en avant, la base large- 
ment arrondie, une ligne longitudinale en relief, imponctuée, 
ponctuation un peu moins forte que sur la tête mais aussi dense ; 
même coloration que la tête et traversé dans toute la largeur par 
une large fascie nébuleuse de forme irrégulière. 

Ecusson d’un noir velouté. Elytres à peine plus larges que le 
pronotum, presque carrées, à surface finement coriacée, à ponc- 
tuation ruguleuse; coloration du fond d’un noir verdâtre, variées 
de nébulosités plus pâles; des ailes. 

Abdomen noir, recouvert de poils noirs, veloutés sur les pre- 
miers tergites, moins denses et plus raides vers l’extrémité, sur 
les côtés du troisième et du quatrième tergites et sur le milieu 
du sixième et du septième, des fascies d’un gris argenté. Long. 
22 mill. 


Loc. : Mufunga (Katanga), un exemplaire. 


Je dédie ce beau Staphylinus au D' Po GÉRARD qui l’a récolté en 
même temps que nombre d’autres insectes précieux dont il a 
généreusement enrichi ma collection. 

Le S. Gerardi diffère du S. rugosipennis ScHuB. par la couleur 
bleuâtre de l’avant-corps, le manque de ligne médiane sur la tête, 
la fascie des sixième et septième tergites. 


92 


PANCARPIUS n. nom. 


Erichsonius SCHUBERT (nom. praeocc.) 


Pancarpius bicolor Scuus. var. Katangai nov. — Tête et 
pronotum d’un vert froid, foncé, les élytres et l’écusson plus bleus, 
élytres couvertes d’une pubescence rousse, abdomen, dessous du 
corps et pattes noirs, pubescents de roux. 


Tête transverse, luisante, couverte d’une double ponctuation, 
l’une assez forte, formée de points ronds, pupillés, l’autre très 
fine, un pore au côté interne des yeux et un autre vers les tempes 
qui sont plus fortement et plus densément ponctuées, tempes pas. 
tout à fait aussi longues que le grand diamètre des yeux qui sont 
volumineux. 


Mandibule droite sillonnée sur une partie de sa face supérieure, 
aiguë, armée vers le milieu de trois dents, deux de celles-ci placées 
sur le tranchant de la mandibule, la troisième en dessous (la 
mandibule gauche est mutilée). Antennes assez fortes, le scape à 
peine plus court que les deux articles suivants réunis, le second 
plus court que le troisième, le quatrième presque globuleux, à 
peine transverse, le cinquième visiblement transverse, les sui- 
vants augmentant légèrement leur diamètre jusqu’au dixième qui 
est presque deux fois aussi large que long, le dernier article plus 
étroit que le précédent, un peu plus long que large, irrégulière- 
ment acuminé. 

Pronotum de la largeur de la tête, un peu plus long que large, 
sinué de chaque côté des angles antérieurs qui sont légèrement 
émoussés et saillants, côtés faiblement arrondis à partir de la 
sinuosité antérieure, puis, petit à petit plus fortement, la base 
formant un demi-cercle régulier, ponctuation plus fine que celle 
de la tête, une vague ligne médiane imponctuée. 


Ecusson bleuté, finement et densément ponctué. Elytres plus 
larges que le pronotum, aussi longues que larges, légèrement 
élargies, à ponctuation fine, très dense, mais moins serrée aux 
épaules, couvertes d’une pubescence rousse. 


Abdomen noir, recouvert d’une pubescence rousse très dense. 


Les tarses antérieurs très élargis en palette, les intermédiaires 
allongés, le premier article de la longueur du dernier et un peu 
plus court que les intermédiaires réunis (les tarses postérieurs 
sont mutilés). Long. 27 mil. 


Loc. : Katanga, un exemplaire capturé par le D' POL GÉRARD. 


93 


M. le D' BERNHAUER a eu l’obligeance de déterminer cet insecte 
rarissime, 

La var. Katangar diffère de la variété type par la taille plus 
avantageuse, la ligne médiane du pronotum sans impression et 
l’écusson bleuté. 

Le Pancarpius bicolor Scaus. a été trouvé dans l’Uganda. 


94 


UN NOUVEL HYDROPHILIDE DE LA FAUNE 
ANTARCTIQUE NÉOZÉLANDAISE 


par 4. d’OGrchymont 

La tribu des Helophorini ne comprenait jusqu'ici qu’un seul genre, 
Helophorus, propre aux faunes arctique, paléarctique et néarc- 
tique; quelques espèces ont cependant été trouvées aussi dans les 
parties septentrionales des régions néotropiques. Grâce à l’amabi- 
lité de M. le commandant WALKkER, d'Oxford, je puis maintenant y 
ajouter un deuxième genre qui est d'autant plus curieux qu'il 
appartient à la faune de la Nouvelle-Zélande et qu’on ne connaissait 
encore aucun représentant antarctique néo-zélandais de la sous- 
famille des HELOPHORINÆ. La tribu des Hydrochini, autre subdivi- 
sion de cette sous-famille, comprend au contraire déjà un genre 
antarctique, Meropathus, voisin d’'Ochthebius, capturé aux îles 
Kerguëlen. 

HORELOPHUS n. g. 


(Anagramme de Helophorus). 


Forme allongée, dessus à reflet métallique. 

Tête grande, à tempes très développées, bien dégagée du pro- 
thorax, non rétrécie derrière les yeux, qui sont remarquable- 
ment petits. Clypeus absent ou caché. Préfront très large débor- 
dant la tête, en forme de trapèze peu rétréci en avant, à angles 
antérieurs fortement arrondis, séparé du postfront par la suture 
antenno-frontale un peu impressionnée et rattachée à une trace de 
suture métopico-sagittale. Sutures gulaires largement séparées 
(presque confluentes chez Helophorus), avec un minuscule enfonce- 
ment en avant. Labre très transversal, légèrement sinué en avant. 
Yeux peu saillants, à convexité régulière, sans échancrure tem- 
porale, assez fortement granulés, à cornées convexes (plus ou 
moins aplaties chez Helophorus). Pas d’ocelles. Antennes très 
allongées de 9 articles apparents (1). Premier article (scape) de 
longueur médiocre, 2° un peu plus court renflé au milieu, atténué 
au sommet, 3° un peu plus court, très grêle, presque cylindrique, 
4° et 5° de longueur décroissante, plus courts que le 3°, obconiques, 


(1) I1 m’a semblé que le dernier article de la massue, tres allongé, était formé 
de trois articles soudés et j'ai cru distinguer même sous un certain jour la trace 
de la jonction; mais l'abondance de la pubescence ne permet pas de s'en assurer 
sans dissection. S'il en est ainsi, ce genre rappellerait Hydraenida GERM., du 
Chili, dont les antennes sont encore onze-articulées. Zeadolopus BRouN, autre 
Hydrophilide de Nouvelle-Zélande, a été décrit comme ayant des antennes 
dix-articulées. 


we 
LA 


95 


6° le plus court de tous, transversal et cupuliforme, supportant une 
massue moniliforme de trois articles, presque aussi longue que le 
restant de l'antenne; 7° et 8° articles à peu près égaux, 9° aussi long 
que les deux précédents réunis. Mandibules non saillantes. 
Palpes maxillaires beaucoup plus courts que les antennes, à 1* ar- 
ticle très petit, 2° assez long en massue arrondie au sommet, 3° plus 
court, fortement obconique, 4° à peu près aussi long que le 2°, tron- 
qué au sommet, fusiforme et asymétrique. Prémenton grand, 
pentagonal, largement excavé au milieu. Menton à peu près aussi 
grand que le prémenton, seulement un peu moins large, plus qua- 
drangulaire, à angles antérieurs fortement arrondis, à surface 
presque plane sans carènes. Palpes labiaux très petits : 1% article 
microscopique, 2° petit, fortement obconique, aussi large au bout 
que long, 3° seulement un peu plus long, irrégulier et asymétrique, 
à convexité dirigée vers l'extérieur, sans franges de soies comme 
chez Helophorus. 


Thorax. — Pronotum dégagé, légèrement transversal, plus 
large que la tête, rétréci en arrière et rebordé, angles antérieurs et 
postérieurs arrondis. Disque avec quelques impressions fovéi- 
formes. Bords à peine crénelés. Angles antérieurs non ciliés ni 
creusés en dessous pour recevoir la partie postérieure des yeux 
comme chez Helophorus. Ecusson beaucoup plus grand que chez 
Helophorus, allongé, arrondi en arrière. Elytres plus larges que 
le pronotum, rebordées à la base, régulièrement élargies jusque 
vers leur milieu, atténuées régulièrement ensuite, arrondies 
ensemble au sommet et pourvues dans leur seconde moitié d’une 
strie suturale enfoncée (1). Prostitum conformé à peu près 
comme chez Helophorus viridicollis. La mentonnière (? prosternum) 
est seulement mieux accusée et plus avancée vers la tête, sépa- 
rée du restant du prostitum (? prosternellum) par une suture.Cavités 
cotyloïdes antérieures ouvertes en arrière. Mésosternum formant 
un étroit rebord glabre au bord antérieur du mésostitum. Méso- 
sternellum finement ruguleux, sans carène aucune, ni longitudinale, 
ni transversale. Mésoépisternes et mésoépimères à peu près comme 
chez Helophorus. Métastitu m : métasternum grand sans carène, 
conformé à peu près comme chez ce dernier genre. Il en est de 
même du métasternellum et des métaépisternes. Epimères méta- 
thoraciques à peine visibles. 

Hanches antérieures coniques et saillantes, hanches intermé- 
diaires très étroitement séparées par un prolongement du méso- 


(1) Ne voulant pas m’exposer à endommager les deux seuls exemplaires reçus, 
je n'ai pu m'assurer à suflisance de la présence d'ailes membraneuses infé- 
rieures. J'ai cru cependant les apercevoir. 


96 


sternellum, hanches postérieures un peu moins étroitement sépa- 
rées. Pattes assez longues et grêles. Fémurs débordant les élytres, 
les antérieurs et les intermédiaires à ponctuation et pubescence 
condensées à la base jusque vers le milieu, le restant presque sans 
ponctuation. Cette plaque tomenteuse est beaucoup plus réduite aux 
fémurs postérieurs. Tibias, surtout les postérieurs, beaucoup plus 
longs que les fémurs, pourvus de quelques rangées espacées de 
petits poils spinuleux, les postérieurs visiblement arqués vers l’ex- 
térieur. Tarses plus courts que les tibias à quatre premiers articles 
à peu près de même longueur, le 2° seulement un peu plus long 
que le %, 5° plus court que les 3 précédents réunis. Ils ne sont 
pas munis des rangées de petites épines qu’on remarque chez cer- 
tains Helophorus, mais seulement de quelques poils soyeux à leur 
surface inférieure. Ongles médiocres dentés à la base. Un onychium. 
cilié très petit. 

Abdomen ayant 5 arceaux ventraux gradueliement un peu plus 
courts, sauf le dernier qui est plus grand, subsemilunaire. Formule 
ventrale : 





4 
CID IN SN VONT VS 10. (1) 
TOR S ASE 


Malgré ses affinités évidentes avec notre genre Helophorus, cette 
nouvelle coupe, établie pour l’espèce suivante, présente des particu- 
larités qui l’en éloignent considérablement. Elle a, comme plusieurs 
Hydrophilides antarctiques, un faciès très spécial et conservé des 
antennes allongées très primitives. Ces particularités, ajoutées à la 
cireonstance que les formes d’Hydrophilides propres à la faune 
néo-zélandaise sont très nombreuses (2), semblent indiquer que 
l'isolement remarquable de cette faune doit remonter à un âge très 
reculé. BROUN arrive également à formuler cette conclusion en étu- 
diant la faune coléoptérologique des iles subantarctiques Bounty, 
Campbell, Snares et Auckland (3), qu’il considère avec la Nouvelle- 
Zélande, d’une part, les iles Falkland et la Patagonie, d'autre part, 


(1) Les nombres de la I” rangée représentent les sternites morphologiques : Les 
chiffres romains les sternites normaux, entre parenthèses ceux qui sont réduits 
ou presque disparus, les chiffres arabes les sternites invaginés dans la cavité 
abdominale et le chiffre imprimé gras le sternite qui concourt à la formation de 
l’'armure génitale; enfin les chiffres arabes de la 2° rangée désignent les arceaux 
ventraux ou sternites visibles sans dissection. Celle-ci seule pourrait établir la 
présence ou l'absence des I" et 2° sternites non renseignés dans la formule 
ci-dessus. 


(2) Sur 61 espèces décrites, deux seulement Hydrobius zelandicus Broun et 
Paracymus pygmaeus M'LEAY se retrouvent en Australie exclusivement. 
(3) Subantarctic Islands of New Zealand, 1909, p. 80. 


97 


comme les restes d’un continent disparu ou tout au moins comme 
provenant du morcellement de grandes étendues terrestres, suffi- 
samment rapprochées aux âges géologiques pour avoir rendu pos- 
sibles de séchanges fauniques de la Patagonie vers la Nouvelle- 
Zélande ou vice-versa. 


HORELOPHUS WALKERI n. sp. 


Dessus de la tête à ponctuation très grossière et assez espacée. 
Labre à ponctuation plus fine et plus dense. Une carène sous-ocu- 
laire, longeant parallèlement à petite distance la charnière des 





6. 6, à 
Fig. 1. Horelophus Walkeri n. s. 
— 2. id. palpe labial. 
— 3. id. tarse postérieur. 
— 4. id. armure génitale (Ÿ. 
— 5. Helophorus viridicollis : palpe labial. 
— 6. id. tarse postérieur. 
— 7. id. armure génitale (Ÿ. 


98 


mâchoires, limite un sillon antennaire peu profond. Pronotum 
avec une impression vague au milieu et pourvu de chaque côté de 
celle-ci de deux autres mieux accusées situées l’une un peu avant le 
milieu, l’autre vers le bord postérieur à égale distance environ de 
l'impression médiane et de langle postérieur du pronotum. 
Ecusson avec quelques points. Elytres à ponctuation dispo- 
sée en dix séries très confuses et non enfoncées de points très gros, 
_unesérie juxtascutellaire paraît exister également, mais la ponc- 
tuation des intervalles est aussi accusée et formée de points en tout 
pareils à ceux des séries, de sorte qu'à première vue les élytres 
paraissent ponctuées irrégulièrement et qu'il faut une certaine 
attention et une disposition favorable de l’objet pour distinguer les 
séries. De chaque point, tant des points sériaux que des points 
situés dans les intervalles, sort une petite soie très courte. Les ély- 
tres sont en outre fortement ensellées derrière l’écusson et leurs 
épipleures sont conformés à peu près comme chez Helophorus s.str., 
atteignant environ le milieu de l'élytre en se rétrécissant graduel- 
lement, et sans trace du faux épipleure qu'on remarque chez 
IH. viridicollis lorsque on l’examine par le dessous. 

Dessus de couleur bronzée métallique. Bord du pronotum et des 
élytres jaunâtre. Antennes, palpes,gorge el pattes roux ferrugineux, 
sauf le dernier article des palpes maxillaires et la massue des 
antennes qui sont de couleur obscure. Dessous obscur, entièrement 
couvert d’une pubescence dense, sauf peut-être au milieu du méta- 
sternum où il semble exister une pelite plaque lisse, produite 
peut-être par l’usure des poils. 

Organe copulateur à paramères fortement atténués à l’extré- 
mité, à sommet se déjettant presque perpendiculairement vers 
l’extérieur (chez Helophorus viridicollis, espèce comparée, les 
paramères, sont régulièrement atténués et leur extrémité est 
terminale non latérale). Le deuxième spécimen paraît être de sexe 
d également, mais les organes génitaux ne font pas saillie comme 
dans l’exemplaire type. 

aie 2621 

Deux spécimens ont été récoltés à Reefton, Nouvelle-Zélande, 
Ile du Sud, en XIE, 1902 (J.-J. WaALKkER). 

Je me fais un réel plaisir de dédier cette curieuse espèce à 
M. le Commandant WaALKkEr qui me l’a communiquée et qui m’a 
aimablement permis d'étudier plusieurs Hydrophilides néo-zélan- 
dais de sa collection. 





99 


L'étude des Hydrophilides queje fais en ce moment, en vue d’un 
travail monographique d'ensemble, m'a forcé à reprendre le 
groupe des Helophorini d'ERICHSON et à l’élever au rang de sous- 
famille. Celte sous-famille des HELOPHORINAE(Zelophorini Er.Lec., 
Helophoriens MuLS., REY, LAMEERE; Ælophorii FArRM. et LAB. : 
Hélophorites JACQ. DuvaL, Heloforidos GERMAIN) comprend deux 
tribus : celle des Hydrochini (/ydrochoidae Beper, Hydraeninae 
GANGLB.) avec les genres ZTlydraenida, Prosthetops, Ochthebius, 
Meropathus, Micragasma, Laeliaena, Hydraena et Hydrochus, et 
celle des Helophorini (Z/elophoridae THous., Helophorates REY, Helo- 
phorinae GANGLB.) avec les genres Horelophus et Helophorus. Le 
genre EÉccoptometopus PÉRINGUEY non cité ci-dessus parait être 
synonyme de Prosthetops, mais je ne suis pas encore parvenu à 
m'en assurer par l'examen d'exemplaires t\piques. La seconde 
tribu, celle des Helophorini, peut se définir comme suit : 

Pronotum dégagé, rétréci en arrière. Dernier article des tarses, 
au moins aux pattes postérieures, plus court que les précédents 
réunis, le 2° article un peu plus long que le 5°. Antennes 9-arti- 
culées, à massue formée des trois derniers articles. Palpes maxil- 
laires pas plus longs que les antennes, fréquemment plus courts. 
Cinq arceaux ventraux. Cavités cotyloïdes antérieures ouvertes en 
arrière. 

Le genre {orelophus doit incontestablement rentrer dans cette 
division. Il sera surabondamment caractérisé en l’opposant encore 
à Helophorus dans le tableau suivant : 

1. Tête plus grande, très dégagée du prothorax, à tempes très déve- 
loppées, non rétrécie derrière les yeux. Suture antenno- 
frontale distincte, peu impressionnée, reliée à une trace 
presque effacée de suture métopico-sagittale. Sutures 

s gulaires séparées. Yeux petits, peu saillants, régulièrement 
convexes, sans échancrure temporale. Antennes très 
développées à peu près deux fois aussi longues que les 
palpes maxillaires, à massue très développée. 

Pronotum pourvu seulement de quelques impressions 
peu profondes sur son disque. 
.Tibias plus longs que les fémurs. Tarses à 1% article 
bien développé presque aussi long que le 4°. 
Horelophus n. g. 

1”. Tête plus petite, brusquement rétrécie derrière les yeux qui 
s'adaptent dans une excavation du pronotum, triangulaire 
à cause des yeux beaucoup plus grands, plus saillants et 
munis d’une échancrure temporale. Tempes très réduites. 
Sillon antenno-frontal profond, excavé, relié en arrière et 


100 


au milieu au sillon métop'co-sagittal profond aussi.Sutures 
gulaires coatiguës ou presque. Antennes courtes, à peine 
plus longues que les palpes maxillaires, à massue beau- 
coup moins développée. 
Pronotum marqué de 5 sillons longitudinaux. 
Tibias à peu près aussi longs que les fémurs. Tarses 
à 1° article très rédait. Helophorus F. 


101 


NOTE SUR QUELQUES MICOLÉPIDOPTÈRES DE LA FAUNE B_LGE 


non mentionnés dans le catalogue raisonné DE CROMBRUGGHE 


par le Baron @&. de €rombrugghe de Picquendaele 


Depuis la publication de notre catalogue (Mém. Soc. Ent. Belg., 
tomes XIII et XIV), bon nombre d'espèces nouvelles pour la faune 
belge a été signalé. En y ajoutant quelques espèces omises et d’autres 
non signalées, bien que découvertes depuis cette publication, ce 
nombre se monte à 57, De plus, 10 variétés ou aberrations ont 
été décrites dans la (Revue Mensuelle de la Société entomologique 
namuroise ». 

Nous en donnons ici l’'énumération. Ayant suivi précédemment 
l’ordre du catalogue STAUDINGER et REBEL, pour plus de clarté, 
nous le suivrons encore ici. 

Abréviations : Ann. S. B. — Annales de la Société Entomologique de Belgique. 
R. m.S. E. N. — Revue mensuelle de la Société entomologique 
namuroise. 


Chilo phragmitellus HüÜBNER, non encore signalé. 


Un exemplaire capturé à la lumière par M. EMMANUEL DE 
HENNIN DE Boussu-WALCOURT, à Molenstede, le 14 juil- 
let 1910. 


Homæosoma nebulella HüBNER, Ann. S. B., 1907, p. 208; R. m.S. 
E. N.,1907, p. 45. 


Un papillon et de nombreuses chenilles capturés par nous 
à Rochefort et aux rochers de Serin. 
Ephestia fiqulilella GREGSON, Ann. S. B., 1909, p. 44. 
Deux chenilles trouvées par nous dans des figues sèches. 


Euzophera bigella ZELLER, non encore signalé. 


Un exemplaire capturé par M. EMMANUEL DE HENNIN DE 
Boussu-WALcoURT, à Molenstede, le 3 juillet 1909. 


Nephopteryæ hostilis SrepHENs, Ann. S. B., 1906, p. 271; R. m. 
Sec ENr 4906 p.48. 
Chenilles capturées par nous sur le tremble dans la forêt de 
Soignes et l’année suivante à Rochefort (Tienne des Falises). 
Eclosions en juin. 


Acrobasis sodalella ZELLER, R. m. $. E. N., 1907, p. 19. 1 £ captu- 
rée aux environs d'Anvers par M. WAUTERS. 


102 


Scoparia ambigualis TR. var. octavianella MAxN, R. m. S. 
E: N:, 1910;,:p.° 95: 


Exemplaires capturés par nous en juin et juillet à Bergh et 
à Auderghem. 


Pyrausta aurata Sc. ab. Lambillioni DUFRANE, R. m. S. E. 
NES 1OME pause 
Une © prise à Maredsous par M. DUFRANE, le 50 mai 1906. 
Pyrausta nigrata Sc. ab. secta SiBiLLE, R. m.S.E. N., 1911, p. 45. 
Un exemplaire pris à Hannut par M. SiBiLLE, le 21 avril 1911. 
Pyrausta funebris SrRôM ab. trigutta EsPEr., R. m. $. E. N,., 
TOITL 2 p.579;: 
Plusieurs exemplaires capturés à Hastières par nous, les 
30 mai et 8 juin 1911. 
Alucita galactodactyla SCHIFFERMILLER, R. m.S. E. N., 1907, p. 15. 


Chenilles découvertes en nombre par M. DUFRANE aux bois de 
Blangies et d’Eugies en mai 1906 et les années suivantes. 


Acalla umbrana HüBNER, Ann. S. B., 1909, p. 44. 
Un çj capturé par nous à Bergh, le 14 septembre 1908. 
Acalla variegana SCHIFFERMILLER Var. borana STEPHENS, R. m. 
5: E, N:, 1907,-pp:30:et 31 
1 © capturée par M. DUFRANE à Frameries, le 1% juillet 1906. 
Acalla schalleriana FABRICIUS var. confluana BAxG-Haas, R. 
MS EN: A1910 p295 


Eclosions en juin de chenilles ayant vécu en serre sur les 
azalées. 


Cacæcia œriferana HERRICH-SCHAFFER, Ann. S. B., 1909, p. 44. 
Eclosion le 95 juin 1908 d’une chrysalide prise par nous à 
Rochefort (Malagne), le 17 juin 1908. 


Conchylis geyerana HERRICH-SCHAFFER. Mentionné au catalogue 

LAMBILLION. 
J'ai eru devoir supprimer : 

Conchylis heydeniana HERRICH-SCHAFFER, Considérant cette forme 
méridionale com me faisant double emploi avec Conchylis 
implicitana WôcxE in HS , Ann. S. B , 1858, p. 96. 

Steganoptycha pauperana DuroNcHEL, Ann. S. B., 1907, p. 295 ; R. 
m. S, E: N., 1907, p. 43. 

Chenilles capturées par nous à Rochefort en juin. 


LA» 





103 


Steganoptycha ustomaculana Curris. Non encore signalé. 
Deux exemplaires capturés par Dom Guy DE HENNIN, l’un à 
Warnant (Salat), 9 juillet 1909 et l’autre à Denée (Maredsous), 
15 juillet 1909. 
Epiblema tetragonana STEPHENS, R. m. $S. E. N., 1910, p. 94 
Un exemplaire pris par nous à Rochefort et un autre à Uccle. 


Epiblema expallidana HaAworrx, Ann. S. B., 1907, p. 297; R. m. 
S. E _N., 1907, p. 45. 
Un capturé par nous en juillet 1907, à Rochefort (Croix Saint- 
Jean). 
Epiblema semifuscana STEPHENS, R. m. S$S. E. N.,1912, p. 31. 


Un exemplaire pris jadis en juin aux environs de Bruxelles par 
Mademoiselle BoBéE, artiste-peintre et déterminé par nous. 


Grapholitha succedana FRÔLICH var. ulicetana HAWoORTH, Ann. 
5S.B., 1909, p. 45. 
La chenille de cette variété, qui diffère de celle du type, a été 
capturée par nous à Velthem ou à Groenendael en juil- 
let 1908, dans une gousse de Vicia sativa. 


Ancylis palustrana BARRETT, R. m.S. E. N., 1911, p. 75. 
Un ’ capturé par nous à Hastières le 7 juin 1911. 


Glyphipteryx haworthana SrepHeNs. Mentionné au catalogue LAM- 
BILLION. 


Douglasia ocnerostomella STAINTON, Ann. S. B., 1907, p. 296; R. m. 
D-CH-iN., 1907, pr4tet 1912, p:62: 
Capturé par nous à Rochefort (Malagne), en 1907 et par 
M' DUFRANE à Denée le 95 juin 1912. 
Bryotropha politella STAINTON, Ann. S. B., 1868 (tome XIL), 
p. LXI. 
Un exemplaire capturé à Laeken par M'FOLOGNE. 


Gelechia solutella ZxLLEer, Ann. S. B., 1858 (tome IT), p. 133. 


Capturé en Campine par M' TENNSTEDT en août et à Louvain le 
6 juillet 1855, 


Lila atriplicella FiscHer EDLER VON RüSLERSTAMM var. albella 
DUFRANE, R. m. S. E. N., 1911, p.58. 
Le type n’a pas encore été pris en Belgique. En juin 1909, 
M° DUFRANE a capturé à Frameries une © (forme claire) 
décrite par lui sous le nom de Albella. 


104 


Lita brahmiella HEYDEN, Ann. S. B., 1909, p. 46; R. m. S. E. N., 
1908, p. 12. 
Chenilles capturées par nous en juin 1907 et 1908 à Rochefort. 


Tachyptilia scintilella FISCHER EDLER VON RÜSLERSTAMM, Ann. S.B., 
1907 p2292 RME SR EN A907 par 
Cinq chenilles capturées par nous en juillet 1907 à Rochefort 
(Croix Saint-Jean). 


Tachyptilia subsequella HüBNer, Ann $S. B, 1907, p. 296; R. m. 
5. E. N., 4907, p. 44. 
Nombreuses chenilles capturées par nous sur les prunelliers 
en juin 1907 et 1908 à Rochefort et près des rochers de 
Serin. 


Aristotelia decurtella HüBNer, Ann. S. B., 1998, p. 12; R. m. 
SUR NOUS p-4127 
Une © capturée par nous aux rochers de Serin en août 1907. 


Brachmia lulatella HERRICH-SCHAFFER, Ann. S. B., 1863 (tome 
VIT), pp. 91 et 104. 
Deux exemplaires pris à Arlon par M'SAUVEUR le 26 juillet 1865. 
Chenilles prises par nous à Rochefort (Malagne), le 16 juil- 
let 1907. 


Depressaria olerella ZELLER, mentionné au catalogue LAMBILLION. 


Depressaria pulcherrimellæ STAINTON, Ann. $S. B., 1913 (tome 57). 
Chenilles récoltées en nombre par nous à Bergh et à 
Nederockerzeel, une à Jette, en juin 1904 et juin d'années 
suivantes. Eclosions en juillet, août et septembre. C’est par 
erreur que notre catalogue renseigne Depressaria douglasella 
STAINTON comme ayant été trouvé à Bergh. Cette mention 
doit se rapporter à Depressaria pulcherrimella avec laquelle 
nous l’avions confondu. Toutefois Depressaria douglasella 

doit être maintenu, car 1l figure au catalogue LAMBILLION. 


Scythris ericivorella RAGoNoT. Non encore signalé. 
Une © prise par nous à Calmpthout le 19 juillet 1900. 


Coleophora ahenella HEINEMANN, R. m. $S. E. N., 1908, p. 12. 
Fourreaux capturés par nous à Rochefort, le 7 juin 1907 
(chenilles non adultes) sur le Viburnum lantana, dans la 
forêt de Soignes en août sur le bouleau et en grand nombre 
à Bergh sur le Cornus sanguinea le 18 octobre 1910. Nous 
avons nourri cette espèce avec des feuilles de Rubus fruticosus. 


105 


Coleophora vulnerariae ZRLLER, Ann. S. B., 1907, p. 297; R. m. 
DEN. 1907:p 45: 
Plusieurs exemplaires capturés par nous à Rochefort en juil- 
let 1907. 


Coleophora ibipennella ZELLER, R. m. S. E. N., 1910, p. 94. 


Un exemplaire obtenu d’éclosion par nous d’un fourreau sur le 
tremble à Bergh. 


Elachista cinereopunctella HAwWworrTx, Ann. S. B., 1860, p. 109. 
Un exemplaire capturé à Ixelles, le 22 mai 1860, par 
M. FOLOGNE. 


Elachista subnigrella DoucLas, Ann. S. B., 1908, p. 42; R. m. S. 
HAN E1008 n° 12: 


Un exemplaire pris par nous à Rochefort. 


ÆElachista herrichii FREY, R. m. S. E. N., 1910, p. 95. 
d et © pris par nous à Rochefort. 
Elachista subocellea STEPHENS, Ann. $S. B., 1907, p. 296; R. m. S. 


HAN O0 Dear 
Nombreux exemplaires pris par nous à Rochefort (Malagne). 


Elachista collitella DuroNcHeL. Mentionné au catalogue LAMBILLION, 
Ann.S. B.,1858, p. 151. 
Observé une seule fois aux environs de Bruxelles par 
M. FOLOGNE. 


Elachista dispunctella DuroncueL. Mentionné au catalogue LAm- 
BILLION. 


Elachista nitidulella HERRICH-SCHAFFER, Ann. S. B., 1908, p. 42; 
+: M9. EN; 1908, p.12. 


Exemplaires capturés par nous à Rochefort en 1907. 


Lithocolletis cavella ZELLER, R. m. $. E. N., 1910, p. 94. 
Un ' pris par nous dans la forêt de Soignes le 5 mai 1910. 


Bucculatrix cristatella ZELLER, Ann. S. B., 1907, p. 297; R. m. $. 
E. N:, 1907, p.45. 


Un exemplaire pris par nous à Rochefort en août 1907. 


Nepticula pomella VAuGHAN, Ann. S. B., 1907, p. 298; R. m. S. E. 
NA O0 p.45: 
Chenilles et mines prises par nous à Rochefort en 1907. 


ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. LVII, 2-v-1913 8 


106 


Nepticula samniatella HERRICH-SCHAFFER, R. m. S. KE. N., 1910, 
p. 95. 
Mine observée par nous dans la forêt de Soignes, le 15 octo - 
bre 1910, sur Castanea vescu. 


Nepticula regiella HERRICH-SCHAFFER, R. m.S. E. N., 1910, p. 95. 


Mines découvertes par nous à Jelte, à Bergh et à Groenen- 
dael. 


Nepticula gei WocxE, Ann. S. B., 1907, p. 34; R. m. $. E. N., 1907, 
p. 11; et 1915, p. 24. 
Chenilles récoltées et élevées de Bruxelles et de Rochefort. 
Après un examen altentif des papillons ainsi obtenus je les 
considère comme des Nepticula aurella FABRIcIUS élevés du 
Geum urbanum. Quelques-uns ont la têle noire, mais J'ai 
observé la même aberration chez Aurella élevé de la Ronce. 


Nepticula continuella SrAINTON, Ann. S. B., 1907, p. 34; R. m.Ss. 
ENS" 4007 D 12: 
Mines et chenilles observées plusieurs fois par nous à Verre- 
winkel en octobre 1906 et années suivantes. Cette espèce 
semble avoir disparu de cette localité depuis deux ans. 


Nepticula distinguenda HEINEMANN, Ann.S. B., 1907, p. 54; R. m. 
SABAN: 1907; p-412; 
Mines et chenilles observées par nous à Verrewinkel en 
octobre 1906. 


Nepticulla luteella STAINTON, Ann. S. B., 1907, p. 34. 


Mines et chenilles observées par nous à Verrewinkel en 
octobre 1906. 


Nepticula atricollis STAINTON, Ann. S. B., 1909, p. 47. 

Les chenilles que j'ai signalées sous ce nom étaient en tout 
semblables à celles qu’élevait en ce moment M° l'Abbé LÉON 
DE JOANNIS, mais, commeil me l’a fait remarquer, la chenille 
de Nepticula aterrima Wocke diffère peu de celle de Nepticula 
atricollis, D’après les auteurs, les mines et les chenilles sont 
semblables. Nepticula aterrima n’a été observée que sur les 
montagnes de Silésie. Il subsiste donc un certain doute que 
seul le succès de l'élevage pourra dissiper. 


Nepticula vimineticola FREY, R. m. S. E. N., 1910, p. 95. 


Trouvé par nous nombreuses mines à Nederockerzeel en octo- 
bre 1910. Obtenu une éclosion le 15 mai 1911. Les mines 
étaient peu nombreuses en 1912. 


107 


Nepticula carpinella HEINEMANN, Ann. S. B., 1907, p. 35; R. m. 
SE N:; 1907, p. 12. 


Trois mines capturées par nous à Groenendael en octobre 1906. 


Nepticula intimella ZELLER, Ann. S. B , 1907, p. 35; R. m.S.E.N,., 
1907 D 12: 


Chenilles récoltées par nous en grand nombre à Uccle en 
octobre 1906. 


Nepticula decentella HERRICH-SCHAFFER, R. m.S. E. N., 1910, p. 95. 


Un exemplaire capturé en 1910 par M EMMANUEL DE HENNIN 
DE Boussu-WALCOURT. 


Nepticula quinquella BEDELL, Ann. S. B., 1909, p. 47. 
Un papillon et quantité de chenilles capturés par nous à Ter- 
vueren en 1908. 


Bankesia Staintoni WALSINGHAM, Ann. S. B., 1907, p. 79; R. m.Ss. 
RON 190% -p 12: 
Dans notre catalogue Bankesia conspurcatella ZELLER doit être 
biffée et remplacée par Bankesia Staintoni, ce pour les rai- 
sons exposées. 


Solenobia pineti ZELLER, R. m.S. E. N., 1907, p. 15. 
1 J pris à Verrewinkel par M. WaurTers, le 9 mai 1906. 


Solenobia lichenella LiNNÉ, Ann. S. B., 1907, p. 79; R. m.S. E. N., 
1907 p-12 


4 chenille prise par nous dans la forêt de Soignes le 13 avril 
1899, dont une éclosion © le 6 mai 1899. 


 Acrolepia pygmæana HAWoORTH, Ann. S. B., 1909, p. 47. 
Trois chenilles capturées par nous sur le Solanum dulca- 
mara à Saint-Denis-Westrem. 
Une éclosion le 23 septembre 1908. 


Dysmasia parietella HerRICH-SCHÂFFER, R. m.S. E. N., 1910, p. 72. 
Un exemplaire capturé en juillet 1910 à Bouvignes par M. le 
docteur BODART. 


108 


FOURMIS DS RHODESIA, ETC. 


récoltées par M. G. ArNoLD, le D'H. BrAUNSs et K.FIKENDEY 


décrites par 4. Forel. 


Odontomachus haematodes L. — ©. — Rhodesia (ARNOLD). 


Anochetus Levaillanti EM.— ©. — Springvale, Rhodesia (ARNOLD). 


Plectroctena mandibularis SM. — $. — Bulawayo, Rhodesia (AR- 
NOLD). 

Megaloponera foetens F. — ©. — Bulawayo, Rhodesia (ARNOLD).- 

Ophthalmopone Berthoudi For. — %. — Bulawayÿo, Rhodesia 
(ARNOLD). 

Euponera {[Brachyponera] sennaarensis MAYR. — ©, ©. — Pula- 
wayo, Rhodesïia (ARNOLD). 

Euponera /Mesoponera) caffraria Su. — ©. - Springvale, Rhode- 


sia (ARNOLD). 


Ponera (Xiphopelta) Arnoldi n. sp. — La carène aiguë de 
l’épistome se prolonge sous forme d’épine fort marquée un peu 
analogue à celle des Belonopelta qui diffèrent du reste entiérement 
par leurs mandibules et dont l’épine à une autre aspect. Ce carac- 
tère mérite l’établisement d’un nouveau Sous-Genre que j'appelle 
Hiphopelta n.subg. — 5. — L. 4.8 à 5 mill. — Mandibules longue- 
ment triangulaires, leur bord interne à peine long comme la moilié 
du bord terminal ; ce dernier armé d’environ douze dents, la 5° et la 
5° à partir de l’extrémité un peu plus longues que la 2° et la 4. Bord 
externe légèrement concave à sa base, convexe vers l’extrémité. Les 
mandibules sont lisses avec des points épars fins. Epistome plutôt 
faiblement avancé au milieu de son bord antérieur, caréné, avec 
l'angle postérieur assez étroitement prolongé entre les arêtes fron- 
tales; tandis que l’organe entier est court, à bord postérieur subtrans- 
versal, formant un feston un peu concave avec l’angle postérieur en 
le rejoignant. Tête presque aussi large que longue, assez trapézi- 
forme, assez fortement rétrécie devant, à bord postérieur à peu 
près droit, à côtés faiblement convexes, avec les angles postérieurs 
arrondis. Les arêtes frontales forment deux lobes subhorizontaux 
presque contigus. Yeux petits, plats, n’ayant guère plus de dix 
facettes et situés au quart antérieur de la tête. Scapes dépassant les 


109 


côtes de la tête d’au moins leur épaisseur. Articles 6 à 8 des funicules 
aussi épais que long ou même un peu plus épais. Pronotum arrondi, 
un peu plus large que long. Mésonotum au moins une fois et demie 

plus large que long. Epinotum plus étroit et plus bis que le mésono- 
_ tum formant avec lui une échancrure en escalier; sa face basale, bien 
plus courte que sa face déclive, convexe et un peu comprimée, pas 
moins que chez l’E. sennaarensis, mais un peu plus étroite, un peu 
plus longue que large. La face déclive est légèrement concave longi- 
tudinalement et bordée de deux bourrelets longitudinaux. Ecaille 
analogue à celle de l'E. sennaarensis; au moins aussi étroite, mais 
n'ayant pas la concavité transversale ni la convexité longitudinale 
de cette dernière, ou les ayant à peine. Abdomen très faiblement ou 
à peine échancré. Les tibias postérieurs et médians n’ont qu’une 
pilosité adjacente et à peine quelques piquants très obliques en 
dessous. Un seul éperon pectiné aux pattes postérieures et 
médianes ; à peine un poil un peu plus fort à la place d’un second 
éperon. | 

Tête subopaque, densément ponctuée; le reste assez luisant avec 
une ponctuation plus éparse. Pilosité dressée, inégale et dispersée, 
jaunâtre. Pubescence assez dense, jaunâtre, mais ne cachant pas la 
sculpture. D'un brun noirâtre; mandibules, antennes, pattes, lobes 
des arêtes frontales, bords du pronotum et des segments abdomi- 
naux, ainsi que le pygidium, roussâtres. 

Bulawayo et Redbank, Rhodesia (ArNoLD). Les exemplaires de 
Redbank sont entièrement d’un roussâtre clair, gâtés et évidem- 
ment mal mûrs. Mais, en outre, ils sont un peu plus courts, avec la 
tête un peu plus large, les articles médians du funicule un peu plus 
épais que longs, la ponctuation un peu plus dense (v. Redbanken- 
sis n. var.). 

EMERY a fait deux sous-tribus des genres Ponera et Euponera ; les 
premières n'ayant qu'un seul éperon. Théoriquement, la Hipho- 
pelta Arnoldi serait donc une. Ponera, mais en réalité elle se rap- 
proche plus de Mesoponera (Elisae, Wroughtoni). 


Pachycondyla /Bothroponera) pumicosa r. Berthoudi For. — 9. — 
Willwomore, Cap (D' H. BRAUNS). 

Du matériel que m’a envoyé le D' BRAUXS, il ressort que la P. Ber- 
thoudi For. n’est qu’une race de la P. pumicosa ROGER. 


Pachycondyla [Bothroponera] Krügeri For. — ©. — Bulawaÿo 
Rhodesia (ARNOLD). Les exeinplaires de Bulawayo sont plus grands 
que les types du Transvaal (L. 11.5 à 12.5 mill.). En outre, la pilo- 
sité dressée est notablement plus abondante et l’écaille moins lisse, 
plus subopaque, ainsi que l’abdomen (v. Rhodesiana n. var.) 


110 


Dans ma description de la B. Krügeri, j'ai oublié de mentionner 
? 

que l’épistome a, au milieu de son bord antérieur, un petit bec ou 

dent triangulaire et que le labre est en outre échancré au milieu. 


Pachycondyla {[Bothroponera)] soror EM. — %. — Springvale 
Rhodesia (ARNOLD). 


Platythyrea lamellosa RoGEr, v. Rhodesiana n. v. — 5. — I. 
12 à 15 mill.— Cette var. diffère de la race longinoda For. par sa tête 
plus large derrière, par sa taille plus grande par son nœud encore 
plus long, au moins deux fois si ce n’est plus, plus long que large, 
enfin par sa ponctuation un peu plus forte. 

d. — L. 13 à 13.5 mill. — Mandibules avec une pointe aiguë et 
un bord terminal à peine dentelé. Scapes quatre fois plus longs 
qu'épais. Premier article du funicule presque aussi épais que long, 
second plus long que le scape. Les huit derniers articles du funicule 
sont renflés d’un seul côté, ce qui leur donne un aspect dentelé. 
Ailes teintes d’un brun noirâtre. Du reste identique à l’espèce que 
J'avais nommée par erreur Sima grisea, el à la description de 
laquelle je renvoie. Cette dernière forme est donc, comme je l’ai 
déjà dit ailleurs, une Platythyrea, à peine un peu plus étroite et 
allongée encore que la lamellosa v. Rhodesiana, dont elle diffère 
surtout par la couleur des ailes. J’en déduis que la fausse Sima grisea 
est probablement une race ou variété de la PI. lamellosa. 


Platythyrea cribrinodis GERST. — 9. — Bulawayo Rhodesia 
(ARNOLD). 

Leptogenys maæillosa SM. — ©. — Bulawayo, Rhodesia (ARNOLD). 

Leptogenys [Lobopelta] nitida SM. — 9. — Ladismith, Cap 


(D' H. BRAUNS). 


Leptogenys (Lobopelta) Arnoldi n. sp. — ©. — L. 6 à 6.2 
mill. — Voisine de Hawilandi For. Mandibules lisses et luisantes 
avec une seule très petite dent à leur bord terminal; un peu plus 
courtes et moins pointues que chez /lavilandi ; plus larges aussi à 
leur bord terminal, et convexes à leur bord externe au lieu d’être 
concaves. Tête à peu près rectangulaire, un peu plus longue que 
large, avec un bord postérieur distinct, à peu près droit, et les 
côtés assez convexes (Chez l’Havilandi, le bord postérieur est peu 
distinct et la tête un peu plus large devant que derrière). Yeux bien 
plus grands et surtout plus convexes que chez Havilandi, situés au 
milieu et occupant presque 1/3 des côtés de la tête. Epistome caréné 
et très avancé en triangle en avant. Les scapes dépassent les côtés 








111 


de la tête d’un quart de leur longueur environ. Articles 7 à 11 du 
funicule un peu plus épais que longs (plus longs qu’épais chez 
Havilandi). Sutures du thorax distinctes. Face basale de l’épinotum 
deux fois plus longue que la déclive. Nœud du pédicule un peu plus 
large que long (plus long que large chez Havilandi), tronqué devant 
et derrière, un peu plus faiblement devant, et arrondi en haut. 
Chez l’Havilandi, il est très fortement tronqué avec un bord distinct 
derrière mais moins tronqué, plus arrondi devant que chez 
l’Arnoldi, s’abaissant d’arrière en avant, ce qui n’est pas le cas chez 
l’Arnoldi. Abdomen fortement étranglé, comme chez l’Havilandi. 

Tête subopaque, un peu moins densément ponctuée que chez 
l’Havilandi. Thorax et nœud assez luisants, beaucoup moins den- 
sément sculptés que chez l’Havilandi, irrégulièrement ponctués et 
rugueux, surtout sur l’épinotum, qui est plus mat; les rugosités 
sont irrégulières et superficielles. Face déclive de l’épinotum gros- 
sièrement ridée transversalement. Abdomen et mandibules luisants, 
avec des points espacés; antennes et paltes assez abondamment 
ponctuées. Pilosité dressée jaunâtre, assez longue et fine, assez 
abandamment répandue sur le corps, plus éparse sur les membres. 
La pubescence, au contraire, est très abondante sur les membres où 
elle est courte, un peu laineuse, cachant en partie la sculpture, bien 
plus éparse sur le corps, surtout sur l’abdomen. Noir. Scapes, 
mandibules et pattes bruns, tarses et funicules roussâtres. 

Œ. — L. 7.5 à 8.3 mill. — Mandibules fort courtes, tronquées et 
obtuses à l’extrémité, fort larges, dépassées devant par le labre 
bilobé. Epistome obtusément caréné et avancé en arc. Tête plus 
longue que large, convexe derrière, à côtés très convexes. Scape 
deux fois plus long que large et élargi à l’extrémité, plus court que 
le deuxième article du funicule dont le premier est aussi large que 
long. Yeux un peu en avant du milieu. Thorax aussi large que la 
tête. Face basale de l’épinotum un peu plus longue que la déclive 
dont elle est nettement séparée par une courbe anguleuse. Nœud 
arrondi en haut, un peu plus large que long, obtusément et obli- 
quement tronqué devant et derrière. Abdomen fortement étranglé. 
Sculpture, pilosité et couleur comme chez l’ouvrière, mais la tête 
est moins fortement ponctuée. Ailes teintes de brunâtre, avec une 
cellule cubitale demi-partagée, comme chez les Myrmica. 


Plumtree, S. Rhodesia (ARNOLD). 


Dorylus fulvus WESTWw. r. badius GERST. — 4, ÿ. — Bulawayo, 
Rhodesia (ARNOLD). 


Dorylus fulvus WEsSTW. r. Rhodesiae n. st. — ©. — L. 3à8.5 
mill. — Plus petit et de couleur jaune plus clair que le type, au 
contraire du badius. Il se distingue avant tout du type et du badius 


112 


par sa tête bien plus courte qui est plus faiblement échancrée der- 
rière. La tête est à peine d’1/6 plus longue que large, assez distinc- 
tement rétrécie derrière, avec les angles postérieurs plus arrondis 
que chez:le type. Nœud aussi large que long. D'un jaune clair, avec 
les mandibules et les antennes brunes chez les grandes ©. Du reste 
commé le type. L’ouvrière minima récoltée par M. ARNOLD n'est 
évidemment pas la plus petite. 


Bulawayo, Rhodesia (ARNOLD). 
Aenictus rotundatus MAYR. ©. — Rhodesia (ARNOLD). 


Sima ambigua Em. r. Rhodesiana n. st. — ÿ. — [. 5.5 mill. 
— Diffère avant tout du type de l’espèce et même de la v. erythræa 
Em. par le manque presque absolu de lobe antérieur à l’épistome, 
lobe qui est très distinct, rectangulaire et assez avancé chez le type 
et chez l’erythræa. Mandibules armées de 4% dents, luisantes, 
ponctuées, avec quelques stries courtes et éparses. Tête presque 
deux fois plus longue que large (un peu moins néanmoins). Yeux 
très grands. Les trois parties du thorax sont chacune plus déprimée, 
plus bordée et moins convexe que chez le type et chez l’erythræa ; 
pronotum franchement bordé. Mésonotum situé un peu plus bas 
que le pronotum et l’épinotum. La face basale de ce dernier passe 
par une courbe bien plus anguleuse et plus brusque à la face déclive 
que chez l’ambigqua ; la face déclive est obliquement tronquée et un 
peu plus courte que la basale. Nœuds comme chez l'ambigua, mais 
le second au moins deux fois plus large que le premier. Pilosité fort 
éparse et un peu plus courte sur le corps que chez l’ambiguu. 
Thorax et tête plus subopaques, plus densément ponctués. Couleur 
jaune rougeâtre, comme chez l’ambiqua. 


Plumtree, Sud-Rhodesia (ARNOLD). 


Sima natalensis SM. r. cuitensis For. v. Bulawayana n. v. — 
5, — L. 6 mill. — Plus petite que le type de la race, moins mate, 
simplement subopaque. Le nœud est encore plus étroit el la tète un 
peu plus courte; du reste comme le type de la cutensis. 


Bulawayo, Rhodesia (ARNOLD). 


Sima Braunsi n. sp. — ©. —[,,. 5.9 à 4.4 mill. — Mandibules 
armées de 3 (peut-être de 4) dents, luisantes, ponctuées avec quel- 
ques courtes stries. Epistome extrêmement court, largement mais 
distinctement échancré des deux côtés, avant au milieu un lobe 
extrêmement court, mais armé de chaque côté d’une longue dent 
presque spiniforme. Arêles frontales fort rapprochées, courtes. 
Tête d’une bonne moitié plus longue que large, à bord postérieur 


113 


faiblement convexe. Ses bords latéraux sont fort convexes et plus 
larges derrière, parallèles et rétrécis sur leur tiers antérieur. Les 
yeux occupent en tout un peu plus d’un quart des côtés; ils sont au 
milieu. Pas d’ocelles. Une forte impression longitudinale au milieu 
du front. Les scapes atteignent le milieu entre leur base et le bord 
postérieur de la lête. Articles 2 à 6 du funicule notablement plus 
épais que longs. Promésonotum à peine subbordé, convexe avec une 
suture forte, mais ne faisant pas échancrure Une forte échancrure 
évasée entre le mésonotum et l’épinotum. Face basale de ce dernier 
convexe, passant insensiblement à sa face déclive plus courte 
qu'elle. L’épinotum est un peu comprimé, à peine subbordé. Pre- 
mier nœud avec un pétiole antérieur presque aussi long que lui ; le 
nœud est bien plus long que large, nullement bordé, avec un profil 
également arrondi (convexe) d'avant en arrière, le milieu étant le 
plus élevé. Second nœud pyriforme, un peu mais pas beaucoup 
plus large que le premier. Pas de dents sous les nœuds. 
Abdomen allongé comme tout l’insecte qui est fort étroit. Paltes 
courtes. 


Entièrement lisse el très luisante; à peine des traces de points. 
Une rangée de longs cils jaunes sur le devant de l’épistome ; à part 
cela, presque entièrement glabre ; à peise une faible pubescence 
adjacente sur les tibias el un peu soulevée sur scapes. 

Noire. Articulations du thorax et du pédicule, devant de la tête, 
antennes, mandibules, tibias, tarses et articulations des membres 
roussàlres ou d’un roux jaunâtre. Cuisses brunâlres. Quelquefois les 
nœuds et le mésonotum roussâtres, avec la tête et le reste du thorax 
plus ou moins branâtres. 


1 


P. — L.7 mill. — Tout à fait semblable à l’ouvrière, mais les deux 
longues dents un peu triangulaires de l’épistome forment de vérita- 
bles épines Tête plus rectangulaire que chez l’ouvrière, à peu près 
aussi large devant que derrière et à côtés à peine convexes. Les 
yeux ne sont pas plus grands que chez l’ouvrière et les ocelles très 
petits. La même impression longitudinale au milieu du front Tout 
le thorax médiocrement convexe, faiblement subdéprimé; du reste, 
de même que les nœuds, comme chez l’ouvrière ; mais le premier 
nœud est à peine plus long que large et le second nœud moins pyri- 
forme. Pilosité et sculpture comme chez l’ouvrière. Les ailes 
manquent 


Noire; antennes, tibias, tarses et joues roussâtres; cuisses et man- 
dibules brunes. 


Willowmore, Cap (D° H. BRrAuxs). Différente de l’ophthalmica 
Em., de la gerdae Srrrz et de la mayri For. ainsi que des autres 
espèces à moi connues. 


114 


Cataulacus Baumi For. r. Batonga n. st. — ©. — [,. 3.8 à 5 
mill, — Se distingue du Baumi typique par sa lête beaucoup plus 
rétrécie en avant, tandis que chez le Bauma typique, comme chez le 
Bequaerti, elle l’est à peine. En outre la têle est nettement et assez 
densément ridée en long, tandis que chez le Baurni typique elle est 
surtout réliculée avec une faible accentualion longitudinale des 
réticulations. Du reste comme le Baumi typique, avec les mêmes 
dents latérales du promésonotum, la même forle dent latérale de 
l’épinotum, etc. ; ces dents sont même un peu plus accentuées que 
chez lui. Les rides longitudinales de l'abdomen sont à peine moins 
fortes. 

Rhodesia (ARNOLD). Cette race ressemble peut-êlre au GC. parallelus 
SM. que je ne connais pas. 


Strumigenys Arnoldi n.sp. — 5%. — [,. 1.8 mill. (avec les 
mandibules). -— Mandibules linéaires, longues comme une bonne 
moitié de la tête, assez droites et presque pa‘allèles ou à peine 
convexes, néanmoins assez distantes l’une de l’autre, fournies de 
poils assez épais et un peu clavés, assez adjacents. À l’extrémité les 
mandibules ont deux longues dents subégales, la supérieure légère- 
ment plus longue ; en outre, à leur bord interne, deux autres dents 
un peu plus courtes mais pointues, situées à leur sixième et à leur 
tiers périphériques. Tête cordiforme, fortement élargie et convexe 
derrière sur ses côtés, mais bien plus longue que large, largement 
et faiblement échancrée à son bord postérieur, faiblement rétrécie 
à son tiers antérieur. Les veux, très petits, composés de quatre ou 
cinq facettes, ne sont pas visibles de dessus; ils sont placés sur le 
bord d’une arête qui longe la tête en dessous du scrobe formé par 
les arêtes frontales. Cette arête est continue (sans trace d’interrup- 
tion), en dessus d'elle se trouve l’arête inférieure du scrobe. 
Epistome entier à son bord antérieur quiestdroit. Le scape n’atteint 
pas tout à fait le bord postérieur de la tête; il s’en faut de plus de 
son épaisseur. Articles 2 et 3 du funicule plus épais que longs. 
Pronotum neltement anguleux (épaulé) devant, rétréci en arrière, 
caréné au milieu, assez bordé latéralement, en tout un peu plus long 
que large (avec le cou), très faiblement convexe, subdéprimé, 
tombant en talus d’arrière en avant. Le mésonotum forme le sommet 
du thorax, puis tombé en talus en arrière ; il est bien plus long que 
large et ne forme aucune échancrure avec la face basale de l’épino- 
tum qui est légèrement plus longue que large, subbordée et à peine 
convexe. Les épines sont longues comme leur intervalle et bordées 
des deux côtés de la face déclive par de fortes lamelles translucides. 
Premier nœud pétiolé devant ; le pétiole un peu plus long que le 
nœud. Celui-ci cubique-arrondi, aussi large que long, un peu plus 


115 


élevé devant, bordé derrière et en dessous, comme son pétiole, de 
fortes masses spongieuses. Second nœud deux fois plus large que le 
premier, bien plus large que long, bordé derrière de masses spon- 
gieuses, qui s'étendent en ailes des deux côtés de l’abdomen et qui 
se prolongent en dessous du nœud plus longuement que ce dernier 
lui-même, entourant une longue pointe ou épine chitineuse verti- 
calement dirigée en dessous. 

Tête mate, densément réticulée ponctuée. Thorax et premier 
nœud subopaques, densément réticulés, ainsi que les membres. 
Second nœud et abdomen à peu près lisses; à peine quelques faibles 
réticulations et une ou deux rides vers la base de l'abdomen. Tête 
fortement parsemée de poils courts fortement clavés et épais, 
jaunâtres et brillants. Des poils semblables mais plus minces et 
épars sur le reste du corps. Des soies clavées, dressées, pas longues, 
dispersées sur l’abdomen, très rares ailleurs, nulles sur les mem- 
bres, sauf une rangée devant les scapes. D'un jaune roussâtre uni- 
forme avec les membres légèrement plus clairs. 


Bulawayo, Rhodesia (ARNOLD). Sous les pierres, dans un nid de 
Bothroponera Krügeri For. 


Dicroaspis Arnoldi n. sp. — ©. — [L.2.6 mill. — Mandibules 
triangulaires, avec une forte dent pointue à l'extrémité, une seconde 
dent pointue derrière, indistinctement denticulées sur le reste de 
leur bord terminal. Elles sont subopaques, densément striées avec 
des points épars. Epistome presque vertical, pourvu à son extré- 
mité supérieure d’un lobe qui se prolonge devant sous forme de 
deux fortes épines triangulaires et pointues, épaisses à leur 
base. Aire frontale triangulaire et luisante, située immédiatement 
derrière le dit lobe. Les arêles frontales subhorizontales, très 
longues et fortement divergentes, atteignent presque le bord de la 
tête, laissant néanmoins voir les Veux. Arrivées au sixième posté- 
rieur de la tête, elles se recourbent en dessous, formant un scrobe 
extrêmement profond. Les yeux composés d’une dizaine de facettes 
sont situés aux 2/5 postérieurs de la tête en dehors du bord du dit 
scrobe. Tête en trapèze, à peine plus longue que large derrière, 
fortement rétrécie devant, à bord postérieur presque droit. Scape 
épaissi sur ses 2/3 postérieurs. Les trois derniers articles du funi- 
cule fornent une massue épaisse dont les deux avant-derniers 
articles sont un peu plus épais que longs. Les articles de la base, 
sauf le premier, environ 3 fois ou plus, plus épais que longs. Pro- 
mésonotum large, court, rétréci derrière, au moins aussi large 
devant que long, sans sulure, fortement convexe, subdenté de 
chaque côté du bord postérieur du mésonotum. Face basale de 
l'épinotum bordée, à peu près plane, carrée, aussi large que 


116 


longue, terminée derrière par deux dents pointues, triangulaires, 
un peu plus longues que larges. Face déclive un peu plus courte 
que la basale, bordée, avec un lobe arrondi à sa base entourant 
la base du pédicule. Ses deux stigmates sont fort proéminents. 
Premier nœud avec un pétiole antérieur un peu plus long que le 
nœud lui-même. Ce dernier est 1 2/5 fois plus large que long, subcu- 
bique, arrondi en haut, aussi épais au sommet qu'à la base, vertical 
cevant et derrière, légèrement concave devant et convexe derrière 
vu de dessus. Second nœud aussi large que le premier, un peu plus 
large qu'épais, arrondi, avec une très petite dent dessous. Abdomen 
tronqué devant, très convexe de côté, à peine plus long que large. 
Pattes plutôt courtes, tarses assez épais. 

Abdomen subopaque, densément réticulé. Le reste mat, densé- 
ment réticulé-ponctué. La tête et le promésonotum ont en outre 
d'assez grosses rides longitudinales et réticulaires. Tout le corps 
est couvert de soies dressées épaisses, pas très denses, mais extré- 
mement courtes et distinctement clavées à l’extrémité. Pas de 
pubescence distincte, sauf sur les membres où une pubescence 
courte, épaisse et oblique remplace en partie les soies clavées. D’un 
roussätre ferrugineux avec les membres plus clairs et labdomen 
brunâtre. 

Buüulawayo, Rhodesia (ARNOLD). Trouvée avec l’espèce précédente, 
dans le nid de la Bothroponera Krügeri For. Espèce bien distincte 
des deux Dicroaspis connus : cryptocera Eu. et Emeryi Kor. 


Meranoplus Simoni Em. r. nitidiventris EM. — 9%. — Bulawayo, 
Rhodesia (ARNOLD). 


Meranoplus PerinqueiEm.—®— Willowmore, Cap (D'H.BRAUNS). 


Triglyphotriæ auropunctatus For. v. fusciventris n. v. — ©. — 
L. 2.2 à 2.5 mill. — Un peu plus petit que le type de l’espèce. 
Epines de l’épinotum bien plus courtes, subdentiformes, mais 
pointues, très peu plus longues que l’épaisseur de leur base. Les 
mêmes points dorés que chez le type. Sculpture d’une idée plus 
fine et plus ridée. Nœuds légèrement plus larges encore. D'un 
jaune plus terne et plus brunâtre que chez le type. Abdomen bru- 
nâtre. Du reste comme le type. 


Rhodesia (ARNOLD). 


Tetramorium oculatum n. sp. — %. — L. 2.7 mill.— Mandi- 
bules fortement striées avec des points entre les stries, armées de 
deux dents distinctes devant, assez indistinctement dentées der- 
rière. Tête rectangulaire, presque carrée, à peine plus longue que 


117 


large, faiblement rétrécie devant, à côtés faiblement convexes et à 
bord postérieur droit. Pas de scrobe (à peine une apparence), mais 
les arètes frontales assez longues et divergentes. Yeux très con- 
vexes et très grands, occupant en tout plus d’un tiers des côlés de 
la tête, situés au tiers antérieur. Le bord antérieur de la tête ne les 
dépasse que d’un tiers de leur longueur. L’extrémité du scape est 
distante du bord postérieur de la tête d’un sixième de la longueur 
de la tête. Articles médians des funicules beaucoup plus épais que 
longs. Dos du thorax subdéprimé et subbordé. Pronotum vertical 
devant, puis fortement courbé pour devenir subhorizontal. Promé- 
sonotum sans suture distincte, mais avec deux festons latéraux et 
des angles ou épaules antérieures nets. Un feston concave entre le 
mésonotum et l’épinotum. Face basale de ce dernier un peu plus 
longue que large avec un feston latéral devant et deux fortes dents 
subverticales, épaisses et triangulaires, un peu plus longues que 
larges et peu pointues. Face déclive un peu plus courte que la 
basale, subverticale, un peu concave et bordée. Une échancrure 
très faible et très étroite entre le mésonotum et l’épinotum. Le 
premier nœud a un pétiole antérieur à peine plus court que lui; il 
est presque 1 1/2 fois plus large que long, cubique, subdéprimé 
en dessus et verticalement tronqué devant, son bord antérieur 
étant légèrement plus élevé que la face postérieure tronquée aussi. 
Second nœud notablement plus large que le premier, 1 1/2 fois plus 
large que long à côtés arrondis. Abdomen ovale. 

Abdomen et membres luisants, tête, abdomen et nœuds subopa- 
ques, densément réticulés-ponctués. La tête et le promésonotum 
sont en outre grossièrement et fortement ridés en long. Pilosité 
dressée, très courte, fort éparse, jaunâtre et tronquée à l’extrémité, 
nulle sur les tibias et les scapes qui ont seulement une pubescence 
adjacente. Cette dernière très diluée sur le corps. Noir; antennes et 
pattes brunes. 


Redbank, Rhodesia (ARNOLD). Espèce fort distincte par ses 
grands yeux, etc. 


Tetramorium quineensae K. r. cristata STITZ. — 9. — Bulawayo, 
Rhodesia (ARNOLD). La variété cristata de Srirz mérite de former 
une race distincte. Sa longueur est de 4 à 4.5 mill. — La crête du 


pronotom paraît fort constante. 


Tetramorium caespitum L. v. mossamedensis For. Bulawayo, 
Rhodesia (ARNOLD). 


Tetramorium caespitum L. r. ladismithensis n. st. — ©. — TI. 
2.2 à 2.4 mill. — Très voisine de la v. imossanedensis For., mais elle 
s’en distingue par les dents de l’épinotum qui sont très courtes, 


118 


plutôt subdentiformes, par le thorax qui est également convexe et 
non festonné latéralement, sans échancrure au profil, par les rides 
plus serrées de la tête, enfin et surtout par le demi-scrobe fort 
distinct que forment les arêtes frontales, de leur côté interne, pro- 
longées à la longueur des scapes. Du côté externe, ce demi-scrobe est 
faiblement mais distinctement marqué par une sculpture plus faible 
qui le rend un peu luisant. En outre, la pilosité dressée est fort 
courte, assez épaisse et comme coupée à ras à l'extrémité. D'un brun 
presque noir avec les antennes, les mandibules et les pattes jaune 
roussâtre. Du reste identique au T. caespitum. 

©. — L.3.3 à 5.5 mill. — Remarquable par sa petite taille. Thorax 
subdéprimé, un peu plus étroit que la tête. L’épinotum a de fortes 
dents, presque des épines, triangulaires, larges, un peu plus longues 
que larges ; le premier nœud est franchement tronqué et bordé 
devant, comme chez l’ouvrière du reste. Les poils, un peu blan- 
châtres, sont encore plus épais que chez l’ouvrière, parfois même 
légèrement épaissis à l'extrémité. Du reste, comme l’ouvrière. Cette 
race est remarquable surtout par la © et son demi-scrobe. Mais elle 
est, à d’autres égards, tellement semblable au caespilum et à ses 
variétés, que je ne puis me résoudre à en faire une espèce. 


Ladismith, Cap (D° H. BRAUNS). 


Tetramorium setuliferuim Em. — ®%. — Bulawayo, Rhodesia 
(ARNOLD). 
Tetramorium Blochmanni For. r. continentis For. — 5%, 9. — 


Bulawayo, Rhodesia (ARNOLD). 


Tetramorium soliduin Em. v. signata Em. - 9. — Willowmore, 
Cap (D' H. BRAUNS). 


Tetramorium solidum Ex. v. grootensis n. v. — ©. — L. 6 mill. 
— Un peu plus grande que le type. Thorax un peu plus large. Le 
premier nœud est entier et obtus devant et n’a pas l’échancrure et 
les deux angles mousses qu’on voit à son bord supérieur antérieur 
chez la © de la forme typique. 

TS (2?). — L. 4.8 mill. — J'ai reçu avec la © un 4 que je ne puis 
rapporter qu'avec de forts doutes à cette espèce. Il a bien les ailes 
d’un Tetramorium, mais douze articles aux antennes, qui vont en se 
raccourcissant à partir du second. L’insecte est mat, densément réti- 
culé-ponctué avec des rugosités, sauf l'abdomen qui est lisse. Pilosité 
dressée abondante; les nœuds ont bien la forme du 7°. solidum. L’épi- 
notum n’a que deux tubercules. Tête plus large que longue, forte- 
ment rétrécie devant. 


140 


Il est assez probable qu'il s’agit d’un autre genre, mais les ana- 
logies avec le T°. solidum v. grootensis sont telles que des doutes sont 
permis. Si c’est vraiment le 7. solidum v. grootensis, il s’agit d’un 
atavisme de l’espèce, retournant aux douze articles. 


Willowmore, Cap (D' H. BRAUNS). 


Tetramorium Bequaerti For. r. bulawayensis n. st. — ©, — 
L. 3 mill. — Beaucoup plus petit que le Bequaerti dont il se distingue 
en outre du premier coup par sa tête plus courte, à peine plus 
longue que large, faiblement mais distinctement convexe derrière 
où elle n’a, tout à fait en arrière, que des angles inférieurs beaucoup 
plus obtus et moins marqués. Les côtés de la tête sont aussi beau- 
coup moins comprimés. Le scape dépasse le bord postérieur de la 
tête d’une fois et demie son épaisseur. Le thorax et le pédicule, ontdu 
reste la forme typique, mais un peu moins accentuée du Bequaerti 
et du Blochmanni. Les quatre épines de l’épinotum sont à peine 
moins longues, les inférieures presque aussi longues que les supé- 
rieures. Le premier nœud est un peu plus court, presque aussi 
large que long; le second nœud par contre un peu moins large et 
surtout plus rétréci derrière. Articles 5 à 5 du funicule presque 
aussi épais que longs, les autres plus longs. Sculpture un peu plus 
fine. Milieu du vertex presque lisse. Tête et promésonotum ridés en 
- longs, épinotum en travers. Nœuds et base de l’abdomen très fine- 
ment et densément riticulés. Les membres et le corps ont une 
pilosité dressée comme chez le Bequaerti, mais plus fine et un peu 
plus longe. Roussâtre, abdomen brunâtre, pattes, antennes et man- 
dibules d’un roux jaunatre. 


Bulawayo, Rhodesia (ARNOLD). Cette forme mérite presque de for- 
mer une espèce, vu surtout la forme de la tête. 


Tetramorium longicorne For. —- %9. — Bulawayo, Rhodesia 
(ARNOLD). 
Tetramorium Braunsi n. sp. — ?. — [. 3.5 à 4 mill. — 


Mandibules triangulaires, assez fortement courbées, subopaques, 
densément striées et ponctuées, armées de 8 dents environ. Epis- 
tome échancré au milieu de son bord antérieur, sans carène. Aire 
frontale triangulaire. Tête rectangulaire-arrondie, un peu plus 
longue que large, faiblement rétrécie devant et faiblement échan- 
crée au milieu de son bord postérieur. Yeux médiocres, situés au 
milieu. Arêtes frontales presque aussi longues que le scape, sans 
scrobe, mais avec une apparence d’aplatissement pour le scape, 
sans que la scuipture soit notablement plus faible. Antennes de 
12 articles, les articles 2 à 5 du funicule légèrement plus épais que 


120 


longs L’extrémité du scape est distante du bord postérieur de la 
têle de 2 fois son épaisseur. Angles inférieurs de la tête arrondis, ses 
côtés convexes et nullement comprimés comme chez le Bloch- 
manni. Promésonotum fort convexe, sans suture ni bords, avec des 
angles antérieurs distincts, un peu oblus. Le promésonotum et le 
mésonotum forment chacun un feston convexe de côté. Suture 
mésoépinotale presque obsolète. La face basale de l’épinotum est 
plus longue que large, subbordée derrière par la prolongation des 
épines et formant devant un faible feston; elle forme un plan 
descendant (une déclivité) à partir de son quart antérieur. Les 
épines sont fortes, pointues, un peu plus longues que leur inter- 
valle. Face déclive un peu plus courte que la basale, concave, bor- 
dée et terminée derrière par un fort angle dentiforme embrassant. 
Le pétiole antérieur du 1% nœud sans dents dessous, aussi long que 
le nœud. Ce dernier cubique, 1 1/2 fois plus large que long, abrup- 
tement tronqué et bordé devant, arrondi à ses faces supérieure et 
postérieure. Second nœud arrondi, un peu plus large que long, à 
peine plus large que le premier, sans dent dessous. Abdomen 
ovale; cuisses légèrement renflées. 

Subopaque, densément et assez finement réticulé ou réticulé- 
ponctué, en outre régulièrement strié (un peu strié-ridé sur la tête). 
Les stries ou rides ne sont pas très grossières. Abdomen et membres 
lisses, ces derniers ponctués. Pilosité dressée jaunâtre, assez épaisse 
et obtuse, pas longue, très dispersée sur le corps, nulle sur les 
pattes et les scapes qui ont seulement une pubescence diluée; cette 
dernière très éparse sur le corps. D un jaunâtre testacé terne. Abdo- 
men d’un jaune brunâtre. 

Willowmore, Cap (D' H. BRAUNS). Cette espèce est fort voisine 
du solidum Em. Elle en diffère par sa tête plus longue, par son épis- 
tome dont l’échancrure est étroite (large chez le solidum), par son 
premier nœud bien plus court, par son second nœud bien moins 
large, par son abdomen qui n’est pas échancré devant et, enfin, par 
sa couleur entièrement différente. 


Tetramorium [Xiphomyrmex] Humblotii For. v. pembensis For. 
— 5, — Je n'avais décrit que la 9 et le de cette variété. L’ouvrière 
est plus petite que le type (2.5 mill.). Le second nœud est un peu 
plus convexe devant, les pattes et les antennes sont plus claires, 
jaunâtres, les épines légèrement plus longues. Du reste, identique. 


Arushachini. 


Tetramorium [Xiphomyrmex) Humblotii For. v. victoriensis 
n. v. — 9. — L. 3.1 à 3.6 mill. — Plus grande au contraire que 
l'espèce typique. Premier nœud entièrement droit, encore plus que 


121 


chez le type et beaucoup plus que chez pembensis. Épines assez 
épaisses, bien plus courtes que chez le type de l’espèce. Le thorax 
est aussi plus court et plus convexe. Couleur de la forme typique 
et, du reste, identique à elle. 

Victoria falls, Zambezi river, Rhodesia (ARNOLD), dans du bois 
pourri. 


S. G. DECAMORIUM n. 5. G. 


Se distingue du Genre Tetramorium typique et du S. G. Xipho- 
imyrmex parce qu'il n’a que 10 articles aux antennes et, en outre, 
provisoirement du moins, par un scrobe profond à la tête. 


Tetramorium (Decamorium) decem n. sp. — ©. — [3 à 
3. mill. — Mandibules fortement courbées, lisses, faiblement 
ponctuées, armées de 5 grosses dents et en outre de 2 à 3 autres très 
petites, situées entre les 3 postérieures. Epistome échancré au 
milieu. Arètes frontales sinueuses, fort écartées, formant un scrobe 
profond, bordé en dehors, derrière et dessous, et renfermant la 
moitié des yeux qui sont de ce fait légèrement courbés, du reste 
peu convexes, assez grands et situés au milieu. Les arêtes frontales, 
recourbées en arrière, atteignent le septième postérieur de la tête. 
Cetle dernière est rectangulaire, d’un fort cinquième plus longue 
que large, à bord postérieur droit et à côtés comprimés, droits et 
parallèles. Scapes fortement courbés à leur base, épais, entière- 
ment logés dans le scrobe et n’atteignant'que le cinquième posté- 
rieur de la tête à peine. Articles 2 à 6 du funicule beaucoup plus 
épais que longs (1 1/2 fois environ). Angles antérieurs du prono- 
tum obtus. Suture promésonotale très faible, mais bien visible, 
Une échancrure distincte, mais assez peu profonde, entre le pro- 
notum et la face basale de l’épinotum qui sont situés à hauteur 
égale, et, chacun, également et médiocrement convexe; la moitié 
antérieure du pronotum seule devient brusquement subverticale: 
par une forte courbure. Le profil dorsal du thorax est du reste assez 
horizontal et nullement bordé. La face basale de l’épinotum est 
1 1/2 fois plus longue que large, rectangulaire, un peu plus longue 
que la face déclive, et terminée par 2 épines très épaisses et obtuses, 
un peu plus courtes que leur intervalle, triangulaires, à peine 
divergentes, dirigées en haut et en arrière. Face déclive, concave, 
fortement bordée et terminée en bas par un angle net, subdenté et 
embrassant, représentant la dent inférieure. Pétiole antérieur du 
1° nœud un peu plus court que le nœud lui-même. Ce dernier assez 
comprimé et assez élevé, 1 1/4 fois plus long que large, très con- 
vexe au sommet, sans dent dessous, un peu plus haut en tout que 
long. Second nœud un peu en cloche, 1 2/3 fois plus large que le 


ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. LVII, 2-V-1913 9 


122 


premier, élargi derrière, avec les côtés convexes, un peu plus large 
que long, rétréci devant. Abdomen rétréci et tronqué devant, du 
reste ovale. Cuisses et Libias assez fortement renflés. 

Fort luisant. Têle et thorax, surtout la tête, pourvus d’une forte 
ponctuation assez profonde, mais assez espacée. Devant et côtés de 
la tête, sauf l’épistome, en outre assez grossièrement ridés en long 
de même que les côtés du mésonotum et l’épinotum tout entier. 
Face déclive de ce dernier ridée en travers. Tout le reste lisse avec 
une ponctualion fine et très éparse. Pilosité dressée et pubescence 
presque nulles, sauf quelques poils adjacents sur les membres. 
D'un brun un peu roussâtre. Mandibules, antennes et pattes à 
peine plus claires. Abdomen brun foncé. 


Redbank, Rhodesia (ARNOLD). Espèce très curieuse. 


Tetramyrma Braunsi FoREL, Pseudogyne. — L. 6.5 à 7 mill. — 
Tête plus large derrière et un peu plus longue que chez l’ouvrière, 
sillon frontal plus profond, yeux un peu ÿlus grands; scapes un 
peu plus courts. Les nœuds, surtout le second, sont plus larges ; ce 
dernier 1 1/2 fois plus large que long. Le pronotum est plus large 
aussi et suivi d’un mésono!um beaucoup plus plat, plus grand, et 
d’un scutellum distinct. La face basale de l’épinotum est presque 
horizontale et l’échancrure mésoépinotale bien plus faible. L’abdo- 
men est beaucoup plus grand que chez l’ouvrière, dilaté. Rides 
longitudinales de la tête plus grossières et plus irrégulières que 
chez l’ouvrière, divergentes derrière. Sculpture du thorax et du 
pédicule bien plus grossière et plus rugueuse. Tout le corps, y 
compris les pattes et les antennes, hérissé d’une pilosilé jaunàtre 
abondante qui fait complètement défaut à l’ouvrière. Quelques 
poils adjacents. Couleur de l’ouvrière, mais le thorax et le pédicule 
sont d’un brun foncé, à peine rougeûtre (rouge chez l’ouvrière). 
Tout le reste comme chez l’ouvrière. Pasd’articulations claires. 

Willowmore, colonie du Cap, récoltée par M le D' BRAUNS. 
J'ajoute que les 5 reçues dernièrement sont en partie plus grandes 
que le type; elles ont jusqu’à 6 mill. Les Tetramyrma méritent 
de former un genre. 

Monsieur le D° BRAUNS m'écrit à ce sujet : &« Avec beaucoup d'at- 
» tention je suis arrivé à découvrir et à enlever entièrement cinq 
» nids de la 7. Braunsi et dans tous J'ai trouvé les femelles ergalo- 
» morphes, dont je vous envoie deux exemplaires. Il y en avait 
» parfois une, parfois plusieurs. J’ai trouvé des n\mphes , mais 
» jamais de © ailées ou fécondes ordinaires ». 


Rhoptromyrmex Steini n.sp. — ©. — L. 3.4 à 5.9 mill. — 
Mandibules grandes assez luisantes, faiblement striées, ponctuées, 





193 


armées devant de 3 dents distinctes et derrière de denticules indis- 
tincts. Epistome convexes, plus large que haut, à bord antérieur 
très faiblement convexe. Aire frontale grande, triangulaire. Tête 
fortement rétrécie devant, à peu près aussi longue que large (un 
peu plus large que longue au milieu), à côtés très fortement con- 
vexes, à bord postérieur à peine concave. Yeux petits, situés au 
milieu, assez plats. Les scapes sont distants du bord postérieur de 
la tête, de 1 1/2 fois au moins leur épaisseur. Articles médians du 
funicule légèrement plus épais que longs. Thorax fort arrondi en 
tout sens, fort convexe, saps trace de bords n1 d’épaules, sans échan- 
crure au protil. Suture promésonotale assez indistincte ou nulle. 
Suture mésoépinotale peu profonde. Epinotum assez également 
convexe, ses 2 faces passant assez indistinctement de l’une à l’autre, 
la face basale paraissant plus longue que large. Pas trace de dents 
ni même de tubercules à l’épinotum. Premier nœud arrondi en- 
dessus, légèrement plus large que long, passant par une déclivité 
antérieure oblique à un pétiole antérieur indistinct, comme chez le 
globulinodis MAYRr, mais le dit pétiole est plus court que chez cette 
espèce et le nœud a en dessous un lobe obtus. Second nœud beau-. 
coup plus large que le premier, environ 5 fois plus large que long, 
donc encore bien plus large que chez Le {ransversinodis MAYR, tandis 
que le premier nœud est moins haut. 

Assez luisant, ircégulièrement chagriné sur la tête, avec une 
ponctuation éparse sur tout le corps. Côtés du thorax irrégulière- 
ment et finement ridés. Une pubescence espacée mais fort distincte, 
entièrement adjacente, sur tout le corps et sur les membres. Pilo- 
sité dressée à peu près nulle. D’an jaune fort brunâtre et très terne. 
Paites, antennes et mandibules à peine plus claires. 


Ladismith, Cap (D' H. BrAUxS). Plus grand que le transversinodis 
MAYR, dont il se distingue en outre surtout par sa sculpture, sa 
pubescence et sa couleur, le fransversinodis étant absolument lisse. 
Chez le globulinodis le 1* nœud est beaucoup plus étroit. 


Oligomyrmex Arnoldi n. sp. — ©. — [L. 1.9 mill. — Mandi- 
bules étroites, lisses avec peu de points, armées de 3 dents. Tête 
carrée, aussi large que longue, à bord postérieur presque droit, à 
côtés à peine convexes. Absolument aveugle Antennes de 9 arti- 
cles ; massues de 2, l’avant-dernier article n’ayant que le tiers de la 
longueur du dernier. Articles 2 à 6 du funicule beaucoup plus épais 
que longs. Scapes courts, fort loin d'atteindre le bord postérieur de 
la tête. L’épistome est haut et verticalement courbé ou plutôt 
subtronqué devant, où il n’a qu’une apparence de carènes diver- 
geant en avant. Cette structure fait ressembler cette espèce au sous- 
genre Bondroitia For. du genre Diplomorium Mayer. Pas de suture 


124 


promésonotale; une échancrure distincte entre le mésonotum et 
l’épinotum. Face basale de ce dernier un peu plus large que longue. 
Face déclive oblique, bordée de 2 tubercules ailongés et obtus entre 
lesquels elle est creusée. Premier nœud arrondi, distinctement 
plus large que long et précédé d’un pétiole plus court que lui. 
Second nœud 1 1/2 fois plus large que long et que le premier nœud, 
Ablomen ovale. 

Lisse, luisant, distinctement ponctué surtout sur la tèle où les 
points sont fins et régulièrement espacés. Une pubescence jaunàtre, 
fine et distincte, mais pas dense sur le corps et sur les membres. 
Pilosité dressée à peu près nulle. Entièrement jaune, avec les dents 
des mandibules brunûtres. 


Bulawayo, Rhodesia (ARNoLD). Celte espèce est le premier Oligo- 
myrmex trouvé dans l’Afrique continentale. C’est une 9; y a til un 
2%? L'épinotum subverticalement subtronqué lui donne un aspect 
tout particulier, M. ARNOLD l’a trouvée sous la terre. 


Cremastogaster tricolor GERST. v. Pie For. — 5, P, de — 
Aberdeen, Cap (D' H. BRAUNS). 


Cremastogaster tricolor GERST. r. rufonigra KM. — ©. — Rhodesia 
(ARNOLD). 
Cremastogaster gallicola For. v. oraclum For. — Ÿ. — Rhodesia 


(ARNOLD). Cette variété a été aussi récoltée par M. BEQUAERT au 
Congo. Je suis obligé de réunir le Cremastogaster Sjüstedti MAYR, 
comme simple race, au gallicola, les différences étant vraiment 
minimes, 

Cremastogaster vulcanica SANTSCHI, variété un peu plus grande 
que le type (4.5 à 5 mill.) avec la tête un peu plus sculptée et les 
épines un peu plus courtes. 


Bulawayo, Rhodesia (ARNOLD). 


Cremastogaster Buchneri For. r. Winkleri For. — 9, Q. — © (pas 
encore décrite). L. 8 à 8.5 mill. — Mate, densément striée en long et 
réticulée entre-deux. Abdomen subopaque réticulé et ponctué. Tho- 
rax plus étroit que la tête. Épinotum avec deux dents obtuses. Pre- 
mier nœud un peu plus large que long et un peu plus large devant 
que derrière. Second nœud sans trace de sillon, à peine échancré 
derrière. Pubescence distincte. Noire. Pattes et scapes bruns, funi- 
cules, mandibules et tarses roussâtres, ailes assez fortement bru- 
nâtres. 

Kasaï, Congo (LuyA), Rhodesia (ARNOLD). 


125 


Cremastogaster Buchneri For. r. Winkleri For. v. Fickendeyi n. 
v. — 6. — L. 3.3 à 5.3 mill. — Diffère en outre du Winkleri par son 
premier article du pédicule extrêmement large et presque circu- 
laire, du moins chez la grande ©, plus large que le second nœud, 
ainsi que par ce dernier qui est distinctement, quoique superficiel- 
lement, sillonné en long. Entièrement noir, aussi l'abdomen. 

Victoria, Camerun (FICKENDEY), reçu de M. Reu. Récolté aussi à 
Kondué, Kasaï, Congo, par M. Luya. 


Cremastogaster Buchneri For r. Laurenti For. v. theta For. — 5. 
Kasaï (LUJA). 


Cremastogaster Buchneri For. r. africana MaAvr v. bula- 
wayensis n.v. — ©. — L.3 à 3.5 mill. — Rapprochée de la theta 
de la r. Laurenti, mais le second nœud plus fortement sillonné (assez 
fortement). Le 1°" nœud en trapèze régulier, élargi devant. Les épines 
plus courtes. Le thorax plus fortement incisé entre le mésonotum 
et le métanotum, l’éminence du mésonotum plus courte. Les épines 
sont aussi plus courtes. L’insecte est plus fortement strié et ridé. 


Bulawayo, Rhodesia (ARNOLD). Cette forme vient encore rendre 
plus étroite la parenté entre l’africana et les autres variétés et races 
du Buchneri. Il n’est plus possible de maintenir l’africana comme 
espèce spéciale. Il passe d’un côté au Laurenti v. theta, de l’autre au 
Winkleri, mais surtout au premier. 


Cremastogaster. Kneri MAyYRr. — ©, 9. — Bothaville, Orange 
(D' H. BRAUNS). 


Cremastogaster Kneri MAYR v. amita n. v. — Ÿ. — [,. 3.5 à 4.3 
mill. — Un peu plus petite que le type de l’espèce et de couleur plus 
foncée, brunâtre, avec les pattes et les antennes un peu plus claires. 
Les épines sont très grêles, encore plus grêles et un peu plus 
courtes que chez le type. Bord postérieur du second nœud droit ou 
même très faiblement échancré. Les angles antérieurs du 1% nœud 
sont beaucoup moins arrondis que chez le type, presque anguleux. 
Sculpture un peu plus faible. Tête un peu moins large, presque 
aussi longue que large, un peu moins échancrée. 


Bulawayo, Rhodesia (ARNOLD). 


Cremastogaster Kneri, r. hottentota — ©. — Bedza, Mattopo Hills, 
S. Rhodesia (ARNOLD). À première vue cette forme paraît une autre 
espèce que le Kneri, mais quand on regarde de près, il ne s’agit que 
de différences graduelles et la v. amita du Kneri forme un peu tran- 
sition avec elle. 


126 


Cremastogaster gabonensis Em. — %. — Victoria, Camerun, 
(FICKENDEY), reçu par M. REH. 


Cremastogaster inermis MAYR r. delagoensis For. v. Rhodesiana, 
n. v. —Ÿ. — L.3.5 à 4.5 mill. — Diffère du type de la race par son 
thorax sensiblement plus déprimé sur le profil, moins convexe et 
plus subbordé; puis par ses dents fort distinctes, beaucoup plus 
fortes, assez pointues, larges, aussi longues que larges. Sculpture, 
pilosité et couleur, de même que la forme des nœuds, du reste, 
identiques. Mais, par les caractères indiqués, cette forme sort du 
vrai type de l’irermis et se rapproche de la race Arthuri Mulleri 
ForEL du gallicola ForEL. C’est une véritable transition et on ne 
sait guère si on doit la rattacher au gallicola ou à l’inermis. La sculp- 
ture est aussi un peu plus forte que celle de l’inermis r. delagoensis. 


Bulawayo, Rhodesia (ARNOLD), sur une mimosa. 


Cremastogaster excisa MAYR r. Andrei For. v. Thaïs n. v. — 
9. — L. 2.5 à 3.5 mill. — Diffère avant tout du type de la r. Andrei 
par sa tête moins large et seulement très faiblement échancrée 
derrière, tandis qu’elle est fortement échancrée chez l’Andrei. Les 
épines sont aussi un peu plus courtes. Du reste, identique. 

Port Elisabeth, Cap (D' H. BRAUNS). 


Cremastogaster sordidula NYL. r. rectinota n. v. — 5. — Tête 
carrée, avec les côtés et le bord postérieur convexes. Scapes fort 
courts, assez distants du bord postérieur. Thorax extrêmement 
court, plus court que la tête, sans échancrure distincte. Proméso- 
notum convexe, aussi large que long. Face basale de lépinotum 
beaucoup plus large que longue; tout l’épinotum, creusé entre les 
deux épines, est au moins aussi large que long et entièrement bordé 
par la base des épines, celles-ci longues comme les 2/3 de leur 
intervalle. Premier nœud carré, un peu plus large que long. 
Second nœud arrondi, sans sillon ni échancrure, aussi large que 
long. Presque entièrement lisse. La pilosité dressée n’est pas 
longue, assez pointue, dispersée sur le corps, nulle sur les Libias et 
les scapes. D’un jaunâtre sale; membres plus clairs, tête et derrière 
de l’abdomen d’un jaune brunâtre ou d’un brun jaunâtre. 

Bulawayo, Rhodesia (ARNOLD). Cette forme pygmée est si diffé- 
rente de la race natalensis For. qu'on devrait en faire une espèce 
à part si le Cr. sordidula n’était pas si extraordinairement variable. 


Pheidole punctulata Mayr r. atrox For. — Ÿ, ©, Z.— Bula- 
wayo, Rhodesia (ARNOLD). J’ai décrit cet insecte sur les exem- 
plaires récoltés par M. BEQUAERT au Congo. Il se distingue surtout 





197 


de la punctulata typique par sa tête plus petite et très faiblement 
échancrée chez le Z%. La ©, longue de 6.5 mill. a le bord antérieur 
de la tête entièrement droit. 


Pheidole punctulata MAYR r. vmpressifrons Was. — %, ®, %. 
— Willowmore, Cap (D'H BRrAUNS). Comme je l’ai déjà fait remar- 
quer à propos des fourmis de M. BEQUAERT, cette forme repré- 
sente un intermédiaire complet entre la Ph. punctulata MAYR. et la 
Ph. rotundata For., elle se rapproche surtout de la rotundata 
v. Ilgù For. Il est intéressant de retrouver cette variété dans la 
Colonie du Cap et au Congo où l’a trouvée M. BEQUAERT,. 


Pheidole tenuinodis MAYR. — %, 2%.— Ladismith, Cap (D' H. 
BRAUNS). 
Pheidole Victoris n. sp. — 2%. — [,. 4 2 à 4.5 mill. — Mandi- 


bules ponctuées, ridées en outre à leur base jusqu’à leur moitié, à 
bord externe peu convexe, elles ont 2 dents devant et 2 der- 
rière. Epistome caréné échancré au milieu de son bord antérieur. 
Tête aussi large au milieu que longue, assez ovale, à côtés très 
convexes, moins cependant que chez la rotundata, presque aussi 
large devant que derrière, avec le bord postérieur assez fortement 
échancré et avec un sillon longitudinal occipito-frontal complet. 
Le scape atteint le tiers postérieur de la tête. Tous les articles du 
funicule plus longs qu'épais. Arêtes frontales courtes. Yeux situés 
à peu près au tiers antérieur. Pronotum avec des tubercules très 
obtus, peu accentués; il est séparé du mésonotum par une échan- 
crure fort distincte quoique peu profonde, suivie d’un bourrelet 
transversal assez accentué. Face basale de l’épinotum carrée, plane, 
presqu’aussi large que longue, de la même longueur que la déclive, 
qui est fort oblique, et séparée d’elle par 2 épines peu diver- 
gentes, longues comme un peu plus de la moitié de leur intervalle 
et dirigées plus en haut qu’en arrière. Premier nœud à pétiole plus 
allongé que chez la punctulata. Vu de profil il est triangulaire 
(conique). Son bord a un sommet subtranchant et échancré au 
milieu. Second nœud à peu près deux fois plus large que le 1%, un 
peu plus long que large, à côtés faiblement coniques et subdentés, 
la partie antérieure du cône étant d’un tiers plus longue que la 
postérieure. Cuisses un peu renflées au milieu. 


Tête assez mate, densément ridée en long et réticulée entre- 
deux, lisse sur le quart postérieur de sa longueur, où elle est 
parsemée de points enfoncés fort nombreux et gros (fossettes), sur- 
tout sur les côtés. Thorax subopaque, irrégulièrement ridé, en 
partie réticulé, en partie lisse, avec des points, transversalement 


128 “ 


ridé entre les épines. Pédicule et abdomen en partie lisses, en 
partie faiblement réticulés. Pilosité dressée inégale et dispersée, 
jaunâtre. Les pattes et les scapes n’ont que des poils obliques assez 
longs. La pubescence est, du reste, fort éparse sur le corps. D’un 
rouge brunâtre. Abdomen d’un brun jaunàâtre. Antennes et pattes 
d’un jaune un peu roussâtre. 

6. — L. 2.8 à 38.4 mill. — Mandibules faiblement striées-ridées, 
luisantes, à bord externe presque droit, sauf à l'extrémité, et à bord 
terminal denté sur toute sa longueur. Tête un peu plus longue que 
large, avec un bord postérieur très distinct, à peine convexe, et 
des côtés fort peu convexes, de sorte que sa partie postérieure a un 
aspect anguleux, presque rectangulaire, avec les angles postérieurs 
arrondis. En outre, la tête est distinctement plus large devant que 


derrière. Yeux fort convexes, situés à peine en arrière du tiers . 


antérieur. Les scapes dépassent le bord postérieur de la tête d’un 
tiers de leur longueur. Funicules et thorax comme chez le %. 
L’échancrure et le bourrelet du mésonotum fort distincts. Face 
basale de l’épinotum 1 1/2 fois plus longue que large et distinc- 
tement bordée, plus longue que la déclive et séparée d’elle seu- 
lement par 2 très petites dents obtuses, presque de simples 
angles pas plus longs que les angles inférieurs de l’épinotum. — 
Pétiole antérieur du 1* nœud 2 fois plus long que le nœud lui- 
même, qui est du reste comme chez le 2%. Second nœud 
aussi comme chez le- Z, mais un peu plus étroit, bien plus long 
que large, bien moins épais de bas en haut que chez la punctulata. 

Tête assez luisante, avec une sculpture assez densément ponc- 
tuée, mais pas nettement réticulée-ponctuée, les points étant assez 
distinctement séparés. En outre, quelques longues rides assez 
grossières et fort distantes les unes des autres. Fossettes antennaires 
avec de fines rides semi-circulaires. En outre, de gros points 
enfoncés, distants sur l’occiput. Thorax plutôt subopaque, irrégu- 
lièrement ridé et réticulé. Epinotum densément et finement réti- 
culé-ponctué. Abdomen, pédicule et pilosité comme chez le %. 
Derrière de la tête d’un brun un peu roussâtre, le reste d’un roux 
jaunâtre ou un peu brunâtre avec les membres légèrement plus 
clairs. 

Malindi, S. Rhodesia (ARNOLD). Je dédie cette espèce à mon père 
VICTOR FOREL âgé aujourd’hui de 90 ans. 


Pheidole rotundata For. r. Ilgii For. — %, %. — Bulawayo, 
Rhodesia (ARNOLD). 


Pheidole Prelli For. r. redbankensis n. st. — %.— TL. 4.8 à 
5.2 mill. — Tête beaucoup plus courte, plus large et surtout plus 
rétrécie devant et moins déprimée derrière que chez la Prelli 


“ 


129 


typique où elle est presque plus étroite derrière que devant. La tête 
est même un peu plus large que longue et presque pas déprimée 
derrière, moins étroilement échancrée que chez le type. Les 
antennes sont plus longues et le second nœud moins transversal 
avec des cônes latéraux plus oblus. La sculpture est moins serrée 
sur la tête qui est plus luisante et dont les rides transversales de 
l’occiput sont peu distinctes, tandis que, au contraire, l'abdomen 
est plus subopaque, plus densément réticulé devant. La couleur est 
du reste la même, ainsi que tous les autres caractères (Les épines 
à peine un peu plus longues.) 

®. — L. 2.5 à 2.9 mill. — Tête beaucoup plus courte que chez le 
type, à peine plus longue que large. Les antennes sont au contraire 
plus longues, dépassant la tête de leurs 25, presque de leur moilié. 
Le sillon transversal du mésonotum ainsi que son bourrelet sont un 
peu plus faibles que chez le lype et le second nœud distinctement 
plus large. La tête est subopaque, plus fortement réticulée, avec de 
grosses fossettes piligères fort distinctes sur toute sa moilié posté- 
DÉCLIN: 

Bulawayo, Rhodesia (ARNOLD), dans le sable. 


Pheidole spinulosa For. r. Messalina FOR. v. nexa n. v. — %. 
— L. 5.7 à 6.3 mill. — Tête bien plus longue que chez le type de 


l’espèce, plus longue même que chez la r. Messalina. Diffère de la 
r. conigera For. par les fortes et longues épines du second nœud 
qui sont un peu plus épaisses à la base que chez la Messalina, dont 
en outre elle ne possède pas les carènes accentuées au mésonotum, 
derrière. De plus, l’occiput est parsemé de grosses fossettes pili- 
gères très distinctes qu’on ne voit ni chez la Messalina, ni chez la 
conigera et qui sont très faibles et rares chez le type de l’espèce. La 
couleur est en outre plus foncée, d’un rougeâtre brun avec labdo- 
men brun. 

8. — L. 1.8 à 2.2 mill. — Brunâtre avec les mandibules, les 
antennes, les tarses et les articulations des patles d’un jaune rous- 
Sâtre. Lisse et luisante. Sillon et bourrelet du mésonotum plus 
faibles que chez le type. Du reste fort semblable. L’ouvrière des 
races conigera et Messalina n’est pas connue. 

Rhodesia (ARNOLD). Cette variété mérite presque de constituer 
une race, mais la Ph. spinulosa est si variable que je préfère en 
faire provisoirement une simple variété de la Messalina. 


Pheidole Schultzei For. v. gwaaiensis n. v. — %.—L.6à 
6.6 mill. — Très semblable au type de l'espèce dont elle à aussi à 
peu près exactement la couleur, la taille et la tête rectangulaire, à 
côtés parallèles. Mais le second nœud est beaucoup plus étroit, 


130 


seulement 1 1/2 fois plus large que long. et n’a latéralement que 
2 cônes assez courts, tandis que chez la Schullzei typique il est 
2 fois plus large que long et porte de côté 2 épines, plus courtes 
il est vrai, que chez la spirnulos«. 

$. — L. 2.4 à 26 mill. — L’ouvrière est presque identique au 
type, un peu plus foncée, avec le sillon mésonotal un peu plus 
accentué. 

Gwaai, Rhodesia (ARNOLD). La Pheidole Schultzei est extrème- 
ment voisine de Ja spinulosa. Elle s’en distingue surtout par la 
forme de sa tête qui est entièrement rectangulaire, tandis que chez 
la spinulosa elle a Les côtés distinctement convexes et est un peu 
rétrécie devant et derrière. En outre, la Schultzei a la tête plus 
grande et tout le corps un peu plus trapu que la spinulosa. 


Pheidole capensis MAyYR. — 5, ©, %. — Willowmore, Cap, (D' H. 
BRAUNS). La © a 8 mill. ; elle est brune. Tête entièrement ridée et 
assez rétrécie devant; épinotum bidenté. Second nœud transversal, 
large, avec 2 forts cônes. Ailes manquent. Du reste comme le Z%. Ce 
dernier a la tête rectangulaire, comme chez la Schultzei,; l'espèce 
est du reste bien plus petite mais voisine aussi. 


Pheidole Arnoldi n. sp. — %. — LE. 4 mill. — Mandibules 
lisses, ponctuées, entièrement usées et sans dents chez l’exemplaire 
que je possède, ne se rejoignant pas même. Epistome très faible- 
ment échancré au milieu. Tête tout-à-fait rectangulaire, à côtés 
presque droits, d’un quart environ plus longue que large, un peu 
rétrécie derrière où ses bords deviennent un peu convexes; forte- 
ment échancrée derrière presque en angle, les lobes occipitaux 
étant relativement pointus ; peu convexes des deux côtés de l’échan- 
crure. Un fort sillon occipito-frontal. Aire frontale triangulaire. 
Epistome peu convexe, caréné et transversalement imprimé à son 
tiers postérieur. Occiput nullement déprimé. Arêtes frontales 
courtes et assez distantes. Les scapes atteignent à peine le milieu 
de la tête. Articles médians du funicule au moins aussi épais que 
larges, même un peu plus. Yeux situés au quart antérieur. Pronotum 
large, court, avec 2 larges tubercules assez obtus en haut. Méso- 
notum sans sillon transversal obtus à son tiers postérieur, et obli- 
quement descendant ou tronqué à partir de ce bord qui se continue 
de plus sur ses 2 côtés. Kace basale de l’épinotum à peine plus 
longue que large, presque plane, subbordée, de la même longueur 
que la déclive, surmontée de 2 épines verticales, peu divergentes, 
un peu plus courtes que leur intervalle. Premier nœud avec un 
pétiole assez épais, un peu plus long que le nœud qui est conique, 
presque tranchant et échancré au sommet. Second nœud 1 1/2 fois 


ur 
114 
PE 








= 


131 


plus large que long, portant latéralement 2 épines courbées en 
arrière, épaisses à la base et un peu obtuses à l’extrémité, Cuisses 
assez renflées au milieu 

Luisante. Tête avec des rides longitudinales peu serrées, faible- 
ment réticulaires sur les côtés, et n’atteignant pas tout à fait le 
milieu de la tète. Le reste de la tête a de larges fosselles assez 
effacées. Promésonotum lisse avec des fossettes effacées aussi. 
Epinotum réliculé, ainsi que les côtés du mésonotum, Le reste à 
peu près lisse, avec de faibles réliculations à la base de l’abdomen 
et des nœuds. Pilosité dressée, fort éparse et d’un jaune roussâtre. 
Une longue pubescence diluée d’un roux jaunâtre et assez oblique 
sur le corps etsur les membres; elle est fort distincte; les membres 
n’ont pas de pilosité dressée. Brune. Abdomen brun foncé. Pattes et 
antennes d’un brun roussâtre. 

$.— L.1.8 à 2 3 mill. — Mandibules de forme ordinaire. Epistome 
entier sans carène. Tèle au moins aussi large que longue, distinc- 
tement plus étroite derrière que devant, carrée et distinctement 
quoique faiblement échancrée au milieu de son bord postérieur, à 
côtés fort peu convexes. Yeux grands, situés au tiers antérieur. Les 
scapes dépassent le bord postérieur de la tête d’une fois et demie 
son épaisseur seulement. Articles médians du funicule d’une idée 
plus épais que longs. Article antépénultième de la massue aussi 
long que le pénultième (comme chezle %). Promésonotum très 
convexe, avec un tubercule très faible devant et un autre derrière. 
Un sillon transversal distinct suivi d'un bourrelet obtus sur le méso- 
notum. Suture promésonotale distincte. Face basale de l’épinotum 
1 1/2 fois plus longue que large, bordée et plane avec deux petites 
épines subverticales, longues comme le tiers de leur intervalle. 
Premier nœud entier au sommet. Second nœud presque deux fois 
plus large que le premier, avec des cônes latéraux obtus. Abdomen 
tronqué et un peu rétréci devant. 

Tête et thorax entièrement mats, densément réticulés-ponctués, 
avec quelques rides longitudinales sur les côlés de la tête. Nœuds 
et devant de l’abdomen finement réticulés et subo, aques; le reste 
lisse. Pilosité et pubescence exactement comme chez le 2%; la 
pubescence fort distincte sur la tête et les membres. Noire, mandi- 
bules, antennes et pattes d’un brun un peu roussàtre. 


Bulawayo, Rhodesia (ARNorD). Cette forme est rapprochée du 
sroupe capensis, dont elle se distingue par son © mate. Elle se 
distingue en outre de la capensis par les épines latérales du second 
nœud du 2%. 


Pheidole excellens MAR r. rhodesiana n st. —%. — [,.7 mill; 
longueur de latête 3.5 mill. (avec les mandibules) et largeur 2.2 mill. 


132 


— Ces dimensions me font douter qu'il s'agisse vraiment de la 
Ph. excellens qui a la tête encore plus grande, de même que sa race 
Weissi SANTsCHI. Cette dernière, longue de 7.2 mill , a une tête de 
9 9 mill. Mandibules fortement courbées et épaisses, assez lisses sauf 
quelques stries à la base. Epistome largement échancré devant et 
biéchancré derrière son bord antérieur, faiblement caréné. Tête 
rectangulaire avec les côtés droits, les mêmes formes et les mêmes 
dimensions relatives que chez la Ph. Arnoldi; le même sillon occi- 
pital aussi, mais les lobes ocecipitaux plus arrondis Les scapes sont 
à peine plus longs; les yeux situés au tiers antérieur. Les articles 2 
et 3 du funicule aussi larges que longs. Tubercules du pronotum 
fort obtus, peu distincts ; un faible sillon sur le mésonotum qui a 
derrière deux tubercuies et qui tombe en arrière sur son tiers 
postérieur. Face basale de l’épinotum bien plus large que longue, 
plane et subbordée, avec deux épines subverticales longues comme 
les 2/3 de leur intervalle. Nœuds comme chez l’Arnold;, mais le 
second est un peu plus large et a des épines latérales encore bien 
plus longues Cuisses assez renflées. 

Tête assez luisante; ses 2/3 antérieurs longitudinalement ridés, 
avec de fines réticulations. Le reste de la tête est faiblement réticulé 
avec de gros points épars, lisse sur certains points; thorax transver- 
salement ridé sur l’épinotum, irrégulièrement ridé sur les côtés, 
lisse au sommet du promésonotum. Nœuds réticulés. Abdomen et 
pattes lisses. Pilosité et pubescence comme chez l’Arnoldi, mais 
moins distinctes l’une de l’autre, la pubescence étant plus oblique ; 
elles sont roussätres. Couleur comme chez lArnoldi. 

®. — TL 5 mill. — Bord des mandibules entièrement denté. Les 
mandibules fortement striées. Epistome caréné. Tête carrée à bord 
postérieur droit. Yeux silués au milieu. Côtés de la tête à peine 
convexes. Le scape dépasse l’occiput de bien deux fois son épaisseur. 
Tous les articles du funicule un peu plus longs que larges, sauf 
peut-être le troisième. Le pronotum, fort large et convexe, a un 
petit tubercule postérieur distinct. Mésonotum avec un sillon anté- 
rieur et un bourrelet derrière. Suture promésonotale indistincte. 
Face basale de l’épinotum bordée, une et demie fois plus longue que 
large. Epines verticales, longues comme presque les 2/5 de leur 
intervalle. Second nœud plus large que long avec deux cônes 
presque spiniformes, au moins fortement dentés. Moitié antérieure 
de la tête réticulée et longitudinalement ridée. Epinotum et côtés 
du mésonotum fortement réticulés. Tout le reste lisse, y compris le 
derrière de la tête. Pilosité, pubescence et couleur comme chez 
le %, :nais la pubescence beaucoup plus faible sur la tête et cette 
dernière ainsi que le thorax entièrement brun foncé. 


Bulawayo, Rhodesia (ARNOLD). 


133 


Pheidole sculpturata MAYR r. Zambesiana n. st. — 2,7, 
6 mill. — Mandibules ridées, fortement et abondamment ponctuées. 
Epistome caréné, à bord antérieur droit. Tête carrée à côtés droits, 
profondément échancrée derrière, d’un sixième à peine plus longue 
que large. Yeux au quart antérieur. Scape n’atteignant pas la moitié 
de la tôète. Mésonotum sans sillon distinct, avec un faible bourrelet. 
Face basale de l’épinotum bordée, plus large que longue. Epines 
subverticales divergentes, longues comme les 2/5 de leur intervalle. 
Le second nœud 2 fois plus large que long avec des cônes spini- 
formes épais à la base et courbés en arrière. Sauf les lobes occipi- 
taux qui sont assez luisants, faiblement réticulés, avec des points 
enfoncés assez nombreux, toute la tête est mate, réticulée-ponctuée 
avec des rides longitudinales assez fines et des points enfoncés 
espacés. Le thorax a la même sculpture, plus faible en haut du 
promésonotum, avec des rides transversales sur la face basale de 
l’épinotum. Nœuds et base de l'abdomen finement réticulés; la base 
de l’abdomen, en outre, striée en long. Abdomen abondamment 
ponctué. Tout l’insecte est couvert d’une longue pubescence d’un 
Jaune roussâtre, fort abondante, adjacente, voilant même en partie 
la sculpture. Pilosité dressée presque nulle. Tête et membres d’un 
rouge brunâtre foncé sur la tête. Thorax et nœuds bruns, Abdomen 
d’un brun presque noir. 

®. — L. 2.4 mill. — Tête, sans les mandibules, carrée, assez dis- 
tinctement plus large que longue, du moins chez certains 
individus, chez lesquels elle est un peu plus large devant que 
derrière, et légèrement échancrée à son bord postérieur, tandis 
que chez d’autres elle est aussi large devant que derrière, à bord 
postérieur presque droit et aussi longue que large. Le scape 
dépasse le bord postérieur de 2 fois son épaisseur. Yeux un peu 
en avant du milieu. Promésonotum fort Ctonvexe avec un bourrelet 
fort distinct. Face basale de l’épinotum 1 1/2 fois plus longue 
que large, plane. Epines courtes, longues comme le tiers de leur 
intervalle. Le second nœud rhombiforme, un peu plus large que 
long, formant des cônes latéraux obtus. Tête et thorax densément 
réticulés-ponctués et mats ou peu s’en faut; en outre, quelques 
rides longitudinales sur les joues et sur le front. Nœuds réticulés. 
Abdomen avec des points épars. Pubescence et pilosité comme 
chez le %, mais la première sensiblement moins dense surtout sur 
l'abdomen. D’un brun foncé. Abdomen presque noir. Pattes, 
antennes et mandibules roussâtres. 

Victoria Falls, Zambèze (ARNoLbD). Cette race diffère de la forme 
typique par l’absence de rides transversales sur l’occiput chez le %, 
par son Ÿ mate avec un bourrelet distinct, puis par sa couleur plus 


foncée et par sa taille plus petite chez le %. Elle aiffère de la race 


134 


Berthoudi For. par la même absence de rides et surtout par ses 
épines bien plus courtes chez le % et l’ouvrière. Elle diffère de 
l’areolata For. par sa taille bien plus pelite, sa sculpture mate et 
son manque de sculpture aréolaire à l’occiput, de la r. Katonae 
For. enfin, à laquelle elle ressemble du reste beaucoup, par ses 
s’apes plus longs (l’ouvrière seule de la r. Kalonae est connue), 
Enfin, elle diffère de toutes Îles autres races par sa pubescence 
dense et longue, ainsi que par son absence presque absolue de 
pilosité dressée. 


Pheidole Liengmei For.—9,X%.— Bulawayo, Rhodesia (ARNOLD). 

2% (non encore décrit) — L 7à 8.9 mill — Tête: longueur 2.6 mill., 
largeur 2.5 mill. (sans les mandibules), côtés de la tête presque 
droits ; échancrure de locciput et sillon occipito-frontal profonds. . 
Mandibules entièrement lisses avec des points enfoncés fins et 
épars. Epistome caréné, largement et faiblement échancré devant. 
Yeux au quart antérieur, un peu plus grands et plus convexes que 

. chez la précédente. Le scape atteignant un peu plus de la moitié de. 
la longueur de la tête. Tous les articles du funicule légèrement plus 
longs qu'épais. Pronotum avec des tubercules supérieurs assez 
proéminents et un bourrelet peu accentué devant, plus net der- 
rière. Face basale de l’épinotum bordée, aussi large que longue. 
Epines subverticales, divergentes, un peu plus longues ou au 
moins aussi longues que la face basale, plus longues que leur 
intervalle. Face déclive aussi longue que la basale. Second nœud 
1 1/5 fois plus large que long, avec 2 cônes spiniformes, courbés 
en arrière, à base assez épaisse. Mate, densément réticulée-ponc- 
tuée. La tête est, en outre, ridée en long (assez grossièrement); sur 
l’occiput les rides divergent en arrière et deviennent à peu près 
transversales. Entre elles se trouve une sculpture aréolaire plus 
ou moins marquée comme chez la r. areolata For. de la sculptu- 
rata MAYR. Le pronotum a des rides transversales fort espacées, 
l’épinotum n’a pas de rides. Les nœuds ont de fines rides transver- 
sales. Les 2/5 postérieurs de l'abdomen sont seuls lisses et luisants. 
Pilosité dressée roussàtre, fort diluée partout. Pubescence assez 
courte et fort diluée aussi, sauf sur les tibias et les scapes où elle 
est plus forte. Les tibias n’ont pas de poils dressés, les scapes 
quelques-uns. D’un brun à peine rougeâtre. Abdomen d'un brun 
noirâtre. Antennes et pattes roussâtres. 

Nous devons à M. ARNOLD la découverte du 2% de la Ph. Liengmei 
resté inconnu pendant dix-neuf ans. Cette découverte démontre, à 
n’en plus douter, la parenté étroite de cette espèce avec la Ph. 
sculpturata MAyR et ses races. La Liengmei se distingue encore 
assez bien par ses longues épines, mais il est assez probable qu’on 
devra la réunir plus tard comme race à la sculpturata. 








135 


. Pheidole Liengmei For. v. Malindana n. v. — ©. — [L. 45 
mill. — Tête plus grande et surtout plus large derrière que chez le 


type, à bord postérieur distinctement échancré, un peu plus large 
que longue; le scape ne dépasse guîre le bord postérieur de plus de 
son épaisseur. Tubercules du pronotum très proéminents, formant 
presque des dents. Les longues épines sont un peu plus longues 
que la face basale. Des cônes fort distincls au second nœud. 
Entièrement male, réticulée-ponctuée, sauf la moitié postérieure de 
l'abdomen qui est seulement réticulée. La tête, et en partie le 
pronotum, ont en outre des rides, longitudinales sur la première, 
irrégulières sur le second. Entièrement d’un noir à peine brunâtre 
avec les pattes et les antennes brunes, les mandibules, les funicules 
et les tarses roussâtres. Les membres ont des poils obliques. Très 
_voisine de la v. shinsendensis For. du Congo. 


Malindi, S. Rbhodesia (ARNOLD). 
M. ARNOLD à trouvé aux Victoria Falls une variété un peu inter- 
médiaire entre la précédente et la Liengmei typique. 


Pheidole (Allopheidole] cuitensis For. r. reddenburgensis n. 
St. — %.— L. 4.2 à 5.5 mill. — Plus foncée que le type de l’espèce; 
d’un brun un peu rougeâtre. Les épines sont bien plus courtes. Le 
second nœud est beaucoup moins large, mais au lieu d’être arrondi 
sur les côtés, 1l est terminé par 2 cônes latéraux assez pointus. Du 
reste pas de différence notable chez le 2%. 

5. — L. 2.2 à 5.5 mill. — Chez la plus petite ©, le scape ne 
dépasse le bord postérieur de la tête que d’à peine 2 fois son épais- 
seur; de ses 2/5 chez la cuitensis i. sp. La couleur est aussi beaucoup 
plus foncée, d’un brun à peine rougeûtre sur le thorax et foncé sur 
l'abdomen. La grande Ÿ a le bord postérieur de la tête largement 
échancré et non dépassé par les scapes (chez le % le scape n’atteint 
pas tout à fait la moitié de la tête; il la dépasse un peu chez la 
cuitensis 1. SP.). 

®. — L. 6.6 à 7.2 mill. — Mandibules lisses, luisantes et ponc- 
tuées. Epistome non caréné, entier et un peu avancé à son bord 
antérieur. Aire frontale enfoncée, lisse. Tèle un peu plus large que 
longue, carrée, à peine rétrécie devant, à bord postérieur à peine 
concave, presque droit et à côtés à peine convexes, de la largeur du 
thorax. Yeux un peu en avant du milieu. Scapes fort éloignés du 
bord postérieur de la tête (d’un tiers de la longueur de la tête envi- 
ron). Epines longues comme un tiers de leur intervalle. Second 
nœud avec deux épines latérales courbées en arrière. Tête subo- 
paque, réticulée et en outre fortement et densément ridée en long 
d’un bout à l’autre. Dos du thorax lisse. Epinotum ridé en travers. 
Nœuds irrégulièrement réliculés. Abdomen lisse avec des points 


136 


espacés et effacés. Pabescence assez abondante. Pilosité très éparse. 
Brune ou d’un brun un peu roussâtre. Antennes, pattes et mandi- 
bules roussàtres. Ailes un peu brunâtres avec les nervures pâles. 

. — L. 5.5 mill. — Mandibules lisses, armées de quatre dents 
pointues. Scapes deux fois plus longs que larges. Têle en trapèze, 
large devant et étroit derrière, presque de moitié moins large que 
le thorax. Epinotum avec deux larges dents obtuses. Second nœud 
avec deux cônes latéraux aigus. Sculpture, pilosité et couleur des 
ailes comme chez la ©. Noir. Antennes, mandibules et pattes d’un 
jaune roussatre. 

Reddenburg, Orange (D' H. BRAUNS). Cette race vient confirmer 
d’une façon fort intéressante l’observation que j'avais faite sur la race 
typique : il existe toutes les formes intermédiaires entre le % et 
l’ouvrière chez la Ph. cuitensis. Il en résulte que cette espèce appar- 
tient au sous-genre Allopheidole For. 


Monomorium albopilosum Em. v. Thales n. v.—9.—[,,. 3.5 mill. 
— Se distingue en outre de l’albopilosuin tYpique par sa couleur 
entièrement noire, son échancrure plus forte, ses nœuds encore un 
peu plus épais, son aspect très mat et sa tête un peu plus longue, 
à côtés entièrement droits. 


Springvale, Rhodesia (ARNOLD). 


Monomorium  Emeryi MAyYR. — 5%. — Redbank, Rhodesia 
(ARNOLD). 
Monomorium afrum ANDRE. — %. — Bulawayo, Rhodesia 


(ARNOLD). Les exemplaires de M. ARNOLD diffèrent de la v. assma- 
rensis FOR. par leur premier nœud subtranchant en haut, non 
échancré et par leur tête à peine plus longue que large. Mais elles 
sont moins grandes que le type et la tête a seulement l’apparence 
un peu striée (en réalité réticulée), décrite par d'ANDRÉ 


Monomorium Oscaris For. r. Springvalense n. st. — ©. — I. 
2 mill. — Plus grand que le type et que la r. musicum For. Les 
nœuds sont plus larges surtout le second qui est aussi plus élevé. 
L’échancrure est plus profonde surtout que chez la r. musicum. Le 
dessus de la tête et la massue des antennes sont d’un brun foncé. 

Springvale S., Rhodesia (ARNOLD). Cette forme se rapproche 
aussi des espèces rhopalocerum Ex. et Braunsi MAYR. 


Monomorium Salomonis r. Junodi For. L. v. opacior n. v. — 
5.— L. 2.2 à 2.7 mill. — Plus petit; tête et thorax absolument mats, 
densément réticulés ponctués. Le premier nœud est plus épais et 








137 


plus arrondi au sommet. Abdomen noirâtre; tête brune, du dos 
thorax ou thorax entier roussâtre. 


Bulawayo, Rhodesia (ARNOLD). 


Monomorium Salomonis L. r. Junodi FOR. — 5. — Bulawayo, 
Rhodesia (ARNOLD). 


Monomorium setuliferum For. v. notula For. — Springvale, $. 
Rhodesia (ARNOLD). Exemplaires assez typiques, le premier nœud 
est seulement un peu moins épais vers la base. 


Monomorium Arnoldi n. sp. — %. — [L. 1.6 à 1.9 mill. — 
Mandibules lisses, ponctuées, armées de trois dents distinctes et 
d’une quatrième indistincte. Epistome obtusément bicaréné, avancé 
en lobe un peu trapéziforme devant (très faiblement échancré au 
milieu de son bord antérieur). Les carènes assez divergentes. Tête 
rectangulaire, d’à peine 1/5 plus longue que large, à côtés faible- 
ment convexes et à bord postérieur droit ou à peine concave. Les 
yeux à peine en arrière du tiers antérieur. Le scape atteint presque 
(pas tout à fait) le bord postérieur. Articles médians du funicule 
presque aussi longs que larges. Une forte échancrure entre le pro- 
mésonotum et l’épinotum qui sont tous deux également convexes. 
L’épinotum a plus des deux tiers de la longueur du promésonotum ; 
sa face basale est nettement plus longue que la déclive, mais cette der- 
nière est assez marquée. Le premier nœud a un pétiole antérieur un 
peu plus court que la base du nœud; il n’a pas de dents dessous. Il 
estenviron 1 1/2 fois plus haut qu’épais, avec une face postérieure 
convexe et une face antérieure subverticale. Le second nœud est 
1 1/4 fois plus haut qu'épais, également arrondi au sommet, bien 
plus bas que le premier. Les deux nœuds sont de largeur égale; le 
premier environ 1 1/2 fois, le second à peine 1 1/5 fois plus large 
que long. 

Absolument lisse, très luisant; à peine des traces de points. Pilo- 
sité dressée fine, assez longue et assez éparse sur le corps; les 
membres n’ont que des poils plus courts et obliques. Pas de 
pubescence appréciable. Entièrement d’un jaune d’ambre un peu 
roussâtre. Abdomen et membres d’un jaune plus clair. 


Mattopo Hills, S. Rhodesia (ARNOLD), sur un Ficus. Très voisin 
d’angustinode FoR., mais les nœuds sont plus épais, le second nœud 
plus bas. L’épinotum a une face déclive bien moins basse ; les 
scapes sont plus longs, la tête a les côtés moins convexes, les 
funicules sont plus épais, la couleur est différente et la pilosité est 
un peu plus abondante, plus dressée sur les membres. Chez l’an- 
gustinode le second nœud est 2 fois plus large que long avec les 


ANNALES DE LA SOC. ENTOM, DE BELGIQUE, T. LVII, 2-V-1913 10 


138 


côtés un peu coniques et le 1° nœud encore bien plus mince. 
L'Arnoldi ressemble aussi au termitobium For., mais chez ce 
dernier les nœuds sont bien plus épais et le thorax est bien plus 
court. 


Cardiocondyla Emeryi For. — ©. — Bulawayo Rhodesia(ARNOLD). 
Solenopsis punctaticeps MAYR. — ÿ. — Rhodesia (ARNOLD). 


Ocymyrmex Arnoldi n. sp. — ©. — L. 6.1 à 7 mill. — 
Extrêmement voisin de barbiger Em. et surtout de Weitzeckeri EM. 
Il en diffère principalement par sa tête qui est aussi large derrière 
que devant, beaucoup plus large que longue, ainsi que par ses 
yeux situés au tiers postérieur. La tête forme un rectangle trans- 
versal, elle est, de même que le thorax, régulièrement et fortement 
striée. Les stries sont parfois transversales et parfois longitudi- 
nales ; parfois aussi contournées, toujours transversales sur l’épi- 
notum. Leur entre-deux est réliculé, ce qui rend la fourmi subo- 
paque. Premier nœud et abdomen comme chez le Weëlzeckeri, de 
même que la pilosité qui est seulement un peu plus abondante. 

D'un rouge brunâtre assez foncé avec l’abdomen brun foncé. 
Chez certains exemplaires l’abdomen est au contraire d’un jaune 
brunâtre. Les funicules sont aussi un peu moins grêles que chez 
Weitzeckeri. 

o.— L. 5 à 5.6 mill. Tête plus large que chez le Weitzeckeri, moins 
arrondie derrière. Les scapes sont un peu plus longs, du reste 
identiques. Mais la tête est plus fortement sculptée. Noir avec les 
antennes, les pattes et les mandibules jaunâtres. Ailes hyalines avec 
les nervures fort pâles. 


Bulawayo, Rhodesia (ARNoLD). Les «' ont été pris à la lumière. 


Messor Braunsi 0. sp. — 5. — L. 5.5 à 7 mill. — Fort voisin 
du denticornis For. et surtout de sa v. Brunmi FoRr., mais plus 
petit et de stature bien plus robuste, moins allongée. Le thorax est 
plus court avec le promésonotum bien plus convexe, l’épinotum 
plus convexe aussi, complètement inerme, assez arrondi, et non 
anguleux comme chez le denticornis. Les nœuds sont aussi bien 
plus arrondis en haut, plus bas, surtout le second qui est aussi long 
que large (bien plus large que long chez le denticornis). Les articles 
du funicule ne sont guère que 2 fois plus longs que larges (2 1/2 fois 
chez le denticornis]/. Le scape est bien moins courbé, mais il a la 
même faible dent à sa base que chez la v. Brunni du denticornis. 
Assez luisant; tête faiblement et peu grossièrement ridée en long, 
presque seulement réticulée à l’occiput. Thorax et nœuds faible- 


139 


ment réticulés ; épinotum transversalement ridé. Abdomen et 
membres lisses. Pilosité dressée, grossière et roussâtre comme 
chez le denticornis. Les membres sont seulement pubescents comme 
chez lui. D'un roux jaunâtre, avec le dessus de la tête et l'abdomen 
bruns. Pattes, antennes et mandibules d’un jaune à peine roussâtre. 


Willowmore, Cap (D' H. BRAUNS). La stature bien plus ramassée 
de cette forme m'engage à en faire une espèce distincie du denti- 
cornis à laquelle elle ressemble du reste énormément. 


Semonius Schultzi FOR. — %.— Redbank, Sud Rhodesia (ARNOLD), 
sur les arbres. à 


Tapinoma Arnoldi n. sp. — 9. — L. 1.6 à 1.7 mill. — Le 
gésier a la forme ordinaire des Tapinoma, mais avec de grands arcs 
formés par les sépales, plus grands que chez l’erraticuin. Mandi- 
bules à bord terminal assez court, n’ayant que peu de dents; elles 
sont assez luisantes, faiblement ponctuées. Epistome plus large que 
haut, sans carène, très faiblement et largement échancré à son 
bord antérieur. Tète rectangulaire de 1/6 à 1/5 seulement plus lon- 
gue que large, à bord postérieur presque droit, faiblement convexe, 
à côtés très faiblement convexes. Les yeux sont à peine en arrière 
du tiers antérieur, de moyenne grandeur. Les scapes n’atteignent 
que le sixième postérieur de la tête. Les funicules sont épais, for- 
mant presque une massue ; leurs articles moyens sont plus épais 
que longs. Thorax court formant seulement une échancrure très 
faible et très superlicielle entre le mésorotum et l’épinotum. Face 
basale de ce dernier plus large que longue passant à la déclive, qui 
est plus longue qu’elle, par une courbe brusque assez arrondie. 
Ecaille comme chez les autres Tapinoma. Cloaque distinctement 
infère. Assez faiblement ponctuée et lisse. Pilosité dressée presque 
nulle ; par contre une pubescence très fine, mais fort distincte, sur 
le corps et sur les membres. Brunâtre. Devant de la tête, scapes, 
premier article du funicule, mandibules, écaille, tarses, articula- 
tions des pattes jaunâtres. Les funicules sont distinctement bruns 
ainsi que l’abdomen. 

Plumtree S.-Rhodesia (ARNOLD). Cette espèce a été trouvée dans 
une galle habitée autrefois par une chenille. Elle est rapprochée de 
minimum MAyr, mais la couleur est différente ainsi que la forme 
de la tête et les scapes sont plus courts. Rapprochée aussi de luri- 
dum Eu., mais les scapes sont beaucoup plus courts et la tête n’est 
pas échancrée. 


Tapinoma Voeltzkowi For. v. Rhodesiae n. v. — %. — L. 2.5 
à 3 mill. — Un peu plus petite que la forme typique. Du reste tout 


140 


à fait semblable avec les mêmes longs scapes, un peu plus longs 
même. La tête est sensiblement plus large derrière, avec les côtés 
moins convexes. L’échancrure de l’épistome est d’une idée plus 
large. Les yeux sont aussi gros; le thorax a la même conformation. 


Bulawayo, Rhodesia (ARNOLD) dans un terrain herbeux. 


Tapinoma gracilis n. sp. — ©. — L. 2 mill. — Mandibules 
lisses, très étroites, en partie cachées sous l’épistome, armées de 
4 ou 5 dents. Epistome sans carène, très faiblement et largement 
échancré à son bord antérieur arqué, bien 3 fois plus large que 
haut. Arêtes frontales fort rapprochées et parallèles ou fort peu 
divergentes. Tête assez carrée, d’un sixième plus longue que large, 
à côtés faiblement convexes et à bord postérieur droit au milieu, 
convexe sur les côtés. Les yeux assez plats, mais assez grands, sont. 
situés à peine en avant du milieu des côtés. Le scape dépasse la tête 
d’un fort tiers de sa longueur. Second article du funicule 2 1/4 fois 
plus long que large, presque aussi long que le premier. Thorax 
étroit, assez allongé, à profil dorsal subhorizontal, presque droit. 
La face déclive de l’épinotum aussi longue que la face basale et très 
oblique; cette dernière horizontale et plus longue que large. Le 
pronotum n’est que faiblement convexe devant. Ecaille aplatie 
comme chez les autres espèces, formant à peine un petit bourrelet, 
distinctement échancrée au milieu, devant. Le cloaque est à peine 
infère. Pattes longues. 

Subopaque, densément poncluée; tète presque mate. Pilosité 
dressée nulle ou presque nulle; pubescence très courte, très adja- 
cente, jaunâtre et assez dense, cachant en partie la sculpture. D'un 
jaunâtre terne, ocreux. Extrémité de l’abdomen et funicules bru- 
nâtres. Rapprochée de luriduin EM., mais la tête, les mandibules 
et la couleur sont différentes, les funicules beaucoup plus grêles, elc. 
L’écaille, fort distinctement, quoique légèrement échancrée à son 
bord antérieur, la distingue aussi des autres espèces. 


Matetsi, Zambèse, Rhodesia (ARNOLD). Extrêmement leste et 
vivant dans la terre. 


Technomyrmex albipes Su. r. Foreli Em. — &. — Willowmore, 
Cap (D' H. BRAUNS). 


Plagiolepis Brunni MAYR. — ©. — Bulawayo et Springvale, Rho- 
desia (ARNOLD), sur les arbres. 


Plagiolepis Brunni MAYr v. pubescens n. v. -- 5. — Diffère 
du type par sa tête moins large derrière, par la suture mésoépino- 
tale plus forte, par son écaille un peu plus petite, ses scapes un 





141 


peu plus courts, ses funicules qui ne sont pas ou à peine enfumés 
et surtout par une pubescence adjacente, jaunâtre, fort distinclie 
sur tout le corps qui fait à peu près défaut chez le type. Cette 
pubescence donne à la fourmi un aspect bien moins luisant. La 
taille est aussi d’une idée plus grande. 


Plumtree, Rhodesia (ARNOLD), dans des galles. 


Plagiolepis Braunsi n. sp. — ÿ. — L. 3.1 à 4 mill. — Man- 
dibules fortement courbées, mates, striées et ponciuées, armées 
de 6 à 7 dents inégales. Epistome fort convexe, à peine subcaréné, 
à bord antérieur entier. Arêtes frontales peu divergentes. Tête à 
peine plus longue que large chez la grande ©, plus longue chez la 
petite, rétrécie devant, mais faiblement, avec les côtés et le bord 
postérieur faiblement convexes. Yeux au tiers postérieur, assez 
grands. Le scape dépasse la tête des 2/5 de sa longueur chez la 
grande ?, et d’un peu plus chez la petite. Promésonotum également 
et assez fortement convexe. Echancrure mésoépinotale profonde. 
Face basale de l’épinotum convexe, 1 1/4 fois plus large que longue, 
ne formant guère plus du quart de la longueur totale du thorax, 
ayant derrière 2 stigmates assez protubérants. Face déclive un peu 
plus courte que la basale, un peu concave, et subbordée vers le 
bas. Ecaille basse, épaisse, arrondie en haut, à peine 1 1/5 fois 
plus large que longue, formant un bord supérieur convexe. Elle 
est aussi épaisse au sommet qu’à la base. 

Tête subopaque et assez fortement réticulée chez la grande 
$; reste du corps faiblement chagriné, en partie ponctué et luisant. 
Cbez la petite © tout le corps est luisant, faiblement chagriné ou 
ponctué. Pilosité dressée, d’un jaune roussâtre, assez épaisse et de 
longueur médiocre sur le corps, fort courte et oblique sur les 
tibias, subadjacente sur les scapes. Noire; pattes et antennes 
brunes; mandibules et tarses roussûtres. 

Willowmore, Cap (D° H. Brauxs).Diffère de la Sterngrüwers For. 
par sa couleur et sa tête bien moins grande et à côtés bien moins 
convexes. Elle est bien plus petite que la custodiens Su. et diffère 
de la fallax MAYR par sa faible pubescence, sa couleur et son 
écaille moins épaisse. La carinata Em. a l’épistome caréné, une 
autre couleur, l’écaille bien plus mince, une pubescence forte sur 
le corps. La fenella SANTscHr est plus grêle, a une écaille beau- 
coup plus mince et une autre couleur. La PL. l'rœunsi ressemble 
un peu à la race Gertrudae For. de la Steingrüweri qui vit à la 
Réunion, mais r’épinotum de la Braunsi est bien plus court, etc. 


Acantholepis rubrovaria For. r. pilosa n. st. — ÿ. — L.1.7 à 
1,9 mill. — Un peu plus petite que le type, dont elle diffère, en 


142 


outre, par sa tête plus étroite, sensiblement plus longue que large 
et rétrécie devant. Mais la différence principale consiste dans la 
pilosité.-dressée assez raide des scapes et des tibias; la rubrovaria 
n’a sur les dits qu’une pubescence entièrement adjacente. L’écaille 
est absolument inerme, même un peu convexe à son bord posté- 
rieur. La pilosité du corps est aussi un peu plus abondante que 
chez la rubrovaria. 


Redbank, Rhodesia (ARNOLD). 


Je suis obligé d'élever la rubrovaria, dont j'avais fait autrefois 
une simple variété de la simplex For., au rang d’espèce distincte. 
En effet, un examen plus attentif fait voir que les pattes et les 
antennes sont bien plus longues que chez la simplex For. ; les dents 
inférieures et supérieures de l’épinotum sont bien plus fortes et 
plus proéminentes, tandis que celles de l’écaille font défaut. La 
pubescence est aussi plus forte chez la r. pilosa. Les articles 2 à 8 
du funicule sont, en outre, un peu plus épais que longs et le dos du 
thorax est un peu plus droit (horizontal). L’A. rubrovaria est très 
voisine de la modesta For. de l'Inde, mais celle-ci a l’écaille échan- 
crée: 


Acantholepis Arnoldi n. sp. — ©. — I. 1.7 à 18 mill, — 
Mandibules assez luisantes, très finement sculptées, armées de 
4 à 5 dents. Epistome fort convexe, subcaréné. Tête ovale-rectan- 
gulaire, à peine d’un sixième plus longue que large, à côtés assez 
convexes et à bord postérieur à peine concave au milieu, convexe 
de côté. La tête est presque aussi large devant que derrière. Les 
scapes dépassent le bord postérieur d’un quart à peu près de leur 
longueur. Articles 2 et 5 du funicule presque aussi larges que longs. 
Les veux placés en avant du milieu des côtés. La moitié antérieure 
du mésonotum forme une protubérance conique sur le profil, et 
une échancrure avec l’épinotum et la moitié antérieure du promé- 
sonotum. L’épinotum est peu convexe en haut; il est bordé de côté 
et creusé devant, formant derrière 2 protubérances plus faibles que 
chez l’espèce précédente. Ecaille faiblement, mais distinctement 
échancrée à son bord supérieur, attachée à l’abdomen par un 
pédicule postérieur assez long, aussi long que l’écaille elle-même. 

Lisse et luisante ; même pilosité que chez la rubrovaria r. pilosa 
sur le corps et sur les pattes et les scapes. Entièrement d’un jaune 
roussâtre, avec les funicules ainsi que le milieu des tibias et des 
scapes et l'extrémité postérieure de l’abdomen brunûtres. 


Redbank et Bulawayo, Rhodesia (ARNOLD), courant très vite et 
nichant dans un fond sablonneux très chaud. Très voisine de 
l’espèce précédente dont elle diffère par sa couleur, par l’échan- 
crure entre les parties antérieure et postérieure du mésonotum, 


143 


ainsi que par son écailie échancrée. Elle ressemble aussi à la nigri- 
ventris EM., mais celle-ci n’a pas de pilosilé dressée aux membres 
et a les scapes plus longs, l’échancrure de l’écaille plus forte, etc. 


Acantholepis egregia n. sp. — %. — I. 3 à 3.4 mill. — 
Mandibules entièrement cachées sous l’épistome; ce dernier 
convexe, faiblement caréné, avec le bord antérieur avancé en arc. 
Tête carrée, aussi large que longue, à bord postérieur convexe et à 
côtés presque droits. Arêtes frontales assez parallèles. Yeux grands, 
convexes, situés au deuxième cinquième postérieur des côtés dont 
ils occupent près d’un tiers, en somme. Le scape dépasse le bord 
postérieur de la moitié de sa longueur. Les articles médians du 
funicule sont environ 2 1/2 fois plus longs que larges. Pronotum 
assez large. Mésonotum extrêmement rétréci comme chez la 
Frauenfeldi Mayer, au moins, mais un peu moins que chez la 
gracilicornis FOR: Sa partie antérieure forme un cône bas sur- 
monté de 2 stigmates et séparé de l’épinotum par une échancrure 
très profonde, bien plus profonde que chez la Frauenfeldi et la 
gracilicornis. À partir de celte échancrure, l’épinotum s'élève 
d’abord verticalement, puis il forme une face supérieure élevée, 
inclinée d’arrière en avant, plus large que longue (vue d’en haut 
reclangulaire) et se terminant par 2 dents obtuses, mais fort 
proéminentes, avec une échancrure creusée entre deux. Derrière 
les dents, la face déclive, aussi longue que la basale, tombe 
presque verticalement en arrière, pour devenir ensuile brusque- 
ment horizontale et se terminer par 2 stigmates dentiformes. 
Ecaille très épaisse, à peu près 1 1,2 fois plus haute qu'épaisse, 
profondément échancrée à son sommet qui est largement bidenté 
(dents pointues à l'extrémité). L'écaille a un pédicule postérieur 
bien plus court qu'elle. 

Fort luisante, réliculée-ponctuée sur l’abdomen, avec quelques 
stries longitudinales au milieu du mésonotum. Une pilosité dressée 
épaisse, noirätre, obtuse à l'extrémité, dispersée sur tout le corps. 
Les pattes et les tibias n’ont qu’une pubescence roussâtre, courte el 
un peu oblique. Noire; pattes et antennes brunes; tarses et les 
3/4 des scapes vers la base roussâtres. 


Redbank, S. Rhodesia (ARNOLD). Espèce très remarquable par 
sa taïlle, son écaille épaisse, la forme de l’épinotum, etc: Voisine de 
gracilicornis, mais moins grêle. 


. 


Acantholepis capensis MAYR. v. validiuscula Eu. — ÿ. — Rhode- 


sia (ARNOLD). 


Acantholepis sûmplex For. —%. — Rhodesia (ARNOLD). 


144 


Acantholepis spinosior n. sp. — ÿ. — L. 8 à 3.3 mill. — 
Mandibules assez luisantes, ponctuées. Epistome à peine subcaréné, 
convexe. Arèêtes frontales courtes. Sillon frontal long et très mar- 
qué. Tête ovale-rectangulaire, fort rétrécie devant, à côlés fort 
convexes et à bord postérieur à peu près droit. Elle est de 1/6 
environ plus longue que large. Yeux grands, occupant plus de 
1/4 des côtés. Le scape dépasse des 2/5 de sa longueur le bord 
postérieur de la tète. Articles médians du funicule au moins 
1 1/2 fois plus longs qu’épais. Pronotum peu convexe, un peu 
subdéprimé.Mésonotum peu rétréci, n’ayant à son milieu (1) qu’une 
échancrure faible et superficielle. Sa partie postérieure (métano- 
notum) est relativement large, plus large que longue, même 
subbordée, non saillante, presque horizontale, avec 2 stigmates 
distants et à peine proéminents. Echancrure mésoépinotale presque 
nulle; mais l’épinotum est situé un peu plus haut que la partie 
postérieure du mésonotum. Il est d’un quart plus large que long, 
très faiblement convexe, subhorizontal, presque rectangulaire 
(faiblement rétréci devant) et armé derrière de 2 dents assez poin- 
tues, beaucoup plus étroites à leur base que les lobes ordinaires 
des Acantholepis; elles sont assez triangulaires. Face déclive 
oblique, aussi longue que la basale, avec 2 stigmates proéminents 
en bas. L’écaille, inclinée en avant et pourvue d’un long pétiole 
postérieur, est armée en haut de 2 longues épines divergentes, 
environ 2 1/2 fois plus longues que la largeur de leur base et diri- 
gées obliquement en arrière et en haut. Abdomen grand. 

Tête, thorax, écaille et scapes ma!s, densément réticulés-ponc- 
tués. Pattes réticulées ; abdomen luisant, avec des points espacés, 
çà et là un peu chagriné. Pilosité dressée presque nulle sur le 
corps, à part l'abdomen qui a des soies brunâtres, obtuses et assez 
courtes. Pattes et scapes n'ayant qu’une pubescence très adjacente 
et assez diluée qui est très courte et très éparse sur le reste du 
corps. D'un roussâtre ferrugineux. Abdomen noirâtre; funicules et 
extrémité des scapes bruns; tête d’un brun roussâtre. Chez certains 
individus, la partie postérieure du mésonotum est un peu proémi- 
nente. Les yeux étant allongés et un peu obliques, ils occuperaient 
un tiers de la longueur de la tête s’ils étaient placés droits. 


Bulawayo, Rhodesia (ARNOLD), dans la terre humide. Cette belle 
espèce n’a de parenté qu'avec l’opaca For. de l’Inde qui est aussi 
mate et a de longues épines à l’écaille. Mais l’opaca est beaucoup 
plus petite, a une forte échancrure mésoépinotale et la forme ordi- 
naire de l’épinotum des Acantholepis. 

(1) J'ai désigué dans les descriptions qui précèdent du nom de « partie posté- 
rieure du mésonotum » ce qui est plutôt le métanotum, du moins d'après 
. l’analogie des Plagiolepis. 





145 


Camponotus vagus ScoPp. v. kodorica n. v. — ë. — L. 9x 
11 mill. — Un peu plus petite que l’espèce typique dont elle se 
distingue en outre et avant tout par sa pilosité très diluée partout, 
même sur l’abdomen, et bien plus fine. La pubescence est tout à 
fait adjacente, plus courte, jaunâtre. Du reste identique au vagus 
ordinaire et absolument noir comme lui. 

Vallée supérieure du Kodor à 1,400 mètres, au Sud du Caucase 
occidental, récoltée par le professeur C. KELLER. Je décris cette 
variété intéressante ici ne sachant où la placer ailleurs. 


Camponotus (Myrmoturba) maculatus F.1. sp. — %ÿ. — Rhodesia 
(ARNOLD). 
Camponotus (Myrmoturba) maculatus F.r. Thales For. — ÿ. — 


Reddenburg, Cap (D' H. BRAUNS). 


Camponotus (Myrmoturba) akiwapimensis MAYR.— Ÿ. — Victoria, 
Camerun (FIGKENDEY), reçu par M. Reh. 


Camponotus (Myrmotrema) foraminosus For. r. Grandidieri For. 
— Ÿ, J. — Bulawayo, Rhodesia (ARNOLD). 


Camponotus (Myrmolrema) troglodyles For. v. rhodesiana n. v. 
— L. 45 à 9 mill. — 6% minor. — Identique au tvpe, à l'exception 
de l’épinotum qui est situé plus bas que le mésonotum et forme 
avec lui une échancrure ou bien plutôt un escalier. En outre, son 
profil est horizontal, tandis que le promésonotum est convexe.Chez 
le type, le thorax entier forme une seule et même convexité sans 
échancrure ni escalier. En outre, l’écaille est un peu plus épaisse 
que chez le type. Je ne puis trouver d’autres différences. J’ai établi 
le C. troglodytes en 1894 sur des © minor et des © récoltées en 
Abyssinie par M. ILG. Cette espèce n'avait plus été retrouvée dès 
lors. M. ARNOLD a découvert l’ouvrière major de la v. rhodesian« : 

© major. — Mandibules chagrinées, subopaques, fortement 
ponctuées. Epistome assez plat et peu rétréei derrière, sans portion 
latérale, comme chez les autres Myrmotrema. Tête en trapèze, au 
moins aussi large que longue (sans les mandibules), à bord posté- 
rieur à peu près droit et à côtés peu convexes. Arêtes frontales 
divergentes et longues. Yeux au tiers postérieur. Les scapes 
dépassent le bord postérieur de plus de 2 fois leur épaisseur. 
Thorax comme chez l’ouvrière minor, avec un épinotum très com- 
primé et étroit, subtectiforme, tandis que le mésonotum est fort 

large ; même escalier que chez l’ouvrière minor. Les côtés de la 
tête et les joues ont les mêmes fossettes assez espacées et pas très 
profondes que chez la ©, tandis que le vertex, le front, l’occiput 
et l’'épistome en sont presque entièrement dépourvus ou n’ont que 


146 


des fossettes très effacées. L’écaille a une rangée de soies blan- 
châtres; ces soies sont éparses ailleurs. Sculpture et pilosité du 
reste comme chez l’ouvrière minor. Entièrement rouge avec l’abdo- 
men noir luisant. 


Redbank et Selukwe, S. Rhodesia (A RNOLD). 


Camponotus (Myrmentoma) Meinerti For. r.reginæ For. — &. — 
Kandabar Island, sur le Zambèse, S. Rhodesia (ARNOLD). M. ARNOLD 
fait remarquer que cette espèce vit sur les arbres et a la même 
odeur que le Lasius fuliginosus. Trouvé aussi à Victoria, Camerun 
(FICKENDEY). 


Camponotus (Myrmentoma) Mayri For. — ?9 — Springvale, 
Rhodesia (ARNOLD). à 


Camponotus (Myrmentoma) sericeus F. — %. — Khami River, 
S. Rhodesia (ARNOLD). 


Camponotus (Myrmentoma) Braunsi MaYr. — Ÿ. — Rhodesia 
(ARNOLD). À la description de Mayr, il faut corriger que les man- 
dibules sont armées de 6 dents. 


Camponotus (Myrmosaga) Schoutedeni FOR. — © major et minor. 
— Redbank, Rhodesia (ARNOLD) 


5 major (non encore décrite). — Mandibules armées d’au moins 
7 dents, fortement ponctuées, assez lisses et un peu chagrinées. 
Epistome en trapèze avec une portion latérale, subcaréné et peu 
convexe. Aire frontale bien nlus large que longue. Arêtes fron- 
tales fort divergentes. Yeux en avant du tiers postérieur. Tête un 
peu plus longue que large, médiocrement rétrécie devant, à côtés 
médiocrement convexes et à bord postérieur concave. La tête est 
fort convexe en dessus. Les scapes sont distants du bord postérieur 
de presque 2 fois leur épaisseur. La face basale de l’épinotum a un 
- profil presque droit et n’a pas la concavité de l’ouvrière minor, ce 
qui est presque fréquent du reste chez les A/yrmosaga. L’écaille a 
une surface supérieure comme chez l’ouvrière minor, mais cette 
surface est inclinée d’arrière en avant et a un bord'postérieur assez 
nettement tronqué. L’écaille est aussi plus épaisse que chez l’ou- 
vrière minor. La tête est subopaque et assez densément réticulée. 
Tout le reste comme chez l’ouvrière minor. 


Camponotus (Myrmosericus) Eugeniæ For. — 9. — Springvale, 
Rhodesia (ARNOLD). 


147 


Polyrhachis gagates SM. r. indefinita For. — %. — Selukwe, 
S. Rhodesia (ARNOLD). Cette race a été aussi trouvée à Sankisia, 
Congo belge, par M. BEQUAERT. 


Polyrhachis schistacea GERST. r. rugulosa MAYR. — %. — Rho- 
desia (ARNOLD). 


Polyrhachis viscosa SM. — $. — Redbank, Rhodesia (ARNOLD). 





SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE 





V 


Assemblée mersuelle du 3 mai 1913 
Présidence de M. CH. KERREMANS, président. 


La séance est ouverte à 20 heures. 


— Le procès-verbal de la séance du 5 avril 1913 n’ayant pu 


paraitre en temps voulu, l’approbation en est remise à la prochaine 
séance. 


Décision du Conseil. — Le Conseil a admis, en qualité de membre 
effectif, M. R. VITALIS DE SALVAZA, à Pnom-Penh (Cambridge), 
présenté par MM. KERREMANS et LAMEERE. 


Correspondances. — MM. LEA et KERSHAW nous communiquent 
leurs nouvelles adresses : 
M. À. LEA, Entomologist, Museum, Adelaïde (S. Australia) ; 
M. KersHAW, Department of Agriculture, Port-of-Spain, Tri- 
nidad (West Indies). 
— L’'Entomological Society of Ontario nous convie à la célébration 
prochaine (27-29 août) de son cinquantenaire (Félicitations). 
Travaux pour les Annales. — L’impression des travaux insérés 
dans ce numéro est décidée. 
Communications. — M. SCHOUTEDEN signale une note parue dans 
le numéro de décembre dernier de l’'Entomologists Record et dans 
œ 


laquelle l’auteur attire l’attention des lépidoptéristes sur lesenvirons 
de Virton et d’'Ethe. 


— La séance est levée à 21 1/2 heures. 


ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. LVII, 6-VI 1913. 11 


150 


ON SOME 
HETEROPTERA FROM THE PHILIPPINE ISLANDS 


by KE. Eergroth 


The following short notes are published in view of the synonymic 
Catalogue of the Heteroptera of the Philippines soon to be brought 
out by Prof. C. F. BAKER, now a resident of these islands. À num- 
ber of new and partly very interesting species recently sent by 
Prof. BAKER to the Helsingfors Museum will be described by me 


elsewhere. 
SCUTELLERIDÆ 


1. Cosmocoris pulcherrimus C. Banks (1909), of which 
Mr. Banks kindly sent me a type, is identical with C. cingulatus 
Brepp., of which a preliminary diagnose appeared in 1905 and 
a full description in 1912. 


PENTATOMIDÆ 


2. Ectenus mesoleucus n. sp. — Elongato-ovalis, supra sub- 
opacus, smaragdineus, parce irregulariter (in pronoto subtrivitta- 
tim) ochraceo-conspersus, mesocorio (basi et apice exceptis), endo- 
corio (basi excepta) areaque basali triangulari scutelli medium 
hujus attingente in purpureum vergentibus, margine apicall pro- 
noti (pone oculos interrupto), carina laterali-marginali prothoracis 
ab apice ultra medium (summo margine piceo excepto), maculis 
tribus irregularibus basalibus scutelli (lateralibus majoribus ad 
angulos positis), parte fere tota postfrenali scutelli dimidioque 
exteriore marginis apicalis Corii stramineis, capite, pronoto scutel- 
loque fortiter sat dense punctatis, hoc intra dimidium apicale 
frenorum densius et minus fortiter punctato, parte postfrenali 
straminea usque ad apicem remote fusco-punctulata, corio quam 
pronoto haud remotius sed multo subtilius punctato, exocorio 
nonnibil fortius et densius punetato ; subtus flavo-testaceus, vitta 
lata laterali capitis et pectoris (in dimidio posteriore mesopleuræ 
interrupta et ad marginem posticum metapleuræ dilatata) smarag- 
dinea, vitta sublaterali ventris cum spiraculis nigra, macula media 
segmenti sexti picea, lobis genitalibus basalibus feminæ macula 
magna rotundata nigra notatis. Caput pronoto distincte brevius, 
cum oculis apice pronoti paullulo latius, inter oculos et tubercula 
antennifera parallelum, parte anteoculari subæque lata ac longa, 
rostro medium segmenti tertii ventris subattingente, flavo-testaceo, 
articulo ultimo nigro, antennis fusco-nigris, ima basi articulorum 





151 


trium ultimorum et summo apice articuli tertii quartique pallide 
flavis, articulo primo triente sua apicali apicem capitis superante, 
secundo primo duplo longiore, tertio secundo æquilongo, quarto 
tertio fere 25 longiore,quinto quarto nonnihil breviore, Pronotum 
ante medium transversim leviter impressum, angulis apicalibus 
extus breviter dentatis, marginibus lateralibus paullum pone me- 
dium leviter sinuatis, ante sinum levissime rotundatis pone sinum 
rectis, angulis lateralibus leviter prominulis, subrectis. Scutellum 
pone frena angustum. Pectus lateribus parce fortiter punctatis, 
area evaporativa etiam dimidium posticum mesopleuræ occupante. 
Corium- basin segmenti sexti abdominis attingens; membrana 
triente sua apicali apicem abdominis superans, pellucida, opalino- 
subcanescèns, area transversa basali nigricante, venis paucis, 
crassis, fuscis. Abdomen hemelytris paullo latius, connexivo con- 
fluenter viridinigro-punctato, macula elongata laterali segmen- 
torum flavo testacea fere impunctata, angulis apicalibus acute 
prominulis, fuscis, ventre sublævi, solum in vitta sublaterali nigra 
nonnihil intra spiracula puncetis perpaucis acervatis prædito, sulco 
medio usque ad medium segmenti quinti extenso. Pedes nigri, 
coxis, trochanteribus, basi femorum, notulis parvis femorum partis 
nigræ et tibiarum, harum sulco superiore, apice tibiarum posti- 
carum articulisque duobus primis tarsorum flavidis. Long. © (sine 
membr.) 17.5 mill. 

Differs frora Æ. generosus STAL by shorter head, distinctly punc- 
tate broadly stramineous apical part of scutellum, much longer 
ventral furrow, ete. The type, communicated by Mr. Banks, bears 
the number 15,031. 


3. Mr. BaANKS has sent me a specimen of the insect recorded and 
figured by him (Philipp. Journ. Sc. IV, p. 560, pl. IT, fig. 9) under 
the name Dalpuda tagalica SrAL. It is not tagalica, but D. aspersa 
A. S. of a different group of the genus, characterized by tumid, 
inwardly strongly bisulcated pronotal lateral angles. 


4. Apines grisea C. Banks, of which Mr. Banks sent me a 
type, is not an Apines, but belongs to the genus Menida MoTscH., 
being closely related to some other species of the genus. 


ARADIDÆ 


9. In Trans. Ent. Soc. Lond. 1911, p. 597 DISTANT says : « Barci- 
nus is allied to the genus recently proposed by BANKsS, Acantharadus 
[not Acantharades as DISTANT repeatedly calls it]. It therefore seems 
Strange that BERGROTH should say that Acantharadus was very 
_ closely allied to the neotropical genus Dysodius. » Had DISTANT 


152 


understood the remark (written in German) immediately following 
my description of Dysodius quaternarius, he would have seen that 
Ithen (1886) knew Barcinus only from description and regarded it 
as doubtfully distinct from the older genus Dysodius. 1 now know 
both SrAL’S type of Barcinus and one of the species described by 
WALKER, and although [ now at least provisionally maintain Bar- 
cinus, Acantharadus and Dysodius as distinct genera, they are very 
closely allied and [ still regard Acantharadus as more allied to 
Dysodius than to Barcinus. DISTANT adds : « More strangely still, 
BERGROTH says that the Malayan species D. quaternarius is the 
same as À. giganteus BANKsS. Both these species have been figured 
by the respective describers, and a reference to the figures will at 
once show the great dissimilarity in the structure of the head. 
BANES describes the head in his genus as € juga porrect, stylate, 
passing tylus by its own length », and this character, clearly shown 
in his own figure, is absent in that given by BerGroTH ». The 
structure of the head is, however, only seemingly dissimilar in the 
two specimens and the difference is owing to the juga in my speci- 
men being covered with granules right on to the very tip (which 
makes them contiguous on the inner side) while in BANKS’ speci- 
men the granules of the apical part of the juga are failing. This 
variability in the development of these granules is of common 
occurrence in the Aradids. À slight inaccuracy in my figure 1s 
that the demarcation line of the tylus is not clearly marked, but it 
is often partly covered with granules, and in my Latin description, 
which DISTANT has apparently failed to understand, I expressly 
said : Ctylo jugis multo breviore ». If Mr. DiSraNT will compare 
many of his figures in the € Fauna of British India » with the 
insects they are supposed to represent he will find much stranger 
things to meditate upon. 

6. Neuroctenus Weberi C. Banks, of which Mr. Banks sent 
me types of both sexes, is identical with N. medius BErGr. (1894). 


COREIDÆ 


7. Clavigralla acantharis FABr. (redescribed under the 
names tuberculata DATL. and quadrituberculata BREDD.) also occurs 
in the Philippine Islands. I have seen specimens agreeing with the 
descriptions of STAL, DALLAS and BREDDIN. 


MYODOCHIDÆ 


8. When STAL founded his genus Salacia he divided it into two 
divisions, «a and aa. On a new species of the division a DISTANT 
later founded the new genus Cligenes, and a species of the division 


153 


aa was described by UHLER as à new genus, Pygaeus. As the name 
Salacia is preoccupied I have used the name Cligenes for this genus 
as understood by SrÂL. The name Pygaeus being also preoccupied 
KrrKkALDY substituted the name Antillocoris for it. KIRKALDY was 
also perfectly right in considering the two divisions as distinct 
genera, but, not knowing that Pygaeus was the same as the divi- 
sion aa, he proposed the name Botocudo for this division, DISTANT 
has also united Microcoris BERGR. With this genus in SrAL’s com- 
prehension.Should the number and position of the glandular spots 
of the fourth ventral segment be a quite constant and reliable 
character in the same species, Microcoris would not only be gene- 
rically distinct from STÂL’S genus, but should be referred to an 
other division /Lethaearia/, although it in all other characters is 
identical with Añtillocoris. After examination of many specimens 
of Microcoris and other exotic Myodochinæ I believe, however, that 
the number and position of the glandular spots have been overrated 
as a systematic character by SrAL. One or other of these spots is 
sometimes lacking at least on one side of the body. I therefore 
unite the Lethaearia With the Rhyparochromaria and follow DISTANT 
in giving up Maicrocoris. The rather complicated synonymy of the 
two genera into which Salacia should be divided is thus as follows. 


Cligenes Disr. 
/Salacia STÂL, div. a). Antillocoris Kirk. 
(Salacia STAL, div. aa; Pygaeus UHL.; 
Cligenes BERGR. ex p. 1895 and Disr. ex p. 1903 ; 
Botocudo Kirk.; Microcoris BERGR.) 


To Cligenes belong three Neotropical and one African species, 
to Antillocoris the greatest part of the American and all Asiatic 


species. 


Antillocoris Banksi n. sp. — Oblongo-ovalis, piceus, articulo 
ultimo antennarum, rostro, hemelytris pedibusque testaceis, corio 
ante medium macula costali piceo-nigra notato. Capit vix punctula- 
tum, articulo primo rostri primo antennarum paullulo longiore, 
articulo secundo antennarum primo paullo longiore, tertio primo 
et quarto secundo æquilongo. Pronotum sublæve, brevissime pube- 
rulum, pone medium transversim levissime impressum, basi et 
apice truncatum, lateribus subrectum. Scutellum punctulatum, 
commissura clavi plus quam duplo longius. Hemelytra apicem 
abdominis attingentia, corio punctulato, pilositate longiuscula sub- 
sericea ochracea vestito. Abdomen subtus læve, adpresse puberu- 
lum. Articulus primus tarsorum posticorum ceteris unitis duplo 
longior. Long. 4 2.8 mill. 


154 


Somewhat allied to A. flavicornis SiGN., but much larger and 
differentiy coloured, and with the basal and lateral pronotal mar- 


gins not sinuate. 
This insect was sent to me by Mr. BANKS under the name Darella 


glabrata STAL. 
REDUVIIDÆ 


9. From the figures of Sphedanolestes xanthopygus G. BANKS 
(Philipp. Journ. Sc. IV, pl. I, ff. 6 and 6a) it is clear that this 
insect has nothing to do with Sphedanolestes, but 1 am unable to 


place it without seeing a specimen. 





155 


BEITRAG ZUR KENNTNIS DER CETONIDEN 


von KE. Moser 


XII 


Coelorrhina Preissi Mos. — Die Art wurde von mir in der 
Deut. ent. Zeitschr., 1912, p. 560, nach einem einzelnen kleinen 4 
beschrieben. [nzwischen habe ich die Art in Anzahl erhalten und 
will deshalb meine Beschreibung ergäinzen. Die Grôsse des j 
schwankt zwischen 22-35 mill. ohne Kopf. Letzterer ist schwarz 
oder braun, das Hasschild ist braun, die Flügeldecken sind oliven- 
orün, mehr oder weniger bräunlich schimmernd. Das Abdomen 
ist bei dem typischen Exemplar rothraun gefärbt, ist aber bei allen 
anderen mir vorliegenden Exemplaren grün, mehr oder weniger 
bräunlich schimmernd. Die Schienen sind bei dem beschriebenen 
Exemplar schwarzbraun, gewôhnlich aber rothbraun. Die Tarsen sind 
schwarz oder braun. Beim © ist der Clypeus violett gefärbt, kräftig 
punktiert, in der Mitte weitläufig,an den Seiten dichter. Eristnach 
vorn etwas verbreitert, sein Vorderrand ist aufgebogen, nicht 
ausgebuchtet. Die Vorderschienen des © sind dreizähnig, die Mittel- 
und Hinterschienen tragen in der Mitte des Aussenrandes einen 
kräftigen Zahn. 


Pedinorrhina cinctipennis n. sp. — 4j. — Capite nigro, 
vertice punctato, clypeo aciculato; prothorace nigro, rubromargi- 
nato, subtiliter sparsim punctato, juxta margines laterales in ante- 
riore parte aciculato; scutello nigro, lateraliter remote punctato; 
elytris flavis, singulo nigro-cincto, irregulariter punctatis, apice 
lateribusque in posteriore parte strigillatis; pygidio acieulato, rubro, 
medio nigro. Subtus nigra, pectoris abdominisque lateribus femo- 
ribusque rufis. — Long. 17 mill. 

Hab. : Congo français (H° Chari-Tchad). 

Eine durch die Färbung der Flügeldecken ausgezeichnete Art. 
Der Kopf ist schwarz, der Scheitel und die Mitte der Stirn sind 
punktiert, die Seiten der letzteren und der Clypeus sind nadel- 
rissig. Das schwarze Halsschild hat braune Seitenränder. Es ist sehr 
fein und zerstreut, nach den Seiten zu ein wenig kräftiger und enger 
punkKtiert, neben den Seitenrändern befinden sich im vorderen 
Teile kurze Nadelrisse Das Schildchen ist zchwarz, fein punktiert, 
seine Mitte ist glatt. Die Flügeldecken sind gelb und ist Jede ringsum 
schwarz gesäiumt. Sie sind unregelmässig punktiert, vor dem 
Hinterrande und im hinteren Teile neben den Seitenrändern quer- 
gestrichelt. Das nadelrissige Pygidium ist rot mit schwarzer Mitte. 


156 


Auf der Unterseite sind die Seiten der Brust und die der einzelnen 
Abdominalsegmente in der vorderen Hälfte, sowie die Schenkel rot 
gefärbt. Der Brustfortsatz ist lang, stumpf zugespitzt, in der vorde- 
ren Hälfte aufwärts gebogen. Die Schienen sind schwarzbraun 
bewimpert. 


Pedinorrhina submarginata n. sp. — çj. — Nitida, supra 
nigra, elytrorum vitta laterali, postice abbreviata, maculaque 
anteapicali flavis; pygidio nigro, utrinque rubro-maculato. Subtus 
flava, pectoris medio, abdominis segmentorum marginibus poslicis, 
tibiis tarsisque nigris. — Long. 22 mill. 

Hab. : Kamerun (Bascho). TIrrzE leg. 


Grestalt der P. Swanziana ScHAUM. Das Halsschild ist nach vorn 


viel stärker verjüngt wie bei dieser Art, bei dem vorliegenden 


Exemplar aus dem K. K. Hofmuseum in Wien ohne roten Seiten- 
rand. Es ist in der Mitte sehr fein und weitläufig punktiert, an den 
Seiten nadelrissig. Das Schildchen ist glatt. Die Flügeldecken sind 
weitliufig punktiert, neben den Seitenrändern und vor dem Hinter- 
rande quergestrichelt. Sie tragen eine schmale, hinten etwas 
verbreiterte seitliche gelbe Langsbinde, welche sich nicht wie bei 
Swanziana dicht am Seintenrande befindet, sondern von diesem 
etwas abgerückt ist. Die unterhalb der Schulter beginnende Binde 
endet etwas vor dem Endbuckel. Vor dem Hinterrande befindet 
sich jederseits neben der Naht ein runder gelber Fleck. Das 
Pygidium ist quernadelrissig und am Vorderrande jederseits mit 
einem roten Querfleck versehen. Die Unterseite ist gelbbraun, die 
Mitte der Brust, die Hinterränder der Bauchsegmente, die Schienen 
und Tarsen sind schwarz gefürbt. Der Brustfortsatz ist noch etwas 
stärker gekrümmt wie bei Siwanziana, die Schienen sind innen 
braun bewimpeñt. 


Rhomborrhina formosana Mos. b. sp. — Ich habe in den 
Ann. Soc. ent. Belg., 1909, p. 315, diese Art als eine Subspecies 
von unicolor Morscx beschrieben. [etzt, wo mir ein grüsseres Mate- 
rial vorliegt, bin ich zur Uberzeugung gelangt, dass formosana 
eine andere Art ist. Abgesehen von dem Unterschied in der Fär- 
bung, ist bei formosana auch das Schildchen breiter und der Vor- 
derrand des Clypeus deutlich ausgebuchtet. 


Rhomborrhina splendida n. sp. — Viridis, nitidissima, ely- 
trorum sutura humerisque nigrescentibus, tarsis nigris. Vertice 
lævi, clypeo granulato, antrorsum parum dilatato, margine antico 
reflexo, haud sinuato; prothorace disco subtiliter et sparsim, Juxta 


157 


margines laterales fortius et densius punctato; scutello lævi; elytris 
sparsim punctatis, in anteriore parte levibus,ante apicem transver- 
sim-strigillatis; pygidio aciculato, processu mesosternali apicem 
versus vix dilatalo, apice rotundato ; tibiis anticis in utroque sexu 
bidentatis, mediis et posticis extus uno dente armatis. — Long. 
Jo mill. 

Hab. : Formosa (Kosempo) SAUTER leg. 


Mit Ausnahme der schmalen dunklen Naht und den schwärz- 
lichen Schultern ist die Oberseile einfarbig grün und stark glän- 
zend. Von der gleichfalls einfarbigen Mellyi &. P. unterscheidet 
sich die Art 'eicht durch die sebr deutlich zweizähnigen Vorder- 
schienen des «. Letztere Eigenschaft haben auch unicolor Morscu, 
und formosana Mos. Von beiden unterscheidet sie sich durch ihre 
Grôsse, von wnicolor ferner noch durch die weitläufigere Punktie- 
rung des Halsschildes, schwarze Bewimperung des Hinterrandes 
des Pygidiums, durch das Fehlen von Borsten auf den Brustseiten 
und durch die langen Quernadelrisse auf den Seiten der Bauchseg- 
mente. Von formosana unterscheidet sich die Art am ieichlesten 
durch den nicht ausgebuchtlelen Vorderrand des Clvpeus. Die 
Schienen sind grün mit schwarzer Spitze, zuweilen ist aber auch 
die ganze innere Seile derselben schwärzlich. Die Mittel- und Hin- 
terschienen tragen auf der Aussenseite nur wenig unterbalb der 
Mitte einen ziemlich kräftigen Zabhn. 


Amithao niveosparsus n. sp. — f. — Niger, subtus nitidus, 
supra opacus, maculis minulis albis ornatus. Capite forliter punc- 
tato, clypeo antice altenuato, marginibus elevatis, margine antico 
sinuato; prothorace antrorsum angustalto, lateribus medio suban- 
gulatis, post medium parum sinuatis, mediocriter dense punctato, 
punctis albo-tomentosis ; elytris irregulariter albo-maculatis, sutura 
et utrinque costis duabus elevatis; pygidio aciculato, nigro-setoso 
et maculis minutis albis ornato. Subtus medio fere lævi, lateribus 
remote fortiter aciculato-punctalis, processu mesosternali plano, 
apice rotundato; tibiis intus nigro ciliatis. — Long. 22 mill. 

Hab. : Columbien (Medellin). 


Eine auf der Oberseite matte, weiss gesprenkelte Art, von der 
ein aus dem K. K. Hofmuseum in Wien vorliegt. Der Kopf ist 
grob punktiert, der Clypeus noch vorn verschmälert, seine Ränder 
sind aufoebogen, der Vorderrand ist in der ganzen Breite bogenfor- 
mig ausgeschnitten. Das Halsschild ist nach vorn stark verjüngt, 
seine Seitenränder sind in der Mitie schwach nach aussen gewin- 
kelt, dahinter etwas ausgebuchtet Die Oberfliche ist mässig dicht 
punktiert, die Punkte sind mit weissem Toment ausgefülit. Die mit 


158 


unregelmässig stehenden kleinen weissen Fleckchen bedeckten 
Flügeldecken haben fast parallele Seiten und treten ausser der 
Nahtrippe jederseits zwei Rippen deutlich hervor. Das Pygidium 
ist grob quernadelrissig und abstehend schwarz beborstet. An den 
Stellen, wo die Borsten entspringen, befindet sich ein kleiner 
weisser Makel. Die Unterseite ist schwarz und glänzend, in den 
Hinterecken der Bauchsegmente zeigt sich ein weisser Fleck. Die 
Mitte des Abdomens ist fast glatt und beim Ç'tief längsgefurcht, 
die Seiten sind weitläufig mit groben bogenfürmigen Punkten 
bedeckt Der Brustfortsatz ist horizontal, am Ende abgerundet. Die 
Schienen sind innen schwarz bewimpert. 

Lomaptera splendida n. sp. — ©. — Saturale viridis, nitidis- 
sima. Capite sat fortilter, vertice sparsim, celypeo densius punctato ; 
prothorace disco fere lævi, lateribus grosse aciculato-punctatis ; ely- 
tris, basi excepto, transversim-strigatis; pygidio aciculato, conico, 
lateraliter impresso; abdominis segmento ultimo medio semicircu- 
lariter exciso ; tibiis anticis bidendalis. — Long. 24 mill. 

Hab. : Deutsch Neu-Guinea (Finschhafen). 


Die Art ist von dunkelgrüner Färbung, sebr stark glänzend, In 
der Gestalt und Bildung des weiblichen Pygidiums ist sie der 
L. Darcisi HELL ahnlich, jedoch in der Skulptur und Bildung des 
letzen Abdominalsegments verschieden. Der Kopf ist ziemlich 
kräftig,-auf dem Scheitel weitläufig. auf dem Clypeus dichter punk- 
tiert. Der Discus des Halsschildes ist mit Ausnahme des vorderen 
Teiles fast glatt. An den Seiten befinden sich kräftige nadelrissige 
Punkte, unmittelbar neben den Seitenrändern kurze Nadelrisse. Die 
Flügeldecken sind mit Ausnabme des Basalteiles mit Quernadel- 
rissen bedeckt. Das Pygidium des © ist kegelfôrmig und seitlich 
eingedrückt, so dass auf der Unterseite ein stumpfer mittlerer 
Läüngskiel entsteht. Das letzte Bauchsegment ist in der Mitte halb- 
kreisfürmig ausgeschnitten, während bei Darcisi dieser Ausschnitt 
flach bogenfürmig ist. Jedes Bauchsegment trägt eine Querreihe 
beborsteter Punkte, das letzte Bauchsegment ist, abgesehen von 
seinem vorderen Teile, ganz mit solchen Punkten bedeckt. Der 
Brustfortsatz ist ebenso gebildet wie bei Darcisi, die Vorderschienen 
des ® sind zweizähnig. 


Macronota bisignata n. sp. — Supra flavo-cinerea, opaca, 
breviter pilosa, clypei linea media apiceque, prothoracis vittis 
2 abbrevialis obliquis, elytroram macula suturali post scutelli api- 
cem medianaque, sutura in posteriore parte calloque anteapicali 
nigris an piceis. Subtus breviter flavo-pilosa, medio-nigro an piceo, 
nitido, lateribus flavo-cinereo-tomentosis. — Long. 14-17 mill. 

Hab. : Borneo (Kina-Balu). 





159 


| ___ Die Art hat in der Zeichnung der Oberseite Ahnlichkeit mit 


M. clathrata G. P. von Java, ist aber bedeutend kleiner, Clypeus 
und Halsschild sind ganz anders gebildet. Die Oberseite ist gelblich 
tomentiert und kurz abstehend behaart. Die Haare der tomentierten 
Stellen sind gelblich, die der glänzenden schwarz Der Kopf zeigt 
eine kielartige Mittellinie, welche ebenso wie der vordere Teil des 
Clypeus glänzend ist. Der Vorderrand des 'etzteren ist wulstig, nicht 
ausgebuchtet. Das Halsschild ist ein wenig breiter wie lang, hepla- 
gonal. Die Seilenränder sind hinter der Mille elwas ausgebuchtet, 
die Hinterecken sind rechtwinklig, hurz abgerundet. Die Oberfliche 
ist nadelrissig und befindet sich jederseits der Milte eine kurze, 
schräg nach innen gerichlete glänzende Längsbinde. Jede Flügel- 
decke zeigt eine glänzende Rippe, welche sich vorn gabelt und 
hinten am Endbuckel in einem grossen glänzenden Fleck endet. 
Ausserdem befindet sich ein kleiner glänzender Fleck hinter der 
Schildchenspitze und in der Mitte der Naht. Zwischen letzterem 
und der Nahtspitze ist die Naht glänzend. Die Oberfläche der Flü- 
geldecken ist längsnadelrissig, neben den Seitenräindern querna- 
delrissig. Auch des Pygidium trägt Querradelrisse und am Hinter- 
rande zwei schwarze Makel, die zuweilen mit einander verbunden 
sind. 


Die Unterseite ist an den Seiten gelblich tomentiert, die Mitte 
und die Beine sind schwarz oder dunkelbraun und glänzend, ebenso 
ein seitlicher Makel auf dem zweiten bis vierten Abdominalsegment. 
Die Behaarung der Unterseite ist durchweg gelb. Die Vorder- 
schienen sind dreizähnig,Mittel- und Hinterschienen tragen an der 
Aussenseile einen Zahn, der beim çj nur sehr schwach, beim © 
wenigstens an den Mittelschienen kräftig ist. 


Meroloba trivittata n. sp — NM. Gestroi Krrz. similis. Nigra, 
supra Opaca, capitis vittis 2, prothoracis vittis 4, elytrorum lineis 
Juxtasuturalibus, utrinque macula anteapicali maculisque duabus 
lateralibus cinereis. Subtus nitida, pectoris abdominisque lateribus 
cinereo-tomentosis. — Long. 15 mill. 


Hab. : Borneo bor. 


Durch die Zeichnung des Halsschildes hat die Art Xhnlich- 
keit mit M. Gestroi KrTz. ist aber bedeutend kleiner, in den Schul- 
tern verhälinismässig breiter und nach hinten stärker verjüngt. 
Die Oberseite ist matt, der Kopf trügt zwei breite graue Längs- 
binden, die Clypeusspitze ist elänzend, tief bogenfürmig ausgesch- 
nitten. Das Halsschild ist von ähnlicher Gestalt wie bei Gestroi, doch 
sind die Halsschildseiten in der hinteren Hälfte mehr parallel. 
Nimmt man Grau als die Grundfarbe an, so trägt das Halsschild 


160 


eine schwarze Mittelbinde, die sich nach hinten etwas verschmä- 
lert, und jederseits derselben eine sich nach vorn verschmälernde 
Binde, die den Vorderrand nicht ganz erreicht. Auf den Flügel- 
decken befinden sich jederseits neben der Naht mehrere weissliche 
Längslinien. Die erste derselben beginnt am Hinterrande, erreicht 
aber bei weitem nicht die Mitte. Die übrigen sind beiderseits ver- 
kiirzt und liegen hauptsächlich in der hinteren Hälfte. An den 
Endbuckeln befindet sich ein filzartiger grauer Querfleck. Neben 
dem Seitenrande markieren sich zwei Querflecke, der eine vor, der 
andere hinter der Mitte. Ausserdem tragen die Filügeldecken noch 
zahlreiche kleine graue Querfleckchen, namentlich in der Gegend 
der Schultern und zwischen den beiden grôüsseren Flecken am Sei- 
tenrande. Das Pygidium ist quernadelrissig und grau befilzt. Die 
Unterseite ist, mit Ausnahme der quernadelrissigen Brustseiten, 
weitläufig grob punktiert, die Punkte sind kurz grau beborstet. Die 
Vorderschienen sind dreizähnig, der Brustfortsatz ist elwas breiter 
wie bei Gestroi und nicht abwärts geneigt. 


-_ Stenopisthes n.g. — Clypeus subquadratus, margine antico 
haud sinuato; prothorax fere ut in genere Chalcopharis ; scutellum 
triangulare ; elytra depressiuscula, postice angustatis; mesosterni 
processus valde porreclus, curvatus; tibiae anticae maris unidenta- 
tae, feminae tridentatae. Typus : Dilochrosis Frenchi BLACKB. 

Die Gattung steht der Gattung Chalcopharis HELL. nahe unter- 
scheidet sich aber durch die ovale Gestalt und andere Bezahnung 
der Vorderschienen. In der Galtungsdiagnose von Chalcopharis 
heisst es : « Libiis anticis tridentatis (dente apicali computato) ». 
Herr Prof. D' HELLER häültes nun für falsch, wenn ich Schienen, 
die nur einen Endzahn besitzen, unidentatae nenne (Deutsche ent. 
Nat. Bibl., 1911, p. 195). Ich sehe keinen Grund, warum in diesem 
Falle der Endzahn übersehen werden soll. 


Glycyphana tibialis n. sp. — Supra viridis, opaca, subtus 
nigra. Capite subrugoso- puncltato, flavo-setoso, vertice flavo-bima- 
culato, clypeo subquadrato, antice parum dilatato, margine antico 
sinuato; antennis fuscis; prothorace hexagono, lateribus post 
medium sinuatis, angulis posticis rotundatis, mediocriter dense 
punctato, punctis flavo-setosis, vitta marginali punctisque 4 disci 
flavis ; scutello impunctato; elytris punctato-striatis, punctis setosis, 
fascia transversa apicali, macula laterali postmediana maculisque 
6 disci, interdum absentibus, flavis: pygidio aciculato, flavo-bima- 
culato. Subtus medio nitido, sparsim punctato, lateribus 
flavo maculatis et densius aciculato-punctatis, punctis omnibus 
breviter flavo-setosis; processu mesosternali lato, Subrugoso-acicu- 


161 


lato, flavo-setoso; tibiis anticis bidentatis, tibiis posticis parum 
curvalis, maris longe et dense flavo-pilosis. — Long. 13 mill. 
Hab. : Salomo Ins. (Bougainville). GC. WAHxES leg. 


Eine durch die Bildung der Hinterschienen des 4 ausgezeichnete 
Art. Die Färbung der Oberseite ist grün, matt, nur der Clypeus ist 
schwärzlich und glänzend. Letzterer istschwach runzelig punktiert 
und gelb beborstet, nach vorn kaum merklich erweitert, sein Vor- 
derrand ist schwach ausgebuchtet. Der Scheitel ist matt mit zwei 
selben Flecken. Das Halsschild ist von sechseckiger Gestalt, die 
Seitenränder sind vor den abgerundeten Hinterecken ausgebuchtet, 
der Hinterrand ist vor dem Schildchen schwach bogenfürmig aus- 
gerandet. Die Oberfläche ist mässig dicht punktiert, jeder Punkt 
gelb beborstet. Eine Seitenrandbinde xd vier Makel in der vorde- 
ren Hälfte des Discus sind gelb. Das Schiidchen ist glatt. Die Flügel- 
decken zeigen Reihen gelb belorsteter nadelrissiger Punkte. An 
geiblichen Zeichnungen tragen sie eine Querbinde am Hinterrande 
und einen Seitenfleck hinter der Mitte. Auf dem Discus befindet 
sich jederseits ein Flek in der Mitte, einer zwischen Mitte und Hin- 
terrand und einer zwischen Schildchen und Schulter. Die Flecke des 
Discus künnen zum Teil oder simtlich fehlen. Bei einen Exemplar 
sind auf jeder Flügeldecke die beiden vorderen Flecke durch eine 
breite Binde mit einander verbunden. Das nadelrissige Pygidium 
trägt jederseits einen gelben Makel. Die Unterseite ist in der Mitte 
nur sehr weitläufig, an den Seiten dichter nadelrissig punktiert und 
jeder Punkt ist gelblich beborstet. Die Mitte ist glänzend, die Seiten 
sind gelb tomentiert. Der breite Brustfortsatz ist grob nadelrissig 
und gelb beborstet. Die Vorderschienen sind am Ende zWelzähnig, 
die Hinterschienen sind etwas gebogen und beim 4 auf der Aussen- 
seite lang und dicht gelb behaart, wogegen beim © diese Behaarung 
fehlt. 


Gametis viridana n. sp. — +. — Supra, capite excepto, 
viridis, opaca, subtus cyanea, nitida. Capite nitido, cyaneo, punc- 
tato, frontis medio fere laevi, clypeo latitudine parum longiore, 
antice paulo angustlato, margine antico bilobo; antennis piceis; 
prothorace longitudine latiore, antice augustato, basi medio sinuato, 
utrinque vitla marginali livida, post medium abbreviata ; scutello 
impunctato; elytris, singulo obsolete bicostato, linea brevi inter- 
rupta postmediana juxta suturam maculisque 2 parvis transversis 
lateralibus lividis ornato ; pygidio sparsim aciculato-punctato. Sub- 
tus medio fere laevi, pectoris lateribus aciculatis et aureo-pilosis, 
abdominis lateribus remote punctatis, punctis setosis, segmentis 
1.-3. macula laterali flava ornatis ; processu mesosternali antrorsum 


162 


dilatato, apice rotundato; femoribus tibiisque aureo-ciliatis, tibiis 
anticis tridentatis, dente primo minuto. — Long. 16 mill. 

Hab. : Abessinien (Harar). 

Eine durch ibhre Färbung eigentümliche Art, die in manchen 
Beziehungen von den übrigen bekannten Arten der Gattung 
abweicht. Die Oberseiteist mit Ausnahme des Kopfes grün tomentiert, 
mit einigen feinen gelblichweissen Zeichnungen. Der Kopf ist blau, 
olänzend, nadelrissig punktiert, die Stirn in der Mitte fast glalt. 
Der Clypeus:ist ein wenig länger wie breit, nach vorn etwas 
verschmälert, sein Vorderrand ist zweilappig. Das Halsschild ist 
breiter wie lang, nach vorn verjüngt, seine Seiten sind in der Mitte 
schwach bogenfôrmig gewinkelt, der Ausschnitt vor dem Schildchen 
ist viel breiter wie bei den übrigen Arten der Gattung und erscheint 
daher weniger tief Eime schmale hellgelbe Seitenrandbinde reicht 
vom Vorderrand bis etwas hinter die Mitte. Eine Punktierung ist 
auf dem Halsschild ebensowemig wie auf dem Schildchen und den 
Flügeldecken zu erkennen. Nur an den Vorderecken des Halsschil- 
des und neben den Seitenrändern desselben bemerkt man verein- 
zelte beborstete Punkte. Das Schildchen ist dreieckig mit stumpfer 
Spitze und leicht ausgeschweiften Seitenrändern. Jede Flügeldecke 
lisst zwei schwache Rippen erkennen, die sich auf dem Endbuckel 
vereinigen. Die Naht ist hinten nicht in eine Spitze ausgezogen, 
sondern die Hinterecken sind einzeln abgerundet. Von gelblich- 
weissen Zeichnungen befindet sich eine gemeinschaftliche kurze 
unterbrochene Querlinie zwischen Mitte und Hinterrand und jede 
Flügeldecke trägt in der hinteren Hälfte neben dem Seitenrande 
zwei kleine Querstriche. Das Pygidium zéigt in der vorderen Hälfte 
eine nadelrissige Punktierung, an jeder Seite befindet sich ein 
kleiner gelblicher Fleck. Die Unterseite ist blau, glänzend, die ersten 
drei Bauchsegmente tragen seitlich am Ilinterrande einen gelben 
Querfleck. Die Mitte ist fast unpunktiert, beim ohne Ventralfurehe. 
Die Seiten der Brust sind nadelrissig und goldgelb behaart, die 
Seiten des Abdomens sind weitläufig punktiert und jeder Punkt ist 
beborstet. Der Brustfortsatz ist zwischen den Mittelhüften einge- 
schnürt, nach vorn bedeutend verbreitert, sein Vorderrand ist 
stark abgerundet. Die Schenkel und Schienen sind innen lang 
soldgelb bewimpert, die Vorderschienen sind dreizähnig, doch ist 
der oberste Zahn beim 4 nur sehr klein. 


Leucocelis Holdhausi n. sp. — Nitida, capite, prothorace 
scutelloque aeneis, prothorace albo-marginato et 6- an 8-albo-macu- 
lato, elytris flavo-viridibus, maculis albis ornatis; pygidio cupreo, 
albo muculato, ocellato-punctato, punctis albo-setosis. Corpore 
infra cupreo, lateribus pedibusque albo-pilosis. — Long. 8 mill. 


Hab.: Süd-Afrika. D' PENTHER leg. 


163 


Eine kleinere, durch 1hre Färbung ausgezeichnete Art. Der Kopf 
ist ziemlich grob und dicht punktiert, erzfarbig, der Vorderrand 
des Clypeus ist braun. Das Halsschild ist gleichfalls erzfarbig, 
zuweilen kupferig schimmernd. Es ist mässig dicht punktiert, 
trägt eine weisse Seitenrandbinde und. sechs weisse Flecke, die in 
zwei nach vorn etwas convergierenden Längsreihen stehen. 
Zuweilen findet sich noch ausserhalb dieser Reihen je ein Fleck 
zwischen den beiden vorderen. Das Schildchen ist glatt. Die 
Flügeldecken sind gelb mit grünem Schimmer und tragen weisse, 
in Reihen stehende Flecke. Jede Flügeldecke lässt zwei Rippen 
erkennen, von denen die innere hinter der Mitte verschwindet. Die 
bogenfôrmigen Punkte stehen in Reïihen und verwandeln sich die 
ersten drei Punktreihen neben der Naht hinter der Mitlte in doppelte 
Längrisse. Das Pygidium ist kupferig, unregelmässig weiss gefleckt 
und mit \ugenpunkten bedeckt, die weissliclie Borsten tragen. Die 
Unterseite ist gleichfalls Kupferig, die Seiten und die Beine sind 
greis behaart. Der Brustfortsalz trâgt vor dem Vorderrande eine 
beborstete Quernaht, der ist mit deutlicher Ventralfurche 
versehen. 

Ich widme diese Art Herrn D' HoLpHAUS in Wien, welcher mir 
dieselbe in einer Bestimmungssendung des K. K. Hofmuseums 
zukommen liess. 


Leucocelis ruficegs n. sp. — Nigra, nitida, albo-maculata, 
clypeo, antennis, pygidio abdominisque segmentis duobus ultimis 
rufis. Capite mediocriter dense punctato, fronte medio subcarinato, 
juxta oculos strigillata; prothorace sparsim subtiliter puncetato, 
antice attenuato, margine antico medio tuberculato, margine pos- 
tico rotundato, ante scutellum truncato, seriebus 4 macularum 
albarum ornato, exterioribus e maculis 2, interioribus e maculis 
5 compositis; scutello lævi, immaculato ; elytris punctato-striatis, 
albo-maculatis; pygidio opaco, umbilicato-punctato, albo-4 macu- 
lato, maris margine postico truncato, feminæ apice rotundato. 
Subtus medio remote, lateraliter densius aciculato-punctata, punctis 
griseo-setosis; processu mesosternali apice late rotundato. — Long. 
4 mill. | 


Hab. : Deutsch Ost-Afrika (Ufiomi). 


Die Artist der L. rubriceps RAFFR. in der Färbung sehr ähnlich. 
Sie ist etwas grüsser, trigt zahlreichere weisse Flecke und das 
Pygidium des © zeigt keine Längsfurche. Der Kopf ist mässig dicht 
punkKtiert, die Stirn in der Mitte flach gekielt und neben den Augen 
nadelrissig. Das Halsschild ist von ähnlicher Gestalt wie bei rubri- 
ceps, doch ist der Hinterrand vor dem Schildchen deutlich abge- 


164 


stutzt, fast schwach ausgebuchtet. Die Oberfläche ist fein und 
zerstreut punktiert und trägt vier Reihen weisser Flecke, von 
denen die äusseren Reihen sich aus zwei, die inneren aus drei 
Flecken zusammensetzen. Das Schildchen ist glatt und ungefleckt. 
Die Flügeldecken sind punktiert gestreift und gehen die der Naht 
zunächst liegenden Punktstreifen hinten in Längsnadelrisse über. 
Jede Flügeldecke trägt 16 weisse Makel. Das Pygidium ist matt und 
nabelartig punktiert. Der Hinterrand ist beim « gerade abgestutzt, 
beim © gerundet Am Seitenrand befinden sich jederseits zwei 
kleine weisse Flecke. Die Unterseite ist in der Mitte sehr weitläufig 
punktiert, an den Seiten stehen die Punkte dichter, die Seiten der 
Brust sind nadelrissig. Punkte und Nallelrisse tragen weissliche 
Borsten. Das Abdomen des  zeigt keine Ventralturche, der 
Vorderrand des Brustfortsastzes ist flach abgerundet und befindet 
sich vor dem Vorderrante eine beborstete Quernaht. : 


Amaurina niveosticta n.sp. — Viridis, supra opaca, albo- 
maculata, subtus nitida, pygidio rufo. Capite nilido, parum cupreo- 
micante, sat dense punctato; prothorace mediocriter dense punclu- 
lato, ante angulos anticos fortiter aciculato-punctato, in anteriore 
parte albo-bimaculato ; scutello impunctato; elytris punctato- 
striatis, singulo maculis 12 albis parvis ornato; pygidio umbilicato- 
punctato, punctis flavo-setosis. Pectoris abdominisque mediis 
cupreo-micantibus, lateribus flavo pilosis; processu mesosternali 
apice rotundato. — Long. 12 mill. 

Hab. : Abessinien (Harar). G. KRISTENSEN leg. 

Grün, die Oberseile matt und mit kleinen weissen Flecken 
versehen. Der Kopf ist ziemlich dicht punktiert, glänzend, mit 
schwachen Kupferschimmer. Der Clypeus ist etwas länger wie 
breit, nach vorn ein wenig verschmälert, sein Vorderrand ist 
zweilappig. Das Halsschild ist mässig dicht punktiert. An den 
Vorderecken ist es nicht tomentiert und mit kräftigen Nadelrissen 
bedeckt, die einige gelbe Borsten tragen. In der vorderen Hälfte 
des Discus befinden sich zwei weisse Punkte und ist der Seitenrand 
‘in der Hôhe dieser Punkte gelblich gefärbt. Das Schildchen ist 
weder punktiert noch gefleckt. Die Flügeldecken sind punktiert 
gestreift, die Punktstreifen neben der Naht verwandeln sich im 
hinteren Teile in Längsnadelrisse. Jede Flügeldecke zeigt bei dem 
vorliegenden Exemplare 11-12 kleine weisse Flecke, doch ist die 
Anzahl derselben sicher variierend. Das Pygidium ist rot und trägt 
gelblich beborstete nabelartige Punkte. Die Unterseite ist glänzend, 
die Mitteschimmertetwas kupferig, während die Seiten mitziemlich 
langen gelblichen Haaren bedeckt sind. Der Brustfortsatz ist am 
Ende abgerundet und trägt eine bogenfürmige beborstete Quernaht. 
Die Beine sind nadelrissig und gleichfalls beborstet. 


165 


Porphyronota Preissi n. sp. — Nigra, nitida, elytris rufo- 
maculatis. Capite subrugoso, clypeo longitudine parum latiore, 
margine antico reflexo, medio sinuato, angulis anticis rotundatis; 
antennis fulvis; prothorace mediocriter dense aciculato punctato, 
ante medium rotundato ampliato, lateribus post medium subsinua- 
tis, angulis posticis breviter rotundatis, margine postico ante scu- 
tellum parum sinuato, fere truncato; scutello triangulari, apice 
obtuso, lateraliter aciculato-punctato; elytris punctato-striatis, sin- 
gulo bicostato, spatio inter costas subopaco; pygidio transversim- 
aciculato, flavo-setoso; abdominis punctis flavo-setosis, series 
transversas formantibus; tibiis anticis tridentatis, mediis bidentatis, 
posticis haud armatis. — Long. 15 mill. 


Hab. : Rhodesia. 


Die Art weicht in der Bildung des Clypeus von den bisher be- 
kannten Arten der Gattung ab. PERINGNEY hat eine Gattung Chi- 
. rinda aufgestellt, bei der gleichfalls die Vorderecken des Clypeus 
abgerundet sind, doch sollen dieselben bei Chirinda nicht aufge- 
bogen sein. Die Art ist schwarz, glänzend, die Flügeldecken zeigen 
rôtliche Flecke, der Raum zwischen den beiden Rippen der Flügel- 
decken erscheint etwas matt. Der Kopf ist gerunzelt, der Clypeus 
ein wenig breiter wie lang und in der Mitte schwach gebeult, der 
Vorderrand ist aufgebogen und in der Mitte ausgebuchtet, die Vor- 
derecken sind abgerundet, Das Halsschild ist vor der Mitte am 
breitesten, nach vorn stark, nach hinten schwach verjüngt, die 
Seitenränder sind in der hinteren Hälfte nur sehr schwach ausge- 
buchtet, die Hinterecken sind kurz abgerundet. Der Ausschnitt des 
Hinterrandes vor dem Schildchen ist äusserst flach. Die Oberfläche 
des Halsschildes ist ziemlich weitläufig mit nadelrissigen Punkten 
bedeckt. Das Schildchen ist dreieckig mit stumpfer Spitze und bei- 
derseits nadelrissig punktiert. Die Flügeldecken tragen Punkt- 
streifen und sind auf jeder Flügeldecke zweï Rippen erkennbar, die 
sich auf dem Endbuckel vereinigen. Das Pygidium ist quernadel- 
rissig und gelblich beborstet. Auf der Unterseite trägt jedes Abdo- 
minalsegment eine Querreihe gelb beborsteter Punkte. Der Vor- 
derrand des Brustfortsatzes ist flach abgerundet, seine vordere 
Fläche ist gewôülbt. Schenkel und Schienen sind gelb beborstet, die 
Vorderschienen sind dreizähnig, die Mittelschienen zweizähnig, 
während die Hinterschienen am Aussenrande keinen Zahn tragen. 

Von Herrn P. PReEtrss in Ludwigshafen a. Rh. erhalten und ihm 
gewidmet. 


Cymophorus rubrovittatus n. sp. — Niger, nitidus, elytris 
rubro-vittatis, abdomine fusco. Capite subrugoso-punctato, clypeo 
brevi, margine antico reflexo, medio parum producto; antennis 


ANNALES DE LA SOC, ENTOM. DE BELGIQUE, T. LVII, 6-VI 1913. : 12 


166 


piceis ; prothorace antice attenuato, lateribus postice parallelis, sat 
dense punctato, basi bifoveolato, foveolis albo-tomentosis, vitta 
marginali albo-setosa; scutello sparsim punctato, basi strigillato; 
elytris laxe punctatis, punctis breviler setosis, utrinque prope 
suturam dupliciter geminato striatis, ut in speciebus affinibus 
impressis, singulo vitta apicali maculisque % albis; pygidio in 
anteriore parte carinato, albo 4-maculato, umbilicato-punctato, 
punctis albo-setosis. Subtus pectoris abdominisque lateribus albo- 
maculatis, tibiis anticis bidentatis. — Long. 9 mil]. 

Hab. : Congo français (H' Chari-Tchad). 

Die Art hat in der Färbung Ahnlichkeiïit mit C. spiniventris G. P. 
Der Kopf ist etwas runzelig punktiert und das Vorhandensein ein- 
zelner Borsten lässt den Schluss zu, dass bei frischen Stücken alle 
Punkte beborstet sind. Der Clypeus ist kurz, sein Vorderrand auf- 
gebogen, in der Mitte etwas stumpf dreieckig vorgezogen. Das 
Halsschild ist von ähnlicher Gestalt wie bei spiniventris, doch sind 
die Halsschildseiten in der hinteren Hälfte parallel. Die Oberfläche 
ist ziemlich dicht punktiert, vor der Basis befinden sich zwei weiss 
tomentierte Gruben, neben dem Seitenrande läuft eine Binde aus 
gelblichweissen kräftigen Borsten. Das Schildchen ist zerstreut 
punktiert, an der Basis gestrichelt. Die Klügeldecken sind von 
derselben Gestalt wie bei spiniventris und zeigen dieselben Ein- 
drücke. Sie sind zerstreut punktiert und tragen die Punkte zum 
Teil kleine Bôrstchen, die in Reiïhen stehen. Die Längsbinden der 
Flügeldecken haben dieselbe Gestalt wie bei spiniventris, sind aber 
dunkelrot gefärbt. Es befinden sich an weissen Tomentflecken je 
einer in der Grube an der Schuiter, einer an der Nañht vor der Mitte, 
zwei Querflecken am Seitenrande und eine Querbinde vor dem 
Hinterrande, welche mit dem hinteren Seitenfleck in Verbindung 
steht. Pas Pygidium ist in der vorderen Hälfte längsgekielt und 
zeigt an der Basis vier weisse Flecke. Es ist nabelartig punktiert 
und sind die Punkte weiss beborstet. Das Abdomen ist rotbraun, 
seine Seiten sind ebenso wie die der Brust weiss gemakelt. Die 
Schenkel und Schienen sind gelblichweiss bewimpert, die Vorder- 
schienen tragen am Ende zwei Zähne. 


Cœnochilus planipennis Mos. — Ich habe diese Art in den 
Ann. Soc. ent. Belg., 1911, p. 136, nach einem © von Kamerun be- 
schrieben. Es liegt mir jetzt auch eim dieser Art vom Congo 
français (Nola) vor. Der (j unterscheidet sich vom © durch eine 
flache Ventralfurche und durch die Bildung der Hinterschienen. 
Letztere tragen in der Mitte der Innenseite einen kelgelformigen 
Zahn. 


167 


Proxenus collaris n. sp. — Niger, nitidus, pygidio corpore- 
que infra piceis. Capite, clypei medio punctato excepto, longitudi- 
naliter striato, margine antico sinuato, vertice transversim cari- 
nato ; prothorace subquadrato, lateribus rotundatis, parum reflexis, 
margine anticc elevato, medio producto, tuberculato, disco medio- 
criter dense punctato, lateraliter strigillato; scutello sparsim punc:- 
tato ; elytris striatis, interstitiis planis, subtiliter punctatis, lateribus 
in posteriore parte apiceque aciculato-punctatis, punctis minutis- 
sime setosis; pygidio aciculato-punctato; mesosterno sparsim 
punctulato et aciculato, feminæ in anteriore parte lateraliter dense 
flavo-setoso ; abdominis spiraculis apicalibus conicis; tibiis anticis 
apicem versus dilatatis, bidentatis; tarsis brevibus, validis. — 
Long. 13 mill. 


Hab. : Congo français (H' Chari-Tchad). 


Eine an der Bildung des Halsschildes leicht erkenntliche Art. 
Schwarz, glänzend, Pygidium rotbraun, Unterseite schwarzbraun. 
Der Kopf trägt auf dem Scheitel einen Querkiel und ist weitläufig 
mit Längsnadelrissen bedeckt, ausgenommen die gewülbte Mitte 
des Clypeus, welche weitläufig punktiert ist. Der Vorderrand des 
Clypeus ist ausgebuchtet. Das Halsschild ist ungefähr so lang wie 
breit, etwas vor der Mitte am breitesten. Die Hinterecken sind 
stumpfwinklig, die Seitenränder etwas aufgebogen. Der Vorderrand 
ist gewulstet und in der Mitte hôckerartig vorgezegen. Die Oberfläche 
istmässig dichtpunktiert,neben den Seitenrändern längsgestrichelt. 
Das Schildchen trägt einige feine Punkte. Die Flügeldecken zeigen 
nadelrissige Lingstreifen, die Zwischenräume sind kaum merklich 
gewôlbt, weitläufig und schwach punktiert. Vor dem Hinterrande 
und im hinteren Teile neben den Seitenrändern stehen die Punkte 
etwas dichter, sind grüber und nadelrissig und tragen winzige 
Bôrstchen. Das Pygidium ist weitläufig mit Nadelrissen bedeckt. 
Das Metasternum trägt feine Punkte und etwas kräftigere Nadel- 
risse, beim © befinden sich im vorderen Teile an den Seiten kräf- 
tige, dicht stehende gelbliche Borsten, die bei dem vorliegenden 
fehlen. Die Vorderschienen sind nach dem Ende zu verbreitert und 
zweizähnig. Die Tarsen sind kurz, kräflig und längsnadelrissig, aber 
nicht in der Basalhälfte zusammengedrückt wie bei den bisher be- 
_kannten Arten der Gattung. 


Plagiochilus minutus n. sp. — Elongatus, niger, nitidus. 
Capite fortiter punctato, flavo-piloso, clypeo longitudine latiore, 
marginibus elevatis, lateribus rotundatis, margine antico parum 
sinuato; prothorace disco planato, lateribus rotundatis, antice 

punctato, in posteriore parte strigillato, juxta margines laterales 


168 


flavo-piloso; scutello medio lævi, lateraliter aciculato; elytris acicu- 
lato-punctatis, punctis flavo-setosis, utrinque juxta suturam dupli- 
citer geminato-striatis, lateribus postice apiceque flavo-piloso- 
setosis; pygidio, pectoris abdominisque lateribus flavo-setosis; tibiis 
anticis bidentatis. — Long. 6 mill. 

Hab. : Congo français (H' Chari-Tehad). 


Die kleinste der bisher bekannten Arten der Gattung. Schwarz, 
glänzend, von länglicher Gestalt, etwas flach gedrückt. Der Kopf 
ist kräftig punktiert und goldgelb behaart. Der Clypeus ist breiter 
wie lang, seine Ränder sind aufgebogen, die Seitenränder gerundet, 
der Vorderrand ist sehr schwach ausgebuchtet. Die Fühler sind 
rothbraun. Das Halsschild ist auf dem Discus flachgedrückt, hat 
cerundete Seiten, ist hinter dem Vorderrande punktiert, im übrigen 
weitliufig nadelrissig, neben den Seitenrändern gelb borstenartig 
behaart. Das Schildchen ist mit Ausnahme der Mitte nadelrissig 
punktiert. Die Klügeldecken sind mit kräftigen bogenformigen 
Nadelrissen bedeckt, die kurze gelbliche, in Reihen gestellte 
Borsten tragen. Vor dem Hinterrande und im hinteren Teile neben 
den Seitenrändern sind die gelben Borsten lang und kräftig. Jede 
Flügeldecke zeigt neben der Naht zwei doppelte Längsrisse. Das 
Pygidium, sowie die Seiten von Brust und Abdomen tragen kräftige 
gelbe Borsten. Die Vorderschienen sind zweizähnig. 


Plagiochilus pilosus n. sp. — Niger, subnitidus, pilosus. 
Capite fortiter subrugoso-punctato, cinereo-piloso, fronte convexa, 
clypeo longitudine latiore, lateribus rotundatis, margine antico 
reflexo, parum sinuato; prothorace medio rotundato-ampliato, 
antice plus quam postice attenuato, grosse transversim-rugoso, 
flavo-piloso, lateribus albo-ciliatis; scutello strigillato; elytris for- 
titer varioloso-punctatis, pilosis, pilis flavis, juxta margines late- 
rales et ante apicem albis, singulo prope suturam dupliciter striato, 
striis geminatis; pygidio aciculato-punctato, albo-piloso. Subtus 
ubique haud dense aciculato-punctatus, punctis pilos albos 
ferentibus ; tibiis anticis feminæ acute bidentatis, mediis et posticis 
extus infra medium uno dente armatis. — Long. 10 mill. 


Hab. : Angola (Bailundo). 


Eine durch ihre Behaarung ausgezeichnete Art, ebenso wie die 
übrigen Arten der Gattung von länglicher schmaler Gestalt. Bei 
dem gleichfalls behaarten P. fomicoides HAR. ist die Behaarung 
etwas länger und überall gelb, auch ist die Skulptur der Flügel- 
decken eine andere. Der Kopf ist kräftig, fast runzelig punktiert 
und silberweiss behaart. Der Clypeus ist breiter wie lang, seine 
Seiten sind gerundet, der Vorderrand ist aufgebogen und schwach 


169 


ausgebuchtet. Das Mentum ist nach vorn verdickt, seine Vorder- 
fläche ist leicht ausgebuchtet, quernadelrissig und gelblich behaart. 
Die Fühler sind rothbraun. Das Halsschild ist in der Mitte bogenfôr- 
mig erweitert, nach vorn stärker wie nach hinten verjüngt. Die 
Oberfläche ist kräflig quernadelrissig und trägt anfrecht stehende 
goldgelbe Haare, während die Seitenränder weiss bewimpert sind. 
Die Flügeldecken sind grob runzlig punktiert und trägt jede neben 
der Naht zwei doppelte Längsrisse. Sie sind abstehend behaart, 
doch wird die Skulptur durch die Behaarung nicht verdeckt. Die 
Haare des Discus sind gelb, während die Behaarung an den Seiten 
und vor dem Hinterrande weiss ist, Pygidium und Unterseite sind 
silberweiss behaart. Der kleine Brustfortsatz ist zwischen den Mit- 
telhüften eingeschnürt, nach dem Ende zu stark verbreitert und 
vorn gerade abgestutzt. Die Vorderschienen sind beim vorliegenden 
© kräftig zweizähnig, Mittel- und Hinterschienen tragen einen Zahn 
_etwas unterhalb der Mitte der Aussenseite. 


Lobovalgus murinus 0. sp. —— ©. — Supra murino-squamu- 
losus, elytrorum macula basali postmedianaque, juxta suturam con- 
junctis, nigro-brunneis; subtus griseo squamulatus; prothorace 
antrorsum attenuato, disco bicarinato et utrinque tuberculato, ante 
scutellum sinuato ; elytris planatis, margine postico utrinque flavo- 
fasciculato; pygidio basi nigro-brunneo, postice elongato, apice 
furcato; tibiis anticis 5-dentatis, dente medio apicalique majoribus; 
tibiis mediis et posticis extus uno dente armatis. — Long. 7 mill. 

Hab. : Congo-Staat (Stanleyfalls). 


Die Art, von der ein © vorliegt, ist auf der Oberseite graugelb 
beschuppt. Auf den Flügeldecken sind ein grosser gemeinsamer 
Basalfleck und ein Fleck hinter der Mitte schwarzbraun und neben 
der Naht durch eine ebenso gefärbte L'ingsbinde mit einander ver- 
bunden. Das Halsschild ist von der Mitte nach vorn verjüngt, sein 
Hinterrand ist in der Mitte ausgebuchtet. Jederseits der Mitte befin- 
det sich auf dem Discus ein im vorderen Teile scharfhantiger Längs- 
kiel und zwischen diesem und dem Seitenrande in der Mitte ein 
kleiner Hôcker. Die Flügeldecken sind stark abgeflacht und am 
Ende mit einem langen gelben Borstenbüschel versehen, während 
das Propygidium keinen Büschel trägt. Dis Pygidium ist an der 
Basis schwarzbraun gefleckt und beim © mit einem langen, am 
Ende zweispitzigen Legebohrer versehen. Die Unterseite ist dicht 
grau beschuppt. Die Vorderschienen sind fünfzähnig und sind der 
mittelste Zahn und der Endzahn Finger wie die übrigen.Mittel- und 
Hinterschienen tragen am Aussenrande elwas unterhalb der Mitte 
einen kleinen Zahn. Die Tarsen, besonders der Hinterbeine sind 
lang. 





170 


H. SAUTERS FORMOSA AUSBEUTE 
CARABIDÆ 


par le Commandant Paul Dupuis 


Lorsque BATES a décrit son Tachys mirabilis de Birmanie (Ann. 
Mus. Civ. Genov., 18929, p. 294), il a exposé les caractères très 
spéciaux de cet insecte : antennes tricolores, impression basilaire 
transversale du prothorax nulle; élytres à portion humérale sail- 
lante dentiforme vers l’extérieur; stries du disque réduites à 
deux, l’une entière, longeant la suture, et se recourbant en arrière; 
l’autre médio-basale, longitudinale, courte. Il a comparé cette 
espèce au Bembidiumn convexum MAC LEAY, tout en reconnais- 
sant que la sculpture en est toute différente. 

BATES ignorait évidemment la description si claire que SCHAUM 
a donnée (Berl. Ent. Z , 1860, p. 199) du Tachys ovatus MoTSscHUL- 
sky sous le nom de Tachys albicornis. Tous les caractères sail- 
lants du mirabilis sont donnés par SCHAUM pour l’albicornis. 
Ces deux insectes, très voisins, forment un groupe bien dessiné 
dans les Barytachys. Le docteur HoRN a retrouvé à Ceylan 
(Negombo) l’espèce de BATES, et SAUTER a découvert à Akau (île 
Formose) une troisième espèce du même groupe. Je la nommerai 


TACHYS (BARYTACHYS) MIRANDUS n. sp. 


Cette espèce se distingue du 7. mirabilis par sa forme plus large, 
plus convexe, la strie médio-basale beaucoup plus longue, dépas- 
sant de beaucoup la première fossette élytrale (elle n’atteint pas 
celle-ci dans le mirabilis). 

Les antennes ont les articles 1-2 testacés, 3-6 brun grisâtre, 
7-11 blanc jaunâtre, ce qui la distingue immédiatement du Tachys 
ovatus MoTscH. qui a les antennes blanches dans les 7 derniers 
articles, 3-4 étant seuls bruns. 


Couleurs. — Antennes tricolores, colorées comme il est indiqué 
ci-dessus. Palpes, trochanters, pattes testacés; dessus de la têle 
brun noir, mandibuies et prothorax au-dessus brun rouge, élytres 
de la même teinte. La partie antérieure de l’élytre porte une tache 
plus claire, grande, très indistinctement limitée; aux 2/3 posté- 
rieurs une autre tache jaunûtre, un peu transversale, mal limitée 
également; marge apicale rougeûtre. 

Dimensions. — Longueur 2 1/53 millimètres. 

Les dimensions relatives suivantes sont prises à la chambre 
claire et doivent être divisées par 28 pour donner les longueurs 
exactes en millimètres. 








ER 
LE 
# 


Antennes : longueur 35. 


171 


1% article : 5.9; largeur : 1.25; 2e article : 2.5; dernier article : 4.5; 


les autres articles égaux entre eux. 

Here” 
Mandibules : partie dépassant le labre : 4.5. 

largeur à hauteur du labre : 1.5 

Labre : hauteur 1; largeur 3.5. 
Longueur de la tête y compris le labre : 15. 
Largeur de la tête entre les antennes : 8. 
Largeur de la tête entre les yeux : 8. 
Largeur de la tête avec les yeux : 14. 
Largeur de la tête contre le prothorax : 12.5. 


Prothorax : 


Largeur contre le cou (les angles antérieurs sont complètement 


effacés) : 12.9. 
Plus grande largeur (aux 2/5 antérieurs de la longueur) : 19. 
Largeur aux angles postérieurs : 15.5. 
Ecusson : largeur 2, hauteur 2. 
Elytres : 
Longueur suturale (sans l’écusson) : 38. 
Largeur à la base : 13.5. 
Largeur entre les dents humérales : 23. 
Plus grande largeur (à mi-longueur) : 28 1/2. 
Pattes antérieures : 
Fémur, longueur : 16,5; largeur : 3. 
Tibia : longueur 15. 
Tarses : longueur 8 (3.5; 1.25 ; 0.75; 0.50; 2). 
Pattes moyennes : 
Fémur, longueur : 17; largeur : 4. 
Tibia, longueur : 15. 
Tarses, longueur : 12.5 (4 75; 2; 1.75; 1.50; 2.50). 
Pattes postérieures : 
Fémur, longueur : 19; largeur : 3. 
Tibia, longueur : 16.5. 
Tarses, longueur : 18 (5; 2; 1.75; 1.25; 3). 
Trochanters : longueur : 7; largeur : 2. 
Palpes maxillaires : 
Dernier article, longueur : 0.5; largeur 0.5. 
s Pénullième : 4; largeur 1.5. 
Antépénultième : 4, largeur 1. 
Palpes labiaux : 
Dernier article, longueur : 2, largeur 0.5. 
Pénultième : 3.5, largeur 1.5. 


172 


Forme. — Les antennes sont assez allongées, assez grêles, à peu 
près du même diamètre partout, sauf au premier article qui est un 
peu plus épais et conique; le second est subcylindrique; les sui- 
vants passent peu à peu de la forme conique allongée à la forme 
ovale allongée ; le dernier est aminci à l’extrémité. 

Les mandibules sont de longueur moyenne, régulièrement 
arquées, aiguës au bout, assez larges à la base. 

Le labre est assez étroit relativement à sa largeur. Il est coupé 
carrément en avant et en arrière; la suture de l’épistome est nette. 
Les yeux sont gros et saillants. 

La tête sans les yeux est en forme de triangle à sommet tronqué ; 
elle s’élargit derrière les yeux, est modérément convexe en avant, 
et présente en arrière une portion très lisse, convexe, limitée en 
demi-cercle vers l’avant et arrivant au 1/3 postérieur des yeux. 

Les palpes maxillaires ont le dernier article presque globuleux, 
très petit; le pénultième assez long, claviforme, l’antépénultième 
subcylindrique, un peu renflé au milieu. 

Les palpes labiaux ont le dernier article allongé, grêle, en bâton- 
net, le pénultième épais, un peu concave au côté interne, convexe 
au côté externe. 

Le mentum est échancré, sans dent, le fond de l’échancrure 
droit, les côtés divergeant légèrement. 

Le milieu du mentum est fortement caréné transversalement. 
Les lobes, à hauteur de la carène, sont anguleux et saillants en 
angle presque droit vers l’extérieur. 

Le prothorax est coupé presque carrément en avant, s’arrondit à 
partir du col, ses angles antérieurs étant indistincts. Sur les côtés il 
s’arrondit antérieurement, mais la courbe est peu prononcée, puisil 
se rétrécit, sa base étant précédée d’une sinuosité assez longue. Les 
angles postérieurs sont à peu près droits.La base estcoupée carrément, 

Le prothorax est convexe; son rebord latéral est étroit, surtout 
en avant et en arrière; son bord postérieur est un peu renflé 
postérieurement. La base porte deux fossettes dont nous parlerons 
dans le chapitre « Sculpture ». 

Les élytres sont très convexes. Leur bord antérieur remonte le 
long de l’écusson jusqu'aux angles postérieurs du corselet, puis 
redescend obliquement vers l’extérieur, en ligne un peu courbe. 
Un rebord basilaire les orne depuis l’angle postérieur du corselet, 
s’élargit un peu et s’épaissit pour former sous l’épaule une dent 
arrondie bien marquée. Sous cette dent les élytres s’arrondissent 
largement suivant une courbe presque régulière jusqu’à lapex. 

Le rebord latéral élytral est étroit; les épipleures sont très déve- 
loppés, planes, à bords relevés. 

Le prosternum s’élargit un peu entre les hanches antérieures, 
est irrégulièrement arrondi, non rebordé à l’extrémité. 





1729 


Le mésosternum est profondément creusé, et se termine, entre 
les hanches moyennes, en rectangle déprimé longitudinalement au 
milieu, le bord postérieur étant légèrement échancré pour recevoir 
la pointe. métasternale. 

Le métasternum se termine en angle aigu entre les hanches 
moyennes, en angle presque droit entre les hanches postérieures. 

Les hanches antérieures sont globuleuses, écartées, ainsi que les 
moyennes. Les hanches postérieures s'étendent longuement en 
pointe vers l'extérieur, jusque contre les épistomes métathoraciques 
et s’élargissent vers l’intérieur en s’arrondissant à leur extrémité, 
une saillie plus ou moins conique partant des membres inférieurs. 

Les fémurs sont allongés, fusiformes, les postérieurs très légè- 
rement arqués. 

Les tibias antérieurs sont fortement échancrés non loin de 
l'extrémité; celle-ci est large et coupée obliquement, les tarses 
s’insérant du côté de l’angle le plus avancé, l’intérieur, de la cou- 
pure. 

Les autres tibias sont peu élargis vers l’extrémité. Les articles 
des tarses sont presque cylindriques, les ongles grêles, assez longs, 
droits dans leur première moitié, légèrement courbés et très effilés 
dans la seconde. 

Les mâles ont deux articles des tarses légèrement dilatés, le pre- 
mier presque rectangulaire, le second un peu conique. 


Sculpture et revêtement pileux. — Les antennes ont un long poil sur 
le premier article, aux 2/3 de sa longueur; le second en a quelques- 
uns, et les suivants sont couverts de longs poils peu denses. 

Le labre paraît très finement chagriné, vu à un fort grossisse- 
ment. Il porte, en avant, six pores sétigères équidistants, les cen- 
traux à cils courts, les latéraux à cils longs. 

L’épistome est lisse. À l’intérieur de chacun de ses angles 
antérieurs, un gros pore sétigère à long cil. 

La tête est lisse; elle présente deux sillons frontaux étroits, séparés 
par une carène, et allant jusqu'à mi-hauteur de l’œil de chaque 
côté. Les deux paires de sillons sont parallèles, très distantes, étant 
placées contre les yeux. Il y a, de chaque côté, deux pores sétigères 
contre l’œil. 

Le mentum est lisse; un gros pore sétigère se trouve dans 
chaque angle externe des lobes, en avant de la carène. 

Derrière la carène, de chaque côté du milieu, une fossette. Il y a 
des traces de plis transversaux à la jonction du mentum et de la 
gorge. 

Les palpes maxillaires ont quelques longs cils sur l’antépénul- 
tième article ; le pénultième est couvert de cils raides, courts, peu 
denses. 


174 


Quelques longs cils sur le pénultième article des palpes labiaux. 

Le prothorax a un long cil dans le rebord latéral, à l'endroit de sa 
plus grande largeur. Un peu au-dessus des angles postérieurs se 
trouve un autre pore sétigère à long cil. Les rebords un peu élevés 
du pore font une légère saillie en dehors des bords latéraux. 

Le prothorax n’a ni sillon transversal basal, ni sillon longitu linal 
médian, ou tout au plus présente-t-il des traces de ce dernier. 

Contre les angles postérieurs, de chaque côté, une fossette ovale, 
assez grande, à rebords carénés sauf en avant. La carène se pro- 
longe sur l’angle postérieur. 

Le corselet est parfaitement lisse, poli et brillant. 

Les élytres présentent, de chaque côlé de la sulure, une strie 
nette. Ces deux slries commencent à la base, près de l’écusson, 
longent celui-ci, se rapprochent, divergent ensuite un peu sur le 
disque élytral pour se rapprocher encore vers lapex où elles se 
recourbent pour remonter vers le disque, sur une longueur assez 
faible. 

La & strie est profonde et large, entière, et a contre son bord 
externe de gros pores piligères peu serrés, portant de longs cils, 
quelques-uns sous l’épaule, un très long passé le milieu et quel- 
ques-uns à l’extrémité, dont l’un extrêmement long. 

Une autre strie part du milieu de la base de lélytre et va, en 
obliquant un peu, vers l'extérieur, jusqu’au 1/3 de la longueur 
élytrale. 

La base de chaque élytre est un peu enfoncée près de l’écusson. 
Au milieu de l’enfoncement se trouve une petite pustule arrondie. 
L’élytre présente en outre deux pores dorsaux, l’un vers le 
1/5 antérieur, près de la strie médio-basale du côté de la suture, 
l’autre un peu passé le milieu, à même hauteur longitudinale. Ces 
pores sont cilifères, et difficilement visibles d’au-dessus, tout le 
disque élytral étant poli, très lisse et miroilant. 

Le dessous du corps est lisse, à part les membres. Il y a de 
chaque côté du milieu de l’abdomen, sur chaque anneau, un pore 
sétigère. 

Les fémurs, outre une rangée de spinules écartées sur le bord 
externe, présentent quelques cils raides et épars. Les tibias ont des 
rangées de spinules ; celles des arêtes des tibias antérieurs vont en 
croissant vers l’extrémité. 

Il y a à l'angle externe de l’échancrure des tibias antérieurs un 
éperon assez long, grêle, un peu sinueux. Une frange de longs cils 
égaux borde l’échancrure. Il y a, en outre, un petit éperon à l’angle 
externe de l’extrémité tronquée obliquement. Les tarses portent 
des cils assez longs et forts ; les éperons.-des tibias moyens et pos- 
térieurs sont de longueur moyenne, assez grêles, pointus et égaux. 








175 


ETUDE DES CARABIQUES 
récoltés à Ceylan par le Docteur How, 


par le Commandant Paul Hupuis. 


Parmi les insectes que j’ai examinés jusqu’à présent, je signalerai 
de très nombreux Tachys (Barytachys) emarginatus NIETNER récoltés 
tous à Weligama et appartenant tous à la variété pallida, qui est 
d’un brun marron alors que le type de NIeTNER est noir brunâtre. 

Le Docteur HorN a retrouvé également en certain nombre à 
Negombo le curieux Tachys /Barytachys]) mirabilis BATES, décrit 
d’après des spécimens provenant de la Birmanie. 

Une très jolie Pentagonica inédite se trouve parmi les récoltes. Je 
la nommerai 


PENTAGONICA HORNI sp. n. 


Elle se distingue immédiatement de ses congénères asiatiques par 
sa couleur entièrement testacé plus ou moins foncé au-dessus, et la 
large bande longitudinale brun foncé qui occupe le disque élytral à 
une certaine distance de la suture et du bord élytral, et qui n’atteint 
qu’en partie la base, et pas l’apex. 


Couleurs, — Tête testacé rougeätre, plus jaune sur l’épistome et le 
labre. Yeux brun noir. Antennes jaune brunâtre, plus pâles vers 
l'extrémité. Palpes brunûtres, extrémité du dernier article claire; 
dessous de la tête testacé brunâtre. 

Prothorax testacé jaunâtre très clair, ainsi que les élytres. Celles- 
ci présentent chacune une bande brun foncé, longitudinale, occu- 
pant environ les intervalles 4-7. Elle s’arrondit en avant, où elle 
abandonne le 7° intervalle pour ne toucher la base qu’au sommet 
des intervalles 2-5 dans une partie enfoncée de l’élytre. Elle s’arrête 
près de l’apex. Sa partie la plus foncée est sur le disque élytral, et 
la tache est moins nettement limitée du côté de la suture que du 
côté externe. 

Le dessous du prothorax est très clair comme le dessus. Le reste 
du dessous du corps est brun assez foncé, un peu plus clair sur les 
parties centrales et le milieu de l’abdomen. 

Les pattes sont testacées, la base des fémurs, surtout.des posté- 
rieurs, rembrunie, parfois jusqu'aux 2/3 de leur longueur. 


Dimensions, — L’insecte a une longueur de 4 millimètres. 

Les dimensions relatives suivantes, prises à la chambre claire, 
doivent être divisées par 28 pour donner les longueurs exactes en 
millimètres. 


176 


Antennes: longueur 55(7; 3,5; 5; 4,5; 6; 5; 4,5; 4,5; 4,5; 4,5; 6). 
Epaisseur du 1° article : 2,5. 
Labre : largeur 9; hauteur 5. 
Epistome : largeur 8; hauteur 3. 
Longueur de la tête y compris le labre et le col : 35. 
Longueur du col : 3; sa largeur : 10. 
Largeur de la tête entre les antennes : 12. 
Largeur de la tête entre les veux : 13. 
Largeur de la tête avec les yeux : 26. 
Largeur de la tête au bord postérieur des yeux : 16. 
Palpes maxiilaires : 
Dernier article : 4,5. 
Pénultième : 3. 
Antépénultième : 5. 
Palpes labiaux : 
Dernier article : 4. 
Pénultième : 5,9. 
Prothorax, hauteur 17. 
Largeur entre les angles antérieurs (tout à fait arrondis) : 22. 
Plus grande largeur : 31. ë 
Largeur à la base : 14, 
scutellum : largeur 3,5; hauteur 5,5. 
Elytres : 
Longueur suturale depuis le scutellum : 67. 
Largeur humérale : 39. 
Plus grande longueur (au milieu) : 50. 
Membres antérieurs : 
Fémur, longueur : 22; épaisseur : 7. 
Tibias : 20. 
Tarses 416632191539) 
Membres moyens : 
Fémur, longueur : 2,5; épaisseur : 8. 
Tibias: 24, 
Marses£ 19 (765; 2065) 
Membres postérieurs : 
Fémur, longueur : 34; épaisseur : 8. 
Trochanters, longueur : 13; épaisseur : 5. 
Tibias : 31. 
Tarses : 22,5 (8; 4,5; 3; 92,5; 4,5). 


. 
;- 
+ 
5 
4 


Forme, — Les antennes sont modérément longues, assez épaisses. 
Le premier article est épais subconique, le second court subeylin- 
drique, le 3° allongé conique, le 4 subconique, les suivants ovales, 
le dernier aminci, un peu arrondi à l’extrémité. 





177 


Le labre est développé, transversal, un peu avancé, anguleux à 
son bord antérieur, assez carrément tronqué en arrière. Il est très 
légèrement élargi vers l’avant, ses côtés étant un peu obliques. Il 
cache complètement les mandibules quand celles-ci sont fermées. 

L’épistome est transversal, rectangulaire ; ses sutures, surtout la 
postérieure, sont nettes. L’antérieure est droile, ia postérieure 
légèrement courbe vers l'arrière. Les côtés sont droits. 

Les crêtes antennaires sont obliques, un peu creusées en dessus, 
à bords tranchants ; elles surmontent un petit tubercule sur lequel 
s’insère l’antenne. 

Les yeux sont très gros, hémisphériques et très saillants; l’orbite 
est courbe-concave au-dessus. Les facelles sont grandes. 

Le dessus de la têle est assez convexe, la partie postérieure très 
convexe en descendant Jusqu'au col. 

Il n’y a pas d’angles postérieurs. Entre le bord postérieur des 
yeux, la têle s’arrondit en courbe régulière continuant celle des 
yeux. 

Le col est très accusé, cylindrique, assez épais. 

Les palpes maxillaires ont le dernier article fusiforme, très 
aminci, acuminé à l'extrémité, l'avant, dernier conique allongé, un 
peu courbe, l’antépénultième assez long et fort, fusiforme, moins 
courbé en dedans qu’en dehors. 

Les palpes labiaux ont le dernier article fusiforme, acuminé au 
bout; le pénultième est sabcylindrique, un peu aminei à la base. 

La ligule est arrondie au bout, soudée aux paraglosses qui la 
dépassent très peu. 

Le mentum est creusé-excavé en avant, l’échancrure a le fond 
constitué par une paroi plane assez épaisse, continuation des 
épilobes. Il n’y a pas de dent médiane. 

Le mentum est très convexe transversalement au milieu. Les 
lobes sont peu avancés, très anguleux, à angle un peu aigu vers 
éxiérieur: 

Les sutures gulaires sont très distinctes; parallèles et droites 
jusqu’au col, elles se courbent sur celui-ci en s’éloignant pour se 
rapprocher de nouveau vers la base. Des deux côtés externes des 
sutures, la tête est convexe-arrondie. 

Les mandibules sont larges et planes en dessous, la base un peu 
creusée, peu courbées sauf à ia pointe, aiguës brusquement à 
l’extrémité courbée. 

Le prothorax, très transversal, a le rebord antérieur peu mais 
régulièrement courbé vers l'arrière Les angles antérieurs sont 
complètement et largement arrondis. La courbe se continue, mais 
de moins en moins forte sur les côtés jusqu’au point où le protho- 
rax atteint sa plus grande largeur. 


178 


Les côtés convergent ensuite obliquement et rapidement en ligne 
droite, formant un angle obtus avec leur partie antérieure. 

Le rebord latéral, large depuis les angles antérieurs et s’élargis- 
sant encore jusqu'à l’angle latéral, diminue ensuite rapidement; il 
se transforme en carène qui passe, d’abord concave, puis convexe 
vers l’avant, au-dessus de la base du prothorax, qu'elle rejoint de 
chaque côté au 1/5 de sa longueur. 

Sous cette carène, les côtés du corselet sont un peu sinueux, 
forment un angle de base légèrement obtus. La base est coupée 
carrément. 

Le bord postérieur du prothorax est un peu relevé vers la carène; 
impression transversale basilaire est assez marquée et un peu 
anguleuse en avant, la ligne longitudinale médiane est nette et 
étroite et, partant de l'impression basilaire, atteint presque le bord 


antérieur. L’impression transversale antérieure est représentée par 


une petite gouttière très étroite, rebordée, qui longe le bord anté- 
rieur et se fond aux angles avec ce rebord latéral. Celui-ci est un 
peu et irrégulièrement concave et finement rebordé vers l’exlé- 
rieur. 

Le col mésothoracique est bien visible. 

Le scutellum a ses côtés d’abord parallèles, puis convergeant en 
angle aigu. 

Les élytres sont marginés en avant. Le rebord commence dans 
une échancrure ou dépression que présente l’élytre près de l’écus- 
son. [Il s’épaissit un peu anguleusement en remontant obliquement 
jusqu’à bauteur de la 4 strie, puis redescend obliquement vers 
l’épaule, en courbe convexe vers l’avant. 

Les épaules sont tout à fait arrondies Les côtés sont légèrement 
courbes en avant, puis presque parallèles, pour redevenir courbes 
vers l'arrière. La partie postérieure élytrale est recent tronquée, 
presque en ligne droite. 

Le rebord latéral élytral est étalé, de plus en plus large jusqu’au 
milieu. À la partie postérieure il est très étroit, simple rebord 
membraneux. 

Les épipleures sont larges, un peu creusées dans la partie thora- 
cique, et s’amincissent graduellement dans la partie abdominale 
vers l’apex. Elles sont légèrement crénelées le long du bord 
externe. 

En dessous, le prothorax à le rebord latéral étalé, large, un peu 
convexe. Le prothorax est déprimé transversalement contre le col; 
ses côtés sont convexes. 

Le prosternum se relève en coin entre les hanches, puis ses 
côtés s’écartent un peu et il redescend en forme de languette 
arrondie vers le mésosternum. Les côtés paraissent très finement 
rebordés. 


Mt 
F à 
NE 





179 


Le mésosternum est profondément creusé transversalement. La 
partie postérieure arrive en angle aigu entre les hanches, le sommet 
de l’angle étant tronqué et échancré étroitement au milieu. Dans 
cette partie le mésosternum est creusé longitudinalement dans toute 
sa largeur. 

Le métasternum se termine en angle aigu, à sommet mucroné 
en avant; l'angle est rebordé firement. 

En arrière 1l se termine également en angle aigu. 

Il est assez plan au milieu. 

Les épisternes métathoraciques sont plus longs que larges, se 
rétrécissant régulièrement mais peu versd'arrière. Ils sont sillonnés 
le long du bord interne. 

Les hanches antérieures et moyennes sont globuleuses etécartées. 

Les hanches postérieures sont presque contiguës, convexes vers 
l’intérieur, s’amincissant, sinueuses et carénées au-dessus vers 
Fextérieur: 

Les fémurs sont fusiformies, assez renflés, surtout les antérieurs ; 
_les tibias antérieurs sont un peu aplatis, à échancrure assez longue 
et profonde; ils sont élargis au-dessus de celle-ci, puis assez forte- 
ment rétrécis et de nouveau un peu élargis au bout. 

Les autres tibias ne s’épaississent pas vers le sommet, et sont à 
peu près de la même épaisseur partout. Tous présentent plusieurs 
petites crêtes longitudinales entre lesquelles ils sont canaliculés. 

Les tarses antérieurs ont les deux premiers articles presque 
cylindriques, le & triangulaire arrondi au bout, le 4° triangulaire 
un peu émarginé. Dans les autres tarses les 3° et 4° articles sont 
plutôt ovalaires. 

Les 5° articles sont longs, minces à la base, s’élargissent graduel- 
lement vers l'extrémité. 

Les ongles sont moyens, pointus, régulièrement courbés. 

Les tarses présentent de peliles arêtes longitudinales surtout 
visibles sur les postérieurs. 


Sculpture et revêtement pileux, — Les antennes ont un long cil au bord 
interne près de l’extrémité, aux articles 1 et 2. Les autres articles 
ont des cils analogues et plus nombreux (5 ou #4). À partir de 
Particle 3, et surtout de l’article 4, ils portent sur toute leur surface 
des poils assez longs, raides, peu densément mais régulièrement 
placés. 

Le labre porte à son bord antérieur 6 pores piligères à cils assez 
courts, sauf les latéraux. Il est excessivement finement chagriné 
comme tout le dessus de la tête sauf le col qui est lisse. 

L'épistome porte de chaque côté, près des bords iatéraux, à 1/5 de 
sa hauteur, un pore piligère, et un autre aux angles antérieurs. 


130 


Il y a de chaque côté deux pores supra-oculaires, à une petite 
distance de l’æil, l’antérieur avant le milieu de l’œil, le postérieur à 
peu près à hauteur du bord postérieur de l’œil. Ils portent de longs 
cils raides. 

Les palpes paraissent lisses, sauf le pénultième article des labiaux 
qui porte deux petits cils à son bord interne. 

La ligule porte deux poils à son extrémité. 

Le dessous de la tête est lisse. 

Le prothorax est très finement chagriné en dessus. Les angles 
latéraux portent un pore à long cil. 

Le scutellum et les élytres sont chagrinées très finement comme 
le prothorax. Les élytres sont striées, les stries peu profondes, à 
gros points assez serrés mais irrégulièrement distribués. 

Quelques gros points en série représentent une striole scutel- 
laire du double plus longue que l’écusson. La 1" et la 2° stries attei- 
gnent seules, en se rapprochant, la base de l’élytre. Les stries, à 
partir de la 5°, s’affaiblissent vers l'épaule. 

Les deux stries extrêmes 8 et 9, près du rebord latéral, sont 
beaucoup plus rapprochées que les autres, et leur intervalle est 
coupé par de gros pores, quelques-uns près de l’épaule, peu vers le 
milieu, quelques-uns à l'extrémité. 

À l’arrière, les stries 1, 2, 5, 4, 5 sont parallèles etse terminent 
contre le rebord postérieur membraneux. 6 se Joint à 7. 8 et 9 
s’écartent un peu et se recourbent jusque près de 5. 

Le 3% intervalle porte 3 pores, l’un pas très loin de la base, sur la 
o° strie, un second un peu passé le milieu, contre la 2° strie, et un 
troisième entre celui-ci et l’apex, contre la 2° strie. 

Le dessous du corps est plus lisse que le dessus. 

Le milieu présente des traces de fines rides; les côtés des méso- 
et métathorax sont chagrinés-plissés plus grossièrement que le 
dessus. Le métathorax présente de rares gros points sur les côtés. 

L’abdomen est finement plissé-ridé transversalement, surtout 
sur les côtés, beaucoup plus distinctement sur le milieu (vu à un 
fort grossissement). 

Deux pores piligères sur chaque segment abdominal, au 1/3 de 
leur hauteur, quatre sur le dernier, plus près du bord postérieur. 

Les fémurs présentent à leur bord externe une ou deux rangées 
de spinules, à leur bord interne quelques rares cils raides et longs. 

Les trochanters portent aussi un ou deux de ces cils. 

Les arêtes des tibias sont spinuleuses. 

L’antérieur a un long éperon au-dessus de l’échancrure, une. 
frange de cils égaux tapissant celle-ci, un éperon plus court à 
l’extrémité. Les éperons des autres tibias sont médiocres, égaux et 
droits. 





181 


Les tarses sont spinuleux latéralement et en dessous; le dessus 
est glabre sauf à leur extrémité qui porte un ou deux cils au-dessus 
comme au-dessous. 

Les ongles ont la base renflée jusqu’à mi-longueur, l’extrémité 
effilée et aiguë. 


L'espèce a été recueillie à Weligama (Ceylan). 





SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE 





VE 


Assemblée mensuelle du ‘7 juin 1913 
Présidence de M. Cr. KERREMANS, président. 


La séance est ouverte à 20 heures. 


— En l’absence de M. SCHOUTEDEN, qui s’excuse de ne pouvoir 
assister à la séance, M. LAMEERE remplit les fonctions de secrétaire. 


a 


— Le procès-verbal de l'assemblée mensuelle du 5 mai est 
approuvé. 


Correspondance. — M. FoREL signale que dans son récent tra- 
vail « Fourmis de Rhodesia » (fasc. IV, 1915, p. 108) il a été 
imprimé par erreur (p. 108, ligne 16 à partir du bas) Hiphopelta au 
lieu de Xiphopelta. 


Travaux pour les Annales. — L’impression des travaux insérés 
dans ce fascicule est décidée. 


Communications. — M. LAMEERE signale que le 29 juin la 
Société Zoologique excursionnera à la Baraque Michel. Il propose 
à la Société de se joindre à cette excursion. (Approbation. 


— La séance est levée à 21 heures. 


ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. LVII, #-VII 1913. 13 


1384 


NOTES SUR LA CIRCULATION DU SANG 
DANS LES AILES DES INSECTES 


par 8. Bervoets 


(Fait à la station biologique d’Overmeire) 


La présence d’une circulation sanguine dans les ailes des insectes 
adultes n’est pas une observation nouvelle. Si nous consultons les 
ouvrages de CARUS, datant de 1851, nous y trouverons notées cer: 
taines observations relatives à cette circulation. Cet auteur l’a suivie 
dans des ailes d'Ephémères, de Perlides et même dans celles d’une 
libellule fraîchement éclose (Libellula depressa L.). Plus loin, ïl 
parle encore de la circulation sanguine dans les élytres et dans les 
ailes de Lampyris italica ; ni les Orthoptères, ni les Diptères ne lui 
ont montré semblable phénomène, il émet également des doules au 
sujet de cette circulation dans les ailes des Lépidoptères. 

Dans d’autres auteurs, on trouve notées des observalions ana- 
logues : EHRENBERG aurait vu une circulation sanguine s'opérer 
dans les ailes de Mantis et JAGER aurait même pu suivre celte cir- 
culation dans les écailles des ailes de papillons Ces quelques rares 
observations, quoique reproduites par BURMEISTER, dans son traité 
d’Entomologie, ne furent pas admises ou tombèrent plulôt, je crois, 
dans l’oubli. C’est ainsi que si nous consultons le célèbre ouvrage 
de J.-H. Comsrock et J.-G. NEEDHAM sur les ailes des insectes, pour 
connaître, à ce sujet, l’opinion de ces illustres auteurs, nous lirons 
tout à la fin de leur travail la phrase suivante : 

« The adult wing, whatever it may have been originally, has 
become a dry resilient plate of chitine traversed by finely adjusted 
supports. » 


Ces auteurs considèrent done les ailes adultes comme des organes 
morts, complètement desséchés. C’est l’opinion de beaucoup 
d’entomologistes. Et, en effet, lorsque l’on arrache l’aile d’une 
tipule, d’une mouche à viande, ou d’un papillon, on a l'impression 
d’avoir entre les doigts un objet parcheminé sec et même plutôt 
friable. Mais si l’on porte cette aile sous le microscope, ou même 
simplement sous la loupe montée, il ne sera pas très difficile de voir 
se déplacer du liquide et même parfois des bulles d'air dans les 
nervures, surtout si l’on appuie par endroit avec une aiguille 
emmanchée. Ceci se remarque surtout bien dazs le bord antérieur 
et dans les nervures avoisinantes qui sont, presque toujours, de 
plus fort calibre que les autres. Ce liquide est logé dans les espaces 


ds a à 





185 


péritrachéens des nervures. Il est facile de s’en convaincre en 
répétant quelques expériences très simples sur des insectes très 
communs. 

1° On sectionne transversalement une aile de hanneton et on la 
presse entre les doigts; immédiatement, on voit sortir de grosses 
gouttes de liquide par les nervures tranchées; ces gouttes sont 
particulièrement grosses si l’on à eu soin de faire passer la section 
par les pièces chitineuses caractéristiques des ailes de coléoptère ; 
ces pièces sont creuses et forment de véritables poches pleines de 
liquide sanguin; ce sont des endroits où les deux feuillets hypo- 
dermiques alaires ne se sont pas accolés; l’examen de leur section, 
à la loupe montée, montre très bien ces poches, dans lesquelles on 
peut introduire la pointe d’un scalpel; le feuillet hypodermique 
inférieur est généralement plus mince que le supérieur. 

2° Une grosse mouche bleue à viande, fraichement capturée, est 
saisie par les pattes avec une pince; au moyen d’une fine paire de 
ciseaux, on lui tranche les ailes non loin de la base et on observe 
à la loupe; il n'est pas rare de voir sortir par les nervures de 
petites gouttes de sang; si l’on ne voit rien sortir, il suffira d’exer- 
cer, avec une autre pince, une très légère pression sur le thorax de 
l’insecte ; aussitôt, on verra sortir du sang en abondance par les 
nervures tranchées; si l’on sectionne l'aile vers l’extrémité, on ne 
verra que très rarement sortir ces gouttelettes; mais une pression 
sur le thorax les fera apparaître rapidement. 

3° Une aile inférieure de piéride, examinée à la loupe montée, 
montre toutes ses nervures remplies d’un liquide vert pâle; si l’on 
sectionne cette aile, on verra sortir ce liquide en abondance, sur- 
tout si l’on exerce une légère pression. 

4 Une tipule, un agrion, dont on sectionne l'extrémité alaire, 
présentera le même phénomène. Chez le hanneton, comme chez la 
mouche à viande, la tipule, la libellule, les plus fortes gouttes se 
montrent toujours au bord antérieur et aux premières nervures 
longitudinales. 

La nervure sous costale des ailes de phrygane se montre remplie 
de sang ; si l’on tranche ces ailes, une forte goutte de sang se forme 
à l'endroit où cette nervure a été sectionnée; les autres nervures 
sont à peine humides. Il y a des ailes qui par leur petitesse rendent 
les manipulations précédentes difficiles; cependant, on peut 
s'assurer de la présence du sang dans leurs nervures; pour cela, il 
suffit de comprimer l’aile à expérimenter entre deux lames de 
verre, de façon à laisser libre l'extrémité sectionnée ; on verra alors 
de fines gouttelettes de sang se former à l'extrémité des nervures 
sectionnées. Les élytres des coléoptères ne sont pas plus desséchés 
que les ailes; bien au contraire, ils le sont moins; la démonstration 


186 


en est élémentaire; un élytre de Dytique sectionné transversale- 
ment montre une grosse goutte de liquide qui sort de son bord 
antérieur; ce liquide d’aspect laiteux est formé d’un mélange de 
sang et de graisse ; le bord antérieur creux des élytres de coléoptè- 
res contient, en effet, comme l’a montré et décrit C. HOFFBAUER 
chez un grand nombre d'espèces, une quantité de glandes sécrétant 
un liquide huileux. 

Si le feuillet hypodermique supérieur est très chitinisé et très 
épais, l’inférieur, au contraire, est resté fort mince; il se détache 
avec une facilité remarquable; il suffit de le racler avec un fin 
scalpel pour l’enlever par lambeaux. On met ainsi à nu les troncs 
trachéens emprisonnés dans le sacalaire et l’on distingue nettement 
l'humidité existant entre les deux feuillets hypodermiques. 

Il suffit de prendre un élytre de Dytique, de hanneton, ou de 
tout autre coléoptère et de le briser net en deux, avec les doigts: 
ensuite, d’écarter les deux fragments; on retirera alors les trachées, 
qui en sortiront comme de fins fils blancs, montrant ainsi qu’elles 
n’ont pas été emprisonnées par la fusion des deux feuillets alaires. 
Ces feuillets ne se soudent donc jamais dans les élytres. Toutes ces 
expériences ne peuvent naturellement s'effectuer que sur des indi- 
vidus frais et non pas sur des spécimens desséchés ; cependantil en 
est encore qui à cet état permettent de séparer les deux feuillets 
hypodermiques des élytres : tels sont les Vésicants, le Meloé, par 
exemple; le feuillet supérieur de Celui-ci est bleu foncé, l’inférieur 
est brunâtre. C’est, sans doute, cette couche hypodermique infé- 
rieure que BERNARD-DESCHAMPS a décrite dans un mémoire sur la 
structure microscopique des élytres des coléoptères, comme étant 
la quatrième couche de ceux ci. Cet auteur était loin de se douter 
que les élytres, tout comme les ailes, sont de véritables sacs aplatis. 
Il les décrit dans un style imagé et fantaisiste, comme ayant : 1° une 
couche de vernis; 2° une couche cassante et friable; 3° une couche, 
qu'il appelle le derme et 4 une couche qu’il compare à de la gaze 
et à du tulle. 

Si nous examinons les hémélytres des Hémiptères (Notonecte, 
Corixe, Nèpe) nous leur trouvons une structure analogue. Le 
feuillet supérieur est fortement chitinisé; l’inférieur est mince et 
souple; on les sépare facilement l’un de l’autre. Les deux hypoder- 
mes de l’aile supérieure d’une Courtilière sont également aisés à 
séparer; ici ils sont d’égale épaissseur. 

Toutes les formes d’ailes d’insectes, même celles qui ont l’air le 
plus desséchées contiennent donc toujours du liquide sanguin. 

La canalisation du sang dans les espaces péritrachéens des ner- 
vures ne se localise que fort tard; on peut voir le sang circuler 
librement dans les fourreaux alaires des larves d’agrions, tout en 


187 


suivant un parcours bien déterminé : il pénètre par la partie anté- 
_rieure de l’aile et en ressort par la partie postérieure; ceci est du 
reste en rapport avec la circulation sanguine générale des larves, 
les courants extra-cardiaques allant de la tête vers la queue. Chez 
les larves d’agrion, ces courants sont facilement observables dans 
la partie postérieure des expansions lamellaires des segments abdo- 
minaux et dans le dernier somite, c’est-à-dire avant de les voir 
entrer ou sortir des caudo-branchies trachéennes. Cette circulation 
n’est visible que chez les larves fraîchement muées; elles offrent à 
ce moment des téguments d’une transparence remarquable. Les 
imagos fraichement éclos ont une circulation analogue à celle des 
larves. 

Petit à petit la circulation se canalise dans les nervures. Quelques 
jours après l’éclosion, une certaine humidité subsiste encore entre 
les deux feuillets ce qui permet de les décoller. Cette opération 
devient impossible au fin scalpel; on crève inévitablement les deux 
feuillets; pour y parvenir, il faut sectionner le ptérostigma, dont 
les parois ne se soudent jamais et y introduire une pointe d’aiguille. 
Avec un peu d'adresse on peut arriver jusqu’au nodus; en tirant 
légèrement l’aiguille en arrière on peut la faire se mouvoir entre 
les deux parois qui se décollent complètement. Cette même opéra- 
tion peut être effectuée en pénétrant dans l’aile, par les grosses 
nervures de la base, la costale, par exemple. Le décollement une 
fois opéré, on peut voir les épaississements chitineux sur les deux 
feuillets; en se rapprochant, ils forment les nervures; entre eux, 
courent les trachées. On remarque de nombreuses petites ramifi- 
cations trachéennes courant entre les nervules de l’aile. Ce n’est 
que dans les imago âgés de quelques jours, que les hypodermes 
alaires deviennent inséparables. Alors seulement la circulation est 
strictement canalisée dans les nervures; le sang entre dans l’aile 
par sa partie antérieure et en ressort par son bord postérieur.On ne 
peut plus suivre cette circulation dans les ailes des individus âgés, 
l’épaississement chitineux des nervures étant devenu totalement 
opaque. 

J'ai pu fort bien observer la circulation des globules sanguins 
dans les nervuressous-costale et radiale des éphémères ; cette circu- 
lation était intermittente et se ressentait fortement des systoles du 
cœur. Les bulles d’air que l’on rencontre parfois rendent l’obser- 
vation facile, surtout pour la détermination du sens du courant; 
parfois, j'ai vu celui-ci aller en sens inverse et refluer vers le corps 
dans cette nervure costale. Je ne crois pas que ce reflux soit l’effet 
d’une cause étrangère à la circulation du sang proprement dite, 
cette cause pouvant être amenée par le fait de la captivité de 
l’insecte; celui-ci était posé sur une goutte de baume du Canada, 


1388 


les ailes étendues et retenues à leur extrémité par une gouttelette 
de la même substance. Le bord antérieur de l'aile peut du reste 
présenter des courants allant vers le corps. Ainsi si on examine la 
base de l’aile d’une éphémère, on y verra une forte nervure récu- 
rente, partant de la radiale, rejoignant la costale, et passant au- 
dessus de la sous-costale. Le courant sanguin pénétrant dans la 
radiale se bifurque et pénètre dans celte nervure récurente en 
revenant vers le corps par la nervure costale. Les courants qui 
pénètrent par la base de l’aile sont relativement faciles à voir sur- 
tout si on examine des éphémères ou des agrions fraichement 
éclos ; au contraire, ceux qui en sortent par les nervures anales et 
le bord postérieur ne sont que très difficilement, visibles et ont l’air 
fort peu importants. Dans l’aile inférieure d’une phrygane âgée on 
peut voir la circulation du sang dans la nervure sous-costale qui est 
moins chitinisée que les autres et qui paraît être spécialement 
affectée à cette circulation. 

Toutes ces observations demandent nécessairement un assez fort 
grossissement au microscope. La méthode des colorants vitaux nous 
offre un autre moyen de nous assurer de la circulation du sang 
dans les ailes des insectes. Un tube en caoutchouc de petit calibre 
adapté à une aiguille creuse d’un seringue de Pravaz est le dispo- 
sitif le plus simple et le plus pratique pour effectuer ces injections. 
On tient le tube en caoutchouc en bouche, et l’on peut ainsi régler 
la pression nécessaire, sans avoir recours aux mains qui restent 
libres. 

J’ai injecté ainsi des hannetons, des hydrophiles et des libellules ; 
ces dernières meurent assez rapidement. Il faut avoir soin de ne 
léser ni le cœur, ni le système nerveux; le meilleur endroit est le 
côté du thorax entre les sclérites. 

Quelque temps après l’injection, parfois même après quelques 
heures, les ailes se colorent ; le bord antérieur et les nervures anté- 
rieures d’abord, également les nervures transverses antérieures 
chez la libellule ; le colorant franchit le ptérostigma et commence à 
revenir vers le corps par le bord postérieur. Les libellules meurent 
presque toujours en cours d'expérience; les hannetons sont plus 
résistants, surtout si on emploie le bleu de méthylène. Les dytiques 
et les hydrophiles continuent fort bien à vivre dans l’eau après de 
sérieuses injections. On retrouve dans leurs ailes et dans leurs 
élytres de faibles traces du colorant injecté. 

. Les ailes de Phryganes s'injectent rapidement; le liquide colorant 
pénètre rapidement la nervure sous-costale. Il y a des ailes qui ne 
sont pas bordées postérieurement par une nervure; celles de 
l’hydrophile, par exemple. Par où revient le sang? Les résultats 
obtenus par la méthode des colorants vitaux ne me permettent pas 


189 


d’être affirmatif. On retrouve dans des nervures isolées les traces 
du colorant, quoique très faibles; il est donc probable que le sang 
revient par où il est entré ; 11 y aurait donc un flux et un reflux; ce 
reflux n’est pas improbable puisqu'on peut le suivre dans la nervure 
sous-Ccostale d’une éphémère. J'ai pu voir dans l’antenne d’une 
larve d’agrion, qui est en somme une impasse, deux courants, l’un 
montant, l’autre descendant. J’ai pu suivre dans les pattes des cou- 
rants sanguins, à parcours très bizarres, mais leur description 
sortirait du cadre de mon sujet. 

- Il est probable qu’une partie du sang ayant pénétré par la partie 
antérieure de l’aile revient au corps par sa partie postérieure ; 
l’autre partie, et celle-ci est, je crois, de loin, la plus importante, 
revient au corps par où elle est entrée. Ce sont les reflux observés 
chez les éphémères. Enfin, il y a des nervures qui servent spéciale- 
ment à la circulation sanguine (sous-costales chez les phryganes). 

J’ai cru longtemps que, pendant le vol, l’aile subissait dans ses 
nervures ou plutôt dans les espaces péritrachéens de ses nervures, 
une pression sanguine provoquant une turgescence favorable à sa 
rigidité. Diverses expériences entreprises pour confirmer cette 
hypothèse m'ont donné un résultat négatif et m'ont forcé à l’aban- 
donner. 

Une tipule, une libellule à laquelle on tranche vivement l’extré- 
mité d’une aile pendant que celle-ci exécute ses vibrations ne 
montre pas de fortes gouttes se formant instantanément à l’extré- 
mité des nervures tranchées, ce qui indiquerait une pression. 

Une mouche à viande dont on a tranché les extrémités alaires et 
qui se met à exécuter des vibrations montre au repos ses ailes litté- 
ralement éclaboussées par le sang sorti des nervures pendant ce 
mouvement rapide. Cet éclaboussement ne résulte pas d’une pres- 
sion sanguine proprement dite, mais est un effet de la force cen- 
trifuge qui vainc ici la capillarité par la grande rapidité des vibra- 
tions. 

L'expérience suivante montre, du reste, à toute évidence, que le 
sang de linsecte n’est pas sous pression dans l’aile de l’insecte 
volant. 

On tranche l'extrémité d’une aile d’agrion et on fait sortir le sang 
des nervures en la comprimant, puis on fait vibrer l’aile; ce petit 
manège terminé, on ne trouvera pas dans cette aile du sang nou- 
vellement arrivé. La rigidité de l’aile pendant le vol n’est donc pas 
due à une turgescence sanguine, mais bien uniquement à la forte 
chitinisation des nervures, surtout celles du bord antérieur. Cette 
rigidité est encore accentuée par la position des nervures ; en effet, 
celles-ci sont alternativement hautes et basses, ce qui a donné lieu 
à la fausse théorie d’Aporrx. Le voile alaire est donc plus ou moins 


190 


plissé en éventail. Ceci est, me semble-t-il, d’une utilité capitale au 
point de vue physiologique. En effet, ce n’est autre chose qu’une 
ingénieuse adaptation à la résistance à la flexion; il suffit pour s’en 
convaincre d’imiter cette structure en papier et de faire mouvoir 
dans l’air l’aile artificielle ainsi obtenue. Les expériences précé- 
dentes peuvent également servir de réfutation à l’hypothèse qui 
admet que le dépliement des ailes de coléoptères se fait par l’affiux 
sanguin. Pour déplier son aile, le coléoptère agit avec ses muscles 
thoraciques appropriés et vainc ainsi l’élasticité des pièces chiti- 
neuses. 

Le repliement de l’aile se fait principalement par élasticité. Une 
aile arrachée peut être aisément tendue en tirant la nervure anale 
en arrière ; si on lâche celle-ci, l'aile se replie instantanément et 
complètement (dytique) ou incomplètement (hanneton). Tout le 
mécanisme proprement dit consiste donc dans un jeu de pièces 
chitineuses et est totalement indépendant d’une pression sanguine 
péritrachéenne ou d’une compression de l’air dans les trachées. 

J’ai montré au cours de ce travail qu'aucune aile n’est desséchée. 
D'ailleurs, comment pourrait-on concevoir une aile desséchée et 
morte alors que cette aile contient des nerfs courant dans les ner- 
vures et longeant les trachées. M. JANET nous les montre en coupe 
dans l'aile du frelon; ces nerfs émettent de fines ramifications qui 
vont innerver les organes sensoriels de l'aile (poils sensitifs, 
organes chordotonaux et probablement bien d’autres encore incon- 
nus). Dès lors, ce système nerveux doit être nourri et la présence 
d’une circulation sanguine est expliquée. 

Je terminerai cette note en concluant qu’il existe une circulation 
du sang dans toutes les ailes des insectes et que ces organes du vol 
ne sont donc desséchés en aucun cas; que cette circulation est des- 
tinée à aller nourrir les éléments nerveux et sensoriels qui s’y ren- 
contrent et que par conséquent l’aile n’est pas un organe mort et 
desséché, mais bien un organe vivant et sensible. 


191 


ANATOMICAL NOTES ON ÀA MEMBRACID 
by J.-G.-C. Kershaw. 


This Membracid, Tricentrus albomaculatus Disr., has within 
recent years (about 1902) arrived in the Hawaiian islands, where it 
feeds on Eucalyptus trees — also a comparatively recent introduc- 
tion — and can now be found in fairly large numbers in certain 
localities on the island of Oahu. The nymphs feed chiefly on the 
tender succulent flower-buds, and are attended by swarms of a 
small reddish ant, Pheidole megacephala. The ants tittilate the anal 
segment of the nymphs with their antennæ and fore tarsi, and the 
nymphs then protrude the anal segment and anus and exude a glo- 
bule of clear liquid, evidentiy the excrement, which the ants 
eagerly drink up. The nymphs can elevate the ninth segment of 
the abdomen practically to a right-angle with the rest of the bodv. 
Curiously enough the nymphs, unlike the generality of leaf-hop- 
pers, have no jumping power whatever, but merely try to escape 
by walking even when touched and annoyed. All, or nearly all, the 
tegumentary bristles of the nymph are hollow and communicate 





à 


Rise 


with the body cavity. The row of dorsal abdominal bristles in the 
newly-hatched nymph differs from that of subsequent instars. In 
the former the bristles are large and curved like a sickle, in the 
latter they are depressed almost horizontally and are comparatively 
smaller (Fig. 1). 

The adult female lays its eggs singly in the soft tissue of new 
shoots and flower-buds of Eucalyptus, and usually makes a slit into 
the middle of the stem, occasionally piercing right through to the 
other side. The egg is inserted with a rather large amount of col- 
leterial fluid. 


192 


The Chinese species of Membracid (mentioned later in a foot- 
note) on the contrary always lays its eggs in very neat batches of 
six to eight, and makes the slit laterally Just beneath the bark of 
rather large shoots and twigs of various trees (cliefly Ficus\, thus 
raising the bark in a very slight prominence, on which the contour 
of the eggs can some times be discerned. The eggs of this insect 
hatch in fourteen days, the first moult occurs in about four days, 
the next three in about six days each, the last moult in ten days; 
from hatching to adult occupies about thirty-two days, and from 
egg to adult forty-six. 

The alimentary canal has certain peculiarities both in the 

earliest nymphal instar and adult which resemble those 
described by various authors as occurring in Psyllidæ (PACKARD, 
Textbook of Entomology, p. 320; 
1905), Cicadidæ, Cercopidæ and 
Coccidæ. The basal portion of 
the œsophagus joins the crop 
on the right-hand side and some- 
what poslerior to the summit, 
instead of joining the crop ante- 
riorly in the usual way. The 
exterior basement - membrane 
(bin, Fig.2)and external muscles 
of the anterior end of the crop 
and base of the œsophagus (0e) 
separate from the epithelial wall 
there of and enclose the twisted 
knot, formed by the ascending 
ventricle (ven) and descending 
small intesine (si), together with 
the anterior portion of the uri- 
nary tubes (uw). The chamber 
thus formed by the basement- 


theory of BERLESE hereafter men- 
tioned — be termed the filter- 
chamber (fe). The ventricle is 
rather long and of large diameter 
and somewbhat convoluted, and 
from its junclion with the pos- 
terior part of the crop (cr) bends sharply anteriorly and conti- 
nues alongside the crop to the anterior end thereof, where it is 
enlarged somewhat in diameter (ep). At its posterior end com- 
mences the very long small intestine (si) and from the junction 





membrane may — accepting the 








193 


between the two arise the pair of ducts which afterwards bifurcate 
and become the four lobulated urinary tubes (u). From about the 
point where the four urinary tubes combine into two single ducts, 
these ducts, together with the ascending ventriele and descending 
small intestine, make two or three twists or turns around one ano- 
ther; itis this portion which 1s enclosed by the basement-membrane 





Fig. 2B — Transverse sections thr'ugh alimentary canal. a-e. 


of the crop and œsophagus, and forms the filter-chamber. At the 
anterior end of this chamber the small intestine bends posteriorly 
and, after emerging from the posterior end of the filter chamber, 
runs somewhat convoluted and alongside or partiy above the crop 
— on the right-hand side and accompanied by the urinary tubes — 
to the large flask-shaped rectum (rec). The usually loose blind ends 


194 


of the urinary tubes ares attached to the rectum and generally 
bulge into its anterior end, forming pockets or pits around the 
entrance of the intestine, as shown in section at Al, Fig. 2. Very 
often the ends of the tubes are kinked and the kinks fused together 
before entering the rectal pockets. Occasionally the blind ends 
merely fuse to the rectum without bulging into it; in that case the 
ends of each pair of tubes usually fuse together. The blind ends of 
the tubes where they bulge into the rectum are thick and highly 
chitinized. Some of the longitudinal muscles of the rectum (ln) 
usually run a little distance up the urinary tubes. The tubes are 
not nearly so much convoluted and intricately mixed up with the 
tracheae, fat-body and other organs 
rie as in the majority of insects — in fact 
I), they are surprisingly clear and free, 
/ and keep more or less compact and 
together. They vary much in appea- 
rance according to their state of 
activity. Sometimes a large part of a 
tube is greatly swollen and opaque 
white and this portion, where the 
cells appear to be very active, refuses 
the stain, whilst the rest takes it 
readily (Z, Fig. 2). The longitudinal 
and transverse muscles (fm) of the 
rectum continue to the anus. Poste- 
riorly the rectum narrows rather sud- 
denly and continues as a plain and 
gradually narrowing tube to the ever- 
tible anus. 


1 





{0}: A somewhat similar arrangement 
Fe X of filter-chamber exists in the Cerco- 
e pidae, as stated by LicENT, Bulletin 

Fig. 3. Soc. Ent. de France, pp. 284-6, 1911, 


but in this case the mid intestine (ven- 
tricle) and urinary tubes make a large number of zigzags within 
the filter-chamber. BERLESE suggests (loc. cit. p. 285) that owing 
to the large surface of midintestine (formed by the zigzags) closely 
applied to the epithelial wall of the crop and base of the æœsophagus, 
some of the waste liquid in the food will pass directly by osmosis 
through the walls of the mid intestine, and thus into the hind 
intestine, leaving the more nutrient matters to pass into the crop 
and more slowly find their way by the usual route to the rectum. 
According to M. LiceNT the urinary tubes in the Cercopidae are 
partly glandular, and contribute to the formation of the well- 


195 


known spume or froth in which the nymph lives. And, according 
to BERLESE’S theory, the secretion of the glandular portion of the 
tubes is diluted by osmosis, through their zigzag portion in the 
filter-chamber, of water from the food imbibed. Neither the 
ventricle nor the urinary tubes make a large number of zigzags 
within the filter-chamber of the Membracid, but merely form a few 
twists; yet these twists present a fair Snaace to the nel wall 
of ile crop and æsophagus, and a 
large amount of osmosis will take 
place, if the filtration theory is cor- 
rect. According to BERLESE, somewbat 
similar arrangements of the digestive 
tube occur in Coccidae (Gli Insetti. 
volume primo, pp. 735-4, 1909.). 
Ten abdominal segments can be 
counted in the adult male and female, 
or reckoning the anal ring as a 
segment, eleven. In the nymphs the 
segments can be even more easily 
discerned. The last abdominal seg- 
ments of the nymph (as is usual 
amongst the Membracidae) can be 
very rapidly exserted from or with- 
drawn into the ninth segment. This 
is rendered possible by the very great 
development of the intersegmental 
membrane (mb, Figs.3and 4) between 
the ninth and tenth segments, and 
also by the great development of the 
ordinary intersegmental muscles (im) Fig. -d. 
between the same segments, as well 
as by their extensive innervation. In thefemale nymph the mem- 
brane between the eighth and ninth segments, and the anterior 
part of the ninth segment, bear the genital armature, the succeeding 
or tenth segment being a long tube of small diameter, black and 
chitinous and bearing at its pos- terior extremity the invaginated 
anus (an), which can beeverted by blood pressure. The invaginable 
portion is membraneous, but the actual anal orifice is formed by a 
slender chitinous ring, which may be regarded as the eleventh 
segment. The inner surface of the mem braneous portion is 
minutely grandular, and during life distinctly of a red color [In a 
Chinese species of Membracid the glandular portion extends along 
the intestine and is of a bright red; the last (tubular) segment is 
hyaline at its mid-part though black elsewhere, so that the red 





196 


intestine can be distinctly seen through the last segment]. After 
death the red tint rapidly fades and then wholly disappears. 
The intersegmental membrane forms a double tube or sheath 
around the tubular tenth segment, and roils or unrolls on it asa 
stocking is taken off. The whole apparatus is everted by blood 
pressure, and retracted by the muscles. 

Since the ordinary intersegmental muscles (2m) in both nymph 
and adult are attached to the chitinous ring forming the actual 
anus, it appears highly probable that this ring represents what 
remains of an eleventh segment, and accordingly I have numbe- 
red it so on the sketches, and considered the ectodermal invagina- 
tion to be the ordinary intersegmental membrane (mb). It is this 
part which is glandular on its inner surface, as shown at gl, 
Piges 

In tbe adult (Figs. 5 and 6) the same parts are easily distin- 
guishable, though much modified. The intersegmental membra- 
neous tube and the tenth tubular seg- 
ment are considerably shortened and 
slightiy bent, and the segment can 
now be but slightly everted, the inter- 
segmental muscles which retract in 
into the abdomen having therefore 
lost their greatsize The membraneous 
invaginated anal portion, however, 
is even more developed than is the 
nymph, and the retractor muscles are 
large. 

In the nymph the alimentary canal appears to have an elastic 
sheath or membrane over the rectal muscles, from the lower part 
of the rectum to the end of the canal. Large nervecords from the 
last abdominal ganglion innervate the retractile segment muscles. 
These are merely indicated (#ce) in the sketches. 

In the male nymph the rudiments 
of the genitalia are first discernible 
after the first moult (second instar), 
although a slightiy depressed or inva- 
ginated membraneous genital area 
(ga, a, Fig. 7) at the anterior end of 
the ninth segment is just visible in . 
the newlyhatched nymph (first instar). Within this ventral area and 
towards ils anterior end, arises at first a very small median evagina- 
tion or transverse process (x, a, Fig. 7); after the second moult (third 
instar) this becomes differentiated into two ventral anterior evagina- 
tions or pouches ( g'), and a dorsal posterior median pouch which is 





Fig. 5. 





Fig. €. 


tite Lai 


onturtel 








197 


indistinctly trilobed (g? , b, Fig. 7), the two lateral lobes being very 
small ; allthese evaginations or pouches are directeü posteriorly. 
The tip of the median lobe is invaginated (y, e, Fig. 7) on its 
ventral face, forming a laterally-compressed tube extending ante- 
riorly within the lobe; this tube subsequently becomes the 
ectodermal portion of the ejaculatory duct (ejd, d, Fig. 7). AI 
these pouches, after the third moult (fourth instar) are much 
lengthened, and the two lateral lobes of the dorsal evagination 
become constricted off from the me- 
dian lobe, so that altogether five 
pouches are now easily discerned. 
The integument around the genital 
area is also puckered into a ridge 
(3 Fig 7). After the fourth moult 
(fifth inslar) all these pouches are 
further enlarged and lengthened ; the 
invagination of the distal part of the 
median lobe on its ventral face to : X 
form the ejaculatory duct is distinetly visible, 
and extends inwards and anteriorly as a large 
diameter tube till it meets and fuses with the 
mesodermic portion of the duet, which at an 
earlier stage 1s a thick mass of cells with a 
very small lumen.Transverse vertical sections 
through the anterior part of the ninth segment 
of a nymph of the fifth instar, Just before moul- 
ing, are shown in Fig. 8 a being the most 
posterior and d the most anterior section. These 
sections pass through the genital area and 
pouches. After the fifth and last moult (to adult) 
the dorsal median lobe appears as the adult penis 
(g?, Fig. 9) the two lateral dorsal lobes as the 
third gonapophyses {g), and the two ventral FT 
: LE 
pouches as the first gonapophyses (g'). The raised Fig. 7, €, b, a. 
integument (zx, Fig. 7) around the genital area 
forme in the adult the narrow, lateral, terminal plates (IX, tp) 
belonging to, but separated by a membraneous area from the ninth 
segment. 

If the abdomen of à nymph just ready to moult is boiled in 
potash and the adult integument withdrawn from the nymphal 
skin, the genitalia are seen to be thickly elothed with long hairs, 
few of which are present in the adult when it moults naturally. 
They are evidently the so-called moulting or casling hairs which 
assist in loosening and thrusting off the old integument. 











198 


In the female nymph the rudiments of the genitalia first arise as 
four small evaginations of the genital area, visible in the second 
instar (g!' and g? + g*, a, Fig. 10). The two anterior or ventral 
pouches (g!) arise from the intersegmental membrane between the 
eighth and ninth 
segments; the two 
posterior or dorsal 
pouches (9? + 9) 
belong to the ante- 
or end orne 
ninth segment, and 
at an early date 
(third instar) the 
distal end of each 
grows out into two 
pouches, thus for- 
ming four dorsal 
pouches. Altoge- 
her theret are now 
six pouches, their 
distal ends pointing posteriorly. The basal portion of the pouches 
g and g? extends inwards and anteriorly to form the ectodermic 
portion of the vagina or uterus (v, b, Fig. 10). The mesodermic 
portion of the oviduct is at an early instar a thick mass of cells 
with asmall lumen. 
The two parts, ec- 
todermic and meso- 
dermic, afterwards 
meet and fuse. Ex- 
cept for enlarging 
and lengthening, 
the pouches remain 


much the K vu “4 


same till the 





q 








last moult to + E ae 
adult at the @7, 
end of the 

Fig. 9 fifth instar, Fig. 100. 


when g? (Fig. 11) form the upper part of the ovipositor (Fig. 12), 
and g! the lower part or so-called sheath ; g° forming the third gona- 
pophyses. À series of transverse vertical sections through the genital 
area of the eighth and ninth segments is shown in Fig. 13, a 
being the most posterior and d the most anterior section. In the 
adult female the lower part of the ovipositor (g', Fig. 12) attaches 





199 


— by a large triangular plate on each side of the abdomen, remnants 
of the sternites of the eighth segment — to the small plates (pleu- 
ristes) bearing the abdominal spiracle of the eighth segment; the 
upper part (g°? ) attaches to the anterior edge of the ninth segment. 
The points of attachment are indicated in Fig. 41 by black dots. 

The tip only of the upper part (9?) 
of the ovipositor is split or divided ; the 
basal portion of the lower part (g') is 
also connected by membrane, so that 
in all probability the genital pouches 
of the female arise from two median 
Er or 7 Fevaginations on the 
eighth andninth seg- 
ments respectively (or 
themembrane between 
these two segments), 
and those of the male 
from one median eva- 
gination on the ninth segment. |It whould be 
observed, however, that it would be difficult to say 

Fig. 12. precisely whether the whole genital armature is 
formed partly from the intersegmental membrane and partly by the 
sternal plates, since it is practically impossible to exactly define 
where the intersegmental membrane begins 
and the plates end. Since the primitive nym-  q 
phal genital area is all membraneous com- 
pared with the adjacent integument, and du 
since some of the invaginations (pouches) 
certainly arise from the intersegmental mem- 
brane, it is very probable that as a matter of 
fact they all arise therefrom, and that the 
membrane has become more extensive to 
provide for this.] The Membracidae are in 
many ways, including the genitalia, highly 
specialized insects, and one would scarcely 
expect any trace of the primitive paired 
genital orifices to appear, even in the earliest 
nymphal instar. 

During the earlier nymphal instars the 
testes and ovaries are are practically indistin- 
guishable. Both organs are surrounded by a mass of nutrient 
cells, and appear as whitish, globular masses; these nutrient cells 
later on form a plate connecting the genital organs, and are 
gradually absorbed by the genital cells forming the growing 








Fig. 13. 


. ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. LVII, #-VII 1913. 14 


200 


testes and ovaries and the mesodermic portions of their ducts. The 
testes, however, remain as a pair of large spindle-shaped organs, 
whilst the ovaries each becomes differentiated into eight ovarian 


tubes. 

At an early stage the embryo of this Membracid, though no 
appendages are visible, has the head and thoracic segments 
plainly differentiated, whilst the abdominal region is as yet unseg- 
mented (y, Fig. 13). At a later stage, when the head and thoracic 
appendages have appeared, eleven distinct abdominal segments can 
be counted (z, Fig. 13). 


EXPLANATION OF FIGURES 


Fig. 1. Nymph after fourth moult. Above, the dorsal spines of newly hatched 
nymph. Beneath, same of later instars. 

Fig. 2, Alimentary canal of adult. The lined portion of œsophagus and crop 
indicates extent of filter-chamber. A', longitudinal section through 
anterior part of recium. B, transverse section of same. 4, b, c, à,e, 
transverse sections through alimentary canal and fllter-chamber, 
a” being the most anterior and ”’e” most posterior section. 

Fig. 3. Longitudinal horizontal section through end of abdomen of nymph, 
the parts retracted. 

Fig. 4. The same, parts extended. 

Fig. 5. Longitudinal vertical section through end of abdomen of adult 

female, parts retracted. 

. The same, parts extended. 

. Ventral views of anterior end of ninth segment of male nymph. 
a”, of second instar; "’b”, of third instar; ’c'’, of fourth instar ; 
4”, of fifth instar. 

Fig. 8. Transverse sections through anterior end of ninth segment of male 
nymph of fifth instar. ‘’a”, most posterior, “d-, most anterio. 
section. 

Fig. 9. Longitudiual vertical section through end of abdomen of adult maler 
Beneath, enlargement of penis. 

Fig. 10. a”, ventral view of eighth and ninth segments of female of second 
instar. ”d”, longitudinal section through eighth and ninth seg- 
ments of female of fourth instar. ‘’c”, ventral view of ditto. 

Fig. 11. Ventral and lateral views of abdomen of female. 

Fig. 12. Transverse section about mid-length of adult ovipositor. 

Fig. 13. Transverse sections through anterior end of ninth segment of female 
nymph of fifth instar. a”, most posterior; 4”, most anterior 
section. 


Fig. 
Fig. 


1 © 


(AÏl figures are much enlarged.) 


I to XI, abdominal segments. 
an, anus. 

bm, basement-membrane. 

CY, Crop. 

ejd, ejaculatory duct. 








ep, epithelium. 

epv, enlarged part of ventricle. 
es, elastic sheath. 

fc. filter-chamber. 


8, 8°, 85, gonapophyses and their primitive pouches. 


ga, genital area, 

4, intima. 

im, intersegmental muscle. 
imb, intersegmental membrane. 
Im, longitudinal muscles. 

m, muscles, 

0e, œsophagus. 

ou, origin of urinary tubes. 
ovi, oviduct. 

R,#, rec, rectum. 

si, small intestine. 

sp, spiracle. 

im, transverse muscles. 

#, urinary tubes. 

v, Vagina. 

ven, ventricle. 

x, origin of genital pouches. 
}, opening of ejaculatory duct. 
z, ridge around genital area. 


201 


202 


NOTES SUR MA COLLECTION DE FOURMIS 
par A. Forel 


J'ai procédé dernièrement à une révision des types de ma 
collection de fourmis, tout en mettant des étiquettes rouges aux 
types des espèces décrites par moi-même et des étiquettes bleues 
aux types que j'ai reçus de mes collègues en Myrmécologie. Les 
espèces simplement déterminées d'après les descriptions des autres 
n’ont pas d'étiquettes colorées. 

Le polymorphisme des fourmis m'a engagé à différencier les 
trois ou quatre formes d'individus (5, Z, ©, ) comme types, c’est- 
à-dire à mettre une étiquette de type à chaque forme selon le 
premier auteur qui l’a décrite. Exemple : Pachycondyla (Bothro- 
ponera) Mayri Em., dont le type du 4 a été décrit en premier lieu 
par moi-même, etc. Il va sans dire que dans l’énumération qui 
suit chaque espèce, race ou variété seulement compte comme 
unité. Je voulais simplement indiquer dans la collection, les espèces 
dont les différentes formes d’individus ont été décrites en premier 
lieu par différentes personnes. Cela dit, voici les chiffres : 

1. Espèces, races ou variétés déler- Espèces Races (subspec.) et Variétés. 
minées d’après les descriptions 


d'anciens auteurs (non types) . 761 298 
2. Types de mes collègues (bleus). 1,030 650 
3. Types décrits pour la première 

fois par moi-même (rouges). . 1,440 1,650 


Donc ma collection se compose, si l’on compte les espèces, raceset 
variétés ensemble, de 1,059 non types, de 1,680 types de mes collè- 
gues et de 3,090 types décrits par moi-même, en somme de 5,829 
formes différentes ; et parmi elles sont 3,931 espèces bien distinctes. 

Il ne m’est pas possible de compter le nombre d’espèces décrites 
que je ne possède pas, car il est parmi elles un nombre indéfini 
d'espèces douteuses, surtout d’anciens auteurs. Jai moi-même 
décrit un nombre assez considérable de types uniques, surtout de 
types appartenant à des Musées, types qui reposaient sur des unica 
et que je ne possède par conséquent pas moi-même. Il est bien 
possible que le nombre des fourmis, (espèces, races et variétés) qui 
manquent à ma collection s'élève à plus de 700 ou même à environ 
1,000 ou plus. 

Lors du Congrès international d'Entomologie de 1909, j’ai taxé le 
nombre des espèces, races et variétés de fourmis connues à un peu 
plus de 6,000. On voit donc que le nombre actuel doit être encore 
plus considérable. 

J'ai pensé que ces chiffres qui se rapportent au nombre des 
fourmis actuellement connues dans le monde entier offriraient un 
certain intérêt pour mes collègues. 








203 


NOTES SUR LES LÉPIDOPTÈRES DE BELGIQUE 
DT 


par Fransis J, Ball 


I. — LE GENRE HESPERIA EN BELGIQUE. 


Comme suite aux recherches minutieuses de M. REVERDIN, de 
Genève, sur le genre Hesperia, il y a lieu de modifier quelque peu 
notre appréciation sur les espèces de ce genre que nous trouvons 
en Belgique. Depuis la division par M. CH. OBERTHUR de l’espèce 
alveus HB. en deux espèces distinctes : alveus HB. (espèce des 
montagnes) et armoricanus OBERTHUR (espèce des plaines), il était 
à prévoir que nos soi-disant alveus de Belgique étaient des armori- 
canus, et à supposer qu'il faudrait biffer alveus de la liste des 
espèces belges. Il n’en est cependant pas tout à fait ainsi. Si la plu- 
part de nos alveus sont bien des armoricanus, il existe cepen- 
dant dans la collection du Musée de Bruxeiles un exemplaire 
déterminé alveus HB. par M. REVERDIN qui à été pris par 
M. Haverkampf, à Virton, le 11 juin 1905 et sur lequel il ne paraît 
y avoir aucun doute, ni au point de vue de la détermination, ni au 
point de vue de la localité. Il y a un autre exemplaire dans la col- 
lection de l’abbaye de Maredsous pris par Dom GUY DE HENNIN, à 
Denée le 12 août 1905 et déterminé alveus par M. REVERDIN malgré 
la date tardive de capture M. REVERDIN a aussi déterminé alveus? 
(donc avec un certain doute) un exemplaire provenant de Bure le 
13 août 1913 (DE HENNIN) et deux exemplaires de la collection du 
Musée : Yvoir, sans date (WEINMANN) et Vallée de la Molignée, 
12 juin 1881 (Donckter). Il a également déterminé var. foulquieri 
1 & de Virton, 11 juin 1905 (HAVERKAMPFr) et 14 © Arlon, 
2 juin 1871 (WEINMANN). 

Il semble donc que nous sommes autorisés à maintenir alveus 
HB. comme espèce belge, du moins occasionnellement dans la 
haute Belgique. M. EM. DE HENNIN à également, dans sa collection, 
un exemplaire pris par lui-même à Sosoye le 29 août 1900 et déter- 
miné par M REVERDIN comme cércii RMRR. et un spécimen, éga- 
lement de ses propres chasses à Bure, le 13 août 1893 que 
M. REVERDIN détermine onopordi RMBr. Nous devons donc joindre 

ces deux espèces aux espèces belges et nous aurions en Belgique : 


Hesperia sao BRGST. — Arlon, Hastière, etc., en mai et août-sep- 
tembre. 
—  cartharni HB. — Virton, Torgny, Arlon, ete, juin-juillet 


—  serratulae RMBR. — Virton, Hastière, Arlon, etc., juin. 


204 


Hesperia alveus HB. — Virton, 11 juin 1905 (HAVERKAMPF); Denée 
12 août 1905 (Dom Guy DE HENNIN); et peut-être aussi 
Bure, 13 août 1893 (Eu. DE HENNIN); Yvoir, sans date 
(WEINMANN) et Vallée de la Molignée, 12 juin 1881 
(DONCKIER). 
—  — v. foulquieri, Virton, 11 juin 1905 (HAVERKAMPF) ; 
Arlon, 2 juin 1871 (WEINMANN). 
Hesperia armoricanus OBERTH. — Han, 15 août 1905 (HAVERKAMPF); 
Ostende, 9 au 15 septembre 1896 (Em. DE HENNIN); 
Denée, 28 août 1900 (Dom Guy DE HENNIN); Sosoye, 


20 août 1906 (Em. DE HENNIN); Bure, 12 août 1893 


(EM. DE HENNIN). 
—  cirsi RMBR., Sosoye, 29 août 1900 (Em. DE HENNIN). 
— _ onopordi RMBR., Bure, 13 août 1895 (EM. DE HENNIN). 
—  malvae commun partout en mai-juin. 
—  — ab. taras BRGSTR., avec le type, pas rare. 


Je prends cette occasion pour mentionner la capture que j'ai faite 
à Hockai, le 22 juin 1912, d’un 4 malvae L. typique à gauche, ab. 
taras très caractérisée à droite; ce curieux exemplaire se trouve 
dans la collection du Musée de Bruxelles. 


II. — NOTE COMPLÉMENTAIRE SUR COLEAS PALAENO. 


Depuis la publication de ma note sur Coleas palaeno L. (Ann. 
Soc. Ent. Belg., LVI, p. 277, 1912) j'ai eu l’occasion, grâce à l’ama- 
biiité de M. REVERDIN, d’ejaminer une série de palaeno d’une 
forme spéciale qui a reçu le nom de jurassica VERITY, provenant de 
Tramelan, Jura Bernois. Ces palaeno qui ont beaucoup plus de 
rapport avec la forme europome Esp. qu'avec europomene O. des 


Alpes, sont presque identiques à nos spécimens belges. On aurait- 


beaucoup de peine à séparer les deux séries par quelque caractère 
constant. La particularité de la forme jurassica VERITY, c’est-à-dire 
l'extension en pointe de la bordure noire le long de la marge 
interne de l’aile antérieure, est presque aussi développée dans une 
série normale de Belgique que dans cette série du Jura, et il serait 
facile de choisir une série de spécimens belges qui montreraient ce 
caractère d’une façon encore plus accentuée que la série en 
question. Ces faits tendent à confirmer la distribution géographique 
que j'avais esquissée. Il y a simplement lieu de restreindre le 


nom europomene O. à la forme des Alpes (et peut-être des Pyrénées: 


dont je regrette de ne pas avoir de matériel) et de joindre le Jura à 
la liste des régions envahies par europome Esp. 





ÉÉe mditz 





205 


BEITRAGE ZUR KENNTNIS DER RUTELIDEN XI 


Von Dr. F, @haus, Berlin-Steglitz 


In den felgenden Zeilen verüffentliche ich die Beschreibungen von 
einigen neuen Ruteliden aus der æthiopischen Region, Sie fanden 
sich in Bestimmungssendungen, die mir von den Herren Prof. HEL- 
LER vom Dresdener Museum, P. LESNE vom Museum d'Histoire 
Naturelle in Paris, E. Le Mouzr, Paris, A. LAJOYE und R. LEY in 
Reims und V. FERRANT vom Naturhist. Museum in Luxemburg 
zugeschickt wurden. Allen genannten Herren sei auch an dieser 
Stelle mein Dank ausgesprochen für die Überlassung von Material 
für meine eigene Sammlung. 


Rhinhyptia fastigata n. sp. — Rh. refleza BURM. proxime 
affinis. Major, flavo-testacea, leviter fulvescens, nitida, supra glabra, 
subtus sparsim ilavopilosa. Clipeus medio anguste sat longe pro- 
ductus, lateribus alte marginatus, disco sicut frons profunde impres- 
sus, glaberrimus. 

Long. 10-13, lat. 5-6 mill. ©. Elfenbeinküste, Bouaké; Daho- 
mey, Zagnanado; Franz. Kongo, Fort Sibut am unt. Schari und 
Fort de Possel am oberen Ubanghi, IX. 1904, Mission Tehad.-Chari, 
Dr. J. DECORSE. 


Der Rh. reflexa BuRM. zunächst verwandt, grüsser, blassgelb, 
zuweilen leicht rôtlichgelb, lebhaft glänzend. Das Kopfschild (Fig. 
1 cl.) ist bei 4 und © breit, die - 
Seiten gleichmässig nach vorn 
geschwungen und hoch aufge- 
worfen, fein schwarzbraun ge- 
säumt, die Mitte vorn in eine 
schwarzbraune lange, nach oben 
gebogene Spitze ausgezogen, die 
auf ibrer Dorsalseite vorn flach, 
nach hinten zu sich mit zwei 
kaum sichtbaren Ausläufern in 
die tief ausgehôhlte glänzend 
polirte, punktfreie und kahle Fläche des Kopfschildes verliert; 
die Stirnnaht ist deutlich, gerade; die Stirn ist nahezu halb- 
kreisfürmig tief eingedrückt, beim  glatt und kahl, der Scheitel 
nur mit wenigen feinen Pünktchen neben den Augen; beim 
© sind Stirn und Scheitel weitläufig fein punktirt, Thorax mit 
feiner Mittelfurche, die Seiten in der Mitte leicht erweitert, nach 





Fig. 1c/. 


206 


vorn und hinten gleichmässig schwach convergirend, die stumpfen 
Hinterecken gerundet, die rechtwinkligen Vorderecken ein wenig 
vorgezogen, der Seitenrand mit einigen langen braunen Borsten, 
der Hinterrand nahezu gerade, die Fläche ganz verloschen äusserst 
fein punktirt, leicht seidenartig glänzend. Schildchen fein gerandet, 
punktfrei. Auf den Deckflügeln sind die primären Punktreihen 
ziemlich kräftig ausgebildet, aber nur schwach gefurcht, die Inter- 
stitien mit einfachen Punktreihen, nur das subsuturale unregelmäs- 
sig punktirt, der Seitenrand fein gekerbt und gewimpert. Afterdecke 
mit breit gerundeter Spitze, die Fläche mässig dicht und verloschen 
zusammenfliessend punktirt, nur am Rand mit einigen Wimper- 
borsten. Bauch beim  eingezogen; Sternite verloschen fein run- 
zelig punktirt, mit einer Querreihe kräftiger brauner Borsten. Vor- 
derschienen dreizähnig, der basale beim klein aber spitz, dem 
mittleren genähert, beim © zuweilen 
verloschen; Mittel- und Hinterschie- 
nen mit 5 schiefen Stachelkanten. 
Tarsen lang und kräftig, bräunlich; 
beim und © an den Vorderfüssen 
die innere Klaue gespalten, an den 
Mittel- und Hinterfüssen beide Klauen 
einfach, aber sehr ungleich an Länge. 
Die Fühlerkeule beim Çj etwas länger 
als beim ©. Am Forceps Fig. 1 f. sind 
die Parameren symmetrisch, nicht verwachsen, ihre Spitze vorn 
gerundet, die Ventralplatte des Mittelstückes in eine lange, nach 
unten gekrümmte nadelfürmige Spitze ausgezogen. 

An den Mandibeln trägt die Schneide vor dem Haarbusch einen 
einzelnen langen spitzen nadelartigen Zahn ; an den Maxillen ist der 
Spitzenzahn leicht lôffelartig ausgehôhlt, gross, darunter stehen 
2 + 3 feine nadelartige Zähnchen; die Unterlippe ist tief ausge- 
schnitten. | 





Fig 1. 


Rhinhyptia carinulata n. sp. — Præcedenti proxime affinis, 
paulo angustior, fulvotestacea, nitida supra glabra, subtus sparsim 
flavopilosa Clipeus longior triangularis apice medio productus, 
processu obtuso non acuminato, lateribus marginatis non alte ele- 
vatis, disco planus ; frons levissime impressa. 

Long. 11, lat. 5 1/2 mill. . Belg. Kongo. 

Der vorhergehenden Art zunächst verwandt, schlanker, rôtlich- 
gelb mit lebhaftem Glanz, oben kahl, Unterseite und Beine spärlich 
rotgelb behaart. Das Kopfschild ist dreieckig, seine fein schwarz- 
braun gesiumten Seiten nur ganz schwach aufsebogen, die Fläche 
nicht vertieft, glatt, punktfrei, die Spitze mit einem ähnlichen 


207 


Vorsprung wie die vorhergehende Art, aber dieser schwarze Vor- 
sprung ist an der Spitze gerade abgestutzt und auf dem Rücken mit 
einer feinen Kielleiste in der Mitte versehen, die sich nach hinten 
in der Flüiche verliert. Die Stirn ist ganz flach eingedrückt, glatt, 
der Scheitel weitläufig verloschen punktirt, Thorax wie bei der 
vorhergehenden Art geformt, ohne mittlere Lüingsfurche, wie das 
Schildchen fein schwarz gesäumt und mässig dicht fein punktirt. 
Auf den Deckflügeln sind die primären Punktreihen nur noch 
hinten und an den Seiten leicht gefurcht, ihre Punkte und die in 
den Interstitien kräftig, vielfach unregelmässig und auf die pri- 
miren Rippen übergreifend, das Gewebe zwischen den Punkten 
mikroskopisch fein punktulirt; der Seitenrand fein gekerbt und 
kurz gewimpert. Pygidium ziemlich dicht und kräftig punktirt, am 
Rande kurz gewimpert. Bauch eingezogen, Sternite fein runzelig 
punktirt mit kürzeren Borsten. Vorderschienen zweizähnig (der 
basale Zahn ganz verloschen), Mittel- und Hinterschienen rotbraun 
mit kräftigen schiefen Stachelkanten. Tarsen braun, kräflig, an 
den Vorderfüssen die innere Klaue ganz kurz eingeschnitten, an 
den Mittel- und Hinterfüss en beide 
Klauen einfach, die innere weniger 
als halb so lang wie die äussere. 

Am Forceps, Fig. 2, sind die Para- 
meren symmetrisch, am freien Rand 
sgemeinsam gerade abgestutzt, auf der 
Dorsalseite mit einer Auflagerung, die 
seitlich spitz vorspringt; die Ventral- 
platte des Mittelstückes ist in einen Fortsatz ausgezogen, der 
vertical abgestutzt, nicht nadelartig zugespitzt ist. 





Fig. 2. 


Anomala condophora n. sp. — A. ämnimarginala proxime affi- 
nis. Oblongo-ovalis, alte convexa, fuscoviridis ænea, nitida, tibia- 
rum apicibus tarsisque cupreo-fuscis, antennis testaceis. 


Long. 23, lat. 11 mill. ©. Belg. Kongo, Kondué (Ep. LUJA ). 


Zur Gruppe der cércumcineta Hope gehôrig und in dieser der 
immarginata wohl zunächst verwaudt. Gestrekt oval, hoch gewôlbt, 
erzgrün, glänzend, die Spitzen der Schienen und die Tarsen kuptf- 
ris, die Fübler bräunlich gelb. Das Kopfschild ist trapezfôrmig, 
die Seiten nur wenig convergirend und nur der gerade Vorderrand 
leicht aufgebogen, vorn braun, die hintere Hälfte wie der vordere 
Teil der Stirn kupfrig, der Scheitel hell erzgrün ; der ganze Kopfist 
ebenso wie der Thorax und das Schildehen im Grunde äusserst fein 
lederartig gerunzelt und darauf an den Seiten sehr dicht, in der 
Mitte weitliufig mit kleinen, scharf eingestochenen Punkten 


208 


bedeckt, leicht seidenartig schimmernd. Die Stirnnaht ist scharf 
eingerissen, der Thorax sehr kurz, die basale Randfurche in der 
Mitte undeutlich. Auf den Deckflügeln sind die primären Punkt- 
reihen ganz regelmässig, aber nirgends furchenartig vertieft, ihre 
Punkte grüsser als die in den Interstitien, diese und die (nicht 
gewôlhten) primären Rippen weitläufig fein punktirt, der Grund an 
den Seiten dicht, auf der Scheibe weitläufiger fein gerunzelt und 
darum hier glänzender, mit schwachen messinggelben und kupfri- 
sen Reflexen. Das Pygidium ist eigentümlich sculptirt; es ist mit 
tiefen runden Punkten bedeckt, die an den Seiten kleïner und 
dichter sind, als in der Mitte; das Gewebe zwischen diesen Punkten 
ist vielfach erhaben und nimmt die Form flacher Warzen an, die 
an Condylomata lata erinnern ; nur die Spitze trägt einige rotgelbe 
Borsten. Die Sternite sind an den Seiten dicht, in der Mitte nur 
beim Hinterrand punktirt, alle Punkte seicht; die Brust ist dicht 
und fein runzelig punktirt, spärlich behaart. Vorderschienen mit 
2 langen schwarzen Zähnen, Mittel- und Hinterschienen mit 2 deut- 
lichen Stachelkanten. 


Anomala melanogastra n. sp. — Oblongo-ovalis, sat con- 
vexa, testacea nitida, maculis duabus occipitis, quatuor thoracis et 
basi pygidii indistincte infuscatis, abdominis segmenta ultimo 
excepto nigris, tarsis rufescentibus. 


Long. 10, lat. 5 1/2 mill. 4. Belg. Kongo. 


Eine ganz eigentümliche Art, die auf den ersten Blick einem © 
der An. lucicola FABR. von Nordamerika täuschend ähnlich sieht. 
Gestreckt oval, ziemlich gewôülbt, hell scherbengelb, glänzend, 
2 kleine Fleckchen auf dem Scheitel, vier auf der Mitte des Thorax 
und die Basis der Afterdecke mit unscharfer Begrenzung braun- 
schwarz, die Sternite mit Ausnahme des letzten glänzend schwarz ; 
die Oberseite kahl, die Brust und Ränder der Beine ganz spärlich 
mit braunlichen Borsten. Kopfschild viereckig, doppelt so breit als 
lang, mit schwach gerundeten Ecken, der hohe Vorderrand schräg 
gestellt und fein braun gesäumt, die Fläche eben, wie die Stirn dicht 
und tief punktirt; Stirnnaht gerade, braun ; Scheitel mit einzelnen 
tiefen Punkten. Thorax wie Schildchen dicht und tief punktirt mit 
glatter Mittellinie, die braunen Flecken in der Mitte zwischen Mit- 
tellinie und Seitengrübchen, der vordere nahe dem Vorderrand 
klein, der hintere gross. Deckflügel regelmässig und ziemlich 
kräftig gefurcht und in den Furchen kräftig punktirt, die prim 
Rippen hôher gewülbt als die Interstitien, die regelmässige Punkt- 
reihen tragen bis auf das unregelmässig punktirte subsuturale. 
Pygidium gewôülbt, dicht und grob punktirt, nur am Rand spärlich 


209 


gewimpert. Sternite nur mit wenigen kurzen gelben Borsten. 
Mesosternum ohne Fortsatz. Hinterschenkel nahe den Trochan- 
teren am Hinterrand lappenartig verbreitert. Vorderschienen mit 2 
langen spitzen Zühnen, Mit- 
tel- und Hinterschienen 


leicht wadenartig verdickt 
mit 2 Stachelkanten. An 
den Vorderfüssen ist die 
innere Klaue beim  leicht 
verdickt und tief gespalten, 
an den Mittelfüssen die äus- 
sere Klaue an der Spitze 
kaum sichtbar eingeschnit- 


ten. Kühlerfächer linger als Fig. 3. 
die Geissel. 

Ganz auffällig ist der Forceps, Fig. 5 geformt. Die kurzen Para- 
meren bilden eine Art Rohr mit leicht gerundeten oberen Spitzen; 
die Ventralplatte des Mittelstückes ist nahe ihrer Basis gegabelt, 
die beiden Arme gekrümmt und weit nach hinten vorragend. 


Gnatholabis ugandana n. sp. — Gn. hirsuta Ons. proxime 
affinis. Eadem magnitudine et statura, eodemque fere colore, fusca 
vix virescens, differt clipeo maris margine anteriore haud altius 
quam in lateribus elevato, thorace in disco præcipue dispersius 
haud confluenter punctato, cum scutello multo brevius ac sparsius 
griseo-hirsuto, pygidio cum abdomine et pectore brevius accum- 
benter flavopiloso. 

Long. 10, lat. 5 mill. J. Brit. Uganda (GRAUER S.). 





Der in Rhodesia vorkommenden Gn. hirsuta sehr nahe verwandt, 
von derselben Grüsse, Kürperform und Färbung der Deckflügel; 


210 

doch ist die Färbung des Rumpfes dunkler, nur ganz schwach erz- 
grün, die Behaarung ist kürzer, spärlicher, mehr gelblich und nur 
auf Kopf, Thorax und Schildchen abstehend, sonst mehr anliegend ; 
die Sculptur des Thorax ist feiner und weitläufiger. Auffällig sind 
die Unterschiede in der Forcepsform. Fig. 4 zeigt den Forceps von 
Gn. hirsuta, Fig. 5 den von Gn. ugandana von vorn und von der 
linken Seite. 


Popillia Manni n. sp. — Ex affinibus Pop. deplanatæ et kame- 
runæ. Ovalis, sat fortiter deplanata, fuscoviridis ænea, nitida, elytra 
testacea certo visu viridi-æneo-micantia sutura anguste, lateribus 
latius viridi-marginata, pedes rufo-cuprascentes. Caput cum clipeo 
et thorace dense ac profunde punctatum, certo visu sericeum ; 
scutellum fere impunctatum, ad basin solum punctis nonnullis 
obsoletis ornatum. Elytra regulariter punctato-seriata, punctis ad 
latera profundis ocellatis, in disco parvis evanescentibus. Pygidium 
fasciculis duabus magnis albidis lateralibus et pilis nonnullis api- 
calibus ornatum ; segmenta abdominis ad latera dense flavo-albido- 
pilosa. Processus mesosternalis fortiler compressus, altus, magnus, 
apice incurvus. 

Long. 10 1/2-12, Br. 5 1,2-6 mill. 9. — Kamerun, Bamum, 
1,180 m. (Grasland). Von dem Herrn Kaiserl. Regierungsgeologen 
Dr. Orro MANX gesammelt und ihm gewidmet. 


Aus der Verwandtschaft der deplanata und kaïneruna, auch zu 
den Arten der obliterata Gruppe Beziehungen zeigend, ist die 
neue Art vor Allem ausgezeichnet durch die stark abgeflachte 
Scheibe der Deckflügel, deren Rippen und Interstitien ganz eben 
und deren primäre Punktreihen seicht und verloschen sind, 
während die Punkte der Seitenstreifen tief eingestochen, scharf 
umrissen und vielfach genabelt sind. Oval, stark abgeflacht, braun 
mit hell erzgrünem Glanz, die Seiten des Thorax zuweilen gelb- 
braun durchscheinend; die Deckflügel sind hell scherbengelb mit 
leichtem grünnem Erzschiller, die schmale Nahtrippe und der 
breitere Seitenrand dunkel erzgrün die Beine küpfrig. Kopfschild 
doppelt so breit als lang, die Seiten parallel, der Rand ganz fein 
ringsum aufgebogen, die Fläiche wie Stirn und Scheitel dicht und 
kräftig punktirt. Der Thorax ist ziemlich schmal und lang, an den 
Seiten vor der Mitte nur wenig erweitert, die Vorderecken spitz 
und weit vorgezogen, die Hinterecken beim  scharf rechtwinklig, 
etwas vorgezogen, beim © stumpfer und weniger vorspringend, die 
Randfurche scharf eingerissen mit einigen gelben Borsten, nicht 
auf den Hinterrand übergehend, die Seiten dicht und tief punktirt, 
bei gewisser Beleuchtung seidenartig glänzend, die Mitte vorn 


211 


weitläufig punktirt, hinten punktfrei; die punktfreie Zone beim 
gewühnlich ausgedehuter, als beim ©. Schildchen nur mit wenigen 
Pünktchen in der Mitte des Vorderrandes. Deckflügel mit primi- 
tiver Sculptur, die Rippen jedoch auf der Scheibe ganz abgeflacht, 
im Interstitium subsuturale in 
ganzer Länge eine verdoppelte, 
vorn unregelmässige Punkt- 
reihe, im II Int. eine einfache, 
regelmässige PunkKtreihe; an den 
Seiten sind die Punkte der prim. 
Punktreihen, tief, scharf um- 
randet; Schultern und Spitzen- 
buckel vorspringend, glatt. Pygi 
dium ziemlich weitläufig sehr 
tief nadelrissig, mit grossen 
seitlichen Büscheln von weissen 
oder gelblichen Schuppenhaaren 
und einzelnen dünnen Haaren 
an der Spitze. Die Sternite sind 
in der Mitte kahl, an den Seiten in der hinteren Hälfte dicht 
behaart; ebenso sind die Brustseiten und Schenkel behaart. 
Mesosternalfortsatz seitlich stark zusammengedrückt, hoch, die 
Spitze von unten zugerundet, bis zwischen die Vorderhüften 
reichend. Tibien alle verbreitert, die der Mittel- und Hinterbeine 
auf der Aussenseite verdickt, Klauen der Mittelfüsse beim 
einfach. Fühler rotgelb mit dunkler Keule. Fig. 6 zeigt die Forceps- 
parameren von vorn und von der linken Seite. 


Fig. 6. 


Pop. Ertli OHAUs. — Als ich diese Art in der Ann. Soc. ent. 
Belg. v. 595, p. 885, 1911 beschrieb, lagen mir nur wenige Stücke 
aus Kwiro vor. Jetzt kann ich davon eine grûüssere Anzahl unter- 
suchen, die von Herrn Geh. Regierungsrat W. METHNER im April 
auf dem südlichen Makonde Plateau gesammelt wurden und finde, 
dass die Art eben so variabel in der Färbung ist, als die anderen 
Arten der dorsofasciata-Gruppe. Von diesem neuen Fundort liegen 
Stücke vor, die 1/ rein schwarzbraun sind, mit leicht grünlichem 
oder mit violettem Schiller, 2/ rein erzgrüne Stücke, 3/ schwarz- 
braune Stücke mit geringer oder ausgedehnter gelber Deckflügel- 
zeichnung, 4/ erzgrüne Stücke mit gelber Deckflügelzeichnung. 
Sowohl bei den Stücken mit schwarzbrauner, wie bei denen mit 
erzgrüner Grundfarbe kommen rotgelbe Beine neben solchen von 
der Grundfarbe vor. 

Die eigentümliche Forcepsform dieser Art kommt am besten zur 
Anschaunug bei der Betrachtung des Organes direkt von hinten 


212 


resp. von unten (Fig. 7). Die beiden Parameren sind stark asym- 
metrisch ; die rechte, r. P., ist erheblich grôüsser, mit ausgezogener 
ausserer Ecke, während die linke 
Paramere, !. P. erheblich kleiner 
und scharf zugespitzt ist. Der dor- 
sale, dick chitinisierte Teil des 
Mittelstücks ist beiderseits nach 
der Ventralseite umgebogen, die 
Ventralplatte des Mittelstücks, p.v., 
ist mitdenSeitenstücken der Dorsal- 
platte nicht fest verwachsen, son- 
dern durch eine feine weiche Haut 
verbunden und trägt vorn einen 





gerundeter Spitze, der scharf nach 
Fig. 7. unten umgebogen werden kann. 


Popillia Le Moulti n. sp. — Fop. membranifera KOLBE 
proxime affinis. Plerumque major, latior, ovata, depressa, fuscovi- 
ridis ænea, nitida, elytra vitta magna flava a basi ad mediam sutu- 
ram oblique perducta et membrana castanea ad angulos posteriores 
fortiter dilatata ornata; pygidium sat late bifasciculatum et apice 
sparsim hirsutum. 


Long. 13-14, lat. 7 1/2-8 mill. ©. — Belg. Kongo, Ubanghi; Franz. 
Kongo, Nola. Van Herrn E. LE MouLr in Paris erhalten uud ihm 
gewidmet. 


Der P. membranifera KoLBE aus Ruanda zunächst verwandit, 
aber meist grüsser und vor Allem breiter. Oval, ganz flach 
sgewôlbt, erzgrün, lebhaft glänzend, die Deckflügel mit einer 
orossen gebogenen gelben Makel, die von der Basis innen neben 
der Schulter beginnt und bis an die Nahtrippe reicht, diese jedoch 
wie auch den Rand neben dem Schildchen dunkelgrün lässt. 
Kopfschild flach bogig gerundet, der Rand ganz niedrig aufge- 
bogen, die Fläche wie die Stirn dicht und ziemlich fein runzelig 
punktirt, während der Scheitel mit einzelnen Punkten ziemlich 
dicht bedeckt ist. Thorax an den Seiten in der Mitte leicht erweitert, 
die Seiten nach vorn stark convergirend, die Vorderecken spitz 
vorgezogen, nach hinten parallel und gerade verlaufend, nicht 
nach innen gebogen, wie bei der membranifera, die hintere Partie 
glatt, punktfrei, die vordere und die Seiten dicht punktirt, vielfach 
fein runzelig. Schildchen mit feiner Mittellinie, punktfrei. Deck- 
flûgel regelmässig und kräftig punktirt-gestreift, die primären 
Rippen hôher und breiter, als die Interstitien, im subsuturalen 


langen dünnen Fortsatz mit leicht 


Te, 


213 


Interstium eine einfache Punktreihe, die in der Mitte zuweilen 
unterbrochen ist; die anderen Interstitien punktfrei. Der häutige 
Randsaum ist hier siark verbreitert, am meisten bei den Hinte- 
recken, wo er reichlich 4 mill. breit ist, und besteht aus 2 Zonen, 
einer helleren rôütlichen innen und einer dunkelbraunen aussen. 
Pygidium aussen dicht, innen weitläufig quergestrichelt, mit zwei 
breiteren Büscheln von weissgelben Schuppenborsten an der Basis 
und einzelnen kurzen grauen feinen Härchen am Rand. Das Abdo- 
men ist in der Mitte kahl, an den Seiten mit weissen kurzen 
Schuppenhaaren, die von einer Leiste in der Mitte der Sternite 
entspringen ; das erste hinter dem Metasternum sichthare Sternit 
ist am ganzen Hinterrand, auch in der Mitte, dicht und kurz weiss 
behaart. Brust und Schenkel mit längeren und feineren gelblichen 
Haaren. Mesosternalfortsatz lang und kräftig, nach unten gesenkt 
mit gerundeter Spitze. Vorderschienen mit langem gekrümmtem 
Endzahn und spitzem kurzem Mittelzahn; der Basalzahn fehlt. 
Fühler sehr kurz, braungrün 


_ Bei unausgefärbten Stücken scheinen Thorax und Deckflügel 
kirschrot durch, die Makel mit feiner dunkler Umrandung; Bauch 
und Schenkel sind kupfrig. 


Prodoretus labialis n. sp. — Ex affinitate Pr. quineensis Ons. 
Flavotestaceus, sat nitidus, capite infuscato, tarsis et clipeo inter- 
dum rufescentibus, supra et subtus sat sparsim albo-pilosus. 
Clipeus longitudine plus quam duplo latior, lateribus fere parallelis, 
margine anteriore recto, anguste fuscomarginatus, cum fronte 
subtiliter tuberculatus, vertice sparsim punctulato. Labium margine 
anteriore truncatum, nec excisum nec longitrorsum canaliculatum. 

Long. 8 1/2-9 1/2, lat. 4 1/2-5 mill. ©. — Deutsch Ostafrika, 
Morogoro (K. SCHWARZE S.). Die typischen Stücke befinden sich 
im Kgl. Zoolog. Museum in Dresden und in meiner Sammlung. 


Oval, mässig gewôlbt, hell scherbengelb, leicht glänzend, der 
Kopf dunkelbraun, das Kopfschild und die Tarsen rütlich, oben 
und unten ziemlich spärlich weiss behaart. Kopfschild viereckig, 
mehr als doppelt so breit wie lang, die Vorderecken nur ganz 
schwach gerundet, der Rand fein aufgebogen, schwarzbraun 
gesäumt, die Fliche wie die Stirn ziemlich dicht mit feinen 
Hôckerchen bedeckt, hinter denen je ein nach hinten gerichtetes 
kurzes weisses Haar entspringt; der Scheitel ist weitläufig mit 
Augenpunkten bedeckt, die in der Mitte etwas in die Quere gezogen 
sind. Thorax in der Mitte weitläufig, an den Seiten dichter mit 
feinen undeutlichen Augenpunkten, der Rand ringsum fein rütlich, 
an den Seiten gekerbt mit 5-7 längeren Borsten. Schildchen ziem- 


214 


lich dicht punktirt. Deckflügel mit leicht gewôlbten primären 
Rippen und punktirten Interstitien, die Sculptur durch viele feine 
Querrunzeln undeutlich, Jedoch die weissen Haare in den Inters- 
titien ziemlich regelmässig in Reinten angeordnet und die Punkte 
der primären Punktreihen zumeist haarfrei; Seitenrand fein 
gekerbt undgewimpert, Epipleuren kurz. Pygidium beim © anlie- 
gend, beim Çj abstehend behaart mit braunem Hôückerchen in der 
Mitte, dahinter glatt und fast kahl. Vor- 
derschienen mit 3 spitzen Zähnen in 
oleichem Abstand, Mittel- und Hinter- 
schienen mit einer schiefen Borsten- 
kante. Tarsen und Klauen sehr lang, : 
nur an den Hinterfüssen stark verschie- 
den an Länge, Fühler 10 gliedrig, die 
Keule beim ç deutlich länger und die 
Augen grôsser als beim ©. 

Die Oberlippe ist kurz, leicht gewôlbt, 
fein gekerbt und schwarzbraun gesäumt. 
Maxillen mit 8 langen freien Zähnen. 
Unterlippe am Vorderrand gerade, ohne 
mittlere Einbuchtung und ohne Spur einer Mittelrinne, gegen den 
Vorderrand des Kinns nur wenig gesenkt; die Lio gross, 
schwarzbraun, mit vielen feinen Stacheln und Borsten. Fig. 8 
zeigt den Forceps von vorn und von der I. Seite. 





Prodoretus clipealis n. sp. — Pr. unguicularis proxime 
affinis. Oblongo-ovalis, postice ampliatus, sat convexus, flavotesta- 
ceus, nitidus, sat dense pilis brevibus accumbentibus albis vestitus. 
Clipeus trapezoidalis perbrevis, marginibus lateralibus et præcipue 
anteriore maris sat alte elevatis; fronte cum vertice interdum 
infuscatis. Margines thoracis et elytrorum pilis longioribus fulvis 
distantibus ornati. Pygidium maris medio glabrum, medio disco 
.fulvo-fasciculatum. 


Long. 11, lat. 4 mill. 49. — Franz. Kongo, Fort Sibut am 
unteren Schari (von H. E. LE MouLr erhalten); Fort Archambault 
am mittleren Schari, Boungul (Ba Karé), V. 1904, und Nordost von 
Fort À., Bahr Salamat, Balabidja a Koto, IIT. 1904, Mission Chari- 
Tchad), von Herrn Dr. J. DECORSE gesammelt. 


Gestreckt oval, über den Hinterhüften erweitert und ziemlich 
gewülbt, blassgelb, glänzend, überall ziemlich dicht mit anliegenden 
kurzen weissen Härchen bekleidet. Das Kopfschild ist stark ver- 
kürzt, nur etwas über 1/2 Millimeter lang, trapezformig, beim 4 
die Ecken scharf winklig, die Seiten und zumal der Vorderrand 


215 


hoch aufgebogen, beim © die Ecken gerundet und der Rand nur 
schwach aufsebogen, fein schwarz gesäiumt; die Oberfläche ist, 
wie Stirn und Scheitel mit bogigen Punkten dicht bedeckt, die nach 
hinten offen sind und aus denen ein weisses Härchen entspringt. 
Thorax, Schildchen und Deckflügel sind ebenso sculptirt, der’ 
erstere in der Mitte weitläufig, an den Seiten wie gewühnlich 
dichter; auf den Deckflügeln finden sich nur noch schwache Reste 
der primären Rippen, sonst ist die Punktirung gleichmässig und 
ziemlich weitläufig; die Ränder von Thorax, Deckflügeln und 
Afterdecke sind fein gekerbt und mit abstehenden braunen Borsten 
besetzt. Die Seiten der Afterdecke sind 
mässig dicht punktirt und weiss behaart, 
beim die Parthie über der Afterôffnung 
glatt und Kkahl, die Mitte mit einem 
Büschel abstehender rothbrauner Borsten. 
Sternite weitläufig punktirt und weiss 
behaart, die Querreihe von Borsten- 
punkten mit rotbraunen Borsten aufdem 
vorletzten Sternit dicht am Hinterrand, 
auf den vorhergehenden etwas hinter 
der Mitte. Brust und Beine spärlich 
behaart, die Vorderschienen mit3 Zähnen 
in nahezu gleichem Abstand, Mittel- und 
Hinterschienen leicht verdickt mit 2 
Stachelkanten, Tarsen bräunlich und 
stark ungleich. 

Die Mundteile bieten nichts Besonderes; die Fühler sind 
10 gliedrig, die Keule bei und © etwa gleich lang. Ganz auffällig 
ist der Forceps, Fig. 9 gebaut, dessen verschmolzene Parameren 
nahe der Basis ein geschlossenes Rohr, Weiterhin eine lange offene 
Rinne bilden. 





Fig. 9. 


Adoretus cachecticus n. sp. — Ad. pumilio BurM. proxime 
affinis. j cylindricus, © oblongo-ovalis, sat convexus, flavo-testa- 
ceus, nitidus, undique sat dense et fortiter punetatus et albido- 
pilosus. 

Long. 9 1/4-10 1/2, lat. 4-4 1/2 mill. 79. — Dahomey, Whydah 
(R. P. MÉNAGER); Franz. Kongo, Bas Chari, Fort Lamy, VIL. 1904; 
Moyen Chari, Gory-Damrau, VI. 04; Fort Archambault, Boungoul 
(Ba-Karé), V. 1904; Ouest de Fort Archambault, Pays Sara Dai, VI. 
1904, Mission Chari-Tchad, D' I. DECORSE S. 


< Cylindrisch, © gestreckt oval, ziemlich hoch gewôlbt, gleich- 
mässig blassgelb, glänzend, überall mässig dicht und grob punktirt, 


ANNALES DE LA 80C. ENTOM. DE BELGIQUE, T. LVII, 4-VII 1913. 15 


216 


in jedem Punkt ein feines weissliches Härchen. Clipeus halbkreis- 
fürmig, ringsum gleichmässig hoch aufgebogen und fein schwarz- 
braun gesäumt, die Fläche wie Stirn und Scheitel rütlich, mit 
feinen, vielfach zusammenfliessenden Bogenpunkten. Thorax mehr 
als doppelt so breit wie lang, die Seiten in der Mitte leicht erweitert, 
nach vorn und hinten gleichmässig gebogen, Hinterecken gerundet, 
Vorderecken rechtwinklig, kaum vorgezogen, die Fläche wie die 
Deckflügel mit grossen Punkten bedeckt (Augenpunkten mit 
unscharfer Umrandung), die je ein weissliches liegendes Haar 
tragen. Schildchen mit einer (oder zwei) zusammenstossenden 
Bogenreihe solcher Haarpunkte und glatter, kahler, meist dunkler 
Spitze. Auf den Deckflügeln sind die primären Rippen noch ziem- 
lich deutlich erbalten, die primären Punktreihen neben ihnen noch 
ganz fein gefurcht, die Naht gewôühnlich leicht gebräunt und der 
Seitenrand fein gekerbt ohne deutliche Wimperung, die Epipleuren 
kurz, unscharf begrenzi. Aflerdecke beim (j länger als beim 9, 
und stärker in der Mitte gewôülbt, hier 
auch die Haare länger, abstehend, ohne 
jedoch ein Büschel zu bilden. Bauch, 
Brust und Beine mässig dicht punktirt 
und anliegend weiss behaart. Vorder- 
schienen mit 3 braunen Zähnen, der 
basale kräftig, der mittlere dem Spitzen- 
zahn genähert; Mittel- und Hinterschie- 
nen mit 2 deutlichen schiefen braunen 
Stachelkanten. Tarsen kaum gebräunt, 
die Klauen wenig verschieden an Länge. 

Oberlippe rôtlich mit braunem Seitenrand und Rostrum, beide 
fein crenulirt; parallel zum Seitenrand verläuft eine Reihe feiner 
Hôckerchen mit braunen Borsten, die Mitte trägt von der Basis bis 
nahe an die Spitze des glatten Rostrums einen scharfen Kiel. 
Maxillen mit 4 Zähnen. Fühler gelb, 10-gliedrig, die Keule beim 
nur wenig länger als beim ©. Die Form des Forceps zeigt Fig. 10. 





Fig. 10. 


Adoretus umbilicatus n. sp. — Præcedenti affinis, oblongo- 
ovalis, parum convexus, griseobrunneus, vix nitidus, pedibus 
partim flavotestaceis, undique sat dense pilis brevibus albidogriseis 
vestitus. 

 Abdominis segmentis IV et V medio tuberculo umbiliformi 
ornatis. 

Long. 9-9 1/2, lat. 3 3/4-4 1/2 mill, 4. — Nigeria, Wari, 
IV-IX. 1897 (D' Rorx S.); Franz. Kongo, Capo Lopez, X. 1902 
(L. FEA S.) Franz. Kongo, Brazzaville, VI. 1904 (D' I. DECORSE S.), 
Mission Chari-Tchad. 





\ 


217 


Gestreckt oval, das wie gewôhnlich etwas schlanker und 
mehr parallelseitig als das ©, flach gewôülbt. Die Färbung ist bei 
unreifen Stücken ein rôtliches Scherbengelb, bei reiferen Stücken 
mehr braun, bei ganz alten ausgereiften ein dunkleres Graubraun ; 
an den Vorderbeinen sind die Hüften und Schenkel, an den Mittel- 
beinen die Schenkel und die Innenseite der Schienen, an den 
Hinterbeinen nur die Schenkel blasssgelb, während bei unreifen 
Stücken alle Beine mehr oder weniger gelb sind. Ober- und Unter- 
seite sind dicht und ziemlich grob, vielfach zusammenfliessend 
punktirt und tragen in jedem Punkt ein grauweisses kurzes zurük- 
liegendes Härchen. Clipeus nahezu halbkreisformig, beim 4 etwas 
flacher, als beim ©, der Rand bei und © gleichmässig fein auf- 
sebogen und fein schwarz gesäumt; die Augen sind gross, stark 
vorgequollen, beim « stärker, als beim ©. Thorax sehr kurz mit 
leicht vorgezogenen Vorderecken. Deckflügel mit deutlichen, fein 
gewôülbten primären Rippen, die Interstitien dicht runzelig punk- 
tirt, der Seitenrand fein gekerbt und kurz weiss gewimpert, die 
Epipleuren ganz undeutlich. Auf der Afterdecke werden die Haare 
nach der Spitze hin länger, so dass sie hier ein abstehendes Büschel 
bilden. Sternite an den Seiten spärlich 
behaart, in der Mitte glatt; das vierte und 
fünfte (oder das zweite und dritte hinter 
dem Hinterrand der Hinterhüften sichtbare) 
Sternit trägt beim (j allein in der Mitte je 
einen nabelartigen Hôücker, der auf seiner 
Spitze mit 1 oder 2 nach hinten gerichteten 
kurzen Borsten besetzt ist. Vorderschienen 
mit 3 spitzen Zäihnen in gleichem Abstand, 
Mittel- und Hinterschienen mit 2 Stachel- 
kanten, von denen die basale wenigstens 
an den Hinterbeinen meist im Verlôschen ist oder ganz fehlt. 
Tarsen lang und schlank, Klauen ziemlich stark verschieden an 
Länge, an den Vorder- und Mittelfüssen beim 4 die grôssere Klaue 
kaum sichtbar unten eingeschnitten. 

Die Fühler sind blassgelb, 10-gliedrig, die Keule beim 4 erheb- 
lich länger als beim ©. Die Oberlippe am Grunde braungelb, ihre 
Seiten und das Rostrum glänzend schwarz, grob gekerbt, ihre- 
Mitte mit einem scharfen Kiel, der vorn und hinten abgekürzt ist ; 


die übrigen Mundteile ohne Besonderheiten. Die Forcepsform zeigt 
Big, 11: 





Adoretus claustrifer n. sp. — Præcedenti proxime affinis, 
eadem fere magnitudine et statura. Oblongo-ovalis, modice conve- 


xus, fuscus clipeo pedibusque testaceis, dense confluenter punctatus 
et breviter griseo-hirsutus, 


218 


© Segmentum ultimum abdominis processu instructum, incisu - 
ræ pygidii adaptato. 

Long. 9-9 1/2, lat. 41/2 mill. 49. — Franz. Kongo, Fori Sibut; 
Mission Chari-Tchad. zw. Fort Lamy und Fort Archambault (D* I. 
DECORRE S.). 

Gestreckt oval, mässig gewôlbt, unreife Stücke rôtlich, reife 
schwarzbraun mit ganz schwachem grünem Erzschimmer, wenig 
glänzend, der Clipeus und die Beine rütlichgelb, überall dicht, 
vielfach fein runzelig punktirtund Kurz grau oder graugelb behaart. 
Kopfschild beim © halbkreisformig, beim « etwas flacher, der 
Rand fein aufgebogen und schwarzbraun ge- 
säumt. Thorax sehr kurz mit breit abgesetztem 
Saum am Vorderrand. Deckflügel mit deutlich 
sichtharen primären Rippen, die primären 
Punktreihen überall verloschen, KEpipleuren 
sehr kurz. Das Pygidium trägtheim © (Fig. 12 p) 
über der Kloakenôffnung einen scharf geran- 
deten Ausschnitt, in den ein Vorsprung an der 
Spitze des letzten Sternites hinein passt; beim 
d, dem diese Bildung fehlt, ist das Pygidium 
ohne Auszeichnung. Unterseite und Beine spärlich behaart, Vor- 
derschienen mit 3 Zähnen in etwa gleichem Abstand, Mittel- und 
Hinterschienen mit kurzen, undeutlichen Stachelkanten. 

Fühler gelblich, 10-gliedrig, die Keule 
beim  kaum länger, als beim ©, Ober- r à. 
lippe von der Basis bis zur Spitze des 
Rostrums fein gekielt, Maxillen mit 4 
freien spitzen Zähnen. Am Forceps 
(Fig. 12 f.) sind die beiden Parameren 
mit einander verwachsen, die Ränder 
aufsebogen und bilden so eine bis nahe 
an die Basis offene Rinne, deren Seiten Fig. 127. 
in der basalen Hälfte auffallend wulstig verdickt sind. 





Vi .sE. Q. 


Fig. 11? 





Adoretus Decorsei n. sp. — Ad. pubipennis CAST. proxime 
affinis. Eadem magnitudine et statura, supra fuscocastaneus leviter 
ænescens, subtus rufocastaneus, dense confluenter punctatus et 
breviter.griseo pubescens, differt præcipue clipeo breviore et mar- 
gine anteriore altius elevato, elytris leviter striatis, striis haud' 
pilosis. 

Long. 12 1/4-13 1/2, lat. 6 1/4-6 1/2 mill. 9. Franz. Kongo, nord- 
westlich vom Fort Archambault, zu Goundi im Lande Sara, VI. 
1904 von Dr. J. DECORSE in grosser Zahl gesammelt und ihm 
gewidmet. 


219 


Gestreckt eifôrmig, nach hinten etwas verbreitert, oben dunkel- 
braun, ausgefärble Stücke mit leichtem kupfrigem oder erzgrünem 
Schimmer auf dem Vorderkôürper, unten mehr rôtlichbraun, über- 
all dicht und vielfach zusammenfliessend punktirt, ziemlich dicht 
und kurz grau und gelblich behaart. Das Kopfschild ist trapezfür- 
mig mit gerundeten Ecken, ; 
 breit und ziemlich kurz, der 
Rand ziemlich hoch aufge- 
worfen, beim und ©; der 
Scheitel mit einer kahlen, 
glänzenden Stelle in der Mitte. 
Thorax und Scutellum ohne 
Besonderheiten. Die Deckflü- 
gel sind fein gefurchl und die 
primären Rippen teilweise, 
zZumal nach hinten und an 
den Seiten, leicht gewülbt, 
die Punkte der primären Punktreihen kräftiger, als die auf 
den Rippen und in den Interstitien und haarfrei; die IIT prim. 
Rippe, die innen neben der Schulter zum Spitzenbuckel verläuft, 
ist nach hinten etwas verbreitert und bei frischen Stücken deutlich 
dichter behaart; auf dem Spitzenbuckel sind die Härchen zu einem 
Kieinen Büschel zusammengedrängt. Auf dem Pygidium sind die 
Baare ‘in der Mitte etwas länger. Unterseite und Beine spärlich 
behaart, Sternite mit einer Querreihe brauner Stachelborsten. Vor- 
derschienen mit 3 kräftigen Zähnen, der mittlere dem Spitzenzahn 
genähert. Mundteile sehr kräftig, Oberlippe von der Basis bis zur 
Spitze des Rostrums gekielt, und an den Seiten kräftig gekerbt. 
Fig. 13 zeigt die Form des Forceps von vorn und von der linken 
Seite. 





Fig 19. 


Adoretus albomitratus n. sp. — Ex affinitate Ad. pubipennis 
CAST. Oblongus, sat convexus, fuscus leviter ænescens, supra et 
- subtus æqualiter sat dense confluenter, hic illic rugulose punctatus 
et breviter albo-griseo pilosus, præterea segmentis abdominis 
secundo et tertio pilis albis dense vestitis. 

Long. 12-15 1/2, lat. 6-6 1/2 mill. ©. Belg. Kongo; Stanley 
Pool ; Franz. Kongo; Moyen Chari, Fort Archambault, Boungoul od. 
Ba Karé, I-IV. 04; N. E. de Fort AÀ., Mara Goulfez, IX. 04; Bas 
Chari, Fort Lamy VIIL. 04, Mission Chari-Tchad (Dr. J. DECORSE S.). 

In die Verwandtschaftsgruppe des À. pubipennis CAST. gehôrig, 
der sich auch am Chari findet, von derselben Kôperform, unreife 
Stücke bräunlich mit helleren Beinen, ausgereifte Stücke dunkel- 
braun mit leichtem grünem Erzschiller, überall dicht und zusam- 


220 


menfliessend, vielfach runzelig punktirt und kurz grauweiss, 
seltener schwach gelblich behaart. Clipeus bei 4 und © halbkreis- 
formig mit gleichmässig aufgebogenem Rande; Thorax kurz mit 
leicht vorspringenden Vorderecken. Deckflügel mit ziemlich gut 
erhaltenen primären Rippen ; von den primären Punktreihen ist die 
neben der Nahtrippe ganz, die ande- 
ren nur streckenweise erhalten und 
baarfrei; gewôühnlich sind die Haare 
auf dem Apicalbuckel zu einem klei- 
nen Büschel zusammengeschoben. 
Auf der Afterdecke sind die Haare 
in der Mitte etwas verlängert und 
abstehend, die Parthie über der After- 
ôffnung beim « kahl. Die Sternite 
sind an den Seiten weitläufig punktirt 
und Zzerstreut behaart, in der Mitte 
kahl, beim © in weiterem Umfang 
als beim «. Nur das zweite Sternit 
trägt parallel dem Hinterrand eine erhabene Leiste, von der 
dichtgedrängt kurze und ziemlich breite Schuppenhaare abstehen, 
während das drittle Segment gleichmässig dicht anliegend mit 
kurzen weissen Härchen kekleidet ist. Vorderschienen 3 zähnig, 
der mittlere Zahn dem Spitzenzahn etwas genähert; die schrägen 
Kanten an den Mittel- und Hinterschienen undeutlich. Tarsen 
schlank, Klauen nicht sehr verschieden an Länge. Fühler rôtlich, 
10 gliedrig, die Keule beim  kaum länger, als beim ©. 

Oberlippe an den Seiten kräftig gekerbt, Rostrum breit, von der 
Spitze bis nahe an die Basis der Oberlippe scharf gekielt. Forceps 
Fig. 14. 





Fig. 14. 


Adoretus adustus n. sp. — Ex affinitate Ad. tessulati BURM. 
Oblongus, angustus, subdepressus, testaceus pedibus flavis, vix 
nitidus, supra et subtus sat dense pilis albis vestitus, pilis elytrorum 
in fasciculos seriatos aggregatis; elytra post callos humerales 
abrupte declivia in callis fasciculis binis pilorum longiorum et ante 
fasciculos exteriores macula fusca ornata, parte postcallosa infu- 
scata, quasi adusta, opaca. 

Long. 9 1/2, lat. 4 mill. 4. Franz. Kongo, Fort Archambault, 
Bahr el Azreg, Mission Schari-Tschad (Dr. J. DECORSE S.). 

Grestreckt oval, flach gewôlbt, hell scherbengelb mit schwachem 
Glanz, die Beine blassgelb, oben und unten ziemlieh dicht mit 
weissen kurzen Härchen bekleidet. Der Kopf ist sehr gross, das 
Kopfschild flach bogig gerundet, der Rand nur ganz leicht aufge- 
bogen, die Fläche wie Stirn und Scheitel dicht und ziemlich fein 


291 


punktirt. Thorax fast 3 mal so breit wie lang, die Seiten etwas 
hinter der Mitte winklig erweitert, die Seulptur wie auf Kopf und 
Schildchen. Auf den Deckflügeln sind die primären Rippen fein 
gewôlbt und wie die Interstitien dicht und fein punktirt, jeder 
Punkt mit einem feinen Härchen, während die Punkte der prim. 
Punktreihen etwas grôüsser und vielfach haarfrei sind; im Verlauf 
der primären Rippen und im Interstitium subsuturale sind die 
Härchen hie und da zu kurzen Büscheln zusammengedrängt; 
zwischen zwei Büscheln ist dann gewôühnlich der Grund dunkler 
gefärbt und Weniger behaart; hinter den Apicalbuckeln fal'en die 
Deckflügel senkrecht ab und sind hier matt, wie bei Serica fein 
seidenartig glänzend, bei unreifen Stücken nur am oberen Rand, 
bei älteren, ausgefirbten ganz schwarz- 
braun, wie verbrannt; am Rand eines 
jeden Apicalbuckels stehen zwei Büschel 
längerer weisser Haare, vor dem äus- 
seren ein grüsserer schwarzbrauner 
Fleck. Afterdecke und Bauch elwas spär- 
licher und länger behaart, die Brust 
dagegen dichter. Vorderschienen mit 
3 kurzen spitzen Zähnen, der mittlere 
dem Spiltzenzahn genähert; Hinterschie- 
nen Ziemlich stark verbreitert, aber Fig. 15. 

kaum verdickt, die schiefen Stachelkan- 

ten verkürzt und beinahe verloschen. Klauen stark verschieden 
an Länge, die grôssere an den Mittel- und Vorderfüssen kaum 
sichtbar seitlich eingeschnitten. 

Fühler 10- gliedrig, blassgelb, die Keule beim ç fast so lang als 
die Geissel. Die Augen stark vorgequollen. Rostrum lang und breit, 
in der Mitte scharf gekielt und wie die Oberlippe gekerbt. Die Form 
des Forceps zeigt Fig. 15 von vorn und von der linken Seite. 





Lepadoretus sudanicus n. sp. — L. incongruens PÉR. affinis. 
Oblongo-ovatus, sat convexus, testaceus, undique squamulis pili- 
formibus albis dense vestitus; thoracis lateribus, humeris et pygidii 
disco pilis rufis longioribus ornatis. 

Long. 13 1/2-14 1/9, lat. 6 1/2-7 mill. 49. Nigeria, Lokodja 15. 
IT. 03 und am Benuë 14. IV.03 von Dr. Arnold Schultze gesammelt; 
Mission Chari-Tehad, Moyen Chari, Fort Archambault, Ba Karé od. 
Boungoul, IV. 1904 (Dr. J. DECORSE). 

Gestreckt oval, nach hinten leicht verbreitert und ziemlich hoch 
gewôlbt, hell scherbengelb, überall dicht mit weissen kurzen haar- 
formigen Schuppen bekleidet. Kopfschild sehr kurz, trapez- 
formig, die Ecken beim «4 kaum, beim © deutlich gerundet, der 


299 


Rand ziemlich hoch aufgebogen und- schwarz gesäumt, Thorax 
kurz mit ringsum scharf abgesetztem Rand, der Hinterrand in der 
Mitte nach hinten gebo- 
gen, die Vorderecken 
kräftig vorgezogen, die 
Seiten gekerbt und mit 
langenrôtlichen Stachel- 
borsten. Auf den Deck- 
flügeln fehlen Rippen 
oder Streifen, nur die 
primäre Punktreihe in 
ihrer hinteren Hälfte ist 
deutlich und kahl, sonst 
alles dicht beschuppt; 





ziemlich kurz, nach oben 
undeutlich begrenzt, mit 
Fig. 16. Grübchen und längeren 
rotgelben Borsten; der 
Seitenrand fein gekerbt und gewimpert. Afterdecke bei & und 
© in der Mitte mit lingeren Schuppen und gelben Borsten, 
dahinter kahl. Sternite mit einer Querreihe von Borstenpunkten, 
die Borsten gelb, ihre Wurzel von einem kahlen Kleckchen 
umgeben. Vorderschienen mit 5 kräftigen Zähnen in gleichem 
Abstand, Mittel- und Hinterschienen mit kräftigen apicalen Stachel- 
kanten. Tarsen bräunlich, die Klauen wenig verchieden an Länge. 
Fühler 10- gliedrig, gelb, die Keule beim  kaum länger, als 
beim ©. Oberlippe rôtlichgelb, ungekielt. Rostrum ziemlich kurz 
und schmal, glänzend schwarz, der Rand fein gekerbt. Die Kiefer 
sehr kräftig, Maxillen mit 4 Zähnen. Die Form des Forceps zeigt 
Fig. 16. 


Rhynchadoretus gen. nov. — Corpus ovatum, leviter con- 
vexum. Caput magnum, oculi fortiter prominentes ; clipeus subse- 
micircularis margine elevato; labrum rostro acuminato longo 
compresso adunco munitum; mandibulæ fortes dente apicali 
deflexo; maxillæ& lobo exteriore dentibus duabus magnis liberis 
armatæ ; labium medio acuminatum bicarinatum. Thorax longitu- 
dine plus duplo latior. Processus prosternalis nullus. Pedes longi, 
graciles, tibiæ anteriores tridentatæ, intermediæ et posticæ vix vel 
non carinatæ; tarsi longi, anteriorum et intermediorum unguis 
major vix perspicue incisus. 


Rh. Leyi n. sp. — Flavotestaceus, capite infuscato, nitidus, 
supra et subltus sparsim griseo-pilosus. Caput disperse tubercula- 


Epipleuren schmal und” 


tai 


223 


tum, thorax sparsim et sat grosse, elytra cum scutello dense rugu- 
lose punctata. Pygidium disperse subtiliter punetulatum, medio 
leviter gibbosum. 

Long. 7, lat. 8 mill. Ç. Westafrika, Oberlauf des Niger. Ein 4 in 
der Sammlung des Herrn RoB. LEY in Reims, dem ich diese Art 
widme, ein zweites in meiner Sammlung. 


Gestreckt oval, schwach gewülbt, hell scherbengelb mit schwarz- 
braunem Kopf, glänzend. Kopfschild fast halbkreisformig mit 
leicht aufgebogenem Rand, die Fliche weitläufig mit feinen 
Hôckerchen, hinter jedem ein aufrechtes gelbliches Haar; Stirn 
mit einigen flacheren Hôckerchen, der Scheitel mit kurzen Bogen- 
punkten. Thorax weitläufig mit Bogenpunkten, in jedem ein grau- 
gelbes Haar. Schildchen und Deckflügel feiner und dichter, zumal 
die letzteren auf der Scheibe ziemlich grob runzelig punktirt, die 
primären Punktreihen nur hinten und an den Seiten noch erhalten 
und die primären Rippen nur hier noch leicht gewülbt, die Epi- 
pleuren kurz. Pygidium ziemlich breit und gewôlbt, weitläufig fein 
punktirt, in der Mitte mit einem schwachen Hôcker und hier 
länger behaart. Sternite fast kahl, jedes mit einer Querreihe kräf- 
tiger rothbrauner Borsten. Brust spärlich fein behaart, Beine eben- 
falls spärlich, aber linger und grôber behaart, die Vorderschienen 
mit 3 Zäihnen in gleichem Abstand, an den Mittel- und Hinter- 
schienen die schiefen Stachelkanten nahezu verloschen. Tarsen 
lang und schlank, die Klauen stark ungleich an 
Länge, die grôssere an den Mittel- und Vorderfüssen 
urten kaum sichtbar angeschnitten. 

Die Augen sind stark vorgequollen. Die Fühler 
sind scheinbar nur %-gliedrig, indem Glied 3-6 
scheinbar zu einem verwachsen und selbst bei 
stirkerer Vergrôsserung kaum von einander zu 
trennen sind ;i hre Keule ist kürzer als die Geissel. 

Sehr auffällig sind auch die Mundteile gebaut. 

Betrachtet man die Oberlippe direkt von vorn, 

so erscheint ihr Fortsatz zwar lang, aber sehr Fig. 17. 
schmal, fast wie bei Cestradoretus ; betrachtet man sie aber von der 
Seite, zumal, wenn Mandibel und Maxille entfernt sind, dann 
bemerkt man, dass der Fortsatz auffallend hoch und gekrümmtist, 
wie ein Raubvogelschnabel, an der Basis etwas vertieft, wie bei 
Scaphorhinadoretus, begrenzt von zwei braunen erhabenen Rän- 
dern, die bald sehr nahe zusammentreten, während die Spitze 
wieder etwas verbreitert und abgeflacht ist. An den kräftigen Man- 
dibeln ist der Spitzenzahn mit breiter verticaler Schneide versehen 
und bhinter ihm steht an der Schneide ein spitzer schwarzer Zahn ; 
der Mahlzahn hat nur wenige, aber sehr grobe längsgeriefte Kau- 


224 


leisten. An den Maxillen trägt die äussere Lade 2 lange freie Zähne, 
die Taster sind lang und schlauk. Am Unterlippengerüst ist die 
Unterlippe schmiäler als das Kinn, von diesem scharf winklig 
abgesetzt, ihre Mitte ist in eine scharfe, schwarzpigmentirte Spilze 
ausgezogen, von der zwei erhabene schwarze gebogene Leisten bis 
zur Mitte des Vorderrandes des Kinns verlaufen; die Taster sind 
auffallend lang. 

Die Form des Forceps zeigt Fig. 17. Kine ausfübrlichere Schilde- 
rung und Abbildungen der Mundteile werde ich in meiner Revision 
der Adoretinen geben. 


Psiladoretus gen. nov. — Corpus breviter ovatum, sat con- 
vexum. Caput magnum; clipeus brevis parabolicus; oculi 
mediocres; antennæ 9 articulatæ articulo v, et vi, connatis, clava 
stipite breviore. Labrum rostratum, rostrum breve latum haud 
carinatum lateribus crenulatum. Mandibulæ fortes, maxillæ 4 den- 
tatæ, labium breve margine anteriore emarginatum. Elytra regula- 
riter punctatostriata apice singulatim rotundata. Pygidium 4 
retractum apice trancatum, abdominis segmentum penultimum 
longum, fortiter transversim carinatum; pygidium © obliquum 
latum, apice rotundatum, abdominis segmentum ultimum perlon- 
gum. Pedes validi, tibiæ anteriores 5 dentatæ, dentibus intermedio 
et basali approximatis; tibiæ intermediæ et posticæ dilatatæ, vix 
incrassatæ, unicarinatæ, inter carinam et apicem angustatæ; tarsi 
breves robusti, tarsorum omnium unguis major incrassatus, fissus. 


Ps. calvus n. sp. — Ovatus, sat convexus, supra cum pedibus 
læte flavus, subtus fusconiger, supra calvus, subtus sparsissime 
flavopilosus. j Elytra pone suturam albidovittata; pygidium fusco- 
nigrum retractum apice truncatum; sternitum ultimum perbreve 
medio emarginatum, penultimum longum medio transversim alte 
carinatum. 


? Elytra æqualiter læte flava; pygidium flavum obliquum apice 
rotundatum; sternitum ultimum perlongum. 


Long. 7-8, lat. 3 1/4-4 mill. 49. Deutsch Ostafrika, Tanga und 
Mpangwa. 


Eifürmig, nach hinten etwas verbreitert, schôn hellgelb, beim 
 längs der Deckflügelnaht eine weissgelbe Längsbinde, die Unter- 
seite schwarzbraun ; die Oberseite ist vollständig kahl, wie lackirt 
glänzend, die Unterseite und Beine ganz spärlich und kurz gelblich 
behaart. Das Kopfschild ist kurz parabolisch, sein Rand fein braun 
gesiumt aber nur ganz schwach aufgebogen, die Fläche wie Kopf 
und Thorax weitläufig mit grossen Augenpunkten. Thorax sehr 


295 


kurz, vor der Mitte leicht erweitert, nach hinten mehr als nach 
vorn verengt, die Hinterecken stumpf, nicht gerundet, die Vorder-- 
ecken schwach gerundet. Die Deckflügel sind regelmässig und 
kräftig punktirt-gestreift, die primären Rippen leicht gewôlbt, die 
Interstitien dicht punktirt, die Nahtecken einzeln zugerundet, die 
Epipleuren sebhr kurz. Afterdecke beim « ziemlich lang, eben, die 
Spitze quer abgestutzt und nach vorn gezogen; beim © ist sie 
kürzer, leicht gewülbt, die Spitze gerundet und schief nach hinten 
gerichtet. Das letzte Sternit ist beim  sehr kurz, in der Milte breit 
ausgerandet; beim © ist es sehr lang, 
gewôlbt, gerade in der Mitte am läng- 
sten. Das vorletzte Sternit ist beim € 
sehr lang mit einem scharf vorsprin- 
genden hohen Querkiel; beim © kurz 
und einfach. Bauch und Brust dicht 
puoktirt. Beine kräftig, gelb; an den 
3 zähnigen Vorderschienen der mittlere 
und basale Zahn einander genähert, an 
den Mittel- und Hinterschienen nur eine 
grosse schiefe Querkante, der Spitzen- Fig. 18. 
rand breit, gerade abgesiutzt und dicht 
gewimpert, die Schienen vor der Spilze eingeschnürt. Tarsen kurz 
und kräftig, braun, die Klauen stark ungleich, bei und © an allen 
Füssen die grüssere Klaue gespalten. 

Die eigentümliche Forcepsform zeigt Fig. 18 von vorn und von 
der rechten Seite. 





Synonymische Bemerkungen.— Herr RoBErT LEY in Reims 
batte die grosse Liebenswürdigkeit, mir ein typisches Exemplar der 
Rhinyptia DolleiFAIRMAIRE aus der DoLLE’schen Sammlung zu über- 
lassen, die sich jetzt in seinem Besitz befindet. Ich habe dieses Stück 
mit der Type der Rh. rostrata BURMEISTER im Kgl. Zoolog. Museum 
in Berlin verglichen und kann darnach die Synonymie beider Arten 
feststellen. Recht eigenartig ist bei dieser \rt das männliche PBegat- 
tungsorgan gebaut, von dem Fig. 19 eine Ansicht von der linken 
Seite giebt. Die Parameren des Forceps, Pa., sind symmetrisch und 
bis auf eine kurze Naht nahe der Spitze fest mit einander ver- 
wachsen; der häutige Penis, der auf der Unterseite der Parameren 
austritt, ist in seinem mittleren Teile chilinisiert und bildet soge- 
pannte Pseudoparameren, Ps. pa. währen:l die Spitze des Penis, 
die Eichel, gl., wie ich sie in früheren Arbeiten genannt habe, hier 
in eine lange kegelformige, chitinisierte und dunkel pigmentierte 
Rôhre ausgezogen ist, deren Spitze sich plôtzlich kurz trichtertôr- 


226 


mig erweitert. In der Ruhe ist die Eichel in die Pseudoparameren 
und beide zusammen in den Forceps telescopartig zurückgezogen 
soweit, dass die Spitze der Eichel an die um- 
gebogene Spitze der Parameren anstôsst. 


In der Revue d'Entomologie v. 11 p. 97, 
1892 spricht FAIRMAIRE die Vermutung aus, 
dass seine h. Dollei synonym sei zu demAimn- 
phimallon rostratum K.LAPORTE DE CASTEL- 
NAU, Hist. Nat. Ins. Col. v. 2 p. 134, 1840. 
Leider weiss ist nicht, wo sich die Type der 
CASTELNAU’schen Art befindet, um diese 
Frage mit Sicherheit zu entscheiden. Aus 
den Catalogen ist der Name Amphimallon 
rostratum LAP. verschwunden, und wenn 
auch die LaporrEe’sche Beschreibung voll- 
ständig auf die BURMEISTER’sche Art passt, 
auch die Beziehung auf KLUG, nach dessen 
Stücken BURMEISTER die Art beschrieb, für 
die Übereinstimmung bei der Arten spricht, 
so mabnt doch andererseits die Fundortsan- 
ogabe LAPORTE'S : Arabien — die BURMEISTER’ 





PERLE schen Stücke stammen aus dem Sennaar, 
Babr el Ghazal — und die Bemerkung in der Gattungsdiagnose 


« crochets des tarses égaux, unidentés à leur base » zur Vorsicht. 

Auch auf die Ansicht FAIRMAIRE’S, Rh. plana WATKER sei das ® 
von Rh. Dollei resp. Amphimallon rostratum, môchte ich hier 
nochmals hinweisen, ohne mich ihr anzuschliessen; die Wal- 
kersche Angabe &head with a truncated and retuse fore-border ; 
fore border and hind border of prothorax straight » passen wenig- 
stens nicht auf das © von Rh. rostrata BURM. 


Rhinhyptia bilaminifrons ANCEY. — Im Naturalista Sici- 
liano v. 2 p. 95, 1885 hat ANCEY diese Art beschrieben aus Abyssi- 
nien (RAFFRAY) und sie mit einem Fragezeichen in die Gattung 
Rhinhyptia gestellt, auch in einer Note bemerkt, dass für sie wegen 
der eigentümlichen Bildung des Kopfschildes wohl eine eigne 
Gattung begründet werden müsse. In den Ann. Soc. Ent. France 
ser. 6 v. 5 p. 444, 1885 erklärt FAIRMAIRE diese Art als synonym 
zur Rh. rostrata BüurM. Das ist sicher ein [rrtum. Ich habe in der 
FarrMaAIRE’schen Sammlung im Pariser Museum ein Stück gesehen, 
das FAIRMAIRE abs € Rh. rostrata BURM. (— bilaminifrons ANG.) » 
bezettelt hat, dieses Stück passt auch vollständig zur Beschreibung 
ANCEY’S, aber dieser Käfer ist sicher keine Rhinhyptia, überhaupt 


227 


keine Jiutelide, sondern eine Melolonthide (Apogoniine) und gehôrt 
wahrscheinlich in die KoLBe’sche Untergattung Catagonia; genau 
kann ich dies nicht entscheiden, da ich die Type nicht gesehen habe 
und ANCEY über das Geschlecht seiner neuen Art resp. über die 
Form der Tarsen (ob schlank oder verbreitert) keine Angaben 
macht. 


Anomala basalis BLANCH., Cat. Coll. Ent. p. 191, 1850. — 
Diese Art ist schon vor E. BLANCHARD von GUÉRIN-MÉNEVILLE in 
der Voyage en Abyssinie, exécuté pendant les années 1839-43 par 
M. LEFEBURE, Paris 1847, v. 6, p..513 als Anisoplia basalis 
beschrieben worden; sie ist wie Popillia bipunctata und einige 
andere Ruteliden vom Süden Abyssiniens dem Nil resp. dem afri- 
kanischen Graben entlang bis zum Sambesi verbreitet. Später 
wurde sie von KRAATZ in der Deutsch. Ent. Zeitschr. p, 184, 1899 
nochmals als Popillia Oberthiri beschrieben und KOLBE hat auf sie 
in der Stettiner Ent. Zeitg. p. 217, 1894 die Untergattung Peripo- 
pillia gegründet. Von Herrn E. BRENSKE auf die Art aufmerksam 
gemacht, habe ich 1897 ein Stück aus dessen Sammlung (exümus. 
JEKEL) mit der Type der An. basalis BLANCH. im Pariser Museum 
und dann mit der Type der Pop. Oberthiri in Herrn OBERTHüR’S 
Sammlung in Rennes verglichen, die Synonymie beider Arten fest- 
gestellt und in der Sfettin. Ent. Zeitg. p. 356, 1897 verôffentlicht, 
Auch KRAATZ hat, auf eine Benachrichtigung meinerseits hin, 
diese Synonymie berichtigt in der Deutsch. Ent. Zeitschr. p. 3533, 
1897, nicht ohne einen seiner beliebten Seitenhiebe gegen KOLBE, 
der ja die Art gar nicht aus eigener Anschauung kannte. 

Die Art ist sehr variabel in der Färbung. An der zuletzt citierten 
Stelle hat KRAATzZ eine Form beschrieben, bei der die rote Färbung 
an der Basis der Deckflügel verschwindet und die Deckflügel ein- 
farbig dunkelblau sind. In anderen Fällen schwindet die dunkel- 
blaue Färbung und die Deckflügel sind einfarbig rot oder rotgelb. 
Dies ist die Form, die KzuG in den Monatsberichten der Berliner 
Akademie der Wissenschaften p. 659, 1855 beschrieben hat (Type + 
unic. im Kgl. Zoolog. Museum in Berlin). Eine weitere auffällige 
Farbenvarietät hat Kopf, Vorderrücken und Schildchen leuchtend 
kupferrot, die Deckflügel sind hell rütlichgelb mit erzgrüner Naht, 
var. cupricollis m.aus Mosambik. 


Die Synonymie der Art lautet demnach : 


Anomala basalis GUÉRIN. 
—  Anisoplia basalis GUÉRIN, Reis. Abyssin. LEFEBURE v. 6, 

p. 513, 1847. 
—  Anomala basalis BLANCHARD, Cat. Coll. Ent, p. 191, 1850. 


228 


Anomala Popillia Oberthüri KRAATZ, Deutsch. Ent. Zeitschr. 
p. 184, 1892. 
— Peripopillia Oberthüuri KoLeE, Stettin. Ent. Zeitg. p. 217, 
1894. 
Var. nitidicollis KLuG, Monatsber. Berlin. Akad. p. 659, 1855 
(Phyllopertha). 
» cœruleipennis KRAATZ, Deutsch. Ent. Zeitschr. p. 333, 
1897. 
» cupricollis m. var. nov. 


SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE 


VII 


Assemblée mensuelle du 5 juillet 1913 





Présidence de M. CH. KERREMANS, président, 


La séance est ouverie à 20 heures. 


— Le procès-verbal de l’assemblée mensuelle du 7 juin 1913 
est approuvé. 


Correspondance. — MM. BAGNALL et LAMBERTIE font part de leur 
nouvelle adresse : 
M. BAGNALL, QOldstead », Park Town, Oxford ; 
: M. LAMBERTIE, 42, Cours du Chapeau Rouge, Bordeaux. 


Travaux pour les Annales. — L’impression des travaux insérés 
dans ce numéro est décidée. 


Communications. — M. LAMEERE montre deux spécimens d’un 
Tipulide peu commun, capturés par lui à Hockaï : Pedicia rivosa L. 


— M. F. GUILLEAUME fait passer sous les yeux des membres de 
l’assemblée quelques Coléoptères intéressants pour notre faune, 
dont voici la liste : 

Trachys nana HErRBST (Han-sur-Lesse, 21 juin 1915). 
Malthinus facialis THoms. (Fn. n. sp., Houx, 15 juin 1913). 
Malthodes gquttifer Kiesw. (Q en grand nombre, ForêtdeSoignes, 
29 juin 1913). 
Haltica fruticola WEise (Yvoir, 28 mai 1912) (Fn. n. sp.). 
Rhynchites tristis F.(Fn. n. sp., Groenendael, Boitsfort, 1902). 
Polydrosus flavipes DE G. (Wenduvne, 30 juillet 1906). 
Orthochætes setiger BECK. (Chambles, 19 juillet 1908). 

M. F. GUILLEAUME avait signalé, en juin 1909 (Annales du 
2 juillet 1909), la capture, faite par lui à Houx, du Trachys nana 
Hergsr. Il s’est aperçu qu'il avait fait erreur dans la détermina- 
tion de cet insecte : il s’agissait alors du Trachys pumila ILL., 
probablement nouveau, lui aussi, pour notre faune. Quant au 
Trachys nana HErBsr, dont l’habitat le plus rapproché de notre 
frontière était Aix-la-Chapelle, il a été capturé par M. GUILLEAUME 
à Han-sur-Lesse (21 juin dernier) sur des Geranium sanguineum. 
Les deux espèces précitées sont donc bien indigènes: 


— La séance est levée à 21 heures. 





ANNALES DE LA S0C. ENTOM. DE BELGIQUE, T. LVII, 1-VIII 1913. 16 


230 


NOTE ON THE GENUS BATHYCŒLIA AM. S. 
(HEM., PENTATOMIDÆ) 


by E. Bergroth 


HERRICH-SCHAFFER founded his genus Gustraulaxæ on two species, 
the second of which, thalassina H. Scx., admittedly belongs to Ba- 
thycælia. For a very closely allied genus SrÂL proposed the name 
Jurtina and in this genus he also included HERRICH-SCHAFFER’S 
first species, torquata H. Scx. As this species bad remained un- 
known both to SrAL himself and to all other authors, and as it does 
not appear from HERRICH-SCHAFFER'S description to which of these 
two genera torquata belongs, it is clear that SrAL placed it in 
Jurtina only because it came from the Philippine Islands whilst the 
species of Bathycælia Were known only from Africa. If torquata 
really is a Jurtina this name would be unnecessary as the name 
Gastraulax is available for it (as 1 remarked in Revue d’Entom. 
1891, p. 211) and KIRKALDY has also reserved the name Gastraulax 
for Jurtina. Having recently received from Prof. BAKER a new 
species of Bathycælia from the Philippines, [ think, however, that 
also torquata will possibly prove to be a true Bathycœlia, and this 


possibility is strengthened by the fact that B. chlorospila WaAïrx. : 


from Aru Island, which Disranr places in Jurtina, apparently is a 
Bathycælia, as WALKER states that it has the € tibiæ keeled ». As 
Bathycæœliaand furtina are sharply separated from the allied genera 
but quite identical in structure 2nter se, save that the tibiæ are 
sulcate above in Bathycælia and non-sulcate in Jurtina, I think the 
best course is to unite them. The tibial furrow is not equally 
distinct in ail species of Bathycœlia and there are other Pentatomid 
genera (for instance Carbula) in which the presence or absence of 
this furrow is only a specific character. 

The species of Bathycælia are large and conspicuous insects and 
not easily overlooked, but seem to be very rare and local. 


Bathycœælia cuneifera n. sp. — Ovalis, saturate glauco-viri- 
dis, supra dense concoloriter punctata, punctura capitis subtiliore, 
margine laterali prothoracis, margine costali corii basin versus, 
antennis, tibiis tarsisque dilute coccineis seu roseo-violaceis, mar- 
gine laterali abdominis nigro, segmentis connexivi mox ante me- 
dium macula cuneiformi nigra et ad apicem macula transversa 
nigra atque inter has macula ovali albido-virescente signatis, ventre 
macula majuscula basali ochracea notato, membrana subolivaceo- 
hyalina. Caput fere æque longum ac latum, subtriangulare, lateribus 


ki 





9531 


rectis, ocellis inter se quam ab oculis plus duplo longius remotis, 
rostro apicem segmenti sexti ventris attingente, articulo secundo 
antennarum dimidio tertii paullulo longiore, tribus ultimis sub- 
æque longis. Pronotum medio capite pullulo longius, marginibus 
lateralibus anticis levissime subrotundatis, angulis lateralibus non- 
nihil prominulis. Scutellum ad angulos basales foveola nigra et 
mox pone hanc callo elevato lævi flavo-testaceo instructum. Pleuræ 
punctulatæ. Hemelytra apicem abdominis vix superantia. Abdomen 
dorso concolor, angulis apicalibus segmentorum acute prominulis, 
connexivo dense punctulato, ventre parce subtilissime aciculato- 
puncuiato. Tibiæ supra sulcatæ. — Long. © 20 mill. 


Ins. Comoro (Mayotte). 


Differs from all other species by the striking colour of the con- 
nexival segments which have a pale whitish green spot connecting 
the two black spots, the anterior of which is wedge-shaped, 
turning its apex forward. Allied to B. prælongirostris BERGR., but 
the antennæ are unicolorous, their second joint shorter, the lateral 
margin of the pronotum and of the basal part of the corium as well 
as the tibiæ and the tarsi are pale carmine-red, and the pale callus 
at the basal angles of the scutellum does not encirele the black pit 
but is situated behind it. 


Bathycœælia conferenda BErGR.— This species was described 
from an old specimen with obscured colouring. In fresh specimens 
the ground-colour is olive-green, the whole legs and the three 
first antennal joints (except the broadly black apex of the third 
Joint) are of a beautiful clear sea-green colour. The large oblong 
black pit at the basal angles of the scutellum is transversely divided 
by two ridges. 


Bathycœælia rugifossa n. sp. — Ovalis, viridis (post mortem 
plus minusve rufescentiochraceo-tincta), supra sat dense concoloriter 
punctata, capite oblique ruguioso, vix punctulato, margine laterali 
toto pronoti, corii ad basin abdominisque nigris, connexivo ochra- 
ceo, viridiæneo micante, vitta hujus media prope apicem segmen- 
torum interrupta et fovea magna oblonga transversim rugosa ad 
angulos basales scutelli nigris, æneis, his foveis intus callo lævi 
stramineo terminatis, antennis dilute roseo-violaceis, annulo lato 
apicali articuli tertii quartique et anteapicali quinti nigris, tibiis 
larsisque leviter roseo-tinctis, membrana subvirescenti hyalina. 
Caput latitudine paullulo brevius, lateribus leviter sinualis, ocellis 
inter se quam ab oculis duplo longius remotis, rostro basin segmenti 
quinti ventris attingente, articulo secundo antennarum tertio tertia 


239 


parte breviore, tribus ultimis subæque longis. Pronotum medio 
capite quarta parte longius, marginibus lateralibus anticis rectis, 
angulis lateralibus nonnihil prominulis. Hemelytra apicem abdo- 
minis paullum superantia. Abdomen subtus subtiliter irregulariter 
strigulosum, prope latera parce subtiliter punctlulatum, angulis 
apicalibus segmentorum rectis, leviter prominulis. Tibiæ supra 
sulcatæ. — Long. © 19 mill. 


Ins. Philippinæ (Los Baños). 


This species differs from the description and figure of Pi. torquata 
H. Scx. by the following characters : it is less elongate, the scutel- 
lum has at the basal angles a large oblong transversely rugose 
black pit and a pale callus and its postfrenal part is broader, the 
antennæ are differently coloured, and the connexivum has a longi- 
tudinal sharply defined æneous-black median band. 


233 


ON SOME 
REDUVIIDÆ OF THE SUBFAMILY SAICINÆ 


by E. Bergroth 


GALLOBELGICUS Disr. 


Caput lobo antico pronoti subæquilongum, mox pone oculos 
minusculos prominulos subglobosos impressione transversa cur- 
vata divisum, subtus utrinque serie spinarum armatum, parte 
postoculari anteoculari plus quam duplo longiore, lateribus rotun- 
data, post medium in collum sensim angustata, articulo primo 
rostri oculos paullum superante, superne spinis duabus divaricatis 
basi subcontiguis armato, antennis gracilibus, articulo primo basin 
pronoti altingente, basin suam versus leviter incrassato, secundo 
primo plus quam dimidio breviore, duobus ultimis unitis primo 
paullo longioribus, quarto tertio breviore, apice acuminato. Prono- 
tum latitudine multo longius, lobo antico supra planiusculo, antice 
et postice utrinque tuberculo parvo instructo, antice subito valde 
declivi, lobo postico antico subbreviore, lateribus pone medium 
spina armato, margine basali sinuato. Scutellum brevissimum, 
apice spina brevi semierecta armatum. Postcutellum longum, apice 
spina longa suberecta armatum. Prosternum apice utrinque spina 
armatum, acetabulis anticis e supero visis ultra latera pronoti pro- 
minentibus. Hemelytra per partem plus quam tertiam basalem 
extus parallela, deinde ampliata, corio extus ultra medium mem- 
branæ sublanceolato-producto, cellula interiore membranæ brevi, 
triangulari, exteriore paullum ultra angulum apicalem corii pro- 
ducta, vena hanc cellulam extus terminante prope basin curvata, 
cum margine apicali corii angulum subrectum formante. Abdomen 
oblongo-ovale, hemelytris paullo latius, lateribus integrum. Pedum 
anticorum coxæ medium mesosterni superantes, postice spinulosæ, 
trochantera <pina armata, femora levissime curvata, in margine 
supero-interiore serie spinarum longarum introrsum directarum, 
subtus spinis longis et brevibus alternatis uniseriatis armata, tibiæ 
femoribus subæquilongæ, rectæ, supra spinis tribus longis distan- 


tibus introrsum directis armatæ, apice incrassatæ, tarsorum arti- 


culus primus duobus ultimis unitis paullo longior. 

Allied to the American genus Tagalis STrÂL, but the eyes are 
smaller and more prominent, the distance between them broader, 
the posterior pronotal lobe is spined, and the fore legs are some- 
what differently spined. 


234 


Gallobelgicus sævus n. sp. — Lævis, nitidus, subtilissime 
breviter albo-puberulus, flavo-testaceus, parte anteoculari capitis, 
basi articuli primi et secundo toto rostri, antennis (parte basali 
articuli primi excepta) annuloque anteapicali femorum fuscis, 
pectore pallide piceo-testaceo, membrana iridescente, infuscata, 
fascia prope basin flavo-testacea. Spinæ lobi postici pronoti oblique 
sursum et extrorsum directæ. Spina prima tibiarum anticarum 
prope basin, tertia paullulo pone medium sita. (Pedes postici 
desunt). Long. © 5.4 mill. 


Ins. Philippinæ (Los Baños). 


Differs from G. typicus Disr. by the lack of the small spine be- 
tween the antennæ, by the fore tibiæ being armed with 3 (not 4) 
spines, and by the quite differently coloured antennæ and hemelytra. 
In DISTANT figure the spines of the fore tibiæ are represented as 
directed outward ; in my species they are directed inward. 


PosrscriPpr. | had described this genus as new, but some days 
after sending the description for publication I chanced upon the 
figure 119 in DisranT’s Rhynchota of British India Vol. V, evidently 
representing the same genus, on which DisrANT has bestowed the 
curious name Gallobelgicus. My generic description was based solely 
on (G. sϾvus and should be slightly modified to fit both species. That 
I was on the point of redescribing the genus under an other name 
is no wonder, as DISTANT placed it in the — Harpactorinæ (!!), at 
the opposite end of the Reduviid system. 


Saica cruentata n. sp. — Gracilis, subglabra, cum antennis 


et pedibus dilute flavo-testacea, vitta superiore et basi capitis, : 


angulis humeralibus pronoti, spinis postscutelli, vitta propleura- 
rum, acetabulis posterioribus, basi clavi, parte tota prolongata 
apicali corii, venis hujus (parte basali excepta), fascia lata apicali 
segmentorum connexivi, segmento primo ventris maculaque sub- 
quadrata angulorum apicalilum segmentorum hujus ceterorum 
sanguineis, lobo antico pronoti levissime rufescente, antennis et 
pedibus sat longe albo-pilosis, femoribus anticis praeterea in parte 
plus quam dimidia basali setis rigidis testaceis vestitis.. Articulus 
primus antennarum apicem postscutelli attingens. Articulus primus 
rostri ceteris duobus unitis æ&que longus, secundus superne spinulis 


duabus divaricatis armatus. Spinæ lobi postici pronoti et spina. 


scutelli perlongæ, illæ antrorsum nutantes, hæc suberecta. Post- 
scutellum spinis duabus armatum, anteriore brevi, erecta, obtusius- 
cula, posteriore spina scutelli triplo breviore, retrorsum nutante. 
Spinæ duæ apicales prosterni longiusculæ, oblique deorsum ver- 
gentes. Abdomen (©) retrorsum sat fortiter ampliatum. Trochan- 


ES 1 
TVA 








teres antici prope apicem spina brevi duplicata armati. Femora 
postica apicem abdominis subattingentia. — Long. © 10.5 mill. 


French Guiana. 


Allied to S. erubescens CHAMP., but differently and much more 
gayly mottled and with the body subglabrous, especially above. 


LACEHNOCHILUS nov. gen. 


Caput pronoto paullo longius, mox pone oculos impressione trans- 
versa vix curvata divisum, clypeo ante juga nasuto-producto, paral- 
lelo, subcompresso, spatio interoculari oculo subæque lato, tumido- 
elevato, oculis magnis, fortiter granulatis, altitudinem fere totam 
capitis occupantibus,subtus() valde approximatis, parte postoculari 
anteoculari subbreviore, lateribus rotundata, supra longitudinaliter 
leviter bisulcata, inter sulculos tumida, articulo primo rostri mar- 
ginem posticum oculorum vix attingente, tertio secundo longiore, 
tuberculis antenniferis margini antico-superiori oculorum conti- 
guis, articulo primo antennarum capite paullo longiore, secundo et 
tertio unitis primo paullo longioribus, tertio secundo multo bre- 
viore, quarto secundo subæque longo. Pronotum longitudine latius, 
inerme, impressione cruciformi percurrente instructum, lobo 
antico utrinque convexo, apice maxime declivi, lobo postico antico 
dimidio longiore et multo altiore latioreque, sat fortiter declivi, 
paullo intra angulos laterales longitudinaliter impresso, margine 
basali ante basin corii depresso. Scutellum oblongo-triangulare, 
lateribus carinatum, apice in spinam longam horizontalem pro- 
ductum. Acetabula antica usque ad apicem prosterni extensa. 
Anguli postici metapleurarum spinula armati. Hemelytra apicem 
abdominis subattingentia, parte apicali limbi exterioris coriacei 
corii intus subtriangulariter dilatata, margine costali pilis curvatis 
ciliato, vena cellulas discoidales membranæ separante fere trans- 
versali. Abdomen hemelytris latius, lateribus integrum, pilis cur- 
vatis ciliatum, ventre medio usque ad apicem segmenti quinti (4) 
carinato. Pedes omnes simplices, inermes, femoribus anticis apicem 
capilis et posticis apicem abdominis vix attingentibus, tibiis anticis 
femoribus subæquilongis, rectis, tarsorum omnium articulo primo 
tertio breviore. 

Allied to Oncerotrachelus STÂL, but distinguished by the dif- 
ferently constructed head and pronotum. 


Lachnochilus nasutus n. sp. — Nitidulus, lævis, albo-pilosus, 
testaceus, capite cum rostro venisque hémelytrorum fusco-piceis, 
lobo postico pronoti piceo-tincto, angulis lateralibus tuberculo mi- 


236 


nutissimo acuto præditis, hemelytris subopacis, disco ventris 
albido. Antennæ et pedes longe pilosa. — Long. 4 5.5 mill. 
Argentina (Chaco de Santiago del Estero, Rio Salado). 
Of this genus I also know a smaller more hairy species from 
Southern Brazil, but owing to its mutilated condition it is unfit for 
description. 


ON A SMALL COLLECTION OF HEMIPTERA 
FROM NORTH EASTERN FRENCH CONGO 


by E. Bergroth 


From the coast of French Congo numerous Hemiptera are known, 
but none have been reported from the interior and northern parts 
of thatvast country.Dr. PoPprus having sent to me for determination 
some Hemiptera from the Chari (Shari)-territory, communicated 
by Mons. E. DE BERGEVIN, I think it worth mentioning them, few 
though they be. 


PENTATOMIDÆ 


1. Halyomorpha Schoutedeni n. sp. — Oblonga, medio sub- 
parallela, supra subfusco-ochracea, sat dense fusco-punctulata, 
subtus livido testacea, pleuris totis (etiam area evaporativa) remote 
nigro-punctulatis, ventre latera versus remote concoloriter punctu- 
lato, segmentis tertio, quarto quintoque pone medium maculis 
parvis quatluor nigris in seriem transversam ordinatis notatis, 
spiraculis minuseulis nigris, membrana griseo-testacea, venis ante 
medium notulis oblongis fuscis in series duas transversas curvatas 
ordinatis signatis, segmentorum connexivi parte interiore, fascia 
subcurvata antemediana rectaque apicali latiusculis viridi-nigris, 
articulo ultimo rostri nigro. Caput subæque longum ac latum, late- 
ribus levissime sinuatis, ocellis inter se quam ab oculis duplo 
longius remotis, rostro apicem segmenti secundi ventris attingente, 
articulo tertio antennarum secundo breviore, quarto secundo lon- 
giore, quinto quarto subæque longo. Pronotum medio capite paullo 


longius, marginibus lateralibus anticis rectis, angulis humeralibus 


obtusis, levissime eminulis. Scutellum prope angulos basales callo 
minusculo rotundato lævi instructum. Hemelytra apicem abdo- 
minis paullum superantia. Abdomen pronoto haud latius, angulis 
apicalibus segmentorum levissime prominulis, segmento genitali 
feminæ sat dense setoso. Pedes concolores. —— Long. © 14.5 mill., 
lat. 7.4 mill. : 

Differs from the other Ethiopian species by the markings of the 
connexival segments and other characters. 


2. Diploxys acanthurus \WEsrw. 


Diploxys AM. S. and Ancyrocoris MAYR (including Coponia STAL 
and Paracoponia Horv.) I regard as distinct genera with the fol- 
lowing characters. 


238 


Do Le : juga apice acuta, divaricata; femora apice in spinam 
producta. 

Ancyrocoris : juga apice obtusa, contigua; femora apice inermia. 

The name Diploxys is, of course, of masculine gender, not femi- 
nine though usually so treated. 


3. Carbula curtana DALL. 


4. Durmia hædula SrALr. 


The length of the third antennal joint and of the humeral spines 
is somewhat variable in this species and D. nigrispina REUT. is not 
distinct from hædula. I have seen specimens POLHDE distinct 
transitions between these two forms. 


COREIDÆ 
5. HomϾocerus pallens FABr. 
6. Choerommatus farinosus Am. S. 


7. Acanthomia spiniscutis n. sp. — Nigra, subtus albo- 
tomentosa, clavo toto et parte plus quam dimidia basali corii luteo- 
testaceis, seriatim fusco-punctulatis, membrana sublacteo-vitrea, 
prope basin fascia curvata fuliginosa e maculis plus minusvé con- 
fluentibus composita ornata, capite etiam superne, parte anteriore 
declivi pronoti, excepta macula majuscula apicali, dimidio apicali 
et lateribus scutelli fasciaque angusta subbasali segmentorum con- 
nexivi albo-tomentosis, parte basali nigra pronoti medio antrorsum 
subrotundato-producta, partibus nigris pronoti et scutelli nigro- 
tomentosis, rostro piceo, antennis subfusco-testaceis, apice articuli 
primi et secundi nigrino, pedibus fulvis, femoribus (basi excepta), 
basi et annulis duobus tibiarum apiceque articulorum tarsalium 
nigris, spinis majoribus femorum posticorum ante apicem albo- 
annulatis. Caput altitudine dimidio longius, inter oculos et apicem 
tuberculorum antenniferorum parallelum, articulo primo rostri 
marginem posticum oculorum subattingente, articulo primo anten- 
narum capite paullo breviore, secundo primo breviore et tertio 
paullulo longiore, quarto secundo et dimidio tertii unitis subæque 
longo. Pronotum ante medium maxime declive, parte declivi 
utrinque prope latera tuberculo acuto prædita, marginibus hume- 
ralibus per spatium latitudine basali corii paullo longius truncatis, 
subparallelis, sed medio spina brevi extrorsum et levissime sursum 
directa armatis et paullo ante hanc tuberculo rotundato extus pro: 
minente instructis. Scutellum in disco paullo ante medium tuber- 


239 


culis duobus juxtapositis conicis acutis et utrinque ad latera spina 
gracili, omnibus retrorsum nutantibus, armatum. Hemelytra api- 
cem abdominis attingentia. Anguli apicales segmentorum abdo- 
minis acute modice dentato prominuli. Tibiæ posticæ femoribus 
multo breviores, basin versus fortius curvatæ. — Long. 4 6.5 mill. 

This very distinct species belongs to STAL’s group a and is some- 
what allied to the still smaller À. Leontjevi BERGR., but is readily 
distinguished from all species of this group by the spined scutel- 
lum and the markings of the membrane. 


8. Acanthomia horrida GERM. 

9. Acanthomia hystricodes SrAr. 

10. Mirperus jaculus THUN&. 

11. Riptortus dentipes FABr. 

12. Hypselopus cinctiventris GERM. 

15. Serinetha griseiventris (\VESTWw.?) STAL. 


Forma brachyptera : corium apicem segmenti antepenultimi 
abdominis vix attingens ; membrana augulum apicalem exteriorem 
corii parum superans, margine apicali axi transverso corporis sub- 
parallelo, dimidio exteriore hujus marginis levissime rotundato, 
dimidio interiore levissime sinuato; alæ nullæ. 

According to DISTANT (Proc. Zool. Soc. Lond. 1901, p. 332) the 
type of griseiventris WESTW. belongs to the species later described 
under the name S. Chevreuxi NOUALH., and he says that the real 
distinguishing character which separates it from S. hϾmatica 
GERM. is the somewhat longer rostrum. The length of the rostrum 
is, however, rather variable in the species of this genus and is not 
a reliable character. Griseiventris as understood by STAL is, as cor- 
rectly pointed out by him, at once distinguished from hcæmatica by 
having the pronotum much more strongly punctured than the 
corium and clavus. Should a re-examination of WEsrwoop’s type 
prove that griseiventris WESTW. is identical with hæmatica or 
distinct from griseiventris SrAL, the latter must be renamed. 


PYRRHOCORIDÆ 


14. Odontopus sexpunctatus Lap. 


The specimen belongs to the scarce typical form described by 
LAPORTE, in which the anterior spot of the corium is divided 
into two. 

MYODOCHIDÆ 


15. Oncopeltus famelicus FABr. 





240 


A NEW NEOTROPICAL GENUS OF REDUVIIDÆ 


by E. Bergroth 


In describing the genus /xopus in my paper on Bornean Redu- 
viidæ (Sarawak Museum Journal I, 3, p. 25-38) I mentioned an 
undescribed genus of the subfamily Zelinæ having, like Zxopus and 
the Apiomerinæ, the legs clothed with hairs exuding a gluey fluid. 
The two species forming this genus are both from French Guiana 
and, being big and showy insects, it is curious that they have 
remained undescribed until now. Judging from the long hemelytra 
and wings they are strong flyers and when on the wing possibly 
simulate certain large neotropical wasps with dark metallic wings. 
Their strong sticky legs and partly curved tibiæ make them power- 
ful enough to get the better of even large insects, such as wasps, 
Asilids and dragon-flies. In contrast to Zxopus this genus bears no 
resemblance (apart from the legs) to the Apiomerinæ. 


ARISTATHLUS nov. gen. 
(æpusrablos — victor in a fight) 


Corpus elongatum, læve. Caput pronoto brevius oblongum, hori- 
zontale, ab oculis ad basin sensim modice angustatum, parte ante- 
oculari et postoculari subæque longis, oculis modice prominulis, e 
supero visis latitudine longioribus, ocellis quam oculis paullo minus 
distantibus, articulo primo rostri parti anteoculari capitis subæque 
longo, secundo primo longiore, antennis ab apice eapitis et ab 
oculis fere æque longe remotis, articulo primo capite longiore, 
secundo primo multo breviore. Pronotum ante medium transversim 
impressum sed vix constrictum, impressione longitudinali lata, a 
medio lobi antici ultra medium lobi postici extensa, impressione 
transversa rugis duabus obtusis interrupta, angulis lateralibus 
rotundatis, haud prominulis, impressione intra margines laterales 
posticos extrorsum sensim dilatata et cum impressione intrahu- 
merali confluente. Scutellum callosum, apice obtusum. Hemelytra 
apicem abdominis longe superantia, corio extus secundum mem- 
branam anguste producto, cellula discoidali oblonga, postice lata, 
antrorsum nonnihil angustata, margine ejus antico obliquo, 
cellula basali interiore membranæ basi exteriore latiore, hac sub- 
parallela.‘Alæ apicem abdominis superantes. Abdomen hemelytris 
haud vel paullo latius, lateribus integrum, suturis ventralibus 
antrorsum curvatis, limbo ventrali spiracula gerente a disco ventris 
impressione lineari disjuncto, spiraculis prope hanc impressienem 


241 


sitis. Pedes pilis laticem glutinosum exsudantibus vestiti, pilis 
tibiarum brevioribus et densioribus, femoribus anticis et posticis 
subæque longis, illis apicem capitis longe, his medium abdominis 
nonnihil superantibus, anticis quam posticis paullo crassioribus, 
tibiis omnibus femoribus longioribus, posticis curvatis, elongato- 
fusiformiter incrassalis, in femina quam in mare crassioribus, e 
medio basin et præsertim apicem versus angustatis, parte incras- 
sata rugulosa. 

This genus should be placed near Zelus FABR., from which it 
differs by a facies of its own, the structure of the hind tibiæ, etc. 

Type : the first species. 


Aristathlus imperatorius n. sp. — Niger, breviuscule albo- 
pilosus, corio cæruleo-atro, quam brevissime erecte nigro-pilosello, 
membrana et alis cæruleis, vittis duabus retrorsum dilatatis 
pronoti impressionem longitudinalem extus terminantibus et basin 
attingentibus, scutello vittaque medio inlerrupta propleurarum sul- 
phureis, ventre flavé, excepto segmento genitali maris toto et 
feminæ præier basin nigro, spiraculis albis. Articulus primus an- 
tennarum secundo triplo et capite dimidio longior, hoc et pronoto 
unitis multo brevior. Pronotum ad angulos apicales subobtuse 
tuberculatum. Hemelytra dimidio membranæ apicem abdominis 
superantia, cellula basali interiore membranæ basi exteriore multo 
latiore. Alæ medium partis membranæ ultra abdomen productæ 
superantes. Abdomen parallelum, hemelytris haud latius, dorso et 
connexivo concoloribus nigris, Himbo spiraculifero angusto, spira- 
culis margini laterali ac impressioni intralaterali pariter propinquis. 
Femora antica parte circiter dimidia apicem capitis superantia, 
basin versus quam apice parum (9) aut distincte («j') crassiora ; 
tibiæ anteriores leviter, posticæ fortius curvatæ, parte media harum 
femoribus crassiore (©) aut æque crassa (4). — Long. 4 19.5 mill., 
© 21 mill., cum hemelytr. 25 mill., © 27 mill. 


Aristathlus regalis n. sp. — Niger, breviter testaceo-pilo- 
sulus, gula, vittis duabus percurrentibus antrorsum convergentibus 
antice confluentibus pronoti, margine laterali lobi hujus antici, 
scutello (vitta media postice abbreviata excepta), clavo (apice 
excepto), macula magna posteriore subtriangulari corii areas dis- 
coidalem et adjacentem interiorem occupante anticeque ante has 
nonnihil producta, vitta pleurarum, sternis medio coxisque subtus 
fulvis, membrana cærulea vel cæruleo-nigricante, alis fusco-nigris, 
basi et fascia media marginem posticum haud attingente fulvis, 
abdomine et supra et subtus luteo-testaceo, irregulariter diffuse 
fusco-variegato, dorso apicem versus et segmento genitali nigri- 


242 


cantibus, spiraculis albis. Articulus primus antennarum secundo 
plus quam triplo et capite plus quam duplo longior, huic et pronoto 
unitis æque longus. Pronotum ad angulos apicales subacute tuber- 
culatum. Hemelytra parte tertia membranæ apicem abdominis 
superantia, cellula basali interiore membranæ basi exteriore paul- 
lulo latiore. Alæ apicem abdominis paullulum superantes. Abdo- 
men (©) lateribus leviter rotundatum, hemelvytris aliquantulum 
latius, limbo spiraculifero lato, spiraculis a margine laterali longe 
remotis. Femora antica parte plus quam dimidia apicem capitis 


superantia, ubique subæque lata (9); tibiæ anteriores rectæ, posti- 


cæ fortiuscule curvatæ, parte harum media incrassata femoribus 
latiore (®). — Long. © 20 mill., cum hemelvytr. 23 mul. 

Distinguished from the preceding species by different colour- 
markings and several structural characters. 





243 


DESCRIPTIONS DE QUATRE ESPÈCES NOUVELLES DU GÊNRE ZX ZA Lac. 
(Col. PHYTOPHAGA) 


par Julien Achard 


Exema pygmæa n. sp. — Elongata, nigro-nitida, palpis anten- 
nisque nigris; prothorace lateribus subtiliter reticulato, gibboso, 
gibbere ovato, modice elevato, carinulis sex argute elevatis [externis 
interruptis, intermediis rectis/ postice convergentibus, prædito ; elytris 
punctulato-rugosis, singulo lineis quatuor elevatis ante medium 
posilis, instructo ; pygidio tricarinato. 

Espèce très petite et très allongée, entièrement noire, assez 
brillante. 

Tête plane, couverte d’une rugosité extrêmement fine qui lui 
donne un aspect dépoli. Yeux assez grands et assez larges, entaillés 
triangulairement au-dessous de leur milieu. Antennes et palpes 
noirs. 

Prothorax beaucoup plus étroit au sommet qu’à la base, sur- 
monté d’une gibbosité peu élevée, mais allongée et très rétrécie en 
arrière, portant six fines carènes tranchantes qui prennent toutes 
naissance au sommet de la gibbosité; les deux carènes internes 
sont rectilignes et subparallèles, elles se prolongent, ainsi que les 
deux intermédiaires, jusqu’au bord antérieur du prothorax; les 
deux carènes externes, au contraire, ne dépassent pas la moitié de 
la longueur du prothorax. Les intervalles des carènes sont lisses et 
marqués çà et là, principalement à la base et au sommet, de points 
enfoncés. Les bords latéraux du prothorax sont couverts d’un fin 
réseau à mailles irrégulières et portent une petite gibbosité 
oblongue peu marquée. 

Elytres allongés, assez nettement rétrécis en leur milieu, scabres, 
couverts de points enfoncés, gros et serrés, ne portant ni tuber- 
cules ni carènes mais des lignes flexueuses dont le parcours est 
très difficile à définir. La première ligne, assez courte, part du 
milieu de la base de l’élytre et se dirige directement vers le premier 
quart de la longueur de la suture ; la seconde nait du même endroit, 
se dirige obliquement vers la suture et disparait un peu après la 
moitié de la longueur de l’élytre; la troisième ligne part du calus 
huméral, s’incurve pour se rapprocher de la précédente, à laquelle 
elle devient un moment parallèle, et disparaît en même temps 
qu’elle ; une quatrième ligne est courtement indiquée sur le calus 
huméral. Enfin, dans la moitié postérieure des élytres, il n’existe 
pas de lignes élevées mais les intervalles longitudinaux de la ponc- 


244 


tuation sont très convexes et la ponctuation est plus enfoncée; 
l’ensemble est très scabre et confus. Suture denticulée seulement 
à sa base, près de l’écusson, celui-ci très transverse. 

Abdomen ponctué et quelque peu strigueux sur les côtés. Pattes 
peu robustes. Pygidium portant trois fines carènes, dont les deux 
externes sont raccourcies à leurs extrémités. 


Long. 1 1/2 mill. 


Un individu provenant des chasses de M. EMILE GOUNELLE au 
Brésil : Fazenda do Riacho Fundo, campos de Diamantina (Minas) ; 
décembre 1902. 


Cette espèce, la plus petite actuellement connue, est remarquable 
par sa forme allongée et la sculpture de ses élytres qui permettent 
de la distinguer facilement des petites espèces voisines. 


Exema elongatula n.sp.— ÆElongatula, nigra, nitida ; antennis 
fulvis ; prothorace lateribus subtiliter reticulato, gibboso, gibbere 
oblongo, modice elevalo, carinulis sex arqute elevatis /intermediis 
antice reclis, externis interruptis] postice convergentibus, prædito ; 
interstitiès lævis sparsim punctulatis; elytris scabris, confluenter 
punctatis, singulis lineis quinque elevatis /2* apice intus antrorsum 
curvata, 57 incurvata post medium positis) tuberculisque duabus, 
instructo ; pygidio tricarinato. 


Espèce presque aussi petite que Æ. minuta décrit ci-dessus, mais 
sensiblement plus large et plus robuste. Entièrement d’ün noir 
bronzé brillant, sauf les antennes qui sont fauves. 

Tête très finment rugueuse et comme dépolie; yeux assez 
grands, fortement entaillés rectangulairement au-dessous de leur 
milieu. 

Prothorax très rétréci de la base au sommet, portant une gibbo- 
sité oblongue peu élevée (le profil, depuis la bouche jusqu’au 
sommet de la gibbosité, forme une ligne parabolique régulière) 
munie de six carènes très tranchantes. Les quatre carènes externes 
se joignent deux à deux au sommet de la gibbosité; les deux 
internes sont un peu plus courtes, elles sont rectilignes et se pro- 
longent, ainsi que les deux intermédiaires, jusqu'au sommet du 
prothorax ; les deux externes sont de moitié plus courtes. Bords 
latéraux du prothorax finement réticulés et sans gibbosité sensible. 
Intervalles des carènes lisses et marqués de quelques points 
espacés. 

Elytres allongés, assez fortement étranglés en leur milieu, 
scabres, couverts d’une ponctuation profonde et confluente, por- 
tant des lignes élevées, flexueuses et confuses. La première ligne 
nait au milieu de la base de l’élytre et se dirige vers le tiers de la 


ED 


245 


suture ; elle est brisée et légèrement interrompue en son milieu. 
La deuxième ligne, partant presque du même point, s’écarte d’abord 
de la première, puis revient vers la suture près de laquelle, vers la 
moitié de la longueur, elle se courbe brusquement en crochet, 
s'élève assez fortement et forme une sorte de tubercule concave sur 
la face antérieure. La troisième ligne prend naissance à la base, au- 
dessus du calus huméral ; elle se rapproche par une courbe de la 
deuxième ligne à laquelle elle se joint, puis elle court parallèle- 
ment à cette deuxième ligne et disparaît à hauteur du tubercule. 
Une quatrième ligne, très courte et mal définie, existe sur le 
calus huméral. Enfin une cinquième ligne part de la face externe 
du tubercule, court parallèlement à la suture jusqu’à quelque dis- 
tance de l’angle apical, se recourbe sur elle-même et se termine 
près de la marge externe en un petit renflement tuberculiforme. 
Dans le demi-cercle formé par cette ligne postérieure on voit 
encore deux fines et courtes linéoles obliques peu nettes. Suture 
denticulée seulement à là base. Ecusson peu transverse. 

Abdomen ponctué, fortement réticulé sur les côtés qui portent 
l'indication de deux légères nodosités, l’artérieure un peu plus 
accentuée que la postérieure. Pygidium portant trois fines carènes 
partant de la base, la médiane entière, les deux autres de moitié 
plus courtes. 

Long. 1 3/4 mill. 

Un individu provenant, comme le précédent, des chasses de 
M. EMILE GOUNELLE, au Brésil : Fazenda das Melancias, sertäo de 
Diamantina (Minas); octobre-novembre 1902. 


Espèce voisine de Æ. exaraticollis Lac. dont elle se distingue 
par la sculpture des élytres et du pygidium, la forme plus allongée, 
la taille plus petite. 


Exema distincta n. sp. — Ælongatula, tota nigra, opaca, 
profunde et creberrime punctata; prothorace elevato-gibboso, supra 
sexcarinato, lateribus fortiter reticulato; elytris scabris, singulo 
tuberculis 12 incæqualibus instructis ; pygidio lricarinato. 


Tête couverte d’une ponctuation serrée, confluente, dont les 
intervalles sont élevés et forment une réticulation assez régulière. 
Yeux peu développés, profondément entaillés en rectangle en leur 
milieu. Antennes noirâtres, avec les deuxième, troisième et qua- 
trième articles roux. 

Prothorax régulièrement rétréci de la base au sommet, entièrement 
ponctué, la ponctuation formant sur les bords latéraux et antérieur 
un réseau d’aréoles régulières; disque portant une forte gibbosité, 
brusquement déclive en avart, rétrécie progressivement en angle 


246 


aigu à son sommet et portant six carinules non tranchantes, les deux 
internes partant du sommet de la gibbosité, subparallèles, dispa- 
raissant un peu avant d'atteindre le bord antérieur du prothorax ; 
les deux externes se détachant des précédentes à quelque distance 
du sommet de la gibhosité et se dirigeant obliquement vers l’angle 
antérieur du prothorax: les deux intermédiaires naissant des 
internes plus loin encore du sommet que les médianes, sinueuses 
dans tout leur parcours. Ce dispositif est sujet à des variations 
individuelles qui portent sur la plus ou moins grande longueur des 
carinules; il arrive aussi que ces Carinules soient plus ou moins 
interrompues ou obsolètes, mais elles sont toujours indiquées au 
sommet de la gibbosité. 

Ecusson transverse, tridenté au sommet. 

Elytres légèrement allongés, parallèles, plus ou moins étranglés 
en leur milieu selon les individus, couverts d’une ponctuation 
beaucoup plus forte et plus profonde que celle du thorax, ornés de 
trois rangées de quatre tubercules disposées longitudinalement (1) : 
la première le long de la suture (1° tubercule petit, parfois obsolète, 
le 2° transverse, le 3° généralement plus petit, le 4° oblong) ; la 2° au 
milieu (1% tubercule tout à fait à la base, le 2° un peu en arrière du 
1°" de la première série, les % et 4° alternés avec ceux de la première 
série); la troisième marginale (1* tubercule gibbeux, sur le calus 
huméral, 2° et 3° à la hauteur des 1° et 2° de la première série, 4° à 
la hauteur du dernier de la première série). Entre ces tubercules il 
existe parfois, notamment sur les côtés et au sommet des élytres, 
de petites linéoles ondulées, dont la disposition et l’importance 
varient d'un individu à l'autre. 

Pattes, poitrine et abdomen ponctués, ce dernier nettement 
réticulé sur les côtés. Pygidium ovale, assez fortement relevé sur 
son pourtour et portant trois carènes longitudinales entières, la 
médiane assez fine, les externes plus larges. 

Long. 2-9 1/9 mill. 

Manille (E. SImMoN, coll.), 15 individus. 

Cette espèce est voisine de E. malayana BATES, dont elle à la 
forme et la structure générale. La ponctuation du corps et de la 
tête, la gibbosité et les rides du prothorax sont semblables, mais la 
sculpture des élytres est toute différente. 


Exema confusa n. sp. — Ælongata, postice altenuata, dense 
punctlata, nigra, labro antennisque articulis 1-5 fulvis. Prothorace 
imodice elevato, gibboso, rugoso punctate ; gibbere mediocri, oblongo, 


(1) Une manière commode de bien voir les tubercules est de tenir l’insecte 
sous la loupe, la tête vers soi et de regarder à contre-jour. 








247 


dorso vage canaliculato, lineolis quatuor obsito. Elytris scabris, punc- 
tatis, singulo tuberculis duodecim lineolisque confusis instructo ; 
sutura denticulata, elevata. Abdomine punctato; pygidio tricarinato. 


Tête plane entre les veux, couverte d’une ponctuation grosse et 
serrée dont les intervalles sont relevés et forment un réseau à 
mailles assez régulières. Epistome tronqué presque droit au som- 
met. Labre roux, saillant. Yeux à peine échancrés. Antennes assez 
robustes, courtes, ayant leurs articles 1 à 5 fauves et les six derniers 
enfumés; premier article gros et allongé, troisième, quatrième et 
cinquième subcylindriques, presque égaux entre eux, sixième brus- 
quement dilaté et transverse ainsi que les suivants qui sont au 
moins deux fois aussi larges que longs, onzième arrondi au 
sommet. 

Pronotum fortement ponctué, portant une gibbosité peu élevée, 
déclive en arrière et dont le sommet ne surplombe pas le lobe 
médian de la base. Celui-ci peu aigu, tronqué et finement échancré 
au sommet. Lagibbosité està peine sensiblement canaliculée longilu- 
dinalement en son milieu, elle est ornée de chaque côté de deux 
linéoles confuses et mal indiquées, très sinueuses et anastomosées 
- par places, entre lesquelles les intervalles de la ponctuation forment 
de petites aréoles ; en outre, on voit de chaque côté un petit mame- 
lon assez vague et les bords latéraux sont limités, surtout posté- 
rieurement, par une dépression oblique. 

Ecusson très transverse, tridenté au sommet. 

Elytres allongés, légèrement rétrécis vers le sommet, à peine 
sensiblement rétrécis latéralement en leur milieu, très fortement 
ponctués, portant trois rangées longitudinales de tubercules ainsi 
disposées : 

Première rangée, suturale, comprenant quatre tubercules : 1% et 
3° petits et allongés longitudinalement, 2° transversal assez gros, 
évasé antérieurement, 4 gros, surplombant la partie déclive de 
l’élytre, évasé sur sa face postérieure. 

Deuxième rangée, médiane, comprenant un premier tubercule 
arrondi, tout à fait à la base; un deuxième petit et allongé, placé 
un peu en arrière du premier de la première rangée et pouvant 
être réuni par une légère ride au précédent et au deuxième de la 
première rangée; un {roisième et un quatrième alternant avec les 
deux derniers de la première rangée. 

Troisième rangée, marginale, difficilement distincte à cause des 
petites rides irrégulières qui existent entre les tubercules, mais 
comprenant néanmoins un premier tubercule très petit, en forme 
d'étoile, placé derrière le calus huméral (ce dernier est lui-même 
pourvu d’une petite gibbosité), un deuxième à la moitié et un 


248 


troisième aux deux tiers de la longueur, enfin un quatrième, plus 
gros, dans l’angle apical externe, réuni par une ride au dernier 
tubercule de la première rangée. 

Une fine ride contourne la marge du sommet de l’élytre. La 
suture est denticulée nettement dans toute sa longueur et légère- 
ment relevée, surtout dans la moitié apicale. 

Poitrine et abdomen ponctués, ce dernier aréolé sur les côtés. 
Pygidium ovale-arrondi, légèrement relevé sur ses bords et trica- 
réné longitudinalement. 

Pattes assez robustes, ponctuées. Tarses étroits, avec le dernier 
article un peu allongé et bien dégagé des lobes du troisième. Ongles 
petits, fortement appendiculés à la base. 


Long. 2 mill. 
Assinie, Côte occidentale d'Afrique (CH. ALLUAUD, 1886). 


Cette petite espèce est la seconde, appartenant au genre Exema, 
qui ait l'Afrique pour patrie. Elle est complètement différente, par 
sa forme, sa sculpture, sa taille, de E. pumicata LAc., qui est d’ail- 
leurs une espèce de l’Afrique australe. 

Chlamys africana JAC., qui pourrait bien être en fait un Exema, 
se rapproche de E. confusa par sa forme, sa taille et sa coloration ; 
il en diffère par la sculpture de son pronotum, lequel porte une 
gibbosité élevée, divisée par un profond sillon longitudinal de 
chaque côté duquel sont disposés quatre tubercules ; d’autres 
différences encore existent que la comparaison des'deux descrip- 
tions fera ressortir. 


SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE 


VIIL 


Assemblée mensuelle du 2? août 1913 





Présidence de M. F. GUILLEAUME. 


La séance est ouverte à 20 heures. 


— En l’absence de M. SCHOUTEDEN, qui se fait excuser, ainsi que 
MM. DESNEUX, PurTzEys et KERREMANS, M. BONDROIT remplit les 
fonctions de secrétaire. 


— Le procès-verbal de l’assemblée mensuelle du 5 juillet 1913 
est approuvé. 


Travaux pour les Annales. 
dans ce numéro est décidée. 





L’impression des travaux insérés 


Communications. — M. F. GUILLEAUME montre divers Coléo- 
ptères intéressants pour notre faune : 

Sphinginus lobatus OL. (Chambles, 9 juillet 1915; Fn.n. q.). 

Mantura ambigua Kurscx. (Chambles, 9 juillet 1915). 

Chæœtocnema confusa Bon. (Chambles, 9 juillet 1912). 

Sitona Waterhousei WALTON (Boitsfort, 5 avril 1906). 

Hypera pastinacæ Rossr (Blankenberghe, 2 août 1901; 
En. n. sp.). 

Liosoma cribrum GYLH. (Tervueren, 27 juillet 1913). 

Liosoma oblongulum Box. (Forêt de Soignes, mai 1900; 
Fr. sp), 

Pachytychius sparsutus Or. (Houx, 25 juin 1908; Fn. n.9.). 

Ceuthorrhynchidius horridus PANZ. (Blankenberghe, 4 juillet 
1007 Fn.nSp;)|. 

Ceuthorrhynchus suturalis KF. (Tervueren, 27 avril 1897). 


— M. GUILLEAUME parle ensuite de la zoogéographie de la Bel- 
gique. 
La séance est levée à 21 12 heures. 


ANNALES DE LA 80C. ENTOM. DE BELGIQUE, T. LVII, D-IX 1913. 17 


250 


ÉTUDES SUR LES MYRMICINÆ 


par €. HEmery (Bologne) 


V:— Les genres des Att'ni; descriptions de nouvelles formes 
de MYCOCEPURUS et de MYRMICOCRYPTA 


La tribu des Attini passait, jusqu’à ces tout derniers temps, pour 
être exclusivement néotropicale ; M. v. BUuTTEL REEPEN en a décou- 
vert une espèce, appartenant à un nouveau genre, à Sumatra. Ce 
genre (Proatta For.) a les antennes de 12 articles, tandis que tous 
les genres américains les ont de {[ seulement; malgré cela il parait 
se rapprocher de Mycocepurus, du moins des espèces qui étaient 
comprises dans ce groupe, lorsque M. Forez l’a établi autrefois. 
Mais les ouvrières de Proatta diffèrent de tous les Atlini américains 
par les tarses antérieurs non dilatés, ce qui est peut-être en rap- 
port avec la coutume de cultiver des champignons, que tous les 
Attini américains ont et que l’espèce de Sumatra ne parait pas 
avoir. 

En revisant les Attini pour le Genera Insectorum, il m’a paru que 
MM. Forez et WHEELER ont inscrit à tort dans les Mycocepurus el 
les Myrmicocryptla des espèces aberrantes, qui seraient, à mon avis, 
mieux placées dans le genre Cyphomyrmex, ou dans de nouveaux 
sous-genres de celui ci. La conséquence de cette attribution 
malencontreuse, est que FOREL lui-même trouve des transitions 
entre Cyphomyrmex et les deux groupes susnommés; s’il eût con- 
servé à Mycocepurus et à Myrmicocrypta leur homogénéité primi- 
tive, il eùt été peut-être d’un autre avis. 

M. WHEELER est tenté, par des considérations éthologiques, de 
faire de Mycocepurus un genre, au lieu d’un sous-genre d’Atta 
comme FOREL. Sa proposition est appuyée par la découverte du 
mâle de M. goeldii For., décrit par M. Forez. En effet, dans le mâle 
de cette fourmi, le premier article du funicule est court, bien plus 
court que le deuxième, ce qui n’est pas le cas des Cyphomyrmex el 
genres voisins. 

Les genres Mycocepurus, Myrmicocrypta et Apterostigma mâles 
ont le premier article du funicule beaucoup plus court que le 
deuxième, tandis que les mâles de tous les autres genres ont les 
deux premiers articles du funicule presque égaux. Malheureuse- 
ment on ne connait pas les mâles des espèces aberrantes, attribuées 
par FOoREL et WHEELER aux genres Mycocepurus et Myrmicocrypta, 
ce qui fait que mon appréciation, fondée seulement sur les 
ouvrières, est purement subjective, précisément comme celle de 
mes collègues. 





251 


Cependant il y a un argument de probabilité en faveur de ma 
thèse : ce sont les espèces nouvelles (ane de Mycocepurus et trois de 
Myrmicocrypta), que je décris ci-après et qui rentrent dans ces deux 
groupes, tels qu’ils ont été définis autrefois et sans aucune excep- 
tion de caractères, ce qui en prouve la constance. 

Je suis donc porté à donner au genre Cyphomyrmeæ une plus 
grande extension que les autres myrmécologues, en y comprenant 
tous les Attini américains, excepté Mycocepurus, Myrmicocrypta et 
Apterostigma, d’une part, el Sericomyrmex, Acromyrmex et les 
grandes Atta, d'autre part. Les grandes Atta, comme dit fort bien 
M. ForEL, sont le groupe mieux défini de tous les Attini; il mérite 
donc d’être élevé au rang de genre et séparé des Acromyrmec. 

Les Acromyrmex, à leur tour, par le dimorphisme, ou du moins 
par la taille très variable des ouvrières, font un contraste marqué 
avec les Trachymyrmex. En outre, le jardin à champignons des 
Acromyrmezx n'est pas suspendu au plafond des chambres, comme 
celui des Trachymyrmex; il est cultivé exclusivement sur dés 
feuilles vertes; il est aussi différent, quant à l’espèce du chambpi- 
gnon 

Le genre Cyphomyrmex, tel que je le définis, comprend les sous- 
genres déjà connus Cyphomyrmex, Mycetosoritis et Trachymyrmex; 
en outre, les sous-genres nouveaux Mycetarotes et Mycetophylax. 

Le s.-g. Mycetarotes a pour type Cyphomyrmex parallelus 
EMERY et comprend Mycocepurus luederiwaldti For. 

Le s.-2. Mycetophylax a pour type Wyrmicocrypta. brittoni 
WHEEL. i comprend Myrmicocrypta emeryi For. ep GUpADEUrmEE 
simplexz EMERY. 

En conséquence, je partage les Attini en genres et sous-genres 
comme suit : : 

4. Proatta For. 
2. Mycocepurus For. 
3. Myrmicocrypta F. SM. 
4. Agterostigma MAYR 
5. Sericomyrinez MAYR 
6. Cyphomyrmex MAyRr 
subg, Cyphomyrmex MAYRr 
. —  Mycetarotes n. 
—  Mycetophylaxn. 
—  Mycetosoritis NHEEL. 


* —  Trachymyrmex For. 


7. Acromyrmex MAYR 
subg. Acromyrmex MAYR 
—  Moellerius For. 
8. AttaK. 


PARA EE 


252 
ESPÈCES NOUVELLES 


Mycocepurus obsoletus n. fig. 1. 


Ouvrière. — Ressemble beaucoup à M. 
smithi For. Le tégument est moins mat et 
les tubercules plus espacés sur la tête. Tête 
plus courte, exactement aussi longue que large ; 
la forme de la tête et les dents des angles pos- 
térieurs sont disposées comme chez smith, 
seulement les dents sont plus courtes; le scape 
est plus court par rapport à la longueur de la 
tête. Le corselet est pourvu du nombre de 
dents, bosses ou épines correspondant exacte- 
ment à ce qu’on voit chez smithi, seulement 
ces appendices sont plus courts et plus 

mousses. Le postpétiole est plus étroit et moins 
Fig. 1.— Mycocepurus Re te ; : 

NO Core le anguleux sur les côtés en arrière. Le Basire est 
de profil et du dos. plus étroit et plus allongé. — L. 2 mill. 


Parä : Santarem (SCHULZ). 





Myrmicocrypta collaris n., fig. 2b, 3b. 


Femelle. — Semblable pour la couleur, la sculpture et Île 
système pileux à la femelle de uncinata MAYyR, que j'ai décrite du 





Fig. 2. — Tête de différents Myrmicocry{ta ® ; en bas vue dorsale, en haut le 
bord occipital vu obliquement par derrière. a wncinata, b collaris, © cornicu- 
lata, À rudiscapus ; tous les dessins sont également grossis. 


Paraguay (1). Les différences sont dans la forme de la tête et du 
pédicule abdominal. Le derrière de la tête, vu par-dessus, a les 


(1) La M. uncinata MAYR type est de Santa-Catharina ; je n’ai pas vu de type, 
par conséquent je ne puis affirmer que mes exemplaires soient identiques à la 
forme que MAyr a décrite. 


253 


angles aigus et le bord postérieur plus échancré que chez uncinata ; 
vu obliquement, un peu par derrière, les angles deviennent très 
saillants, le bord de l’occiput faisant un contour détaché. De Ja 
sorte, on peut distin- 
guer des angles pos- 
térieurs inférieurs et 
des angles postérieurs 
supérieurs, ces der- 
niers étant arrondis; 
purs se re Fig.3.— Pétiole et postpétiole de Myrmicocrypta Ge: 
que un petittubercule à yycinata, b collaris, e rudiscapus ; tous également 
à l’angle postérieur  grossis. 
supérieur; le contour 

occipital supérieur est interrompu, en rapport à un relief pair, 
qui descend des ocelles. Il y a là une structure qui correspond 
aux dents occipitales des mâles. La différence dans le pédicule 
abdominal sera mieux illustrée par les figures. — L. 4 mill. 


Pérou : Vilcanota ; un exemplaire. 





* 


Myrmicocrypta corniculata n., fig. 2c. 


Femelle. — Ressemble beaucoup à la précédente; elle a la tête 
et le corselet brun foncé, le gastre brun clair et les membres 
jaunes. Sculpture comme uncinata, mais les poils moins squameux, 
surtout sur les pattes et les scapes. Tête plus large, les angles pos- 
térieurs inférieurs beaucoup moins saillants; ils ne se voient pas 
en dessus, mais apparaissent comme des cornicules, quand on 
regarde la tète obliquement par derrière; le dessus de la tête a des 
reliefs moins marqués que chez collaris et uncinata. Le pétiole a 
un nœud plus court et plus large que chez coilaris, le postpétiole 
est à peu près de la même forme. — L. 4 mill. 


Pérou : Pachitea; un exemplaire. 


re rudiscapus n., fig. 24, 3c, 4. 
Femelle. — Pareille pour la 
couleur et pour la sculpture à 
uncinata, mais les poils sont tout 
autres; ils sont courbés, mais pas 
du tout squameux, à peine épaissis 
dans le milieu. La tête est aussi 
large que chez corniculata et à 
Fig. 4. — Portion distale du scape peu près de même forme; mais, 
de Myrmicocrypia rudiscapus ; fort {tandis que dans cette espèce les 
GrossiSement. reliefs du dessus sont effacés, chez 
rudiscapus ils sont, au contraire, accentués plus que dans les autres 
formes à moi connues. Le scape est pourvu, à son bord anté- 





25% 


rieur, d’une étroite crête dentelée, qui fait défaut dans les formes 
précédentes. Le corselet a les reliefs et dents plus accusés que dans 
les formes voisines. Le pétiole et le postpétiole sont plus larges et 
massifs. — L. 4.8 mill. 

Bolivie : Mapiri; un exemplaire. 

Ces trois © sont aiïlées : elles ont les ailes à peu près de la même 
couleur brune que la © d’uncinata. Comme celle-ci, elles ont une 
tache incolore près de l'extrémité; cette tache manque à tous les & 
que je connais. 

J’ai trouvé ces Fourmis ailées dans les envois de la maison STAU- 
DINGER & BANG-HA1AS, avec bien d’autres choses intéressantes, pro- 
venant d’un collecteur habile, qui chassait sur les confins du Pérou 
et de la Bolivie. Evidemment ces insectes avaient été pris à la 
lumière. : 

Avec ces ®, les 4 étaient bien plus abondants dans ces boîtes et, 
pour ne parler que des Myrmicocrypta, il v en avait environ le 
double d’espèces et bien plus d'exemplaires; malheureusement, 
j'ignore les rapports spécifiques des deux sexes. 

Cependant, en étudiant les caractères de forme, surtout de la tête 
et du pédicule abdominal des 4, il m'a semblé trouver des res- 
semblances frappantes avec les ©. 

Je suppose qu'un qui m'est parvenu en nombre de plusieurs 
localités du Pérou et de la Bolivie doit se rapporter à la © que nom- 
mée M. rudiscapus. Il ressemble à la forme dont M. FoREz a décrit 


de 


Fe 







Fig. D. — a tête de Myrmicocrypta triangulata (Ÿ, forme 
typique de Guatemala, vue un peu obliquement par der- 
rière ; b tête de M. triangulata var. peruviana , vue de 
même; c pétiole et postpétiole du même. 


récemment le j sous le nom de M. triangulata et n’en est qu’une 
variété, distincte par les angles postérieurs supérieurs et autres 
dents ou saillies de la tête moins prononcés (voir les figures). Je 
nomme cette forme var. peruviana n., fig. be. 

Un de Mapiri, fig. 6, est remarquable par le bord occipital, for- 
mant un rebord quirappelle la partie homologue de la M. collaris. Les 
reliefs de la tête sont peu accentués. 





255 





Deux petits de Pachitea, fig. 7, ressemblent par le contour de 
la tête à M. triungulata, mais la surface de la tête n’a presque pas 
de reliefs, à l’exception des 
arêtes frontales. On pourrait 
hasarder la supposition que 
ce fût le & de la © corniculata 
qui a justement les reliefs 
de la tête peu prononcés. 

Mais ce sont des identifica- Fig. 7. — nu 

: CT 1 

Fig. 6. — Myrmi- tions plus que douteuses et COEPUPIE ir. 

RSS ee : Se à Pachitea mêmes 
ue d de jenemy arrêterai Pas, renON- considérations. 
she Re çant à nommer les différentes 

rossissemente : 4 
B" formes, certainement nouvelles, de . Seule- 
même point de ; : ns É ; 

. vue que fig. 5. ment, je signale à l’attention des entomologistes 

la grande variété des de WMyrmicocrypta. Ger- 
tainement, les mâles diffèrent entre eux par des caractères bien plus 
saillants que les femelles et les ouvrières; ces dernières offrent une 
remarquable uniformité. 





VI. — Les espèces d'ATTA F. 


Dans son classique ouvrage, sur les Formicides du Voyage de la 
Novara, MAyr a tenté une revision des espèces des grandes Atta, 
c'est-à dire des Atta proprement dites : se fondant sur la direction 
des épines du corselet, chez les ouvrières, et surtout sur les appen- 
dices génitaux des mâles, 1l sépare les espèces, savoir : 

A. cephalotes L. 
— fervens SAY 
— insularis GUÉR. 
— sexdens L. 
dont il connaissait toutes les formes, 
A. columbica GUËR. 
— lebasi GUÉR. 
qu'il ne connaissait que par l’ouvrière seulement. 

Mais l’armure génitale des mâles est fort incomplètement décrite 
par MaAye. Il décrit les valvules externes (stipites) et'moyennes 
(volselles) et l’hypopygium (lamina subgenitalis); les valvules 
internes (sagittæ) sont passées sous silence; et pourtant ces appen- 
dices présentent des différences bien plus remarquables que les 
parties plus extérieures; seulement elles ne sont pas toujours 
visibles. 

Il est singulier que M. WugeLer (1), qui a étudié dernièrement 


2 


(1) The fungus-growine Ants of N. America; Bull. Amer. Mus. N.H., vol 23, 
p. 669-807, 5 pl,, 1907. 


256 


les appendices génitaux des Atta, n'ait pas porté son attention sur 
ces parties, tandis qu'il figure la lame sous-génitale de plusieurs 
espèces. 

Je ne m'occupe donc pas de la lame sous-génitale, qui est suffi- 
samment connue et qui, sans doute, n’a dans l’accouplement 
qu’une fonction bien accessoire. 

M. WnEELER ne dit pas dans combien d'individus et de nids diffé- 
rents il a trouvé que la forme de cette lame est constante; je pos- 
sède trop peu d'exemplaires mâles des deux formes, mexicana et 
texana, pour juger des relations de ces deux formes. D’après ce que 
je sais sur d’autres Fourmis (Tapinoma, Cataglyphis), la lame sous- 
génitale est sujette à varier, surtout suivant la grandeur de l’indi- 
vidu. Du reste, cette lame n’est souvent pas plus facile à observer 
que les sagittæ et elle n’est quelquefois pas saillante au dehors (1). 

J'ai quelque peine à comprendre MAYR, dans sa description du 
stipes. Cette partie comprend, chez les Afta, une portion basale 
plus ou moins prolongée en dehors, qui correspond à la squamula 
(NYLANDER) des Formica et de beaucoup d’autres Fourmis; MAYR la 
désigne sous le nom d’ « äussere Klappe » ; elle porte un appendice 
poilu que Mayer appelle « Lappen ». Le stipes se présente sous 
trois formes dans les différentes espèces. 

Chez À. cephalotes, il est massif, à peu près aussi long que large 
et, à ce bout même, il porte le &« Lappen » de MAY, c’est-à-dire 
la pièce qui correspond à l’extrémité libre du stipes chez Formica 
(vagina externa NYLANDER). 

Chez A. sexdens la portion basale du stipes est prolongée en un 
processus étroit, mais solide, glabre et portant en dessous un lobe 
poilu étroit, qui s'attache sur toute sa longueur au processus 
même. 


(1) Dans un travail publié tout récemment (Rev. Russe d'Ent., vol. 12, p. 591 
nota, 1912), M. KarawalEwW me reproche de n'avoir donné que des figures d’en- 
semble de l’armure génitale des Myrmecocystus (Cataglyphis) et non des figures 
des pièces isolées moyennant dissection. Je réponds : 

1) Que, lorsque j'ai publié ma revision, je n'avais pas l’ intention de faire un 
travail morphologique, mais seulement de donner des figures d’après lesquelles 
les entomologistes pussent déterminer leurs mâles. 

2) Que je ne suis pas du tout infatué de l’infaillibilité des caractères spécifi- 
ques, tirés de l’armure génitale des mâles. Ces caractères varient certainement 
plus ou moins, surtout avec la taille des individus, du moins pour ce qui regarde 
le stipes, la volsella, la lacinia et la lamina subgenitalis (voir mon mémoire cité, 
1906). Quant à la sagitta, qu'on ne peut voir dans son entier sans dissection, je 
laisse à M. Karawaïew de prouver qu'il n’en est pas-ainsi, du moins pour les 
détails; qu'il multiplie ses préparations, sur des mâles de toutes dimensious; 
quels que soientses résultats, il aura rendu un service à la myrmécologie scien- 
tifique. 

Dans les conditions où je me trouve, ne pouvant disséquer moi-même, je suis 
obligé de me contenter du rôle de critique. 


# 


257 


Enfin, chez À. mexicana, texana et insularis (2), la portion basale 
est réduite à une courte et large plaque, qui s'avance parallèlement 
au bord postérieur du pygidium et qui porte un lobe libre, étroit, 
en couteau. 





Fig. 8 — Armure génitale d’Alta cephalctes ef ex. de Costa Rica : 
à gauche de face; à droite de profil. 





Fig. 9. — Armure génitale d'A. fexana É : 
même grossissement que la fig. 8. 





Fig. 10. — Armure génitale d'A. sexdens (Ÿ, ex. de Rio Grande do Sul : 
même grandissement que la fig. &, 


Le lecteur pourra voir que ma description ne s'accorde pas avec 
celle de MAYR, hormis pour l’A. sexdens. Du reste, je conserve un 


(2) Dans le (Ÿ d'A. iusularis de ma coll. les stipes sont endommagés et dépour- 
vus du lobe poilu. 


258 


fort doute que Maye ait vu le «de l’A. cephalotes. Le 4, que l’au- 
teur viennois marque lui-même d’un point d'interrogation, manque 
de dents à l’épinotum et est de couleur brun foncé (schwarzbraun). 
Tous les  d’A. cephalotes que je connais sont, au contraire, rouge 
fauve, beaucoup plus clairs que les © correspondantes. 

La volsella est suffisamment expliquée par mes figures pour 
m'épargner une description. Je dirai seulement, que la volsella des 
A. sexdens et cephalotes est massive et relativement simple, tandis 
que celle des À. mexicana, lexana el insularis est mince et coudée. 

J'en viens aux sagittæ ou valvules internes. Chez l’A.sexdens, elles 
n'ont rien de bien remarquable ou de très saillant, comme le mon- 
trent mes figures dessinées à la chambre claire, d’après un ' de 
Rio Graude do Sul. 

En revanche, chez À. cephalotes, ces organes sont excessivement 
compliqués, armés de crêtes et de deux crochets recourbés sur les 
côtés; ces crochets sont garnis à l’extrémité d’un système de 
pointes menues et aiguës; dans la vue de profil, une série de ces 
mêmes pointes garnit la carène médiane, qui se trouve à la face 
inférieure des sagittæ; les pointes de la carène sont dirigées en 
avant (par rapport à l’animal entier). 

Chez À. texana, l'appareil des sagittæ est beaucoup plus petit que 
chez À. cephalotes ; selon toute apparence, il est moins compliqué. 
Je ne possède qu’un de cette espèce ; dans cet exemplaire, les 
sagittæ ne sont pas tout à fait sorties de la cloaque et, par consé- 
quent, je n’ai pu les voir en entier. Je ne sais pas si les extrémités 
latérales arrondies se recourbent en crochet, comme chez cepha- 
lotes. Les dents qui terminent les deux carènes et qui sont surtout 
évidentes sur le profil, correspondent aux deux dents qui sont tout 
près de l’extrémité chez cephalotes ; il ne parait pas y avoir d’homo- 
logue des deux grandes carènes parallèles de cephalotes. A. mexi- 
cana et insularis paraissent avoir les sagittæ construites semblable- 
ment; du moins telle a été mon impression, d’après les exem- 
plaires uniques de ma collection, encore moins favorables à l’étude 
que le de fexana dort il vient d’être question. 

Voilà l'étude bien incomplèle que j'ai pu faire de l’armure géni- 
tale des Atta . Elle suffira cependant au but que je me suis pro- 
posé, qui est purement systématique. 

Il me semble qu'il faut reconnaitre, dans l’armure génitale de 
ces Fourmis, deux types principaux : le type cephalotes et le type 
sexdens. Le dernier se partage en deux sous-types : cephalotes d'une 
part, et le sous-type comprenant les formes mexicana, texana et 
insularis. 

Je ne connais pas sûrement le de l’A.columbica, mais je suppose 
qu'un petit de ma coll., qui ressemble à s’y méprendre (sauf la 


| 

| 

; 

4 

4 
d 

4 
3 
à 








259 


petite taille) à |A. cephalotes, S'y rapporte. L’armure génitale de ce 
c{ ressemble aussi à cette forme, seulement les crochets des sagittæ 
ne sont pas aussi recourbés et la portion basale du stipes n’est pas 
aussi longue. 

De même je ne connais pas les de l’A. læ- 
vigata F=SmM., ni de 14, vollemweider: For; 
pourtant je pense qu'un «$ qui m'a été donné 
dans le temps par MAvr, en même temps que 
des © et une © lœæwigata, appartient bien à cette 
forme : il a le stipes très épais et bombé en 
dehors, le lobe poilu court et large; les sagittæ, 
pour autant qu'on en peut juger, sont confor- 
mées comme chez sexdens. Fig. 11. — Stipeset 

A mon avis, du moins provisoire, il n’y a que pose ie 
9 espèces d’Atta : cephaloles, insularis et sexdens ; eu on 

à s e profil : même 
les autres formes doivent se subordonner grossissement que 
comme sous-espèces ou variétés à ces espèces : la fig. 8. 





sp. cephalotes L. 
cephalotes cephalotes I. 
var. opaca FOR. 
— integrior For. 
cephalotes columbica GUÉR. 
var. lutea For. 
cephalotes polita EMERY 
sp. insularis GUËR. 
insularis insularis GUÉËR. 
insularis tlexana BUCKL. 
insularis mexicana F. SM. 
sp. sexdens L. 
sexdens sexdens L. 
var. bisphærica FOR. 
— rubropilosa For. 
sexdens lævigata F. SM. 
sexdens vollenweideri For. 


Il va sans dire que c’est mon appréciation personnelle et qu'on 
pourrait aussi bien élever toutes messous-espèces au rang d'espèces: 
mais quand on regarde comme sous-espèces (ou races), par ex., les 
Messor barbarus, minor, æyypliacus, ele., où les Camponotus macu- 
Latus, barbaricus, æthiops, pallidus, ele., ete., je ne vois pas en quoi 
les Atta méritent un traitement différent. D'ailleurs, les Atta sont 
extraordinairement variables; ce n’est pas sur les ouvrières des 
collections d'Europe, que l’on pourra juger de la dignité morpholo- 
gique ou éthologique des différences spécifiques ou subspécifiques. 


260 


L’A. columbica, par ex., que mon ami FOREL regarde comme 
espèce, ne diffère de l’A. cephalotes que par le degré de dimor- 
phisme, c’est-à-dire que les ? maxima de columbica sont bien plus 
petites que les ÿ maxima de cephalotes. Les différences morpholo- 
giques, dans la grosseur des épines antérieures dorsales du corselet, 
sur lesquelles GUÉRIN à fondé la diagnose, sont extrêmement varia- 
bles, non seulement chez les © de diverses tailles (A. lebasi n’est 
sans doute établie que sur des © minor d’A. columbica), mais chez 
les ©? maxima mêmes. M. FOREL m'a envoyé des Ÿ de columbica de 
Costa Rica, récoltées par PITTIER, chez lesquelles ces épines ne 
sont guère plus épaisses et plus obtuses que chez les $ maxima de 
cephalotes ; je possède des ouvrières de Bolivie, que j'attribue à 
columbica, qui ont ces mêmes épines minces et aiguës Je crois que 
les Messor barbarus barbarus et M. barbarus minor, en Italie, 
méritent d’être regardés à plus forte raison comme espèces dis- 
tinctes, que les À. cephalotes et A. columbica dans l'Amérique 
centrale. 

Les trois espèces d’Alta occupent des zones géographiques 
différentes continues. Pour commencer par le Sud, l’A. sexdens ne 
semble pas sortir de l'Amérique méridionale : on la trouve depuis 
le bassin de La Plata jusqu’à la Guyane. L’A. cephalotes occupe la 
région de l’Amazone, et s'étend au Nord dans l’Amérique centrale 
et jusqu’à la partie méridionale du Mexique. Enfin les formes de 


l’A. insularis vivent dans le Nord de l'Amérique centrale, le Mexi- 


que, le Sud des Etats-Unis et Cuba. 
Les auteurs anciens ont sans doute souvent confondu les À. 


Ni? x . = * 
cephalotes et sexdens. D’après les diagnoses excessivement courtes. 


de LiNNé et de FABRIGIUS, il est impossible de distinguer les deux 
espèces. On est alors tenté de déterminer les exemplaires géants, à 
la tête énorme, incisée profondément par derrière, comme cepha- 
lotes et les individus plus petits comme sexdens. 

DE GEER, au contraire, dans le 3° volume des Mémoires pour 
servir à l’histoire des Insectes, décrit fort bien ces Fourmis. D’après 
la description qu’il donne de la pubescence des deux espèces d’Atta, 
j'ai acquis la conviction qu'il a fort bien distingué l’A. cephalotes 
(migratoria D. G.) de l'A. sexdens. L'auteur ayant rapporté (p. 604) 
dans sa synonymie le nom linnéen cephalotes, on peut dire qu’il 
n’a pas proprement rebaptisé l’espèce; en sorte, je crois qu'on 
pourra bien ajouter après la citation LINNÉ le nom de DE GEER, 

A. cephalotes (L.) D. G. 

A sSexdens (li) "DAC 
dont les descriptions ont assuré la détermination exacte des espè- 
ces. Les figures de DE GEER ne sont pas bonnes et n’aident en rien. 


as 


261 


Les descriptions de LATREILLE ne sont pas aussi explicites que 
celles de DE GEER : on reconnaît immédiatement l© maxima de 
cephalotes à sa tête garnie de duvet sur le front; mais À. sexdens 
laisse subsister quelques doutes et les figures n’aident pas à 
l'intelligence du texte. — La © et le «, décrits comme cephalotes, 
se rapportent indubitablement à sexdens (couleur foncée du Y, 
épine occipilale bien marquée dans les tigures de la © et du +). 

Quant à la Formica grossa de FABRICIUS, qui à été rapportée par 
FABRICIUS lui même, selon l’avis de Bosc, comme © à cephalotes, 
j'ai des doutes; il se pourrait bien qu’elle dût se rapporter aussi à 
sexdens. 


VII. — Les MONOMORIUM à antennes de moins de douze articles. 


M. FOREL a proposé l'institution du sous-genre Martia, pour la 
plupart des Monomorium dont les ouvrières et les femelles ont les 
antennes de 11 ou 10 articles. Ilme semble, en étudiantcesous-genre, 
qu'il comprend trois groupes très distincts, tant au point de vue 
morphologique qu’au point de vue chorologique. 

1. D'abord les espèces de l'Amérique méridionale, à antennes 
de 11 articles, à épistom emuni de fortes dents et à épinotum 
plus ou moins armé. 

2. Lés espèces de l'Afrique, de l’Asie et de l'Australie, à 
antennes de 11 articles, à épistome mutique, à yeux développés, 
à épinotum non armé. 

3. Une espèce de Ceylan, aveugle, à antennes de 10 articles, 
à épistome mutique. 

Dans son mémoire sur les types des genres des Formicides, 
M. WHEELER a choisi pour type du sous-genre Martia l’espèce 
Monomorium /Martia) vezényii For , appartenant au groupe amé- 
ricain, qui comprend en outre M. rastratum Mayer et une espèce 
nouvelle, que je décris ci-après. 

Je propose d’élever au rang de sous-genres les deux autres 
groupes, Savoir : 


Mitara (anagramme de Martia), ayant pour type M. laeve 
Mayr et comprenant les espèces de l’ancien continent et de 
l'Australie à yeux développés. 


Anillomyrma, fondé sur M. decamerum EMERY. 
Monomorium (Martia) mandibulare n., fig. 12. 


Ouvrière. — Brun ferrugineux, membres plus clairs, tête, 
excepté les mandibules, et segment basal du gastre brun noirà- 


262 

tre. Tête mate, très finement réticulée, sur le front, le réticule 
se résout en fines stries et, sur les joues, le fond se montre 
luisant; épistome et mandibules luisants; corselet strié, le 
promésonotum en long, mais assez irrégulièrement, l’épinotum 
transversalement et régulièrement. Poils longs et fins, pulescence 
presque nulle. 

La tête est de peu plus longue que large, 
si on ne compte pas la saillie que forme 
l’'épistome avec ses dents; mais si on en 
tient compte, la tête est alors presque une 
fois et demie aussi longue que large. Les 
mandibules sont longues et armées de 4 
grandes dents dont la basale est épaisse 
D Mo en. et séparée des autres. L’épistome est bica- 

(Martia) mandibulare 9:  Yéné el armé, comme dans M. vezenyi 

devant de la tête vu et rastratum. Le scape atteint presque le 

obliquement par devant bord occipital; massue de 3 articles, le 
et un peu par le côté  Gernier plus long que les deux autres, 

a ceux-ci presque égaux. Pas de suture pro- 
mésonotale, le profil du corselet n’est presque pas impressionné 
dans la suture mésoépinotale ; l’épinotum a la face descendante 
beaucoup plus courte que la face basale; cette dernière est droite, 
presque verticale, bordée d’une arête sur les côtés, qui se termine 
en, baut par une petite saillie mousse. Vu par-dessus, le pétiole 
paraît claviforme; de profil, il est pédonculé et surmonté d’un 
nœud près de deux fois aussi haut que long ; par-dessus, le nœud 
est un peu plus large que long; postpétiole ovale, à peine de 
moitié plus large que le nœud du pétiole — L. 3 mill. 

Bolivie : Songo; STAUDINGER et BANG HAAS, un exemplaire. 

Cette curieuse espèce se rapproche de vezenyii et surtout de 
rastratum. Ce dernier (dont je possède un type) a les mandibules 
à 4 grosses dents, comme dans la nouvelle espèce; mais la dent 
basale n’est pas détachée comme chez mandibulare. L’épistome de 
rastratum a les dents médiales plus longues et les latérales moins 
prononcées que chez mandibulare. 








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263 


H. SAUTERS FORMOSA AUSBEUTE 
CARABIDÆ 


par le Commandant FPaul Hupuis 


Le Musée Royal Zoologique de Berlin me communique une 
série d’Hexagonia Sauteri Dur. de Kankan, et en outre deux 
Hexagonia nigrita VAN DE POLL, espèce signalée à Java, Sumatra 
(VAN DE Por) et Karin-Cheba (BArTEs). Elle a élé retrouvée par 
SAUTER dans l’île Formose à Tailorin. Les exemplaires de For- 
mose ont la sculpture transversale prothoracique plus accusée 
que ceux décrits par VAN DE Pozz. Pour le surplus, ils corres- 
pondent parfaitement à la description de cet auteur. Les deux 
spécimens ont une laille de 11 millimètres. 

Dans la collection du Musée Entomologique de Berlin, je trouve 
une Hexagonia correspondant parfaitement à la description de 
l’Hexagonia insignis BATES, du Japon. L’exemplaire unique a été 
recueilli à Kosempo (Formose). 

Une autre Hexagonia nouvelle pour la science, communiquée 
par le même Musée, provient de Suisharyo (Formose). Elle n’est 
malheureusement représentée que par un individu. Je la nom- 
merai 


HEXAGONIA ELONGATA nov. spec. 


La nouvelle espèce se caractérise, en effet, par sa forme 
allongée, presque parallèle, ses élytres longues et étroites. Sa 
couleur la distingue de toutes les espèces asiatiques décrites. Les 
élytres sont brun noir vernissé brillant, la tête et le prothorax 
d’un brun rougeâtre assez clair. Une seule autre espèce, très dif- 
férente par la forme, et que je décrirai incessamment, l’Hexa- 
gonia Fleutiauxi du Tonkin présente la même disposition de 
teintes. L’Hexagonia Sauter) a les élytres beaucoup moins foncées, 
et ne lui ressemble en rien d’ailleurs. 


Couleurs. — Tête, prothorax, tant en dessus qu’en dessous, an- 
tennes d’un brun rouge, les yeux, les bords et l’extrémité des 
mandibules noirâtres, les palpes un peu plus clairs. Elytres d’un 
brun foncé, un peu rougeâtre en avant sur le disque, passant 


au noir dans la moitié postérieure. Le reste du dessous du corps 


TN | 
F9 


brun clair, sauf les épipleures qui sont foncées; pattes jaune bru- 
nâtre, les genoux antérieurs très légèrement rembrunis dans 
l’exemplaire que j'ai sous les yeux. 

Les dimensions suivantes sont à diviser par 26 pour donner la 
longueur en millimètres. 


264 


Dimensions. — Tête : 

Antennes 11,8 (854 9151 0TS dE Te AE SLR 9) 

Plus grande épaisseur du 1° article : 4. 

Epaisseur moyenne du reste de l’antenne : 5. 

Longueur de la tête sans les mandibules : 47. 

Longueur des mandibules : 22. 

Labre : longueur 5; largeur 15. 

Epistome : longueur 7. 

Largeur de la tête entre les mandibules : 23. 

Entre les antennes : 52. 

Entre les yeux : 32. 

Largeur avec les yeux : 44.5. 

Col : hauteur 6; largeur 19. 

Diamètre oculaire : 13. 

Palpes maxillaires : dernier article, longueur 5 1/2; pénultième 
5 1/2; antépénultième 5. Largeur moyenne 2. 

Palpes labiaux : dernier article 5 1,2; pénultième 5 1,2. Largeur 
moyenne {| 1/2. 

Prothorax : 

Longueur : 40. 

Largeur en avant : 34. 

Plus grande largeur (au 1/4 antérieur) : 44. 

Largeur (un peu en arrière des 3/4 en partant de l’avant) : 27. 

Largeur à la base : 25. 

Ecusson : largeur 4; hauteur 5. 

Elytres : longueur suturale : 137. 

Largeur du rebord basilaire : 51. 

Largeur sous les épaules : 54. 

Plus grande largeur (un peu en arrière du milieu) : 61. 

Membres antérieurs : 

Fémurs : longueur 28; épaisseur 11 1/2. 

Tibias : longueur 29 ; épaisseur à l’échancrure 7; à l'extrémité 8. 

Tarses : longueur des articles 6, 5, 3, 4 1/2, 5 1/2. 

Largeur des 4 premiers : 6, 6, 5 1/2, 8. 

Les premiers articles étant plus ou moins échancrés, et le 4° for- 
tement bilobé, ces articles s’emboîtent plus ou moins les uns dans 
les autres, ce qui fait que la longueur totale des tarses n’est que de 
18. Il en est de même pour les autres membres. 

Membres moyens : 

Fémur : longueur 98; épaisseur 11. 

Tibia : longueur 30; épaisseur au bout 11. 

Tarses : longueur 6 1/2, 4, 3, 6, 6 1/2. Longueur totale : 18. 

Largeur des 4 premiers articles : 4, 4 1/2, 5, 6. 








265 


Membres postérieurs : 
Trochanters : longueur 15 ; épaisseur 5. 
Fémurs : longueur 40; épaisseur 11. 
Tibias : longueur 36; épaisseur au bout 7. 
Tarses : longueur 12 1/2, 5, 4, 6, 7. Longueur totale : 24. 
Largeur des 4 premiers articles : 5 1/2, 6 1/2, 7, 7 1/2. 
Plus grande épaisseur de la tête : 20;.du thorax : %5; de l’arrière- 
corps : 29. 
La longueur exacte de l’insecte est de 9 millimètres. 


Forne. — Les antennes ont le premier article assez gros, presque 
cylindrique, à base arrondie-rétrécie; le 2° article est court et 
conique, les autres sont plus allongés, très faiblement el régulière- 
ment rétrécis vers la base ; le dernier est aminci au bout en ogive 
aiguë, mais non acuminé,; l’antenne est assez épaisse, grossissant 
peu vers le bout. Les mandibules sont fortes, longues, saillantes, 
anguleuses au dessus, arquées au 1/3 supérieur seulement. Le labre 
est assez grand, transversal, régulièrement émarginé en avant d’un 
angle à l’autre, mais peu profondément. Angles antérieurs un peu 
aigus et arrondis au sommet. Côtés presque parallèles. Suture pos- 
térieure droite et transversale. 

Suture postérieure de l’épistome légèrement convexe en arrière. 
Tête assez plane en avant, convexe en arrière et sur les côtés 
derrière les yeux. La partie antérieure est assez carrée; derrière les 
yeux les côtés se renflent légèrement pour se terminer en courbe 
régulière au col. Celui-ci assez large, quoique beaucoup plus étroit 
que la tête et un peu convexe en dessous. 

Les yeux sont peu saillants, insérés un peu obliquement; leurs 
facettes sont petites. 

Les palpes maxillaires ont le dernier article ovalaire, un peu 
aminci mais pas pointu au bout, le pénultième conique allongé, 
l’antépénultième plus cylindrique. Les labiaux sont plus grêles, les 
deux derniers articles subcylindriques, le dernier un peu aminci à 
l'extrémité. 

Le mentum a les lobes latéraux arrondis vers l’extérieur, descen- 
dant peu obliquement dans l’échancrure qui est assez prononcée. 
La dent médiane est assez large, assez saïllante, à sommet formant 
à peu près un angle droit. 

Le dessous de la tête est peu convexe et présente deux dépres- 
sions courbes, convergentes, allant des yeux au col vers son 
milieu. 

- Le prothorax est coupé presque carrément en avant, s’arrondit 
largement depuis le col, en atteignant sa plus grande largeur au 
1/4 antérieur, jusqu’à la longue sinuosité qui précède tes angles 


ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. LVII, D-IX 1913. 18 


266 


postérieurs. Il n’y a pas trace d’angles latéraux. Les angles posté- 
rieurs sont presque droits, à sommet arrondi; la base du prothorax 
est un peu cintrée vers l’arrière. Le rebord latéral commence près 
du col, est peu large dans la partie arrondie et étroit en arrière. Il 
n’y a de rebord appréciable ni en avant, ni en arrière, sauf près 
des angles postérieurs. 

Dessous le rebord latéral est aplani, bien net, à peu près de 
même largeur sur toute sa longueur; le prothorax est peu convexe, 
descend régulièrement des deux côtés de la ligne médiane. La forte 
sculpture rend les sutures invisibles. Le prosternum, étroit entre 
les hanches antérieures, s’élargit derrière celles-ci en triangle dont 
la base est légèrement échancrée. 

L’écusson est petit et triangulaire. Le rebord basilaire élytral est 
développé, arqué vers l’arrière, et atteint à peu près la 5° strie. 

Les élytres descendent obliquement vers l’épaulé, qui est large- 
ment arrondie. Les côtés divergent ensuite très faiblement vers 
l'arrière, presqu'’en ligne droite; le bord arrière des deux élytres 
forme presque une demi-circonférence. Le rebord latéral est exces- 
sivement mince. 

Les épipleures sont peu larges et se rétrécissent régulièrement 
vers l’arrière dans leur 1° moitié, pour se continuer très étroites 
dans la 2° moitié. 

Le mésosternum se prolonge plus ou moins en col en avant: il 
remonte vers les hanches moyennes entre lesquelles il forme une 
languette arrondie, échancrée au bout. Le métasternum se termine 
en avant en languette arrondie à extrémité anguleuse,en arrière par 
un angle allongé et très aigu. Les épisternes métasternaux sont peu 
larges en avant, se rétrécisssent rapidement et sont très allongés. 

Les segments abdominaux sont peux convexes et présentent de 
chaque côté une large dépression arrondie. 

Les hanches antérieures et moyennes sont peu saillantes, écar- 
tées. Les hanches postérieures sont contiguës. 

Les fémurs sont en fuseau régulier, très renflé surtout les anté- 
rieurs. Les tibias antérieurs sont un peu arqués, à échancrure pro- 
fonde, s’élargissant rapidement vers l’échancrure, puis de là vers 
l'extrémité. Les autres tibias s’élargissent régulièrement et assez 
fortement vers l’extrémité. 

Les trochanters postérieurs sont allongès, un peu arqués, arron- 
dis à l’extrémité. 

Les tarses antérieurs ont le premier article en triangle à peu 
près équilatéral, légèrement émarginé à son extrémité, les deux 
suivants en demi-lune, plus fortement échancrés. Le dernier bifide, 
à lobes larges et arrondis. Le dernier assez mince, à ongles grêèles, 
aigus, peu courbés sauf à l'extrémité. Les autres tarses présentent 
une disposition analogue. 





267 


Scutpture et revêtement pileux. — En dehors des cils des extrémités, 
les antennes ne sont pubescentes qu'à partir du premier tiers du 
4° article. La pubescence est peu dense et formée de cils assez 
longs. 

Le labre porte 6 pores sétigères, les cils extérieurs étant les plus 
longs. Les 2 pores centraux sont les plus rapprochés. Les angles 
antérieurs de l’épistome ont chacun un pore sétigère. 

La tête présente deux sillons longitudinaux de chaque côté. Le 
premier part des mandibules, longe l'œil, se recourbe vers l’inté- 
rieur en s’approfondissant et s’élargissant pour se terminer à la 
partie déclive qui descend vers le col, [l'est caréné extérieurement. 
Le second, plus court, plus large, plus irrégulier, parallèle au pre- 
nier, est limité par une carène commençant sur le côté de l’épis- 
tome et se terminant à hauteur du milieu de l’œil. La suture anté- 
rieure de l’épistome est carénée, la postérieure bien marquée, et 
l’épistome lui-même est déclive vers l’avant. Derrière le milieu de 
l’épistome la tête est irrégulièrement excavée. 

Les deux pores supraorbitaires qui se trouvent de chaque côté 
sont très grands; le premier est ombiliqué, et se trouve presque à 
mi-hauteur de l’œil dans le sillon externe. Le second est dans l’ex- 
trémité de ce même sillon, loin derrière l’œil et rejeté vers l’in. 
térieur. : 

Le dessus de la tête est couvert d’une ponctuation très clair- 
semée, plus dense et plus forte en arrière, beaucoup plus pro- 
noncée encore dans la partie excavée derrière l’épistome. 

Dessous, la ligule, élargie et légèrement émarginée au bout, 
porte à chaque angle antérieur un très long cil. On aperçoit dans 
l’échancrure buccale quelques longues spinules des mâchoires. 
Les palpes paraissent glabres, à part deux très petits cils sur le 
pénultième article, au bord interne. 

Le mentum est irrégulièrement bosselé et sculpté, excavé en 
son .milieu, la dent sillonnée longitudinalement à sa base. -De 
chaque côté de la dent, un pore sétigère. La base du mentum est 
 carénée transversalement. De chaque côté de la tête, en dehors 
et vers le bas des lobes latéraux du mentum, sur une partie con- 
vexe, un pore sétigère. 

Les sutures gulaires sont fines, mais distinctes. Presque paral- 
lèles et peu écartées en partant du mentum, elles se rapprochent 
encore légèrement vers le col. La tête paraît imponctuée dessous, 
mais elle est crevassée ou sillonnée transversalement entre les 

sutures et vers l’extérieur de celles-ci. Le col est lisse, un peu 
ridé sur les côtés. 

Le prothorax est divisé longitudinalement au milieu par un 
sillon partant de la base et atteignant presque le bord antérieur. 


268 


Ce sillon est profondément creusé sur la plus grande partie de sa 
longueur, formant un véritable canal à bords escarpés, grosse- 
ment ponctué au fond. Tout le dessus du prothorax porte de gros 
points espacés, irréguliers, surtout sur les parties latérales où ils 
s’anastomosent dans une direction en général transversale. 

Le bord latéral a un pore sétigère à long cil à peu près à son 1/3 
antérieur. Le pore sétigère des angles postérieurs est difficilement 
discernable au milieu de la grosse ponctuation voisine. Il ne porte 
qu'un cil court. 

Dessous, le prosternum est entièrement couvert d’une ponctua- 
tion si grosse et si dense qu'il paraît comme martelé profondé- 
ment. Le prolongement intercoxal est excavé irrégulièrement. 

Au-dessus, le mésothorax est visible sous forme de col très 
court, contre lequel s’appuie l’écusson, pelit et à sommet arrondi. 

Le rebord basilaire élytral est développé, caréné et rejoint 
le rebord latéral à hauteur de la 5° strie. Les élytres portent des 
stries profondes grossement ponctuées au fond, les pores portant 
de petits cils courts et dressés. La strie scutellaire est forte et lon- 
gue. Les intervalles portent de très petits points entremêlés d’autres 
un peu plus forts. Le 5° a 3 pores à longue soie, le premier au 
milieu, dans le 1/4 antérieur, les 2 autres près de la 2° strie, au 
1/4 postérieur et entre celui-ci et l’extrémité. Le 5° présente aussi 
un pore cilifère au 1/4 postérieur. La série de pores marginaux 
est dense et continue sauf dans son 1/5 postérieur où elle est 
irrégulière. 

La 1° strie atteint l’extrémité, la seconde également, en s’écar- 
tant un peu de la 1". La 5° se joint à la 4 par une portion arron- 
die sous laquelle se trouve un gros pore sétigère; la 5° et la 6° 
se joignent à angle aigu. La 7° se prolonge en s’infléchissant vers 
la suture, et passe sous le pore sétigère pour se rapprocher des 
3° et 4 stries. La 8° disparaît vers l’extrémité où elle est remplacée 
par 3 à 4 pores écartés à longs cils. La 9° eee le bord latéral, mais 
devient irrégulière au bout. 

Le rebord latéral est très étroit sur toute sa longueur, et un peu 
relevé. Les épipleures sont concaves, à bords assez épais et forte- 
ment relevé, à fond finement chagriné. 

Le mésosternum est fortement malléolé-ponctué. La partie 
intercoxale est lisse. Les épisternes présentent de même une 
ponctuation profonde et excessivement grosse ainsi que les extré- 
mités des ailes latérales du métasternum. Sur les côtés et vers 
l’avant de celui-ci, cette ponctuation devient plus espacée et plus 
faible, le milieu est lisse. La partie postérieure contre les hanches 
présente de petits plis longitudinaux. Les deux sillons en croix 
sont bien marqués et vont d’un bord à l’autre. 


nb di si art 





RL ae D ne 





y 


269 


L’abdomen est imponctué, finement chagriné, et présente sur les 
côtés de petits plissements longitudinaux. Les segments abdomi- 
naux ont de chaque côté et assez loin du milieu, un pore sétigère, 
à leur 1/5 postérieur. Le dernier segment en a deux, assez écartés, 
de chaque côté (femelle). 

Les hanches ont chacune un pore sétigère. Les postérieures ont 
des plis transversaux. 

Les fémurs ont quelques cils raides et distants, surtout sur leurs 
bords antérieur et postérieur. 

Les tibias antérieurs ont une rangée de cils sur leurs deux arêtes 
internes, les éperons assez courts, le terminal un peu plus épais; 
une rangée de petits cils de l’échancrure à l’extrémité, et une cou- 
ronne de spinules au bout. 

Les autres tibias présentent plusieurs crêtes saillantes et ciliées. 
Lear extrémité est complètement couverte de cils, même entre les 
crêtes. Les éperons sont assez courts et assez épais. 

Les articles des tarses présentent 4-6 longs cils au-dessus à leur 
bord antérieur. Le dernier en a 2. 

Les 4 premiers sont en outre couverts de longs poils jaunâtres 
en dessous, les 3 premiers dans leur moitié antérieure, le 4° com- 
plètement. Le dernier a quelques cils en dessous, 

L’insecte est ailé. 


270 


NOTES SUR LES 
CGARABIQUES DES ILES :PHILIPPINES 


(Récoltes de M. le Professeur Baker, de l'Université de Los Banos) 


par ie Commandant Paul Eupuis 


CASNOIDEA BAKERI sp. nov. 
(— C. bhamoensis MAINDRON, non BATES) 


Cette espèce des iles Philippines a été confondue par MAINDRON 
(Bull. Soc. Ent. France, 1910, p. 35) avec la Casnoidea (Ophionea) 
bhamoensis BATES, de Birmanie. L'erreur toute naturelle de 
MAINDRON provient de ce que la description de BATES, très incom- 
_ plète, s'applique à la C. bakeri qui partage avec la C. bhamoensis 
les deux caractères spécifiques seuls indiqués, à l’exclusion de ceux 
qui pouvaient servir précisément à la différenciation. 

Les espèces de Casnoidea sont peu nombreuses. Le petit tableau 
ci-dessous permettra de les séparer facilement. 


A. Dessus du corps entièrement d’un bleu noirâtre brillant. 
CG. Fôrsteri BOUCHARD. Sumatra. 
AA. Dessus varié de bleu foncé ou noir et de rougeûtre. 
B. Elytres rougeûtres, portant une seule large bande transversale 
foncée. 

a. Tête et bande élytrale noires . . C. nigrofasciata, ScH. g. 

Asie et archipel Malais. 
aa. Tête et bande élytrale d’un bleu foncé. 

b. Des quatre macules blanches des élytres, les deux anté- 
rieures sont étroites et, tout au plus, tangentes posté- 
rieurement à la bande foncée. 

C. bhamoensis BATES. Birmanie. 

bb. Les deux macules blanches antérieures sont ovalaires et 
pénètrent au moins jusqu’à leur mi-hauteur dans la 
bande foncée..." C.:Bakeri a. sp-Philippines: 

bbb. Klytres sans macules blanches. à 

C. Gestroi MaIxD. N'°-Guinée. 
BB. Deux bandes transversales foncées, dont une humérale sur 
les élytres. 

c. Deux petites macules blanches sur chaque élvtre, l’une 
au-dessus, l’autre au-dessous de la bande foncée posté- 
rieure. . . C. eyunocephala FAB. Asie, archipel Malais. 

cc. Une seule macule blanche sur chaque élytre, sous la bande 
foncée postérieure. 





271 


d. Base de l’abdomen, contre le métathorax, noire ou brun 
foncé dans toute sa largeur . . C. interstitialis ScH. g. 
Asie, archipel Malais. 
dd. Base de l’abdomen foncée sur les côtés, largement tes- 
tacé rougeûtre au milieu. C. Thouzeti CAST. Australie. 
La Casnoidea bakerr se distingue donc de la nigrofasciata par la 
teinte des parties foncées du dessus et la disposition des macules 
blanches des élytres (celle-ci, chez la nigrofasciata, est la même que 
chez la bhaïnoensis); de la Gestroi, par la présence de macules 
blanches élytrales ; de la Bhamoensis, avec laquelle elle a été con- 
fondue, par la disposition des macules blanches, les membres plus 
épais, la grandeur beaucoup plus considérable de lœil. 
En effet, le rapport entre le diamètre oculaire et la longueur de la 
tête prise du labre à l’étranglement du col est : 
pour la bhamoensis, un peu plus de 1/5; 
pour la Bakeri, presque 1/5 ; 
pour la nigrofasciata, environ 1/3, 
ce qui éloigne cette dernière espèce de la bhamoensis que BATES 
considère, probablement à tort, comme une simple race locale. 


Voici les caractères de la Bakeri : 


Couleurs. — Dessus : 

Tête, sauf le col, d’un bleu noir brillant; labre et mandibules 
brunâtres ; antennes brunâtres, les 4 premiers articles rougeâtres 
et plus clairs. 

Col, prothorax, scutellum, élytres rouge brunâtre luisant. 

Bande transversale élytrale de la couleur de la tête. Deux ma- 
cules blanches sur chaque élytre, une au-dessus, l’autre au-dessous 
de la bande. 

La longueur suturale étant représentée par 100, les divisions 20 
et 65 représentent les limites antérieure et postérieure de la bande 
foncée en partant du scutellum. Sur chaque élytre, la macule 
blanche antérieure est engagée au moins à la moitié de sa hauteur 
dans la bande foncée. Ses deux diamètres sont : vertical, 10; trans- 
versal, 4. 

La postérieure est également fortement enfoncée dans la bande 
foncée. Diamètres : 8 et 6. 

La macule antérieure est entre les stries 4 et 5 qui s’écartent pour 
l’entourer; la postérieure entre les stries 3 et 5. 


Dessous : 

Tête noire, sans reflet bleu. Parties buccales brun rougeätre; les 
mandibules plus foncées, les palpes plus clairs. Les 2/3 supérieurs 
du dernier article des maxillaires brun foncé, sauf l’extrémité. 
Dernier article des labiaux plus foncé également. 


272 5 


Le reste du dessous du corps rouge brun, plus testacé et plus 
clair sur les derniers articles abdominaux. 

Côtés du premier article abdominal, largement, el ee à 
même hauteur d’un brun noir. 

‘Pattes jaune brunâtre. Les 3/4 extérieurs des fémurs antérieurs, 
presque la 1/2 des moyens, 255 des postérieurs noirs. Tibias anté- 
rieurs parfois rembrunis. 


Dimensions. — Longueur de l’insecte : 7 à 7.5 mill. 

Les dimensions suivantes, prises à la chambre claire, doivent 
être divisées par 26 pour donner les longueurs exactes en pu 
mètres. 

Tél 

Longueur des ce O0 (1 0 US ee OO ROSE 
8 1/2; 10). 

Plus grande épaisseur du 1° article : 3 

Longueur de la tête sans les dues 99. 

Hauteur du labre : 41/2; largeur, 11. 

Hauteur de l’épistome : 5 1/2. 

Hauteur du col : 6. 

Largeur de la tête devant les antennes : 14. 

Largeur de la tête avec les yeux : 33 1/2. 

Largeur de la tête sans les yeux : 28. 

Diamètre oculaire : 16. 

Largeur de l’étranglement devant le col : 8. 

Largeur du col à la base : 10. 

Palpes maxillaires : longueur du dernier article 5; pénultième 5; 
antépénultième 7. Plus grande épaisseur 1 3/4 (la même pour les 
3 articles). 

Palpes labiaux : longueur du dernier article, 7; du pénultième, 7. 
Un peu moins épais que les maxillaires. 

Prothorax : 

Longueur : 46. 

Largeur contre le col : 15 

Largeur à la base : 19 1/2. 

Plus grande largeur (aux 49 de sa hauteur depuis la base) : 25. 

Largeur aux 2/9 de sa hauteur : 19. 

Largeur aux 7/9 de sa hauteur : 17, 

Pédoncule mésothoracique : largeur 17, hauteur 5 1/2. 

Elytres : 

Longueur suturale : 58. 

Largeur au col mésothoracique : 20. 

Largeur aux épaules : 44. 

Plus grande largeur (aux 3/5 de la base) : 53. 





273 


Largeur de la troncature de chaque élytre : 18. 
Ecusson : longueur 4, largeur 2. 
Membres antérieurs : 
Fémur : longueur 42; plus grande épaisseur 9, 
Tibia : longueur 40; épaisseur à l'extrémité 9 1/2. 
Tarses : 1°” article 11; 2°6 1/2; 3° 6 12; 4° (bitide depuis sa base) 
M2 0 97 
Membres moyens : 
Fémur : longueur 45; plus grande épaisseur 8. 
Tibia : longueur : 58. 
Tarses :1141/2;.614/2;5 1/2:7; 11 (le 4 article bifide). 
Membres postérieurs : 
Fémur : longueur 45; épaisseur 7. 
Trochanter : longueur 13; épaisseur 4 1,2. 
Tibia : longueur 41. 
Tarsés 46; 94/2=7;-8(bifide)15: 


Forme. — Les antennes ont le premier article cylindrico-conique, 
se rétrécissant un peu vers la base, presque cylindrique dans a 
2 moitié. Le 2° est petit, rétréci à la base, le 5° conique allongé, les 
suivants presque cylindriques, le dernier aminci au bout. 

Le labre est transversal, coupé carrément en avant, un peu 
arrondi sur les côtés, sa suture postérieure un peu convexe en 
arrière. 

Les mandibules sont assez fortes, arquées, et dépassent assez 
fortement le labre. 

L’épistome a sa suture postérieure transversale.-Sur les côtés elle 
s’arrondit en se dirigeant vers la base des antennes. 

Les yeux sont grands, saillants, presque hémisphériques. 

La tête est presque carrée jusqu’à hauteur du bord postérieur des 
yeux, depuis l’épistome. À partir des yeux, jusqu’à l’étranglement 
qui précède le col, elle se rétrécit régulièrement et rapidement, ses 
côtés élant légèrement arrondis. Cette partie est assez convexe. 

Le col est presque globuleux. 

Le prothorax est presque cylindrique en avant. Puis ses côtés 
s’écartent progressivement, s'arrondissent là où il a sa plus grande 
largeur et se rapprochent de nouveau pour redevenir à peu près 
parallèles. Le bord latéral n’est indiqué et encore très faiblement, 
que près des deux extrémités. Le dessus du prothorax est très 
convexe. 

Les élytres ont le milieu de la base avancé presque en angle droit. 
La base descend très obliquement vers les épaules Celles ci sont 
largement et régulièrement arrondies. 


274 


Les côtés des élytres sont presque droits sur la plus grande partie 
de leur longueur, et vont en s’écartant légèrement. Vers l’arrière, 
les côtés s’arrondissent jusqu’à la troncature. 

La troncature descend un peu obliquement et un peu sinueuse- 
ment vers la suture. L’angle externe est obtus et un peu arrondi, le 
sutural presque droit et arrondi au sommet. 

L’écusson est en triangle allongé, sa base un peu arrondie, ses 
côtés droits. 

Les élytres sont peu convexes, sauf près de la base ; les inter- 
valles sont plans. 

Les épipleures sont concaves, un peu élargis en avant, et sont 
assez larges jusqu'à mi-hauteur du second segment abdominal. Ils 
s'amincissent ensuite en pointe longue et aiguë jusqu’à la tronca- 
ture. 

Dessous 

Palpes maxillaires à dernier article presque cylindrique jusqu’à 
mi-hauteur, puis s’amincissant fortement jusqu’à l’extrémité; 
pénullième article conique a!longé ; antépénultième à bord interne 
presque droit, à bord externe arqué. 

Palpes labiaux à dernier article fusiforme, aminci au bout, 
mais moins que les maxillaires; pénultième s’élargissant faiblement 
et régulièrement vers l’extrémité. 

Mentum à lobes latéraux concaves, arrondis sur les côtés et en 
avant, terminés en angle aigu. Epilobes très distincts,aigus au bout. 
Dent médiane large, arrondie, modérément saillante dans la forte 
échancrure du mentum, les côtés se prolongeant en carène jusqu’à 
la base. | 

Tête modérément convexe en dessous, sauf le col qui est globu- 
leux. 

Prosternum assez convexe, peu prolongé entre les hanches 
antérieures ; celles-ci sont coniques, saillantes, contiguës. 

Mésosternum formant pédoneule, et remontant abruptement 
entre les hanches moyennes, en forme de languette échancrée en 
angle aigu à l'extrémité qui reçoit la pointe métasternale. Hanches 
moyennes coniques, un peu écartées. à 

Métasternum à pointe antérieure aiguë, mais un peu dilatée 
arrondie sur les côtés, où elle est carénée; la pointe concave. 
Pointe postérieure triangulaire, à côtés un peu sinueux, séparant 
très étroitement les hanches à l'extrémité. Episternes métasternaux 
un peu élargis devant, très allongés, un peu concaves, à bords 
relevés et épais. Epimères bien visibles. 

Segments abdominaux peu convexes, le dernier largement tron- 
qué, un peu arrondi. 

Fémurs fusiformes allongés, assez épaissis vers le milieu. 





275 


Tibias antérieurs s’épaississant graduellement jusqu’à l’échan- 
crure qui est forte, arrondie, située au 3/4 de la longueur. Ils 
s’épaississent de nouveau, mais moins jusqu’à l'extrémité qui est 
un peu oblique. 

Tibias moyens et postérieurs allongés, s’épaississant très peu, 
sauf vers le sommet. 

Les 5 premiers articles des tarses presque rectangulaires, les 4° 
bifides depuis la base, formés de 2 languettes minces et acuminées. 
Les derniers articles longs, s’épaississant fortement à l’extrémité, à 
ongles de moyenne longueur, forts et courbés. 


Sculpture et revêtement pileux. — Le premier article a un long cil aux 
3,4 de sa longueur. À part les cils terminaux, le 5° article a quel- 
ques poils écartés. La pubescence, formée de cils raides, assez 
longs et assez distants, ne se montre nettement qu’à partir du 4° 
arlicle. 

Le labre est finement chagriné, sexsétigère, les pores étant à peu 
près également écartés, les cils augmentant de longueur du milieu 
vers l'extérieur. 

L’épistome est finement chagriné. Il présente de chaque côté, au 
milieu, un peu écarté des bords, un pore profond à très long cil. 

La tête est chagrinée en avant, où elle présente de chaque côté 
au-dessus de l’épistome une forle excavalion. Depuis la base des 
antennes jusqu'aux 3/4 postérieurs de l'œil, elle offre un sillon 
étroit, enchässé entre deux minces carènes, à peu près en ligne 
droite et plus ou moins régulier. 

Il y a 2 pores supraorbitaires. Le premier un peu avant le 
milieu de l'œil, le second très petit, un peu après le milieu. 
Les facettes de l’œil sont grandes. 

Le dessus de la tête et l’arrière sont beaucoup plus finement 
chagrinés (vus à un fort grossissement; à la loupe ils paraissent 
lisses). Le col est un peu plissé transversalement en avant. 

Le dessous de la tète est très finement chagriné. Les lobes laté- 
raux du mentum sont plissés-rugueux dans leur partie interne. 

La base de la gorse est‘creusée excavée derrière le mentum. 

Les sutures gulaires sont fines, mais visibles, et vont en s’écar- 
tant légèrement vers l'arrière. A l'extrémité antérieure elles se 


terminent par une petite saillie carénée. Le dessous de la tête 


présente des traces de strioles transversales. 
Le prolhorax au-dessus est chagriné également; en avant et en 
arrière, duns les parties étranglées, il présente des plis transver- 
2 © D 


saux irréguliers. Dessous, de chaque côté, une ligne longitudinale 


de très grosses impressions peu nombreuses et très irrégulières, et 
sur la surface sont disposés de petits cils très courts et écartés. 


276 


Le col mésothoracique présente au-dessus deux ou trois saillies 
longitudinales. Dessous, il est grossièrement et profondément 
fovéolé. 

La partie antérieure des élytres présente un peu en arrière de la 
base une dépression transversale. Il n’y a pas de stries, mais des 
rangées de gros points qui, vers l’extrémité, diminuent, s’écar- 
tent, puis disparaissent. 

Une première rangée formée de 5 à 6 gros points écartés, 
surtout en avant, commence vers l’écusson et finit à hauteur de la 
dépression transversale. 

Une seconde commence à même hauteur par 2 où 3 points très 
écartés, puis, plus régulière, se poursuit parallèlement à la suture 
jusque près de l’extrémilé où elle se termine dans une dépression 
longitudinale. Formée de points très gros jusqu’à la bande foncée, 
ses points deviennent de plus en plus poule et les derniers sont 
presque imperceptibles. 

La 3° rangée se comporte de même. Les suivanles ont des points 
beaucoup plus forts jusqu’à hauteur de la macule blanche posté- 
rieure, qu’elles ne dépassent pas. La dernière rangée se termine à 
hauteur du bord antérieur de la macule, et est prolongée par une 
dépression ou strie courbe non ponctuée, qui, parallèlement à la 
troncature, va rejoindre la dépression de la 3° rangée. 

À part la rangée scutellaire et la suivante, aucune des rangées de 
points ne dépasse vers la base la hauteur de l’épaule. 

Les points, surtout vers l’arrière, présentent de courts cils semi- 
dressés. En outre, dans le 3° intervalle se trouvent quelques pores 
à long cil dressé. J’en distingue, dans mes échantillons, un vers 
la base, deux vers l’extrémité de l’élytre. 

Dessous, l’arrière-corps est chagriné, plus lisse au milieu, plus 
rugueux sur les côtés. Les segments abdominaux présentent des 
traces de plis longitudinaux sur les côtés, de plis obliques plus au 
centre. Le dernier segment abdominal paraît lisse chez le mâle, 
plus ou moins pubescent chez les femelles (pubescence jaunâtre 
très courte et peu dense). Cette pubescence se retrouve à un degré 
moindre sur les autres segments. 

Dans les deux sexes, chaque segment abdominal porte ee de son 
bord postérieur deux longs cils très écartés. 

Les fémurs portent un long cil vers le milieu du bord interne, 
quelques cils rares et plus courts sur le côté opposé. 

Les tibias antérieurs ont 5 ou 6 cils écartés au-dessus de l’échan- 
crure, sur leur bord interne, une frange de petits cils blanchâtres 
garnissant l’échancrure et allant jusqu’à l’extrémité du tibia ; une 
couronne de soies brunâtres raides autour de l’extrémité. L’éperon 
supérieur est beaucoup plus long que linférieur. | 





4 dev chi de ntm Antec 








277 


Les autres tibias, outre la couronne de cils et les éperons assez 
courts, ont deux ranyées de spinules à la face interne. Les tarses 
ont sur leurs premiers articles deux rangées de soies longues au- 
dessous, etsontglabres au-dessus. Les soies sont surtoutdéveloppées 
sur les articles bifides. 

Le dernier article présente la même disposition, mais les soies 
sont moins nombreuses. 


Variations. — Deux exemplaires sur trois sont relativement plus 
étroits. Ce n’est pas une variation sexuelle, car un mâle et une 
femelle présentent la même disposition. 


Localité. — Los Bânos (Iles Philippines). 


278 


ÜBER SIXEONOTUS LUTEICEPS Reur. 
UND BESCHREIBUNG EINER NEUEN BRYOCORINE (Hem. Het.) 


von €@.-53. Heuter 


Sixeonotus luteiceps, die ich in Bei. nearkt. Caps., p. 4 (Acta 
Soc. Scient. Fenn., XXX VI N°2) nach aus Texas nach Washington 
eingeschleppten auf Cactus gefundenen Exemplaren beschrieben 
habe, ist von HuNTER, Pratt und Mitchell («The principal Cactus 
Insects of the United States » — U.S. Dept. Agric Bur. Ent. Bull. 
413, 1919, p. 36) als in südwestlichen Texas vorwiegend auf Yucca, 
aber auch gelegentlich auf Cactus gefunden angeführt. Da sie aber 
von den Verfassern mit ۂdark steel blue wing covers and red head 
and thorax» beschrieben worden ist, elaube ich, dass die von 
Ihnen angeführte Art unmôglich dieselbe wie diemeinige sein 
kann, indem diese nur den Kopf und den Vorderrand des Prono- 
tums dunkel gelb hat und mit rein schwarzen glänzenden Halb- 
decken versehen ist. Von Herrn HEIDEMANN habe ich aber auch 
eine andere elwa ebenso grosse und breite l'ryocorine bekommen, 
die mit der oben angegebenen kurzen Beschreibung der zitierlen 
amerikanischen Verfassern übereinstimmt und von UHLER Haltico- 
toma valida benannt worden ist und ich kann nicht die Vermutung 
unlerdrücken, dass die oben genannten Verfassern diese Art 
meinen. Da sie noch nicht beschrieben ist gebe ich hier die 
Beschreibung der neuen Gattung und Art. Sie gehôrt an der 
Division die von einem dreieckigen Eindruck auf dem Schildchen 
ausgezeichnet ist und ist also in der Tat mit der Gattung Sixeonotus 
nicht einmal nahe verwandt. 


HALTICOTOMA VALIDA Unz. ms. 


Corpus breve et latum, superne nitidum, breviter pallido-pubes- 
cens. Caput verticale, a supero visum longitudine multo latius, ab 
antico visum late productum, longitudine distincle lalius, a latere 
visum altitudine basali brevius. Frons leviter convexa, paullo ante 
marginem basalem impressione subtili instructum, præterea sulco 
brevi longitudinali, intra oculos utrinque supra basin antennæ 
impressione brevi longitudinal. Oculi parvi, glabri, rotundati, sat 
prominentes, interne haud emarginati, postice marginem anticum 
pronoti attingentes. Clypeus a fronte distincte discretus, sat promi- 
nens,apicem versus leviter retrorsum vergens ; loræ haud discretæ; 
genæ altæ; gula brevissima, obliqua; angulus facialis rectus. 
Rostrum crassum, rectum, apicem coxarum posticarum nonnihil 








279 


superans, articulo primo apicem coxarum anticarum parum supe- 
rante. Antennæ mox ante apicem marginis antici oculorum insertæ, 
breves, breviler ad pressim pilosæ, articulo primo, brevissimo, 
parum dilatato, articulo secundo apicem versus levissime incras- 
sato, primo sat longiore, duobus ultimis tenuioribus, simul sumtis 
secundo longioribus, quarto lertio breviore. Pronotum latitudine 
sat mullo brevius, apicem versus sat fortiter angustatum, margine 
basali medio sinuato, lateribus apicem versus convergentibus, basin 
versus reclis, paullo ante apicem obtuse sinuatis et dein apicem 
versus leviter convergentibus et leviter marginalis; disco parum 
convexo et declivi, subtiliter et dense puncetato, utrinque ad margi- 
nem breviter poslicum callorum impressionis brevi sed distineta, 
inter callos impressione sat profunda magna triangulari marginem 
anticum attingente retrorsum angustlala; callis parum distinctis, 
strictura apicali haud discreta. Scutellum latitudine vix longius, 
basi oblecta, impressione basali magna triangulari sat profunda 
ultra medium scutelli extensa. Hemielÿtra apicem abdominis non- 
nihil superantia, lateribus rotundata; clavo et corio subtiliter 
punctatis, venis parum distinctis, areola membranæ brevi, angulo 
apicali interno rectangulari. Alæ hamo areolæ destilutæ. Orificia 
metastethii indislincta. Pedes breves, parce pilosæ, pilis sub- 
adpressis; Llibiis muticis, articulis primo et secundo tarsorum 
posticorum brevissimis, simul sumtis ultimo brevioribus, hoc 
apicem versus distincte incrassalo, aroliis unguiculorum latis et 
cum illis fere totis connexis, medium eorum nonnihil superantibus. 


He NN EIDA TEL ms: 


Capite, pronoto, prosterno, articulo primo rostri pedibusque 
rufis, scutello hemielytrisque nigro-cyaneis, membrana griseo- 
fusca, venis obscurioribus, meso- et metastethiis antennisque fuscis ; 
rostro, articulo primo excepto, ventre apiceque articuli ultimi tarso- 
rum nigris; basi abdominis fuscesente. 

Long. : 3-35 mill.; lat. : 1.5-2 mill. 

Patria : Texas : S. Antonio d. 27 Nov. D. Ô. HEIDEMAN; Ari- 
zona : Galiaro Mis, d. 25 Maji 1897, d. D. HuBBarD (Mus. Hel- 
sigf.). 

Frons maris et feminæ oculo cireiter quadruplo latior. Antennæ 
articulo primo latitudine frontis vix magis quam dimidio breviore, 
secundo primo vix 1/5 longiore et tertio æque longo, quarto primo 
parum breviore. Pronotum margine basali circiter dimidio bre- 
vius, hoc margine apicali paullo magis quam 1/3 longiore. 

Die Beischreibung ist meiner Blindheit wagen von Herrn D° 
Poprius freundlichst verfasst. 











SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE 


Assemblée mensuelle du 6 septembre 1913 


Présidence de M. CH. KERREMANS, président. 


La séance est ouverte à 20 heures. 


— Le procès-verbal de l’assemblée mensuelle du 2 août 1913 
est approuvé. 


— En l’absence de MM. DESNEUX et SCHOUTEDEN, qui font. 
_ excuser leur absence, M. BoNprorr remplit les fonctions de secré- 
| taire. : 


Décision du Conseil. — Le Conseil a réadmis en qualité de membre 
effectif M. Dugois, Directeur de l'Ecole Moyenne, à Menin, qui 
spécialise l’étude des Lépidoptères. 

E Travaux pour les Annales. — L’impression des travaux insérés 
dans ce numéro est décidée. 


La séance est levée à 21 heures. 


AAA RE PA 7 


ANNALES DE LA SOC, ENTOM. DE BELGIQUE, T. LVII, 3-X 1913. 19 





282 


BEMERKUNG ZUR EINTEILUNG : 
DER CRYPTONYCHINEN-GRUPPE DER HISPIDEN 


von J. BWeise 


Mein verehrter College Herr GESTROo bringt soeben in den Ann. 
Mus. Civ. Genova, 1915, p. 7-1L, eine Aufzihlung von den Arten 
der Galtungen Bronthispa, Oxycephala und Xiphispa, die von der 
meinigen bedeutend abweicht und auf einer ganz verschiedenen 
Begrenzung der genannten drei Gaitungen beruhen muss. 

Letztere sind unter sich sehr nahe verwandt, und da sie noch 
nie mit emancer verglichen oder leidlich getrennt worden waren, 
musste ich ihre wesentlichen Unterschiede erst heraussuchen, um 
für die Genera Insectorum von WyYTsMAN, Fasc. 125, 1911, eine 
-brauchbare Übersicht über die Gattungen der Cryptonychinen, L. c., 
p. 67, geben zu künnen. 

Da GEsrRo diese Arbeit nicht erwähnt, sondern nur meinen 
weniger wichtigen Coleopterorum CGatalogus, Pars 35, der weiter 
nichts als eine Aufzählung der bekannten Hispiden enthält, s0 
dürfie ihm meiue Begrenzung der Gattungen Bronthispa, Oxyce- 
phala und Xiphispa unbekannt geblieben sein und er hat deshalb, 
p. 9 und 10, Aëphispa- und Oxycephala-Arten bunt durcheinander 
gewürfelt; denn. carinaerostris CSikr, Albertisi, Kolbei, latirostris, 
metallica und oblustrostris GESTRO, sowie lestacea K. gehüren nicht 
zu Aiphispa, sondern sind typische Oxycephala-Arten. 

So lange also Herr GESTRO Keine neue Umgrenzung der Gatlungen 
Bronthispa, Oxycephala und Xiphispa verôtfentlicht, muss meine 
Anordnung, Genera Insect. Fasc. 195, p. 66-71, Geltung behalten ; 


auch darf Xiphispa papuana Ws., Archiv f. Naturg. 1909, p. 109, 


nicht den Namen Weéisei GEsrro, L. c., p. 8, annehmen, da sie mit 
Oxycephala papuana GEesrro, 1897, nicht collidirt. Die Vereinigung 
von Bronthispa Gleadowr Ws. mit limbata WATERH. endlich halte 
ich für nicht genügend geklärt. 





283 


NEUE AFRIKANISCHE SCHIZONYCHINEN 


von 3. Rloser 


Lepidotrogus nyassicus n. sp. — L Conradti KoLBe similis. 
Fuscus, capite prothoraceque obscurioribus, subnitidus, flavido- 
squamosus. Capite rude punctato, punctorum squamis parvis, 
latera versus majoribus, clypeo margine antico sinualo ; prothorace 
longitudine duplo laliore, medio rotundalo-ampliato, angulis anticis 
et posticis fere rectis, dense et fortiter punetato, macula parva 
basali et utrinque macula laterali laevibus, punectorum squamis 
angustis, latera versus latioribus; elytris sat crebre squamulatis, 
squamis juxta margines laterales densius posilis, squamarum forma 
ovali; pygidio dense squamoso, squamis late ovatis Subtus epi- 
sternis pectoreque fla\ido-pilosis,1llis metasternique lateribus etiam 
squamulatis ; abdominis lateribus densius quam medio squamosis, 
squamis ovalis; tibiis anticis tridentatis, dente primo parvo; arti- 
culis duobus primis tarsorum posticorum longitudine fere aequa- 
bus. — Long. 20-22 mill. 

Hab. : Deutsch Cst Afrika (Nyassaland). 


In der Gestalt dem Z. Conradti Koz8e ähnlich, unterscheidet sich 
die Art durch die viel breileren Schuppen der Oberseite, wodurch 
sie dichter beschuppt erscheint. Das Halsschild zeigt bei allen 
vorliegenden Exemplaren nur einen glatten Fleck an der Pasis und 
je einen neben der Mitte der Seitenränder, während sich bei Con- 
radti auch zwei runde glatie Makel vor dem Vorderrande befinden 
und der seitliche Querwulst vor der Basis glatt ist. Auf dem Pygi- 
dium sind die Schuppen sehr kräflig und von rundlicher Gestalt. 
bei Conradti dagegen sind sie länglich eiformig. Die Bebaarung der 
Brust ist ein wenig dichter und mehr gelblich, die Schuppen der 
Unterseite sind durchweg breiter als bei (Conradti. 

Auch dem Lepidotrogqus (— Aposchiza) Schulzi Brsk. ist die Art 
sehr ähnlich. Bei Schulzi ist jedoch stets der Querwulst des Hals- 
schildes seithich vor der Basis glatt. Die Schuppen sind bei Schulzi 
weiss, bei nyassicus gelblich und stehen bei letzterer Art an den 
Seiten der Flügeldecken, namentlich im hinteren Teile enger, was 
bei Schulzi nicht der Fall ist. 


Lepidotrogus signaticollis n. sp. — Statura L. Conradti 
KoLzge. Nigro-fuscus, subnitidus, flavido-squamosus, antennis rufis. 
Capile dense et grosse punctato, punctis squamoso-setosis, clypeo 
margine antico parum elevalo et sinualo; prothorace dense, fere 
subrugoso-punclalo, squamis- lanceolatis, ante angulos posticos 


284 


magnis et fissis; macula mediana et utrinque fascia transversali 
ante prothoracis basin, maculis duabus post marginem anticum et 
utrinque macula impressa laterali glabris, nitidis; scutello sparsim 
squamoso; elytris irregulariter squamulatis, areis numerosis 
glabris; pygidio fortiter punclato, punctis squamosis et longe 
setosis. Subtus pectore flavido-piloso, abdomine medio sparsim, 
lateraliter densius squamoso; tibiis anticis bidentatis, interdum 
dente tertio obsoleto; articulo primo tarsorum posticorum parum 
abbreviato, unguibus late fissis. — Long. 22 mill. 


Hab. : Usambara (Neu Bethel). XII 1903. H. DuPRÉ leg. 


Die Artist von derselben Gestalt wie L. Conradti KoLBE, aber vor 
allem durch die Bildung der Krallen unterschieden, indem der 
Krallenzahn dem Ende so nahe gerückt ist, dass die Krallen breit 
gespallen erscheinen. Kopf und Halsschild sind dicht punktiert: 
Auf letzierem sind vor der Basis ein Fleck in der Mitte und jeder- 
seits eine Querbinde, zwei Flecke vor dem Vorderrande und ein 
vertiefter KFleck jederseits neben der Mitte des Seitenrandes glatt 
und glänzend, ähnlich aber noch markanter wie bei Conradti. Die 
Schuppen des Halsschildes sind lanzettformig, neben den Seiten- 
rändern etwas breiter und an den Hinterecken gross und ähren- 
fôrmig. Das Schildchen ist weitliufig beschuppt. Die Klügeldecken 
sind gerunzelt und sind die vertieften Stellen mit lanzettfôrmigen 
Schuppen bedeckt, während die erhôhten Stellen unbeschuppt 
sind, wodurch die Klügeldecken ein scheckiges Aussehen erhalten. 
Das Pygidium ist mit grossen Punkten bedeckt, welche Schuppen 
und lange Borsitenhaare tragen. Brust und Episternen sind gelblich 
behaart und zeigen leltztere neben der Behaarung auch noch 


federartige Schuppen. Das Abdomen ist in der Mitte weitläufig, an: 


den Seiten dichter beschuppt. Die Form dieser Schuppen ist bei deri 
vorliegenden Exemplaren verschieden, entweder eifürmig, äbren- 
oder federfôrmig. Die Vorderschienen sind zweizahnig, ein drilter 
oberer Zahn ist kaum angedeutet. Das erste Glied der Hintertarsen 
ist ein wenig kürzer als das zweite. 


_ Lepidotrogus kilimanus n. sp. — L, signaticolli simillimus, 
sed differt : Clypeo margine antico profundius sinuato, prothorace 
minus dense sed fortius punctato, squamis parum majoribus ; 
elytris minus rugosis, densissime et minutissime punctatis, etiam 
irregulariter squamosis sed squamis ovalibus; abdomine, segmen- 
torum margine angusto antico excepto, dense squamosis. — Long. 


91 mill. 


Hab. : Deutsch Ost Afrika (Kilimandscharo). 








dis 








289 


Die Art ist dem L. signaticollis sehr ähnlich. Der Clypeus ist 
etwas tiefer ausgebuchtet, die Punkte des Halsschildes sind grôüber 
und weiter gestellt, die Schuppen dieser Punkte sind elwas kräf- 
tiger. Die Flügeldecken sind schwächer gerunzelt, die Schuppen 
sind eiformig und die nicht beschuppten Stellen zeigen unter der 
Lupe eine äusserst feine und sehr dichte Panktierung. Das 
Abdomen ist mit Ausnahme der schmalen Vorderränder der 
Segmente überall dicht beschuppt, die Schuppen sind breit und 
längsgeefurcht. Die Bildung der Krallen ist dieselbe wie bei signa- 
ticollis. 


Lepidotrogus fulvipennis n. sp. — Supra subopacus, subtus 
nitidus, capite, prothorace scutelloque nigro-fuscis, elytris fulvis, 
corpore infra castaneo. Capite fortiler punctato, clypeo antice 
parum attenuato, margine antico paulo elevalo, vix sinuato ; pro- 
thorace longitudine duplo latiore, angulis anticis et posticis fere 
rectis, mediocriter dense punctato. linea media indistincta macu- 
laque laterali laevibus, punctis squamosis, squamis disci parvis 
lanceolatis, squamis ante angulos posticos majoribus, fissis ; 
scutello sparsim punctato, punctorum squamis minutis; elytris 
mediocriter dense punetatis, punctis minulissime squamoso 
setosis, squamis elvtrorum apicem versus parum majoribus, lanceo- 
latis; pygidio sat crebre punctato, punctorum squamis parvis. 
Pectore flavido-piloso, episternis albo-squamosis ; abdomine medio 
remote, lateraliter densius punctato, punctis squamas lanceolatas 
ferentibus; tibiis anticis bidentatis, tarsis posticis articulo primo 
. Secundo breviore. — Long. 18 mill. 

Hab. : Deutsch Ost Afrika (Micindani). 


Von dieser Art liegen zwei Exemplare vor, von denen das eine 
auf der Oberseite fast matt, das andere glänzend ist. Lelzteres ist 
wahrscheinlich abgerieben. Der Kopf ist grob punktiert, der 
Vorderrand des Clypeus etwas aufgebogen, doch kaum merklich 
ausgebuchtet. Das Halsschild ist doppelt so breit wie lang, die 
Seiten sind in der Mitte etwas bogenfôrmig erweitert, Vorder- und 
Hinterecken sind fast rechtwinklig. Die Oberfläche ist nur mässig 
dicht punktiert, die Punkte sind in der Mitte ziemlich schwacb, die 
Schuppen derselben sind klein, lanzettformig, vor den Hinterecken 
grôsser und vielfach geschlitzt. Eine undeutliche Mittellinie und ein 
kleiner Fleck neben der Erweiterung des Seitenrandes sind glatt. 
Auf den Flügeldecken sind die Punkte etwas grôber wie auf dem 
Halsschild. Im vorderen Teile sind die Schuppen der Punkte winzig 
klein, mit unbewaffnetem Auge kaum sichtbar. Vor dem Hinter- 
_rande sind die Schuppen etwas grüsser und lanzettfürmig. Das 


286 


Pygidium ist ein wenig dichter punktiert und tragen die Punkte 
kleine zugespilzte Schuppen. Die Nilte der Brust ist gelblich 
behaart, die Episternen und die Hinterhüften sind dicht mit ähren- 
formigen weissen Schuppen bedeckt und befinden sich solche 
Schuppen auch an den Seiten des Metasternuins zwischen den 
Haaren. Das Abdomen ist in der Mitte weitläufig, an den Seiten 
etwas enger punktiert, die Schuppen der Puankte sind lanzett- 
formig, auf dem ersten Abdominalsegment ährenfôrmig. Die 
Vorderschienen sind Zzweizähnig, das erste Glied der Hintertarsen 
ist ein wenig kürzer als das zweite, der Krallenzahn steht etwas 
unterbalb der Mitte. 


Coniopholis fulvipes n. sp. — C. nyassicae KOLBE similis. 
Fusca, subnitida, supra sat dense squamosa, squamis angustis 
lanceolalis, pedibus fulvis. Capite fortiler punctato, clypeo subro- 
tundato, margine antico elevato haud sinuato; prothorace crebre 
punctato, longitudine duplo latiore, antice magis quam postice 
attenuato, angulis anticis et posticis oblusis, margine antico lateri- 
busque longe fulvo-setosis; scutello, elytris pygidioque dense 
punctalis; metasterno medio longitudinaliter impresso, aciculato- 
punctato, punctis setosis, lateribus albo-squamoso-setosis; abdo- 
mine crebre punctato, medio setoso, laleribus albo squamulatis, 
squamis lanceolatis ; tibiis anticis tridentatis, dente primo obsoleto; 
articulo primo tarsorum posticorum secundo breviore, unguiculis 
apice fissis. — Long. 16 mill. 

Hab. : Deutsch Ost-Afrika (Lindi). 

Die Art ist in der Gestalt der C. nyassica KOLBE ähnlich. Die 
Oberseite ist überall dicht punktiert, die Schuppen der Punkte 
sind schmal, lanzettformig. Der Clypeus ist anders gebildet wie bei 
nyassica. Er ist von bogenfürmiger Gestalt, sein aufgebogener 
and ist vorn nicht ausgebuchtet. Auch die Form des Halsschildes 
ist eine andere als bei nyassica. Die Seitenrander sind im vorderen 
leile nicht ausgeschweïft, die Vorderecken sind nicht vorgezogen, 
so dass letztere stumpfwinklig erscheinen. Der Vorderrand und 
die Seitenränder des Halsschildes sind mit langen borstenartigen 
Haaren bewimpert. Die Brust ist nicht wie bei #yassica dicht gelb 
behaart, sondern in der Mitte weitläufig beborstet, an den Seiten 
ebenso wie die Episternen mit langen schuppenartigen weissen 
Borsten dicht besetzt. Das Abdomen ist überall dicht punktiert, 
doch tragen die Punkte in der Mitte Borsten, an den Seiten schmale 
lanzettformige Schuppen.Die Vorderschienen sind zwar dreizähnig, 
doch ist der oberste Zahn nur angedeutet. Das erste Glied der 
Hintertarsen ist kürzer als das zweite, von den beiden Krallen- 
züihnen ist der Endzahn etwas kürzer und schwächer. 





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287 


Coniopholis pectoralis n. sp. — C. lepidiotae BuRM. similis, 
paulo major. Rufo-fusca, nitida, albo-squamulata. Capite crebre 
fortiter punetato, punclorum squamis parvis, clypeo margine 
antico subsinuato; prothorace longitudine plus duplo latiore, 
medio rotundato-ampliato, angulis anticis et posticis parum 
obtusis, illis haud porrectis, ubique dense punctato, punctorum 
squamis parvis, latera versus majoribus, late ovatis; elylris sat 
crebre punctatis, squamis fere orbicularibus; pygidio dense 
punctato el squamoso, squamis late ovalis. Pectore dense albo- 
squamoso, squamis magnis, fasciculis similibus; . abdomine, 
segmentorum margine antico angusto excepto, ubique dense squa- 
moso, squamis ovatis; Libiis anticis tridentatis, larsis posticis arti- 
culo primo secundo longitudine fere aequali, unguiculis apice fissis. 
— Long, 19-21 mill. 

- Hab. Usambara (Neu-Bethel). XI 1903. H. Dupré leg. 

Die’ Art ist der GC. lepidiota BurM. sehr ähnlich, aber sofort 
durch die andere Bekleidung der Brust zu unterscheiden. Kopf, 
Halsschild und Flügeldecken sind fast von gleicher Skulplur wie 
bei lepi diota, doch sind die Schuppen auf den Flügeldecken mehr 
rundlich. Das Schildchen zeigt nicht wie bei lepidiota eine glalte 
Mittellinie. Der Füblerfächer ist beim  kaum länger als die vier 
vorhergehenden Glieder des Stieles zusammen, beim'© noch 
bedeutend kürzer als beim +. Das Mentum ist im hinteren Teile 
plôtzlich verdickt und flacht sich dann wieder nach dem Vorder- 
rande zu ab. Die Grenzlinie zwischen dem hôher und dem tiefer 
liegenden Teile ist in der Mitte ausgebuchtet. Eine ähnliche 
Bildung des Mentums findet sich auch bei lepidiota, nur dass die 
Verdickung schon unmittelbar vor dem Hinterrande beginnt. Die 
Brust, welche bei lepidiota dicht gelblich behaart ist, ist bei pecto- 
ralis dicht mit grossen abstehenden weissen Schuppen besetzt, 
welche vielfach geschlitzt sind, so dass sie Fascikeln gleichen. 
Auch die Episternen sind dicht beschuppt. Die Bauchsegmente 
sind dicht mit eiformigen Schuppen bedeckt, welche nur die 
schmalen Vorderrinder der Segmente freilassen. Die Beine sind 
weitläufig beschuppt, die beiden ersten Tarsenglieder der Hinter- 
beine sind ungefähr von gleicher Länge. Die Krallen sind an der 
Spitze enger gespalten als bei lepidiota. 


Gen. Anartioschiza KoLBe. — In der Gattungsdiagnose Ann. 
Soc. ent. Belg. 189% p. 569, führl Prof. KoLBE an, dass das Men- 
tum bei dieser Gattung eine dreieckige Erhabenheit zeigt. Unter 
den nachstehend beschriebenen Arten der Gattung befinden sich 
zWel, diversa und setosa, bei denen diese Auszeichnung auf dem 
. Mentum nicht vorhanden ist. Die Bildung des Kopfes, des Hals- 


288 


_schildes und der Krallen haben mich jedoch veranlasst, diese Arten 
dennoch der Gattung Anartioschiza zuzuleilen, zumal die nach- 
stehend beschriebene À. setosella auf dem Mentum eine Erhabenheit 
zeigt, in der nur mit Mühe eine dreieckige Gestall zu erkennen ist. 


Anartioschiza camaruna heterolépida n. subsp. — A 
forma typica differt : elytrorum squamis parum latioribus, minus 
acuminatis; pygidio abdomineque densissime squamulalis, squa- 
mis latis, validis, convexis. 

Iab. : Kamerun (ENGELSBERG). < 


Bei dieser Lokalform sind die Schuppen der Flügeldecken breiter 
und hinten weniger zugespitzt. Pygidium und Abdomen sind 
äusserst dicht mit grossen, breiten und gewôülbten Schuppen 
bedeckt, während die Schuppen bei der typischen Form weniger 
dicht stehen und eifürming sind, 


Anartioschiza calabarica n. sp. — \Nigro-fusca, nilida, 
flavido-setosa, Capite fortiter punctato, punctis breviter selosis, 
clypeo margine antico sinuato; prothorace mediocriler dense sal 
orosse punctato, punctis setosis, lateribus subcrenulatis, in ante- 
riore parte parum explanatis; elytris densius punctatis et flavido- 
squamoso-setosis; pygidio fortiler mediocriter crebre punctato, 
punctis setosis Pectore squamoso-setoso, medio laevi, abdomine 
medio sparsim, lateraliter densius punctato, punctis setas feren- 
tibus ; femoribus tibiisque remote selosis, tibiis anticis bidentatis, 
tarsis posticis articulis duobus primis longitudine aequalibus. — 
Long. 18 mill. 


ab. : Old Calabar. 


Durch das Fehlen einer glatten Rippe neben dem Seitenrande 
der Flügeldecken steht diese Artaer A. camaruna KOLBE nahe. Der 
Kopf ist kräftig, seitlich etwas dichter wie in der Mitte punktiert, 
die Punkte sind kurz beborstet, der etwas auf gebogene Vorderrand 


des Clypeus ist schwach ausgebuchtet. Das Mentum zeigt abwei- 


chend von camaruna nur an der Basis eine dreieckige Erhabenheït 


und läuft von der Spitze dieses Dreiecks ein mittlerer Langskiel 


nach dem Vorderrande. Das Halsschild ist nur wenig dicht punk- 
tiert, die Punkte sind kräftig und tragen gelbliche Borsten Die 
Seitenränder des Halsschildes sind schwach krenuliert, im vorde- 
ren Teile etwas lappenformig aufgebogen. Auf den Flügeldecken 
stehen die Punkte dichter als auf dem Halsschild und tragen 
schmale, zugespitzte, borstenartige Schuppen. Die mässig dicht 
stehenden Punkte des Pygidiums sind abstehend beborstet. Die 
Mitte des Metasternums ist glatt, die Seiten sowie Vorder- und 








3 











289 


 Hinterrand zeigen borstenartige Schuppen. Die Mitte des Abdo- 


mens ist sehr weitläufig punktiert, während die Punkte an den 
Seiten enger stehen. Die Schuppen der Punkte sind noch stärker 
borstenartig als die auf der Brust. Die Schenkel und Schienen 
tragen gelbliche Borsten, die auf ersteren sehr weitläufig stehen. 


Anartioschiza setosella n. sp. — Fusca, nitida, punctis 
omnibus flavo setosis. Capite subrugoso-punctato, clypeo brevi, 
margine antico parum sinuato; prothorace longitudine duplo 
latiore, lateribus subcrenulatis, parum reflexis, angulis posticis 
obtusis, anticis rectis; elytris minus grosse dense punctatis, lateri- 
bus flavo-ciliatis; pygidio corporeque infra crebre punctatis, 


pectoris setis longioribus; tibiis anticis bidentatis, tarsis posticis 


articulo primo secundo longitudine aequali. — Long. 20 mill. 
Hab.: Kamerun (Duala). 


Die Art gehôürt gleichfalls in die Verwandtschaft der À. camaruna 
KoLBE. Ober- und Unterseite sind ziemlich dicht punktiert und 
jeder Punkt trägt eine gelbliche Borsite. Auf dem Kopf ist die 
Punktierung etwas runzelig, der Vorderrand des Clypeus ist flach 
aussgebuchtet. Die dreieckige Erhabenheit auf dem Mentum hat 
die Gestalt eines schmalen, sehr spitzwinkligen Dreiecks. Die 
Punktierung des Halsschildes ist kräftig. Das Halsschild ist mehr 
als doppelt so breit wie lang, in der Mitte am breitesten. Die 
Hinterecken sind stumpfwinklig, die Vorderecken rechtwinklig. 
Die Seitenränder sind etwas aufgebogen und schwach krenuliert. 
Die Punktierung von Schildchen und Fligeldecken ist weniger 
grob, die Seitenränder der letzteren sind abstehend beborstet. Die 
Unterseite ist überall ziemlich dicht punktiert, an den Seiten nur 
wenig dichter wie in der Mitte. Die Borsten des Metasternums, 
namentlich auf dem -hinteren Teile desselben, sind lang. Die 
Vorderschienen sind scharf zweizähnig, die beiden ersten Glieder 
der Hintertarsen sind von gleicher Länge. 


Anartioschiza sororia n. sp. — A. inajori KoBBE affinis, 
brevior, nigra, nitida, pedibus fuscis. Capite sat dense fortiter 


_punctato, clypeo margine antico sinuato; antennis fuscis, flabello 
_ in utroque sexu parvo; prothorace mediocriter dense punctato, 
_ squamis disci minutis, versus margines laterales majoribus ; elytris 

haud crebre punctatis, costa laterali submarginali indistincta, 

antice et postice abbreviata, punctorum squamis minutis ovalibus ; 


pygidio dense squamoso, squamis late ovatis. Pectore squamis 
magnis dense obtecto, abdomine medio sparsim, lateraliter parum 
densius squamulato; tibiis anticis tridentatis, dente primo tarso- 


_ rum posticorum haud abbreviato. — Long. 22 mill. 


Hab. : Kamerun (Bakossi Berge). 


290: 


Der A. major KOLBE nahe verwandt, etwas kürzer, mit Aus- 
nahme der braunen Beine schwarz, die Flügeldecken mit bläu- 
lichem Schimmer. Der Kopf ist ebenso gebildet wie bei #najor, 
nicht ganz so dicht punktiert. Auch das Halsschild zeigt dieselbe 
Gestalt wie diese Art. Es ist schwach gerunzelt, mässig dicht 
punktiert, die Punkte sind kräftig, auf dem Discus mit kaum 
sichthbaren Bôrstchen, an den Seiten mit eiformigen Schuppen 
besetzt. Die Flügeldecken sind ein wenig dichter punktiert als bei 
major, die Schuppen sind ebenso klein, aber hinten mehr zuge- 
spitzt, die Rippe neben dem Seitenrande ist undeutlich. Das Pygi- 
dium ist dicht mit grossen rundlichen weissen Schuppen bedeckt. 
Während bei major das Metasternum in der vorderen Hälfte gelb 
behaart ist, ist es bei.dieser Art überall mit grossen abstehenden, 
Fascikeln ähnlichen weissen Schuppen bekleidet. Das Abdomen 
ist in der Mitte sehr weitläufig, an den Seiten enger punktiert, die 
Schuppen der Punkte sind breit eiformig. 


Anartioschiza Ssquamosetosa n. sp. — A. imajori KOLBE 
affinis, fusca, nitida. Capite mediocriter dense, fronte sparsim 
punctato, clypei margine antico sinuato; prothorace plus duplo 
longitudine latiore, angulis posticis obtusis, subrotundatis, anticis 
rectis, haud crebre punctato, punctis squamoso-setosis, squamis 
latera versus majoribus; elytris lateraliter unicostatis, sat dense 
punctatis, punctorum squamis angustis, acutis; pygidio basi 
mediocriter crebre, apicem versus parcius punctato, punctorum 
squamis fere ellipticis; métasterno dense squamoso, medio longi- 
tudinaliter sulcato areaque transversali glabris ; abdomine lateribus 
mediocriter dense, medio parcius squamoso, squamis ovalibus; 
tibiis anticis tridentatis, articulis duobus primis tarsorum postico- 
rum longitudine aequalibus. — Long. 22 mill. 


Hab, : Kamerum (Duala). 


Die Art gehôürt gleichfalls in die Verwandtschaft der À. major 
KOLBE, ist jedoch sofort dadurch zu unterscheiden, dass die 
Punkte der Oberseite grôssere borstenartige Schuppen tragen. 
Der Kopf ist mässig dicht, die Stirn nur weitläufig punktiert, der 
Vorderrand des Clypeus ist schwach ausgebuchtet. Das Halsschild 
ist mehr als doppelt so breit wie lang, die stumpfen Hinterecken 
sind abgerundet, die Vorderecken sind rechtwinklig. Die Punktie- 
rung ist in der Mitte ziemlich weitläufig, an den Seiten enger. Die 
Flügeldecken zeigen neben dem Seitenrande ebenso wie major 
eine undeutliche Rippe. Die Punktierung ist ziemlich dicht, die 
Seitenränder sind abstehend beborstet. Das Pygidium ist nach 
dem Hinterrande zu weitläufiger punktiert, die Schuppen sind 








CA gun à. dit ul, né 





Ke 


291 


länglich eiférmig, fast elliptisch. Die Brust ist dicht mit grossen, 
teilweise gefiederten Schuppen bedeckt. Die längsgefurcnte Mitte 
und ein Querfleck sind glatt und unbeschuppt. Die Bauchseg- 
mente sind an den Seiten ziemlich dicht, in der Mitte weitläufig 
beschuppt und sind die Schuppen von eiformiger Gestalt. Die 
Vorderschienen sind dreizähnig, die beiden ersten Glieder der 
Hintertarsen von gleicher Länge. 


Anartioschiza diversa n. sp. — Brunnea, nitida, capite 
prothoraceque parum obscurioribus. Capite fortiter punctato, 
clypei margine antico parum sinuato, mento planato, sparsim 
fortiter punctato, puncetis setosis; antennis fuscis, articulis 3.-5. sat 
brevibus; prothorace longitudine plus duplo latiore, lateribus 
medio rotundato-angulatis, angulis posticis obtusis, anticis acutis, 
fortiter et dense punctato, punclis minutissime setosis; scutelli 
linea media laevi; elytris sat crebre fortiter punctatis, punctis 
squamoso-setosis; pygidio grosse punctato, punctis squamas 
parvas lanceolatas ferentibus; metasterno, area transversa excepla, 
albo-squamoso, squamis ovatis; abdomine medio parce, lateraliter 
parum densius punctato, squamis anguste ovalibus an lanceolatis; 
tibiis anticis tridentatis, dente primo obsoleto; tarsorum postico- 
rum articulo primo secundo haud breviore, unguiculis dente 


- mediano, basin versus parum inclinato, armatis. — Long. 16 mill. 


Hab. : Kamerun. 


Die Art unterscheidet sich von den bisher beschriebenen Arten 
der Gattung durch das Fehlen einer Erhabenheïit auf dem Mentum. 
Das letztere trägt zerstreute grobe Punckte, die lang abstehend 
beborstet sind. Der Kopf ist ziemlich grob punktiert, der Vor- 
derrand des Clypeus schwach ausgebuchtet. Das Halsschild ist 
mehr als doppelt so breit wie lang, in der Mitte stark bogenfôrmig 
erweitert, die Hinterecken sind stumpf, die etwas vorgezogenen 
Vorderecken ein wenig spitzwinklig. Die Oberfläche ist kräftig und 
ziemlich dicht punktiert, ieder Punkt trügtein winziges Bôrstchen. 
Auf dem Schildchen markiert sich eine glatte Mittellinie. Die 
Flügeldecken sind fast ebenso punktiert wie das Halsschild, die 
kleinen Schuppen der Punkte sind etwas borstenfôrmig. Die Brust 
ist mit Ausnahme eines glatten Querfleckes ebenso wie die Epi- 
sternen mit nicht sehr dicht stehenden eifürmigen weissen Schup- 
pen bedeckt. Die Punktierung des Abdomens ist in der Mitte 
weitläufig, an den Seiten etwas enger. Die Schuppen der Punkte 
sind schmal, eiformig oder lanzettformig. Die Vorderschienen sind 
dreizähnig, doch ist der oberste Zahn nur winzig klein, während 
die beiden unteren Zähne kräftig und spitz sind. Das erste Glied der 





292 


Hintertarsen ist ebenso lang, wie das zweite, der Krallenzahn 
steht in der Mitte und ist ein wenig nach der Basis der Kralle zu 
geneigt. 


Anartioschiza setosa n. sp. — Fusca, subuitida, supra fla- 
vido-setosa. Capite subrugoso-punctato, punctis setosis, clypeo sat 
brevi, antice parum attenualo, margine antico subsinuato; mento 
planato, punctis raris setosis intecto; antenn's brunneis, articulis 
3-5 brevibus; prothorace plus duplo latiore quam longo, medio 
rotundato-ampliato, angulis posticis obtusis, anticis fere rectis, 
ubique dense punctato, punctis setosis ; elytris sat crebre punctatis 
et flavido-setosis; pygidii punctis magnis, setosis, juxta basin squa- 
mosis. Metasterno episternisque flavido-pilosis et squamosis, abdo- 
mine sat dense squamulato; tibiis anticis tridentatis, dente primo 
minuto; articulo secundo tarsorum posticorum primo haud lon- 
giore, unguiculis dente medio parvo, basin versus inclinato. — 
Long. 14 mil. 

Hab. : Congo français (Fort Sibut). 


Bei dieser Art fehlt gleichfalls die dreieckige Erhabenheit auf 
dem Mentum. ebteies trägt einige kräftige beborstete Punkte. 
Die Artist auf der Oberseite überall ziemlich dicht purktiert, die 
Punkte sind gelblich beborstet. Auf dem Halsschild finden sich 
neben kürzeren noch längere abstehende Borsten. Die Brust ist 
gelblich behaart, trägt aber zwischen den Haaren,zerstreute weisse 
ährenformige Schuppen. Auch die Episternen sind mit solchen 
Schuppen bedeckt und ausserdem noch dünn behaart. Das Abdo- 
men ist mit kräftigen, am Hinterrande vielfach geschlitzten Schup- 
pen bedeckt, die dE dem ersten Abdominalsegment sehr dicht 
nach dem Ende des Abdomens zu weniger dicht stehen. Die Vor- 
derschienen sind dreizähnig, der oberste Zahn ist jedoch nur sehr | 
klein. Das erste Glied der Hintertarsen ist so lang wie das zweïte, 
der kleine Krallenzahn steht in der Mitte und ist nach der Basis der 
Kralle zu geneigt. 


Cœlogenia n. gen. — Caput vertice carinato, fronte absque 
carina transversali, clypeo haud carinato, interdum juxta suturam 
parum elevato. Antennæ 10-articulatæ. Mentum excavatum. Pro- 
thoracis margo anticus membrana instructus et breviter ciliatus. 
Tibiæ anticæ tridentatæ, unguiculi fissi et dente parvo subbasali 
armati. 

Die Art, auf der ich diese Gattung errichte, hat grosse Ahnlich- 
keit mit den Arten der Gattung Glyptoglossa Brsk., unterscheidet 
sich aber von dieser durch die am Ende gespaltenen Krallen. Auch 








-trâgt die Stirn keinen Querkiel zwischen den Augen. Von der Gat- 
_tung Schizonycha BLAUGH. unterscheidet sie sich dureh die Bildung 





_ des Mentums und dadurch, dass ein Querkiel auf dem Clypeus fehlt 
… oder nur ganz schwach an der Nabt angedeutet ist. 
Cœælogenia flavida n. sp. — Klava, nitida, caput fuscum. 


Capite forliter punctato, clypeo antice altenualo, margine antico 
parum elevalo, haud Sinualo; antennarum articulo tertio elongato, 
prothorace longitudine duplo latiore, angulis anticis et posticis 
- paulo obtusis, lateribus suberenulatis et fulvo selosis, disco sat 
sparsim, lateraliter parum densius punctato, punctis minutissime 
setosis; elyiris sat dense umbilicato-punctatis, punetorum setis 
_minutis, vix perspicuis; pygidio maris COnvexo, sparsim punctato, 





RTANNATA “ 
\ NE Are 


E feminæ medio plus minusve deplanato et densius punctato, inter- 
D dum paulo transversim-rugoso, punclis breviter Setosis. Pectore 
= episternisque tenuiter flavo-pilosis, abdomine medio sparsim, late- 
raliter parum densius punctato, punctis selosis, in mare medio lon- 
N gitudinaliter deplanalo; articulo primo tarsorum FASSS ou se- 
5 > cundo breviore. — Long:419-21 mill. 

= -Hab. : Deutsch Ost-Afrika- (Umbugwe): Britisch Ost-Afrika 
D (Ikuta). 


Gelbbraun, glänzend, der Kopf rotbraun, Letzterer ist grob, auf 
der Stirn etwas ruuzelig punktiert. Der Scheitel ist schwach ge- 
kielt, der Clypeus ist fast so lang wie die Stirn, nach vorn etwas 
verjüngt, der Rand ist etwas aufgebogen, nicht ausgebuchtet. Das 
dritte Fühlerglied ist länger als die folgenden, der Fühlerfächer 
istin beiden Geschlechtern so lang wie die sechs vorhergehenden 

_ Glieder des Slieles zusammen. Ausser der kräftigereren Punktie- 
rung zeigen Ober- und Unterseite unter der Lupe eine äusserst feine 
und sehr dichte Punktierung. Auf dem Halsschild stehen die grô- 
beren Punkte in der Mitte weitläufig, an den Seiten dichter und sind 

. sehr kurz beborstet. Zuweilen ist das Halsschild namentlich beim © 

 schwach ranzelig. Vorder- und Hinterrecken sind ein wenig 
 stumpfwinklig, die Seitenränder sind schwach gekerbt und he- 
 borstet. Das Schildchen zeigt nur einzelne Punkte neben den Sei- 

._  ‘tenrändern. Auf den Flügeldecken stehen die Punkte ziemlich 

; _ dicht und tragen ein kaum siéhthares Bôrstechen. Das Pygidium ist 

e_  beim in der Mitte beulenartis gewôlht, beim © in der Mitte der 

_ Linge nach mehr oder weniger abgeflacht. Die Skulptur ist sehr 

È . _ verschieden. Beim ç{ stehen die kurz beborsteten Punkté meist 

_weitläufig, beim © ziemlich eng und ist das Pygidium beim © 
_zuWeilen schwach que:gerunzelt. Die Brust und Episternen sind 

_dünn gelh behaart, das Abdomen ist in der Mitte sehr weitläufig, 









294 





an den Seiten etwas enger punktiert, die Punkte tragen haarfür- 


mige Borsten. Beim ist das Abdomen in der Mitte etwas abge- | 
flacht. 1 

Entyposis montana n. sp. — E. impressæ KOLBE Similis, pa- : 
rum minor, ferruginea, nitida, mediocriter dense squamosa. Capite 
rude punctato, albido squamoso-setoso, clypei margine antico vix 
sinuato ; prothorace maris impresso ut in Æ. impressa, impressionis ] 
margine postico lævi; prothorace feminæ haud impresso ; pygidio j 
albo-squamoso-setoso. Pectoris laleribus, episternis, coxis posticis 
abdominisque lateribus squamulatis, squamis ovalibus an ellipticis; | 
tibiis anticis tridentatis. — Long. 19 mill. à 






























Hab. : British Ost-Afrika (Luitpold Gebirge). 

Die Artist der Æ. impressa KoLBe sehr ähnlich, jedoch etwas 
kleiner. Æ. impressa wurde nach einem männlichen Exemplar mit 
orôsserem Eindruck auf dem Halsschild beschrieben. Es kommen 
jedoch von dieser Art auch Exemplare vor, bei denen dieser Ein- 
druck nur schwach angedeutet ist In diesem Falle ist der Eindruck 
im hinteren Teile nicht glatt, sondern das Halsschild zeigt nur 
einen glalten Querwulst vor dem Hinterrande. Bei dem vorliegen- 
den von montana gleicht des Eindruck der Halsschildes dem 
des typischen Exemplares von mpressu. Das vorliegende © zeigt an 
des Stelle des Eindruckes nur eine kaum merkiche Abflachung. 
So sehr auch montana und impressa in der PBildung des Forceps 
verschieden sind, so sind doch die übrigen Unterschiede nur 
gering. Die Schuppen der Oberseite sind bei montana ein wenig 
kräftiger. Die Punkte des Pygidiums tragen bei ##»pressa Borsten 
welche bei montana schuppenfürmig sind. Auf der Unterseite sind- 
die Schuppen bei #mpressa sehr schmal, borstenartig, bei montana 
dagegen.sind sie läinglich eiformig oder elliptisch. 


Entypophana n og. — Caput bicarinatum, verticis Carina in 
mare medio elevato et uni- an bispinoso. Antennæ 10-articulatæ. 
Mentum excavalum, medio longitudinaliter carinato. Pronotum à 
maris disco in anteriore parte ample excavato, cavo antice haud 
tubereulato. Tibiæ anticæ tridentatæ. Unguiculi fissi denticuloque 
subbasali armati. | Fe 

Die Gattung steht der Gattung ÆEntyposis KOLBE nahe. Die Mitte 
des Halsschildes ist beim -f gleichfalls eingedrückt, doch fehlt der. 
kleine Hôcker am Vorderrande des Eindrucks. Beim © ist die Mitte 
des Halsschildes nicht vertiefi. Der Vorderrand des Halsschildes 
ist ebenso wie bei Entyposis mit einem Hantsaum und einem Haar- 
saum versehen. Der Scheitelkiel ist beim in der Mitte erbôhtund M 
einfach over doppelt zugespitzt. FE 





Bin: 


295 


Eatypophana biapicata n. sp. — Rufo-brunnea, nitida, 
elytris dilutioribus. Capite fortiter puncétato, frontis medio post 
clypei suturam plus minusve lævi, verticis carina in mare medio 
elevato et bispinoso, in femina medio breviter emarginato, vix 
elevato, clypeo antice atlenualo, margine antico sinualo; protho- 
race longitudine latiore. parum post medium rotundato-ampliato, 
lateribus subcrenulatis et flavo setosis, angulis posticis obtusis, 
anticis rotundatis, fortiler sat remote punctato, areis raris glabris; 
scutello sparsim punetato; elyiris densius punctatis, punetis minu- 
tissime setosis; pygidio mediocriter crebre punctato, punctis setas 
ferentibus. Pectore, medio excepto, tenuiter flavo-piloso, abdomine 
medio sparsim, lateraliter paulo densius punetato, punctis setosis; 
tarsis posticis articulo primo in mare secundo longitudine æquali, 
in femina parum breviore, — Long 1819 mill. 

Hab. : Usambara (Neu Bethel) X. 1905, H. DüPré leg. 


Von rotbrauner Färbung, die Flügeldecken bei gut konser- 
vierten Exemplaren gelbbraun. Der Kopf ist grob punktüert, die 
Stirn ist in der Mitte an der Clvpeusnaht mehr over weniver glatt. 
Der Scheilelkiel ist beim in der Mitie stark erbôht und zwei- 
spitzig, beim © ist die Krhôhung nur schwach und die Mitte ist 
kurz bogenfôrmig ausgeschnitten. Der Clypeuskiel liegt unmit- 
telbar vor der Naht und ist schwach gebogen. Der Clypeus ist nach 
vorn verjüngt, sein Vorderrand ist etwas ausgebuchtet. Die KFühler 
sind braun, der Fächer ist gelbbraun und béim 4 länger als 
beim ©. Das Halsschild ist bedeutend breiter wie lang, etwas hinter 
der Mitte am breitesten Die Seitenränder sind schwach krenuliert 
und lang gelb beborstet Die Hinterecken sind stumpfwinklig, die 


_ Vorderecken sind abgerundet. Die Oberfläche ist kräftig aber 


ziemlich weitläufig punktiert und trägt mehrere glatte Stellen. 
So ist der Wulst beiderseits vor dem Hinterrande unpunktiert. 
Beim  stehen die Punkte im hinteren Teile des flachen Eindrucks 
sehr weitläufig, im vorderen Teile enger. Das Sehildchen trägt nur 
an den Seiten einige Punktle. Die Fiügeldecken sind dichter punk- 
tiert und ist Jeder Punkt miteiner sehr kleinen Borste besetzt. Die 
Punktierung des Pygidiums ist mässig dicht, die Punkte sind kurz 
abstehend beborstet. Die Brust ist mit Ausnahme der Mitte dünn 
behaart, das Abdomen in der Mitte weitläufig, an den Seiten etwas 
dichter punktiert. Ieder Punkt trägt ein borstenartiges Haar Das 


-erste Glied der Hintertarsen ist beim 4 ebenso lang wie das zweite, 


beim © etwas kürzer. 


A 


Entypophana apicata n. sp. — . Æ. biapicatae similis, 
praecipue differt : Superficiei punctis distincte albido-setosis, ver- 


296 : Se 


16 mill. 
Hab. Uganda (Entebbe). 


Die Artist der Æ. biapicata sehr ähnlich. Der einzige vorliegende 
fist schwarzbraun gefärbt, doch ist das Exemplar wahrscheinlich 
durch postmortale Veränderung gedunkelt. Die Skulptur der 
Oberseite ist ähnlich wie bie biapicata, doch trägt jeder Punkt eine 
deutliche gelblichweisse Borste, während bei biapicata die Bôrst- 
chen der Punkte kaum sichtbar sind. Der Scheitelkiel zeigtin der 
Mitte eine stumpfe Spitze. Der Raum des Halsschildes hinter dem 
Eindruck ist in grüsserer Ausdehnung glatt. 








297 


NOTE SUR DES STAPHYLINIDÆ PALÉARCTIQUES 


par J. Hondroit 


Bledius campi BoNDR., Ann. Soc. Ent. Felg., 1907, 24. — 
terebrans (SCHIÔDTE), D. SHARP, Ent. M. M., 1911, p. 35. 


M. D. SHARP, n'ayant sans doute pas eu connaissance de la des- 
cription du Bl. campi, a redécrit cel insecte sous le nom que 
-SCHIODTE lui avait donné; la description de ScHiübTE étant faile en 
danois, le nom de campti prévaut. Ce Bledius se trouve dans la 
majeure partie de la plaine baltique. 


 Bledius defensus Fauv., Bull. Soc. L. Norm., 1870 (2), 6, 
p. 94. — Gulielini D. Saarp, Ent. M. M., 1915, 1. 


M. le D' W.-E. SHarP m'a très obligeamment communiqué le 
type du B. Gulielini qui m’a semblé être en tous points semblable 
au B. defensus FAUV. 


_Bledius fracticornis Payk., Mon. Carab. App., 135. — 

tricornis Var. minor GRAV., Mon., 196, laetior REY, Ann. Soc. Agr. 
Lyon, 1877, 595. 

M. D. Sxarp élève le B. laetior REY au rang d’espèce, qui se 
distinguerait du B. fracticornis notamment par les angles posté- 
rieurs du prothorax un peu moins arrondis. Le B. fracticornis est 
excessivement commun dans la majeure partie de l'Europe el j'ai pu 
en examiner au moins un millier d'exemplaires provenant du nord 
de l’Allemagne à l'Italie, de la Moldavie à la Grande-Bretagne, et 
je crois pouvoir affirmer que cette espèce ne doit pas être scindée, 
Les grands exemplaires de coloration sombre ont généralement le 
_pronotum plus arrondi que les petits exemplaires, mais c’est là un 

- caractère sans fixité et qui n’a aucune valeur spécifique. 


Bledius Akinini EPpr. — Saragosse, un exemplaire récolté 
parle R. P. LoNGINos NavaAs, qui me l’a gracieusement cédé. 









Bledius cordicollis Morsc., B. M., 1860, 555. — rectangulus 
Epp., D. E. Z., 1893, 61. 


Bledius Santsehii nov. spec. — Noir, élytres testacées, assez 
étroitement rembrunies le long de la base et de la suture, anus 
, brun, appendices brun clair, les hanches brunes. — Long. 3.5 mill. 
Tête presque mate, chagrinée, densément et assez fortement 
ponctuée, à part l’espace médian qui est lisse et un peu en relief, 


298 


s 


le clypeus, qui est lui-même ponctué, est terminé en avant par 
deux denticules, labre ponctué, en arc de cercle, cornicules anten- 
naires presque nuls. Scape des antennes en massue sinuée, environ 
aussi long que l'intervalle des antennes, funicule des antennes un 
peu plus long que le double du scape, faiblement renflé, les trois 
derniers articles d’égale épaisseur. 

Pronotam transverse, côtés latéraux faiblement arqués, base 
arrondie, angles antérieurs légèrement arrondis, postérieurs effacés, 
surface presque mate, chagrinée, à ponctuation dense et peu forte, 
une ligne médiane imponctuée. 

BERME un peu plus larges que le prothorax, environ d’un ein- 
quième plus longues que larges, à ponctuation un peu plus one et 
plus dense que celle du pronotum. 

Abdomen assez rhopaliforme, luisant, très légèrement chagriné, 
assez nettement ponctué, à pilosité peu fournie. 

Tibias antérieurs ornés d’épines très aiguës, tibias postérieurs 
sinués, comprimés, armés d’un côté de nombreuses épines fort 
minces, ornés de l’autre de longs poils blonds. 

Un seul individu provenant de Kairouan (Tunisie). - 

Je me fais un plaisir de dédier cette espèce au D’ SANTSCHEI, qui 
l’a récoltée et me l’a amicalement cédée. 


Bledius bicornis GERM. — Les insectes de la région méditer- 
ranéenne que j'ai reçus sous ce nom, sont des espèces voisines de 
bicornis et Je commence à douter que l’on trouve le vrai bicornis 
dans la région méditerranéenne et surtout dans le nord de l'Afrique. 
C’est surtout le B. diota (Scmidpre) SaxarP, Ent. M. M., 1911, p. 34 
(nec hinnulus ER.) que l’on confond avec le B. bicorms; celui-ei se 
reconnaitra aisément à la ponctuation élvlrale beaucoup plus dense, 
chez le diota les points sont largement espacés et les élytres parais- 
sent ainsi plus brillantes, même v:es à l’œil nu. 

Le B. diota se trouve au Danemark, en Grande-Bretagne, en 
France (je possède un individu portant la mention : Gallia), en 
Italie, en Algérie et en Tunisie. 

Le B. vitulus ER., voisin du B. diota, en diffère par la coloration, 
la ponctuation du pronotum plus éparse et par les cornes du &, 
qui sont plus larges. 

M. D. SHARP (loe. cit.) met le B. diola en synonymie du B. hi 
nulus ER., mais il me semble bien que ce sont là des espèces dis- 
tinctes, le B. hinnulus est de plus pelite laille que le B. drota, il est 
plus convexe au prothorax el aux élylres, celles-ci sont plus 
longues, etc. 





299 


Bledius furcatus hædus Baup. — Berl. Ent. Zeitschr., 
1857, t10: 

Je possède une série de Bledius de Tunisie ressemblant au furca- 
tus OL. mais de plus pelite taille et à ponctuation un peu moins 
dense, il me semble que cest là lé B. hœædus BAUübDI, décrit de 
Chypre, et qui est d'une trop petile taille pour pouvoir être rapporté 
au furcatus type. Le B. hœædus me semble pouvoir être conservé 
comine race du B. furcalus. On trouve également en Tunisie la 
race Lype. 


Meotica Soaiæ nov. spec. — Assez luisante, d’un brun rous- 
sàtre clair, tête et abdomen avant l'extrémité faiblement rembrunis, 
base des antennes, palpes et pattes jaunes, massue des antennes 
brune. — Long 1.8 muill. 

Tête assez luisante, paraissant (au grossissement 50) finement 
ponctuée: chagrinée, très finement pubescente, étranglée à la base 
et sensiblement rétrécie vers l’avant, largement sillonnée, le sillon 
très prononcé en avant, peu profond en arrière; yeux pelils, séparés 
du prothorax par un intervalle un peu supérieur à deux fois leur 
grand diamètre ; antennes fortes, ramenées en arrière elles atlei- 
guent le bord postérieur du pronotum, le second article deux fois 
aussi long que large, le troisième pédiculé, sensiblement plus court 
que le second, le quatrième plus, large que le troisième, transverse, 
du cinquième au dixième les articles ont la même longueur, mais 
augmentent de largeur, le dixième étant deux fois aussi large que 
long, le onzième a la même largeur que le dixième et est aussi 
long que les deux précédents réunis. 

Pronotum faiblement luisant, finement et densément chagriné- 
ponctué, finement pubescent, une dépression longitudinale large 
et peu profonde au-dessus de la base, transverse, aussi large que la 
têle, côtés latéraux arqués, subrecülignes vers la base, plus rétréci 
en arrière qu'en avant, angles antérieurs arrondis, postérieurs 
obtus, mais très nets. 

Elytres peu luisantes, densément ponctuées, à pubescence assez 
longue, à peine plus larges que le prothorax, presque aussi longues 
quelarges.: 7 
. Abdomen plus luisant que l’avant-corps, aussi large à la base 

que le prothorax, presque parallèle, les trois premiers tergites 
libres largement impressionnés à leur base, chagrination imper- 
ceptible, ponctuation nette, peu dense vers la base, éparse vers 

 l’extrémité, pubescence longue. 

La M. Soniæ est bien distincte de l’exilis ER. par sa grande taille, 
la coloration pâle, la tête plus grosse, plus profondément impres- 
sionnée, par les angles postérieurs du pronotum nettement accusés, 
par la ponctuation plus fine. 





300 





L’unique exemplaire a été trouvé dans un talus argileux de la 
Forêt de Soignes, vers Woluwe (Brabant), sous la haute futaie. 

Mon excellent collègue, M. GUILLEAUME, me communique au 
dernier moment un çf de cette espèce pris au vol à Yvoir (près de 
Namur), le 20 mai 1909; chez cet exemplaire le sillon frontal est 
plus net, le pronotum est très sensiblement impressionné au-devant 
de la base, l’extrémité du dernier sternite est légèrement tronquée 
et échancrée, la pilosité ventirale me semble plus longue. 


Amischa arata Rey. — Ann. Soc. Agr. Lyon, 1574, 128. 


J'ai dans ma collection un grand nombre d'exemplaires d'une 
espèce d’Amischa qui me semblait nouvelle, elle est proche de 
A. soror KR. mais bien distincte par le pronotum plus déprimé, 
moins arrondi sur les côtés, par la ponctuation générale plus forte 
et moins dense, la pubescence beaucoup moins serrée et surtout 
par l’incision du sixième tergite libre, cette incision formant un 
angle assez profond, à fond arrondi, sensiblement plus profond 
que chez l’A. analis GR. L’incision existe chez les deux sexes, chez 
le elle est un peu plus ‘profonde, ses bords sont plus anguleux 
et le sternite correspondant, légèrement sinué, est bordé de cils 
plus longs. Je crois, avec un cerlain doute pourtant, pouvoir 
rapporter cette espèce à l’A. arata REY, la description du ' arata 
convient bien à cette espèce et il est probable que REY a pris pour 
la © de arata celle d’une espèce voisine. | 

J'ai trouvé l’A. arata à Bruxelles et aux environs, surtout vers 
l'hiver, et un exemplaire à Blankenberghe, en août. 


otre NUS, LL Aid 


due Ac ire Daft je 








SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE 





X 


Assemblée mensuelle du 4 octobre 1913 


Présidence de M. CH. KERREMANS, président. 


La séance est ouverte à 20 heures. 


— Le procès-verbal de l'assemblée mensuelle du 6 septembre 1913 
est approuvé. 


Correspondance, — M. PRELL nous fait part de sa nouvelle 
adresse : 


D. H. PRELL, Zoologisches Institut, Tübingen, Allemagne. 


Communications. — M. GUILLAUME montre une série de Coléo- 
ptères nouveaux ou rares pour notre faune : 

Phytlodecta triandræ Surr. var. Satanas \Vesrx. (vallée de 
l’Hermeton, 18 juin 1913, EN. N. v.). 

Crepidodera femorata GyLH. (Masbourg, 20 août, et Val de Poix, 
28 septerabre 1913). 


Chœtocnema subcœrulea KuTscH. (Nassogne, Masbourg, août et 
septembre 1915; en nombre dans les prairies humides) 


Hypera elongata PAyK. (Forest, 25 décembre 1909; en grand 
nombre dans des détritus d'inondation) (M. KOLLER). 

Limobius mixtus Bou. (Nieuport, 6 août 1913; FN. N. sP.). 

— M. DE CROMBRUGGHE signale l'addition suivante à faire à la 
note publiée par lui en mai dernier dans nos Annales : 


Metzneria lapella HüBNer, 1 capturé par M. Dufrane à Flénu le 
28 juillet 1909. 


La séance est levée à 21 heures. 


ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. LVII, 1-XI 1913. 20 





GLANURES DE FOURMIS AFRICAINES 


par le D' F. Santschi, Kairouan. 


Discothyrea oculata Em. var. sculptior n. var. — 9. — 
Plus foncée que le type. La sculpture partout plus forte, surtout 
sur la moitié postérieure du postpétiole (1% article du gastre) où elle 
est aussi forte qu'à sa base tandis qu’elle est réduite en une fine 
ponctuation fondamentale et assez luisante chez le type. Le dernier 
article des massues est un peu plus court et plus épais, les arêtes 
frontales un peu plus rapprochées. 


Congo français (A. Weiss 1907). 


Psalidomyrmex Reichenspergeri n. sp — %. — Long. 
12.5-13 mill. — Noire. Mandibules, antennes, fibias et tarses rouge 
noirâtre. Tête un peu mate, striée en long, mais moins finement 
que chez procerus Em. Les fossettes sont plus petites et moins pro- 
fondes, leur fond est mat tandis qu’il est luisant chez procerus, sur 
le reste du corps les stries sont très effacées et le tégument paraît 
entièrement lisse et très luisant surtout sur le pédicule et le seg- 
ment suivant. Les fossettes y sont également plus atténuées, 
principalement sur la moitié antérieure de l'abdomen, l’arrière de 
celui-ci étant plus fortement sculpté. Les côtés du thorax et du | 
pédicule et les hanches sont finement striés, ponctués et un peu 
mats. Pattes lisses, le devant des tibias antérieurs un peu strié. 
Quelques poils sur les mandibules, l’épistome, les tibias et 
l’extrémité de l’abdomen. En outre, une grosse pubescence aux 
tibias et aux tarses. Tête rectangulaire, un cinquième plus longue 
que large, à côtes subparallèles, le bord postérieur transversal à 

« peine concave. Les yeux au quart antérieur, leur diamètre ne 
dépasse pas l’épaisseur du scape. Celui-ci atteint le sixième posté- 
rieur de la tête. Article 2 du funicule 1/4 plus long que le 1°, 
tous les suivants bien plus longs que larges. L’épistome forme un 
lobe circulaire du double plus grand que chez procerus avec des 
stries arquées concentriques dessus. Mandibules aussi longues que 
la tête, falciformes, l’angle interne arrondi moins prononcé que 
chez procerus, d’ailleurs bien plus étroites. Pronotum plus long que 
large. Mésonotum bien limité en arrière. Sillon longitudinal de la 
face basale de l’épinotum bien marqué, mais étroit, sans stries 
transversales au fond. Face déclive triangulaire bordée et lisse. Le 
nœud est plus haut et plus étroit que long, presque aussi arrondi 
en arrière qu'en avant, indistinctement tronqué derrière. Post- 


cf db Li À dre de 








{ 





EE vVR 


303 


pétiole assez rétréci en avant. Bien plus élancé que procerus, il 
diffère également de /oveolatus ANDRÉ par la couleur, la sculpture 
et la forme. 

Cameroun : Molunda. 1 ©. Reçue du D' À. REICHENSPERGER. 


Euponera (Trachymesopus)iamarki n. sp. —©.— Long. 
6 mill. — Voisine de Dariwvini ForeL dont elle diffère comme suit. 
Plus robuste. D’un rouge brunâtre assez foncé. Mandibules et 
appendices rouge jaunâtre. Plus mate et bien plus grossièrement 
ponctuée. L’épinotum est strié-ridé transversalement sur toutes $es 
faces, mais très fortement sur les côtés (chez Darwini var. afri- 
cana FoR., il n’v à que quelques stries fines). La tête un peu plus 
longue que large et largement concave derrière. L’épistome est 
impressionné au milieu entre deux rudiments de carène qui se 
réunissent en arrière. Les mandibules sont relativement plus 
étroites, le bord terminal plus oblique de 7 dents. Antennes plus 
épaisses. Face basale de lépinotum plus longue que large. Face 
antérieure de l’écaille plus concave et plus oblique, l’écaille est 
également plus large et plus courte au sommet. Le postpétiole 
plus large que long. 


Dar Banda méridional (D' DECORSE 1904). 


Ænictus Bottegoi EmMERY st. noctivagus n. st. ({ig. 1). — 
Long. 7.5 mill. — Jaune roussâtre, tête noire. Antennes roussâtres. 
Pubescence fine, courte, assez espacée. Scape, mandibules et pattes 
bien fournis de longs poils jaunes. Devant de la tête deux fois et 
quart plus long que haut. 
Concave de droite à gauche. 
Vu de dessus le bord latéral 
dessine, en arrière des yeux, 
une ligne presque droite. Man- 
dibules environ deux fois aussi 
longues que larges (plus cour- 





tes que chez humeralis). Scape o b = 
élargi à l'extrémité comme le Fig. L. — Æyictus noctivagus n. sp. 
tiers de sa longueur. Les arti- Appareil génital : a: vu de côté. 
cles 2, 11 et 12 du funicule b. vu de dessus. 
bien plus longs que larges, c. vu de dessous. 


les autres à peine’ plus longs 

ou aussi longs que larges. Face basale de l’épinotum assez convexe, 
plus horizontale que chez humeralis SANTS. Face déclive assez con- 
cave de haut en bas, presque plane d’un côté à l’autre et subbordée. 
Guisses progressivement épaissies vers l'extrémité (brusquement 


304 


chez humeralis et Moebi). Aïles hyalines, tache rousse et nervures 
jaune päle. Pédicule presque deux fois aussi large que long. Les 
bords arrondis divergent fortement en arrière (très peu chez hume- 
ralis). Les angles postérieurs arrondis, bord postérieur un peu 
échancré. La face supérieure concave en arrière. L'expansion infé- 
rieure a le bord antéro-inférieur arrondi et le bord postérieur 
vertical. Gastre long et étroit. Extrémités des stipes obliquement 
tronquées et légèrement arrondies. Les volcelles sont un peu étran- 
glées près de leurs extrémités. La paramère interne se dilate à 
l'extrémité en forme de spatule. 

Diffère de Bottegoi v. Alluaudi par sa paramère interne, dilatée à 
l'extrémité (nullement dilatée chez Alluaudi). Chez Bottegoi in. sp. 
la dilatation est plus courte et les stipes plus tronqués. 


Abyssinie (1 ex.). 


Ænictus soudanicus SANTSs. — J'ai reçu un second exem- 
plaire de cette espèce des environs de Saint-Louis (Sénégal) (CLA- 
VEAU); il est un peu plus foncé que le type. Est-ce là un caractère 
individuel? ou faut-il le rattacher à la var. brunea FoREzL de la Rho- 
desia? La différence est en tout cas très minime. 


Ænictüus Moebii Em. st. mutatus n. st. (Fig. 2). — (Æniclus 
Moebi Eu. var. Rev. Suisse Zool., vol. 18, p. 754 (1910). : 


d. Long. 6 mill. — Brun clair. 


Tête plus foncée. Antennes, man- 
dibules et pattes plus claires. Tho- 
) Cnesnes rax et abdomen couverts d’une 
LS pubescence assez longue et assez 
a b C 


dense (moins dense sur le méso- 

Pig © niclas Mob: Br, notum). Tête, scape, mandibules, 

Au nil. pattes et anus avec quelques longs 

Appareil génital Ÿ : a. vu de dessus; POIIS fins. Mandibules aussi étroites 

b. vu de côté; c. la paramèreinterne Vers la pointe qu'à leur base, 

vue de côté et fortement grossie. arquées et très longues. Le scape 

* presque quatre fois plus long que 

large à son extrémité. La paramère interne est étroite, à bords 

subparallèles, arrondie à la pointe, sans dilatation, comme chez 
le type de l'espèce. Du reste semblable, mais plus petit. 

Côte d'Ivoire, 1 Y. 


Sima Claveaui n. sp. — © Long. 3,4 mill. — Noire. Mandi- 
bules, épistome, lobes frontaux, antennes et articulation des pattes 
roussâtres. Dents des mandibules, dernier article du funicule et 





305 


reste des pattes brunâtres. Luisante, lisse, microscopiquement 
réticulée avec quelques points épars. Le devant de la tête finement 
strié en long et submat. Pubescence courte et très clairsemée, 
seulement quelques poils devant l’épistome. Tête rectangulaire, 
presque le double plus longue que large, à côtés parallèles très 
légèrement rentrés eu arrière. Bord postérieur faiblement concave. 
Les yeux, plus courts que le tiers des côtés de la tête en occupent 
le milieu (plus grands chez Liengivei For.). Pas d’ocelles. Le scape 
atteint le milieu de l’œil. Funicule très court et très épais, ses 
articles 2 à 7 près de trois fois plus épais que longs, les 8, 9, 10, 
deux fois plus épais et le 1° du funicule aussi long que les quatre 
suivants réunis. L’épistome biéchancré s’avance en lobe trans- 
versal inerme dans son tiers médian. Mandibules coudées dans le 
milieu, armées de 5 dents. Thorax plus étroit que la tête, les 
quatre sutures fort distinctes et enfoncées, le profil horizontal. 
Pronotum convexe, non bordé, distinctement plus long que large. 
Mésonotum et métanotum subégaux. Face basale de l’épinotum 
faiblement relevée, concave de gauche à droite, formant un angle 
arrondi avec la face déclive qui est plus courte. Le premier nœud 
paraît sphérique vu de profil, il est brusquement pétiolé en avant, 
vu de dessus il est bien plus long que large et rétréci en poire en 
avant. Le deuxième article est à peine plus large que long et que 
le précédent, presque sphérique (en ovale transversal chez Penzigi) 
à peine rétréci devant. 

Sénégal (CLAVEAU) 1 ÿ. 

Très voisin de S. Liengwei For. et de S. Penzigi Em. dont il se 
distingue par sa tête très allongée et le deuxième article du pédi- 
cule. 

Cardiocondyla Shuckardi Forez st. sculptinodis n. st. — 


©, Long. 2.5 mill. — Noire; mandibules, antennes et pattes brunes. 
Mate. Mandibules, face déclive de l’épinotum, devant du premier 


. nœud et gastre luisants. Tête fortement ridée-réticulée. Les rides, 


surtout longitudinales, prédominent sur le front, tandis qu’elles 
obliquent et s’anastomosent sur les côtés. Entre les rides se trou- 
vent des trabecules transversaux délimitant de petites fossettes 
arrondies, à fond lisse avec un point piligère central, très abon- 
dantes. Rides plus espacées sur le thorax et les fossettes moins 
nettes. Elles sont transversales sur le pronotum et l’épinotum, lon- 
gitudinales sur le mésonotum et les côtés. Les deux nœuds densé- 
ment réticulés-ponctués en dé en coudre; mais sur le devant et le 
pétiole du premier nœud, cette sculpture est assez effacée. (Chez 
Shuckardi ForeLr, les deux nœuds sont lisses et luisants, ainsi que 
chez la variété Shuckardoides For.) Pubescence assez relevée, assez 


306 


longue sur le gastre, quoique très clairsemée, plus courte et un peu 
moins rare sur la tête, intermédiaire sur le thorax. Quelques poils 
dressés devant l’épistome et au bout du gastre. 

Tête rectangulaire, un peu plus longue que large (plus large que 
chez nuda st. mauritanica For. ©),les yeux, plus grands que chez 
cette espèce, sont placés entre le milieu et le tiers antérieur des 
côtés de la tête. Epistome strié, mandibules lisses, de 5 dents. Le 
scape atteint l’occiput. Dernier article du funicule aussi long que les 
trois précédents réunis. Epinotum anguleux, subdenté. Face basale 
assez oblique, presque le double plus longue que la déclive. Pre- 
mier nœud plus court que large, bien plus haut que long. Deuxième 
nœud arrondi, un peu plus large que long (moins large que chez 
mauritanica FOR.). 

Appartient au groupe nuda Mayr avec carbonaria For. et 
Shuckardi For. 

Madagascar (J. DE GAULLE), 1 ©. 


Cardiocondyla cristata SAnTs. (— Monomorium cri- 
statum SANTs.). — Cette espèce, comme me le fait remarquer 
M. EMERY, se rattache plutôt au genre Cardiocondyla; elle est 
cependant très aberrante par la forme de son thorax étranglé et le : 
2° nœud bien moins large que chez les autres Candiocondyla, à 
peine plus large que chez certains Monomorium. 


Monomorium Salomonis L. st. subopacum Sm. v. sene- 
galensis n. var. — ©. Long. 3 mill. — Rouge, dessus de la tête 
souvent d’un rouge plus sombre. Gastre noir et luisant. Le reste 
mat. Tête un peu plus étroite en arrière qu’en avant. Sillon méso- 
épinotai très peu enfoncé. Face basale de l’épinotum presque droite, 
plus large et bordée en arrière. Aussi grand que Salomonis 1. sp., 
mais mat, avec lՎpinotum comme chez la var. phϾnica Em. 


Sénégal, Saint-Louis et environs, dans les maisons et les acacias 
(CLAVEAU). 


Solenopsis geminata Fab. — ©. %. ©. Gabon (F. FAURE) 
5. Libéria. — Probablement importée d'Amérique sur les côtes afri- 
caines, cette espèce, très guerrière, risque fort d’avoir une grande 
extension en Afrique. Sur certaines Antilles, elle s'est substituée 
aux espèces locales. 


Carebara vidua Su. '(— Carebara dux Su. ®).— J'ai reçu 
Qin copula » le GC. vidua . La © est absolument comme dux, le 
gastre noir, et le a le sien ochracé et répond à la description de 
SmirH. Comme les deux fourmis de SMITH sont de la même localité, 
je crois bien qu'il ne s’agit que d’une seule espèce de Carebara. 











307 


Carebara ampla Sanrscnr. — Diffère de Junodi FOREL par 
la couleur du gastre qui est brun foncé chez Junodi et jaune ocre 
assez clair chez ampla. La tête et le thorax de cette dernière sont 
bien plus larges que chez Junodi. C’est probablement une simple 
race, mais il faudrait connaître la & de ampla et comparer l’armure 
génitale des ç’. Je ne connais pas encore celui de Junodi. 


Carebara Sicheli MAayr. — Haut-Dahomey, 1 ©. 


Genre CRATOMYRMEX EMERY. 


%. — Taille variable et aspect des © de Messor. Le promésonotum 
forme une masse globuleuse élevée au-dessus de l’épinotum, comme 
chez Messor. Face basale de l’épinotum basse, formant un angle 
accusé avec la face déclive. Premier article du pédicule plus long, 
plus arrondi dessus et, ainsi que le deuxième nœud, beaucoup plus 
étroit que chez la femelle. Abdomen court. Pour le reste comme 
chez la ©. 


- Cratomyrmex regalis EMERY. — % (non encore décrite). 
(Fig. 3.) Long. 6 à 12 mill. — Rouge foncé. Tête rouge plus clair. 
Antennes, hanches, pattes et gastre brun rougeâtre foncé. Angles 
antérieurs de la tête noirâtres. Tarses roussâtres. Pilosité dressée, 





Fig. 3. — Cratomyrmex regalis Em., ® major. 


épaisse, tronquée sur le corps où elle est assez abondante. Sur le 
gastre les soies sont aussi longues que l’épaisseur moyenne du tibia 
et distantes l’une de l’autre d’un peu plus de leur longueur. Plus 
longues sur le pronotum, plus fines sur les pattes, formant un 
psammophore bien développé sous la tête. 

La sculpture striée comme chez la ©. Métasternum et col du pro- 
notum ridés transversalement, Les deux faces de l’épinotum trans- 
versalement striées-ridées. Reste du thorax et pédicule fortement 


308 


ridés-réticulés. Premier segment du gastre finement strié dans 
son tiers basal, le reste du segment finement réticulé-ponctué. 
Les autres segments lisses et assez luisants. Partout de gros points 
pilifères espacés. Tête carrée, arrondie aux angles; les bords 
latéraux et postérieurs droits. Un peu plus large que longue chez 
les grands individus, un peu plus longue que large chez les petits. 
Le milieu de la tête porte une petite impression qui existe égale- 
ment chez la © (en avant de l’ocelle). Mandibules à dents mousses 
chez les ÿ major, plus petites et plus aiguës chez les ÿ minor. Les 
yeux, seulement un peu plus petits que chez la ©, sont placés au 
milieu des côtés de la tête. Les articles du funicule sont plus 
allongés que chez la ©, les 4 derniers à peine plus épais que les 
précédents. Le promésonotum forme une bosse semi-sphérique 
plus courte que le restant du thorax. Le tiers postérieur du méso- 
notum est concave et passe au plan horizontal de la face basale de 
l’épinotum. Celle-ci étroite, à bords arrondis, le double plus longue 
que large, faiblement convexe d’avant en arrière et faiblement 
concave d’un bord à l’autre chez la 5 major. Les deux faces forment 
un angle droit submutique chez les $ minor, armé d’une dent 
longue comme le quart de leur intervalle chez les ©? major. Elles 
sont relevées, un peu divergentes à la base et recourbées en dedans 
vers la pointe qui est mousse. Sutures thoraciques distinctes. 
Premier article du pédicule triangulaire, sa face antérieure aussi 
longue que l’inférieure, faiblement concave sur le profil chez les © 
minor et media, presque droite chez les $ major. La face postérieure 
est convexe et plus courte, l’angle supérieur plus arrondi que chez 
la ©. Deuxième nœud aussi long que large et un peu plus haut que 
long. Subsphérique en dessus, concave en dessous, un quart plus 
large que le précédent. Le gastre discoïdal aussi large que long. 
Pour le reste comme chez la ©. 


Dahomey moyen : Aguagua (Roubaut), 6 ©. Congo (Cabrera), 1 Q. 


Var. rubea n. nov. — Ÿ. — D'un rouge testacé clair. Antennes 
pattes etabdomen brun jaunâtre clair. La pilosité dressée beaucoup 
plus rare sur le corps que chez le type, manque presque sur le 
gastre. Plus fine sur les pattes et les antennes. La pubescence 
manque presque. Face basale de l’épinotum plus convexe et gastre 
un peu plus allongé. 


Bas Dahomey (coll. Le MouLr) 6 5. 


Tetramorium grandinode n. sp. — © Long. 4.5imill. — 

Noir. Mandibules, antennes, pattes, pétiole du premier article du 
: » P 2D P 

pédicule et anus roussâtres. Milieu des cuisses rerubruni. Parfois 











309 


une partie du 2° article et de la base du gastre d’un rouge très 
sombre. Luisant. Fortement et régulièrement strié-ridé avec le 
fond des intervalles lisse ou finement réticulé par place. Gastre 
lisse avec ia base superficiellement réticulée. Stries de la tête 
disposées en long, celles du dessus divergent vers l’occiput pour 
s’anastomoser en arrière des yeux avec celles du dessous. Transver- 
sales sur le devant du pronotum, les Stries deviennent longitudi- 
nales sur le reste du thorax, dessinant sur le pronotum des anses 
concentriques. Face déclive lisse avec quelques rides transversales 
entre les épines. Les deux nœuds sont transversalement striés en 
dessus, lisses en dessous. Quelques longues soies rousses autour de 
la bouche, sous le menton, aux hanches et sous le gastre. Pattes et 
antennes fournies de poils plus courts assez obliques et assez abon- 
. dants. Une pubescence très fine, très courte et très clairsemée 
partout est plus apparente sur le gastre. 

Tête carrée, aux angles arrondis, aux côtés presque droits, un peu 
plus étroite en avant. Vertex assez bombé. Arêtes frontales très 
divergentes, atteignant le milieu de la tête et ne formant qu'un 
court scrobe pour le tiers basal du scape. Les veux, grands comme 
le quart des côtés de la tête, en occupent le milieu et s’allongent en 
pointe en dèssous. Mandibules lisses, avec quelques stries vers leur 
bord terminal, faiblement et très espaeément ponctuées, armées de 
6 dents assez courtes. Epistome peu convexe, à bord antérieur 
presque droit. Le scape atteint presque le vertex, articles 2 à 8 du 
funicule presque aussi longs que larges. Partie antérieure du pro- 
notum plane, transversalement bordée, avec les épaules fortement 
Saillantes en angle aigu. Reste du pronotum formant avec le méso- 
notum une convexité régulière en segment de sphère. Suture méso- 
épinotale faiblement indiquée. Face basale de l’épinotum horizon- 
tale sur le profil, transversalement convexe, non bordée. Epines 
très robustes, longues comme les deux tiers de la face basale, assez 
relevées et divergentes. Face déclive concave, avec un tubercule 
triangulaire à la partie inférieure et une expansion lamellaire de 
chaque côté de l’insertion du pédicule. Premier nœud squamiforme, 
aussi large que le milieu du thorax, bien plus large que haut, tra- 
pézoïdal avec un bord supérieur transversal plus étroit et des bords 
latéraux amincis, et obliquant en bas et en dehors. La face posté- 
rieure convexe, surtout dans sa partie supérieure qui parail hori- 
zontale sur le profil. La face antérieure un peu concave de haut en 
bas et convexe de droite à gauche. Le pétiole antérieur est aussi 
long que la hauteur de l’écaille avec une très petite dent en dessous 
et en avant. Deuxième nœud encore bien plus large que le précé- 
dent, plus bas, trois fois et demi aussi large que long, convexe en 
dessus, les côtés fortement bordés, tranchants et arqués, transver- 


310 


sal devant et un peu convexe derrière. Un appendice assez épais et 
placé transversalement en dessous. Gastre un peu plus du quart 
plus large que le deuxième nœud, tronqué dans la partie qui lui 
est contigué. 

Cap de Bonne-Espérance. 

Cette remarquable espèce m'a été envoyée autrefois sous ce nom 
par M. C. EMERY, qui m’a autorisé à la décrire, ce dont je le remer- 
cie vivement. 


Cataulacus tenuis Eu. — © (non décrite). Loug. 3.5 mill — 


Tête environ un quart plus longue que large, sa plus grande lar- 
geur au bord postérieur qui est tronqué, avec les angles saillants en 
forme de grosses dents. Les bords latéraux n’ont qu’une dent en 
avant des yeux. Ceux-ci occupent le 2° quart postérieur des côtés 


de la tête et n’interrompent que légèrement les crêtes antennaires. 


Tête et thorax fidés rugueux en long, avec des anastomoses irré- 
guliers sur le pronotum. Ridé cannelé en long sur le reste du 
thorax. Arqué avec la convexité en arrière sur les deux nœuds du 
pédicule. Thorax sans sutures, un peu plus étroit que la tête, pres- 
que le double plus long que large, peu convexe. Les bords dentés 
ne sont pas brusquement rétrécis au niveau du mésonotum. Les 
dents de lépinotum à peine aussi longues que le quart de l’inter- 
vaile de leur base. Premier nœud bien plus long que large, un peu 
rétréci dans le tiers postérieur. Le deuxième aussi large que le pré- 
cédent et aussi long que large, plus étroit en arrière, à côtés arrondis. 
Les deux nœuds portent une petite dent simple devant et en dessous. 
Gastre un peu plus large que la tête, un peu allongé, avec les côtés 
faiblement arqués. Ponctué-réticulé, avec’ des stries dans le tiers 
basal, atténuées en arrière. Pour le reste comme la ©. 


Madagascar (J. DE GAULLE), 1 ©. 


Cataulacus Weissi n. sp. — %ÿ. Long. 3.1 mill. — Noir. 
Scape, genoux, tibias et tarses testacés: Mandibules et funicule 
brunâtres. Un peu luisant. Tête lâchement ridée-réticulée, avec le 
fond distinctement ponctué (rides plus irrégulières et plus larges 
que chez C. Jeanneli SANTS.). Elles sont plus fortes, au contraire, 
sur le dos du thorax. À partir des deux tiers postérieurs du thorax 
les rides prennent une direction franchement longitudinals, il en 
est de même sur le 2° article du pédicule, tandis que sur le 1” elles 
deviennent concentriques en arrière. Gastre réticulé-ponctué 
comme du reste toute la sculpture fondamentale. 

Pilosité dressée assez longue, épaisse et tronquée, abondante 
partout, presque aussi longue et abondante que chez C. erinaceus 
STITZ, Mais un peu moins redressée. 





CET 


11 


Tête un sixième plus longue que large, très peu rétrécie en 
avant avec le bord postérieur droit et les angles peu arrondis et 
denticulés. Côtés de la tête légèrement convexes, denticulés en 
arrière des yeux et bidentés en avant. Veux aussi larges que l’espace 
qui les sépare de l’angle antérieur de la tête, le bord antérieur des 
yeux divisé par l’arête antennaire de facon que la portion externe 
regarde en dessous dans le scrobe. Arêtes antennaires non échan- 
crées, faiblement convexes, aussi longues que la largeur de l’épis- 
tome. Thorax un peu moins large que la tête, sans sutures, à bord 
denticulé, presque deux fois aussi long que large. Sur le profil il est 


convexe en avant ef légèrement concave en arrière. Le mésonotum 


se rétrécit assez fortement. Le pronotum légèrement plus étroit en 
avant qu'en arrière. Epines de l’épinotum horizontales, diver- 
gentes et longues comme les deux tiers de l’intervalle de leur 
extrémité. Premier nœud un peu plus long que large, plus large en 
avant, assez arrondi en arrière. Deuxième nœud disänectement plus 
large que le précédent mais un tiers plus court, bien plus large 
en avant qu'en arrière, avec les angles antérieurs bien marqués. 
Le dessous des deux nœuds pourvu d’un processus comprimé, 
assez long, bifide sous le premier article. Gastre assez allongé, bien 
plus large que le thorax, à côtés légèrement convexes, plus large- 
ment échancré en avant que la largeur du deuxième nœud. 

Diffère de pygmaeus ANDRÉ par sa tête plus longue etsa taille plus 
grande et de Jeanneli SANTSCHI par sa sculpture et sa pilosité. 


Congo français : Brazaville(A. Weis 1907). J’avais confondu cette 
forme avec la pygmaeus. 


Dicroapsis Emeryi For. — © Long. 5 mill. — Couleur et 
sculpture de l’©. Les poils en massue sont plus allongés sur le 
gastre et plus redressés sur le dos du thorax. Sous la tête se voient 
des poils ordinaires. Le scutellum, du double plus large que long, 
surplombe en arrière le devant de l’épinotum. La face basale est 
distinctement plus courte que la face déclive. Les nœuds plus 
larges que chez l’ouvrière, le 1% presque trois fois aussi iarge que 
long. Le gastre plus long que chez l’ouvrière. 

O9 Abyssinie : Harrar. Reçues de M. REICHENSPERGER. 


Myrmicaria eumenoides GERT. st congolensis For. v. 


 Crucheti n. var. — Long. 5-5.5 mill. — Diffère de congolensis 


par ses épines non recourbées, en bas mais droites bien qu’aussi 

fines, et de consanguina SANTS. par la sculpture striée des côtés de 

Pépinotum et du métasternum (presque lisses chez consanguina). 
Benguela : Cucala (J. CRUCHET). 


LA 


312 


Technomyrmex moerens n.sp (Fig. 4.) — © Long. 2.49.5 
. mill. — Noir brunâtre (parfois brun noirâtre). Mandibules, funicule 
et tarses plus ou moins jaunâtres ou jaune brunâtre, submats, fine- 
ment réticulés, plus lisses que chez albipes. Pubescence comme chez 
cetie espèce, mais les poils dressés sont beaucoup plus longs (2 à 
3 fois) et plus dispersés. Tête plus longue que large, bien plus 
étroite en avant, à bord postérieur légèrement convexe (à peine 
concave au milieu) et à côtés un peu plus arqués. Les veux, pla- 
cés peu en avant du milieu, sont aussi grands que leur intervalle à la 
base des mandibules. Celles-ci sont 
lisses avec quelques points pilifères, 
armées d’une dizaine de dents ir- 
régulières dans la moitié externe 
du bord terminal et le reste du bord 
finement denticulé. Epistome non 
caréné, le tiers médian de son bord 
antérieur a une échancrure moitié 
moins profonde que large. Les 
arètes frontales ont une encoche 
Fig.4.-Technomyrmex moerens n. sp. au niveau du condyle du scape. 
Gésier. Celui-ci dépasse le bord occipital 
de près d’un quart de leur lon- 
gueur. Tous les articles du funicule plus larges quelongs, le deu- 
xième est le plus court, articles 3 à 7 environ deux fois plus longs 
que larges. Pronotum bien plus large que long, à côtés très convexes. 
Le profil du mésonotum un peu plus arrondi que chez Tech. albipes. 
La suture promésonotale faiblement imprimée. Le sillon mésonotal 
et épinotum comme chez albipes. Cinquième segment du gastre 
apparent de dessus, gésier aréolaire à sépales assez distincts. 
Ressemble à première vue à albipes var. brunea avec lequel il a 
été confondu. Bien distinct par l'échancrure de l’épistome, etc. 
Chez Andrei et camerunenis En. la taille est beaucoup plus grande 
et le thorax plus allongé. 


Congo français : M'Boumou (A. WEIss 1907). 





Acantholepis laevis n. sp. (Fig. 5.) — © Long. 1.7 mill. 
Noire, tiers basal des scapes et tarses jaune bruniaire clair, reste des 


antennes et des pattes brun. Très luisante, lisse, sauf quelques : 


fines réticulations sur les faces dorsales du mésonotum et épino- 
tam. Quelques soies courtes, épaisses, blanchâtres sur le gastre et 
autour de la bouche. Pubescence couchée très courte, fine et très 
 clairsemée. Tête un peu plus longue que large, à côtés faiblement 
convexes, aussi large en avant qu’en arrière, à bord postérieur assez 
convexe. Les yeux occupent le tiers moyen des côtés. Epistome à 





‘ 
cal tioe ls. débit Cu Le) ii déc, Se 





913 


forte carène arquée, cachant presque les mandibules qui sont 
lisses. Entre les arètes frontales mousses s’élend une assez forte 
impression longitudinale arrondie derrière. Le scape dépasse d’un 
tiers le bord occipital. Article 2 du funicule un peu plus long 
qu'épais, le suivant 1/4 plus long qu'épais, les deux ensemble aussi 
long que le premier. Pro- 
notum convexe, aussi large ( 
que long, suture proméso- 
notale distincte. Eminences  - ee NS 
mésonotales cunéiformes, 4 > 
vues de profil le pan anté- \ 
rieur est plus long que le 
postérieur. Face basale de 
l’épinotum à peine concave 
transversalement, convexe 
d'avant en arrière, avec les protubérances un peu relevées et 
mousses. Face déclive très concave, la partie inférieure se pro- 
longe horizontalement. Ecaille amincie au bout, à peine échancrée 
et assez inclinée. 

Sénégal : Saint-Louis (CLAVEAU). 





D. — Acantholepis lævis n. sp. 


Camponotus (Myrmoturba) maculatus F48. st. melano- 
cnemis SANTs. v. Lohieri n.var. — $. — La tête est plus mate sur- 
tout vers les angles postérieurs, et le gastre à une tache jaune ocre 
arrondie sur le côté du 2° segment, et trois taches à la base du pre- 
mier, tandis qu’il est entièrement noir chez melanocnemis et n’a pas 
de tache à la base chez la v. Schereri For. 


Cote d'Ivoire : Jacqueville (R. P. J. H. LoHrER). 


Camponotus (Orthonotomyrmex) sericeus FA8. var. Sul- 
geri n. var. 

Plus petit que sericeus type. La pubescence, plus courte et plus 
espacée, ne forme pas pelisse. Tête un peu plus allongée. Le méso- 
notum plus convexe. L’épinotum, fortement bordé en carène 
en dessus comme chez sericeus, est plus prolongé en arrière avec 
une face déclive plus concave. Le nœud du pédicule, plus long que 
haut, ressemble à celui de Mayri Forez (plus haut que long chez 
sericeus) et est plus arrondi en avant. 


Congo français : Brazzaville (A. Werss). 


Camponotus (Orthonotomyrmex) Mayri For. st. sanki- 
sianus For. 


Congo français : Mandougi (A. WEtss). 


314 


Camponotus (Myrmotrema) Perrisii FoREL st. jucundus 
SANTS. 
Congo belge : Ubanghi; Banzyville (R. P. AUGUSTIN). 


Camponotus (Myrmotrema) Ilgii Forez. — 5. Long. 4.5 à 6 
mill. — [Il existe probablement des exemplaires plus grands. Rouge 
assez luisant, gastre noir et très luisant. Sommet de la tête, dessus 
du mésonotum, tibias et tarses d’un rouge un peu brunâtre. À part 
cela, comme le type d’Abyssinie. 


Sénégal : Saint-Louis, sur des accacias (CLAVEAU). 


Camponotus (Myrmotrema) troglodites FOoREL var.abys- 
sinica n. var.—©.Long. 10.5 mill. — Entièrement jaune rougeûtre 
(chez le type l'extrémité du gastre est noire, il est entièrement noir 
chez la var. Rhodesiana For.). La pubescence est interrompue en 
une bande médiane sur le gastre (comme chez le type, awropubens, 
elc.). Bien plus robuste que Bottegoi Em. 


Abyssinie : Dire Doua (J. ROGER). 


M. FOoREL vient de décrire une variété rhodesiana, qu’il rattache 
à troglodites (dont le type est de Delagoa et non d’Abyssinie). 
D’après la description, cette variété voisine beaucoup le C. Zligù 
FOREL. 


Polyrhachys (Myrma) schistacea GErsr. st. atrociliata 
n. st. — Les soies noires sont encore plus denses bien qu’un peu 
plus fines et plus pointues que chez le iype des Monts Rouwenzori. 


Congo belge : Ubanghi, Banzyville (R. P. AUGUSTIN). 


Une variété du Benguela (CRUCHET) les a, au contraire, très clair- 
semées et plus courtes : c’est la var. benguelensis n. var. 

Une autre variété nouvelle, que je rattache à schistacea GERST., a 
le gastre assez luisant, bien moins toutefois que chez gagates SM.; 
je l’ai reçue du Congo français, c’est la variété gagatoïdes n. var. 








Seb ne, Lost on de hrs Si: 5 à 





NOTES 
SUR QUELQUES HYDROPHILIDES EXOTIQUES 


par 4. d’Orclymont 


Le genre PROSTHETOPS EF. H. \VAaTErRu. 
(Eccoptometopus PÉRING.) 


Ce genre fut créé en 1879 pour une seule espèce : P. capensis 
F. H. WaTERrH., du Cap, dont j'ai pu étudier un cotype prêté par 
M. le conservateur GAHAN. D'autre part, le genre Eccoptometopus, 
établi en 1892 pour trois espèces de la même région : sculpticollis, 
nitens et proximus PÉRING., est synonyme de Prosthetops. M. le 
directeur PÉRINGUEY a bien voulu me confier ces trois derniers 
coléoptères pour l'étude, et M. le conservateur SJôsrEDT, du Musée 
de Stockholm, m'a communiqué obligeamment un Ochthebius 
megacephalus BOHEM, que PÉRINGUEY croyait, avec raison, devoir 
être rangé dans le genre qu'il venait de créer. L’examen de ces 
différents matériaux me permet de présenter aujourd’hui la mono- 
graphie du genre Prosthetops. 


_CARACTÈRES DU GENRE 


Tête trapézoïidale, aussi large à la base que le côté antérieur du 
pronotum, pourvue en dessus d’une ponctuation fine, tronquée 
largement en avant. Sillon transversal antérieur un peu 
sinueux en arrière et peu imprirné ; l’espace situé entre les yeux est 
également sillonné de chaque côté. Deux ocelles de couleur plus 
claire, très visibles, ornent le postfront en arrière contre le sillon 
postfronto-vertical. Le dessous de la tête est pourvu d’une lame 
horizontale commençant à l'angle d’insertion des mâächoires, lon- 
geant les yeux et se perdant derrière eux, limitant un sillon irrégu- 
lier destiné à loger les antennes. Sutures gulaires contiguës. 

Labre supérieur extraordinairement développé, comme chez 
Hydraena, divisé en deux lobes arrondis par une profonde échan- 
crure au bord antérieur, ces lobes passablement relevés sur leur 
pourtour, ce qui les fait paraître excavés en dessus. Yeux gros et 
proéminents, fortement granulés, non divisés par un cauthus, 
séparés du prothorax par une étroite saillie latérale du vertex for- 
mant comme une orbite. Antennes grêles composées de 9 articles : 
scape un peu courbé, épaissi vers le sommet, 2° article pyriforme, 
9° allongé, grêle, au moins aussi long que le scape, 4° à 5° très 
pelits, de même longueur environ, 6° un peu plus large, supportant 


316 


une massue compacte de 3 articles pubescents difficiles à dénom- 
brer. Mandibules non saillantes. Palpes maxillaires robustes, 
peu allongés, à 1° article très petit, 2° légèrement courbé, épaissi au 
sommet, 5° beaucoup plus court, obconique, 4 de la longueur du 
2°, fusiforme, légèrement asymétrique, à courbe externe plus pro- 
noncée que l’interne. Labre inférieur : submentum gibbeux; 
menton grand, transversal, à bord antérieur tronqué, plan, large- 
ment débordé en avant et sur les côtés par le labre supérieur. 
Palpes labiaux petits ne dépassant pas ce dernier. 

Pronotum atteignant sa plus grande largeur un peu en avant 
du milieu, aussi large en cet endroit que la tête y compris les yeux, 
atténué légèrement vers l’avant, fortement et brusquement vers 
l'arrière au dernier tiers, à épipleures très développés. Ecusson 
petit, en triangle isocèle. Elytres 1 1/2 fois environ aussi longues 
que larges, plus larges à la base que le pronotum dans sa plus 
grande extension, pourvues d’un calus huméral assez prononcé, 
arrondies séparément au sommet et déhiscentes. Elles.-sont pour- 
vues de dix stries de points enfoncés dont cinq situées entre le 
calus huméral et la suture, les internes disposées plus ou moins 
obliquement contre la première suturale. Epipleures très déve- 
loppés s’atténuant insensiblement d’avant en arrière, prolongés 
presque jusqu'à l'extrémité. Prostitum assez long, très trans- 
versal, pourvu au milieu d’une légère carène se continuant jus- 
qu'entre les hanches antérieures qui sont presque contiguës. 
Cavités cotyloides antérieures formées en avant par le prostitum, 
sur les côtés par l’ensemble intimement soudé des épisterne et 
épimère prothoraciques, ouvertes en arrière (1). Mesosternellum 
petit, moins transversal, atténué en arrière jusqu’à la rencontre du 
prolongement antérieur du métasternum entre les hanches inter- 
médiaires. Il est muni au milieu de deux très petites carènes lisses 
divergentes. Métastitu m assez grand, avancé au milieu entre les 
hanches postérieures en arrière, pourvu au milieu d’un sillon ou 
d’un enfoncement longitudinal peu profond. Episternes métathora- 
ciqués allongés, parallèles. Epimères petits. 

Hanches antérieures coniques et saillantes, les postérieures 
transversales pas aussi réduites que celles des Æydraena, atteignant 
néanmoins à peine l’angle postéro-exlterne au métastitum. Pattes 


(1) La description de cette partie du corps que j'avais donnée de mémoire dans 
Entomol. Mitteil. Il, 1913, p. 105, n’est pas exacte et la 
figure 8 doit, maintenant que je suis à même de réexa- 
miner des représentants de Prosthetops, être modifiée 
comme ci-contre. Ce genre ne fait donc pas exception 
à la règle générale en ce qui concerne la conformation 
des épisternes et des épimères prothoraciques. 











ds. ul. re 





ses 


SLT 


allongées, les trochanters et la base des fémurs sans pubescence 
serrée comme chez Helophorus et Hydrochus. Les fémurs sont ren- 
flés en massue au sommet et rappellent les fémurs des Hydraena. 
Tibias un peu plus longs que les fémurs, pourvus de rangées longi- 
tudinales de petits poils raides et d’éperons terminaux très courts. 
Tarses beaucoup plus courts que les tibias, à articles 1 et 2 extré- 
mement petits très difficiles à voir, 3° un peu plus long que les 
précédents, 4° de la même longueur que le 5°, 5° aussi long que les 
précédents pris ensemble. Ongles des tarses simples. 

Abdomen débordant les élytres en arrière, comprenant six 
arceaux ventraux de longueur à peu près égale (1), la marge posté- 
rieure des arceaux 1 à 4 bordée d’une frange serrée de petits poils 
dorés; le 6° n’est pas membraneux. Les derniers arceaux dorsaux 
sont visibles en partie du dessus à cause de la déhiscence des 
élytres. 

Dessous à pubescence courte et serrée avec ou sans plaques lisses. 

Ce sont de petits insectes de 2 à 3 mill. de longueur, faciles à 
reconnaitre par leur faciès particulier, la présence d’ocelles sur le 
postfront, la conformation du pronotum, des élytres arrondies 
séparément au sommet, leurs antennes à 5° article très longs. Ils ont 
les cavités cotyloïdes antérieures ouvertes, la massue antennaire 
triarticulée et les palpes maxillaires contormés à peu près comme 
chez Helophorus, un faciès et un pronotum à sculpture faisant 
songer à ÆHydrochus, six arceaux ventraux chitineux et quelquefois 
un 7° rétractile, un labre supérieur, des yeux fortement granulé, 
des pattes allongées à fémurs en massue et à tarses comparables à 
ceux des Hydraena. 

Distribution géographique : Cap de Bonne Espérance, 
Cafrerie, Afrique méridionale. 


TABLEAU DES ESPÈCES 


1. Forme plus convexe, plus lisse. Tête non excavée de chaque 
côté munie en cet endroit d’une ligne obliquement imprimée 
prenant naissance contre l’ocelle et atteignant l'extrémité du 
sillon transversal antérieur de la côte. Pronotum sans carènes 
longitudinales médianes, parallèles. Elytres à peine visible- 
ment ensellées avant le milieu. Metasternum et 1% à 5° arceaux 
ventraux avec une plaque lisse à l'extrémité, le 6° arceau ven- 
tral sans pubescence. Coloration d’un noir profond. 

P. nitens PÉRING. 


(1) La formule ventrale paraît être : 


A HIER Ne VI VISVIIT/9210 
122%37% 4-66 


318 


1. Forme plus ou moins aplatie. Tête profondément excavée de 
chaque côté entre les ocelles et les yeux. Pronotum avec deux 
carènes longitudinales et parallèles sur son disque. Elvtres 
fortement ensellées avant le milieu. Métasternum et abdomen 
entièrement pubescents. Coloration bronzée obscure. 

P. megacephalus Bone. 


PROSTHETOPS F. H. WATERH. 


c Journ. Linn. Soc Lond. XIV, 1879, 833. 
Syn.: Eccoptometopus PERING., T. S. Afric. Phil. Soc. VI (2), 1892, 104. 


4. P. nitens PÉRING., 1. c., 105. — proximus PÉRING, 1. e., 106. 


Cette espèce est établie sur deux exemplaires fixés sur le même 
support appartenant au Musée du Cap et qui ont 2 mill. de longueur 
environ et un peu plus de 1 mill. de largeur. Elle est facile à recon- 
naître par sa taille plus petite, sa forme plus convexe, ses élytres 
moins élargies et le dessus très lisse. La coloration est d’un noir 
très profond. Tête non excavée de chaque côté contre les yeux, 
munie en cet endroit d’une ligne imprimée oblique prenant nais- 
sance contre l’ocelle et atteignant l’extrémité du sillon (suture) 
transversal antérieur de la tête. Le milieu de la tête est régulière- 
ment gibbeux et lisse. Pronotum avec un enfoncement longitudi- 
nal antérieur et deux autres obliques postérieurs à peine indi- 
qués, de chaque côté de la fossette médiane postérieure, sans 
carène aucune, avec une rangée transversale assez régulière et 
imprimée de quelques gros points enfoncés à la base et près 
du sominet, très finement, à peine distinctement crénelé sur 
les côtés. Elytres à stries très superficielles, les points assez 
espacés, très peu élargies sur les côtés; les épipleures s’ar- 
rêtent à l’angle externe des élytres. Ces dernières sont indistincte- 
ment ensellées avant le milieu. Extrémité du métastitum avec une 
plaque lisse triangulaire. Les 1% à 4 arceaux ventraux ont une 
tache glabre largement triangulaire, progressivement plus étroite 
du 1% au 4° arceau, de même que le 5° dont le bord postérieur est 
dépourvu de pubescence sur toute sa largeur. Le 6° arceau est 
complètement lisse. | 

P. proximus PÉRING., représenté par un seul exemplaire dans les 
collections du même musée, ne peut, il me semble, être séparé spé- 
cifiquement. La taille est sensiblement la même, la sculpture du 
dessus est seulement un peu moins accusée et les enfoncements du 
pronotum encore plus effacés. La teinte bleuâtre qui se remarque 
sur le dessus n’est pas normale. 





2. P. megacephalus Bone. 


Ochthebius megacephalus Bougm. Ins. Caffrar. [, 1851, 587. 
Prosthetops capensis WATERH., Journ. Lin. Soc. London, XIV, 1879, 833. 
Eccoptometopus sculpticollis PÉRING., Trans. S. Afric. Soc. VI (2), 1892, 105. 


Espèce très distincte de la précédente par sa taille plus grande et 
sa sculpture du dessus qui est très spéciale. La forme est plus ou 
moins aplatie et la coloration bronzée obscure. Tête profondément 
excavée de chaque côté entre les ocelles et les yeux, gibbeuse au 
milieu. Pronotum finement crénelé sur les côtés, pourvu, sur son 
disque au milieu, de deux enfoncements longitudinaux reliés l’un à 
l’autre et limités sur les côtés par deux carènes longitudinales. Un 
autre enfoncement oblique se trouve de chaque côté de la fossette 
médiane postérieure. Elytres fortement ensellées avant le milieu, 
paraissant même ondulées, imperceptiblement crénelées le long du 
bord externe en avant. Ces stries sont assez irrégulières surtout en 
arrière, les internes disposées très obliquement contre la première 
suturale. Métastitum et abdomen entièrement pubescents. 

L’Ochthebius megacephalus de BOHEMAN (©) que j'ai pu examiner 
est de petite taille : il est de la Cafrerie (WAHLBERG). Par contre, 
l’exemplaire de Prosthelops capensis WATERH. (©) du Cap, de 
même que ceux d’Eccoplometopus sculpticollis PÉRING. (S9) com- 
muniqués sont de taille normale, 2.5 à 3 mill. Tous ces coléoptères 
appartiennent à une seule et même espèce à laquelle il convient de 
donner le nom de BOHEMAN qui a la priorité. 

Les sexes distingués, d’après l'autorité de M. PÉRINGUEY, se 
différencient comme suit : 

_ ©. Tête et pronotum finement chagrinés entre la ponetuation. 
Bord externe du pronotum et des élytres distinctement crénelé. 
Intervalles des séries de points des élytres plus convexes, à ponc- 
tuation et pubescence plus distinctes, côtés des élytres très élargis, 
épipleures bien développés jusqu'à l'extrémité des élytres. Eléva- 
tions du pronotum plus aiguës. 

. Tête et pronotum lisses entre la ponctuation. Bord externe du 
pronotum et surtout des élytres beaucoup moins distinctement 
crénelé. Intervalles des séries de points des élytres plus plans et 
plus lisses, côtés des élytres peu élargis, épipleures réduits avant 
l'extrémité des élytres. Carènes du pronotum plus arrondies. 


HYDROUS (s. str.) TEMNOPTEROIDES n. s. 


> Un individu de la collection de M. ANDREWES de Londres (n° 
2118) est unique dans la série des Hydrous s str. Il a été capturé à 
Pusa-Behar (Indes), probablement à la lumière. Il présente la tron- 


320 


cature des élytres épineuse à l’intérieur et à l'extérieur rappelant la 

disposition existant dans le sous-genre Temnopterus d'Afrique et 

d'Arabie. Toutefois, par la carène prostitale, qui n’a pas d’apophyse 

aiguë corniforme recourbée, c’est bien un Hydrous s. str. Il se rap- 

proche de cashinirensis REDT. par l’absence 

| de pubescence plus longue au milieu des 

arceaux ventraux 2-4, la ponctuation dense et 

inégale des fémurs intermédiaires, le sillon 

non dilaté, assez large et assez profond de la 

carène sternale, prolongé jusqu'au niveau 

des hanches postérieures en forme de ligne 

Fig. 2) impressionnée et les 2 séries systématiques 

internes des élytres distinctement strii- 

formes. La carène métasternale atteint le sommet du 3° arceau 

ventral et les arceaux ventraux sont tachés de rouge sur les côtés. 

Pas de tache ferrugineuse à l’extrémité des élytres. Abdomen et 
tarses antérieurs — comme chez cashmirensis. 

Un second exemplaire © identique appartient à la collection du 
Musée de l’Instilut agricole de Pusa. Il provient de Chapra-Bengal 
(MACKENZIE). La carène métasternale n’atteint pas tout à fait le 
sommet du 3° arceau ventral. 

Taille : & 2.6 mill. 1.2 mill ; 9 2.9 mill. J' 1.8 mill. 


NAMOSTYGNUS PICTUM KiIrsCH. 


Le Cyclonotum pictum KIRSCH — Deutsch. ent. Zeitschr. XXI, 
1877,159 — des iles Auckland appartient, d’après le type que j'ai vu, 
au genre Namostygnus BROUN — Subantarctic Islands of New 


Zealand I, 1909, 98. — Le N. rufipes BRouN — I. © , 99 — me 
parait synonyme de cette espèce, d’après les renseignements com- 
plémentaires qu’a bien voulu me donner M. le Major BRoUuN 
d’Auckland (Nouvelle Zélande). Elle varie beaucoup au point de vue. - 
de la coloration des élytres. 





SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE 





Rata 


Assemblée mensuelle du 8 novembre 1913 


Présidence de M. CH. KERREMANS, président. 


La séance est ouverte à 20 heures. 


— Le procès-verbal de l’assemblée mensuelle du 4 octobre 1913 
est approuvé. 


/ 


— Le président rappelle que les présentations de candidatures au 


Conseil d'administration doivent se faire à la prochaine assemblée 


mensuelle. 


— . La Société vient de perdre l’un de ses membres 
honoraires, M. le Prof. O. M. REUTER, un naturaliste de tout 
premier ordre et dont les remarquables travaux, traitant principa- 
lement des Hémiptères, sont connus de tous. C’est lui notamment 
qui établit sur des bases solides la systématique des Mirides, dont 
la connaissance avant lui élait si rudimentaire. Atteint de cécité en 
ces dernières années, M. REUTER, doué d’une mémoire prodigieuse, 
n'en continua pas moins, avec l’aide d’amis dévoués, à publier des 
travaux de valeur considérable, notamment dans nos Annales et 
nos Méinoires. Sa mort constitue une perte profonde pour la science 
entomologique. 

Le secrétaire est chargé de présenter à la famille de notre regretté 
collègue les condoléances de la Société. 


Travaux pour les Annales. — L’impression des travaux insérés 
dans ce numéro est décidée. 


Communications. — M. DE CROMBRUGGHE fait part de la décou- 
verte d’une Coleophora nouvelle pour notre faune, GC. vacciniella 
H. Scx , découverte par lui dans la forêt de Soignes. 


— M. LAMEERE rappelle les beaux travaux de l’illustre naturaliste 
anglais WALLACE, dont le décès vient d’être annoncé. Il donne un 
apercu de ses nombreux voyages, de ses ouvrages sur la sélection 
naturelle (qu’il découvrit indépendamment de DARWIN), sur la vie 
insulaire et tropicale, sur la géographie zoologique. 


ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. LVII, 5-XII 1913. 31 


322 


— M. EVERTS nous a fait parvenir la note que l’on trouve insérée 
plus loin et dans laquelle il fait remarquer que, contrairement à 
une assertion de M. BoNproir, nulle règle de nomenclature n’inter- 
dit l'emploi du danois pour les descriptions systématiques. 


— M. BoNprotiT répond avoir basé celte opinion sur une décision 
prise jadis par un Congrès de naturalistes allemands dont faisait 
notamment partie le D' KRAATZ 


— M. LAMEERE confirme pleinement l’assertion de M. EVERTS, 
qu'aucune loi de nomenclature ne prescrit l’emploi, pour les 
descriptions, de certaines langues à l'exclusion de toutes autres. Et 
dans le cas spécial qui donne lieu à la protestation de M. EVERTS, 
il confirme qu’il est évident que le Bledius en question doit s’ap- 
peler BI. terebrans ScHiôpr.-et non BL. campi BONDR. 


— MM. KERREMANS et SCHOUTEDEN sont également de l'avis de 
MM. Events et LAMEERE. 


—— La séance est levée à 21 1/2 heures. 





TOR 





323 


BLEDIUS TEREBRANS SCHÔDTE (syn. camp1 BoNnR.) 


par Ed. Everts. 


Dans une € Note sur des Staphylinidæ paléarctiques » parue 
récemment dans les Annales de la Société Entomologique de Bel- 
gique (p. 297-500), M. Bonproir signale lidentité de son Bledius 
campi avec le Bledius terebrans de SCHIÔDTE, mais écrit « la Gescrip- 


tion de SGHIdDTE étant faite en danois, le nom de campr prévaut » ! 


J’avais moi-même constaté l'identité des Bledius en question, tant 
d’après la description excellente donnée par lillustre naturaliste 
danois que par l'examen de spécimens du BI. terebrans reçus du Musée 
de Copenhague, et j'avais fait parvenir ces spécimens et la traduc- 
tion de la description danoise à M BoNpbrorT qui confirma mon iden- 
tification. Qu'on juge de ma surprise en lisant la phrase que je cite 
textuellerment ci-dessus. Il y avait là une erreur manifeste, et je 
m'’empressai de la signaler à notre collègue. Or, loin de reconnaitre 
cette erreur, M. BONDROIT me répond, entre autres choses, ces 
phrases : QI y a frès longtemps qu'il à été convenu que dans cette 
matière, seules les langues mondiales (anglais, allemand, etc.), pou- 
vaient être employées »;... «€ Si cela ne vous plaît pas, cela n’est 
pas de ma faute, ce n’est pas moi qui ai créé les lois de la nomen- 
clature ». 

N’en déplaise à M. BONDROIT, j'ignorais absolument l’existence 
dans le Code de nomenclature arrêté par les Congrès Zoologiques 
internationaux, de semblable loi interdisant (et rétrospectivement, 
doit-on conclurede la façon d’écrire de notre collègue) l'emploi pour 
la description d'espèces nouvelles d’autres langues que les langues 


dites mondiales, donc le français, l’anglais, l’allemand, le latin (lita- 


lien et l’espagnol sont-ils, ou non, compris dans « etc. » de la carte 
que m'écrivit M. BoNDRoIT ?). Et cependant je viens encore de par- 
courir avec attention ces lois, ne comprenant pas comment sem- 
blable spécification eût pu échapper à un zoologiste qui, comme 
moi, suit depuis leur début les travaux des Congrès zoologiques. 
Nihil! Rien de ce genre n’est indiqué dans les « Règles interna- 
tionales »! Et j'en dois donc conclure que M. BoNprotr a bien à tort 
préféré conserver au Bledius en question le nom que lui-même lui 
avait donné, plutôt que de lui restituer celui que SCHIÔDTE, ce 
naturaliste admirable que tout entomologiste devrait admirer(même 
écrivant en danois !), lui avait bien longtemps auparavant imposé. 
Appliquant strictement les lois réelles de nomenclature nous 
devons donc dire, comme dès avril 1912 l’avait fait M. CAMERON 
(Ent. Monthl..Mag., 1919, p. 89): Bledius campi BoNDR. est syno- 


/ 


324 


nyme de Bl. terebrans ScHidpTE et l’espèce doit dorénavant être 
connue sous son vrai nom : Bledius terebrans SCHIGDTE. 

Dans la carte qu'il m’écrivit, et dont je donne des extraits plus 
haut, M. BoxprorrT confond intentionnellement des langues telles 
que le suédois, le danoïs, le hollandais, ete., avec les patois fran- 
çais et allemands, € langue d’oc, picard, lorain, thiois, bas-alle- 
mand, etc. » Cela prouve simplement un chauvinisme extra-scien- 
tifique et quasi ridicule. Quels zoologisles songent, en effet, à 
contester aux écrivains scandinaves ou de langue € non mondiale » 
(je citerai par exemple ma langue maternelle, le hollandais) le droit 
d'écrire dans leur langue littéraire? Les beaux travaux de M. SARrs, 
de G. O. SARS, de SVEN LOVÉN, de SCHIÜDTE, de STAL, pour citer 
des auteurs scandinaves, de VAN DER WuULP, de LEEUWENHOEK, 
pour citer des auteurs hollandais, ne sont-ils pas hautement appré- 
ciés et cités à chaque instant dans les œuvres même les plus 
récentes. Les naturalistes sérieux de tous les pays civilisés savent, 
en effet, fort bien déchiffrer ces langues, voisines de celles que 
M. BonproiT semble connaître, et plus d’un déjà m'a dit préférer 
une bonne description suédoise, par exemple, à une description 
du même auteur écrite en une langue mondiale peut-êlre, mais 
dont cet auteur ne connaissait pas les nuances. Entre une bonne 
description en une langue non mondiale et une mauvaise description 
en une langue mondiale, faut-il hésiter? 

Les langues slaves et autres ont, d’ailleurs, quoi que s’imagine 
M. BonproiT, les mêmes prérogatives. Une description faite en 
russe est tout aussi valable qu’en français (que notre collègue par- 
coure les publications de la Société russe d’'Entomologie : il verra 
qu’il y est fait largement usage de ce droit !). Et si les naturalistes 
japonais désirent écrire en japonais, comme le font certains, c’est 
assurément leur droit aussi, et nulle Règle de nomenclalure ne le 
leur défend ! La Science appartient à {ous les peuples cèvilisés, dont 
les langues sont respectées par tous ceux qui ont des idées larges 
et qui ne se laissent pas aveugler par des antipathies mesquines ou 
un chauvinisme que la Science doit ignorer. 

En ces temps où les Règles de nomenclature se précisent encore, 
il m'a paru indispensable de relever l’assertion inexacte que 
renfermait la Note de M. BONDROIT, assertion qui, à ce que Je 
viens de voir, a aussi étonné mon éminent collègue, M. CHAMPION, 
qui dans l’Entom. Monthl. Mag., la reproduit en la faisant suivre 
d’un ! significatif. 


JARABIQUE NOUVEAU DE L’'INDO-CHINE 


par le Commandant Paul Hupuis 


HEXAGONIA FLEUTIAUXI n. sp. 


Je dédie à M. FLEUTIAUX, qui à bien voulu me communiquer des 
Carabiques de l’Indo-Chine, l'espèce nouvelle trouvée dans sa 
collection. L’exemplaire unique provient de Bao-Lac (Tonkin). 
Elle ne ressemble, par la couleur du dessus du corps, qu’à l’Hexa- 
gonia elongata Dupuis, de Formose, mais est beaucoup plus large 
et totalement différente par la forme et la sculpture. 

Couleurs. — Tête et prothorax, tant en dessus qu’en dessous, d’un 
rouge brunâtre assez clair; antennes de même couleur; yeux et 
bords des mandibules bruns; élytres brillantes, presque noires. 

Le reste du dessous du corps brun foncé, un peu plus clair et 
plus rougeàtre au milieu, sauf sur les derniers arceaux de l’abdo- 
men. Paltes foncées, sauf les trochanters et parfois la base des 
fémurs. Tarses un peu plus rougeûtres. Pubescence des pattes d’un 
jaune doré. æ 

Dimensions. — La longueur de l’insecte est de 9 millimètres. 

Les dimensions suivantes sont prises à la chambre claire et 
doivent être divisées par 50 pour donner les longueurs exactes en 
millimètres. 

Longueur de l’antenne : 85 (10 1/2, 6, 6, 8, 8, 8, 7 1/2, 7 1/2, 7 1/2, 
1, 9) 

Epaisseur du 1° article : 4. 

Longueur de la tête (labre et col inclus) : 58. 

Longueur des mandibules : 28. 

Longueur du labre : 5 1/2; sa largeur : 17. 

Longueur de l’épistome : 8 1/2; sa largeur : 22 1/2. 

Largeur de la tête entre les antennes : 37. 

Largeur de la tête entre les yeux : 59; avec les veux : 55. 

Longueur du col : 8; sa largeur : 95. 

Palpes maxillaires : 
Longueur du dernier article : 8; du pénultième : 7 1/2; de l’anté- 
pénultième : 8 1/2. Plus grande épaisseur du dernier : 2. 
Palpes labiaux : 
Longueur du dernier article : 7; du pênultième : 8. 
Prothorax : 

Longueur : 47. 

Largeur en avant : 45. 

Plus grande largeur : 57 (un peu en arrière du 1/3 antérieur). 

Largeur à la base : 55. 

Scutellum : base : 7; hauteur : 7. 


326 


Elytres : 

Longueur suturale : 150. 

Largeur aux épaules : 45. 

Plus grande largeur : 93 (aux 2/3 de la longueur vers l’arrière). 
Membres antérieurs : 

Fémur : longueur : 32; épaisseur : 15. 

Tibias : longueur : 50; ensemble des articles des tarses : 27. 
Membres postérieurs : 

Fémurs : longueur : 45; épaisseur : 11. 

Trochianters : longueur : 20; épaisseur : 7. 

Tibias : longueur : 42. 

Tarses : longueur : 30. 


Forme. — Les antennes sont peu longues, assez épaisses, à peu 
près de même épaisseur partont à partir du 3° article. Le premier 
article est assez gros, subcylindrique; le 2° et ie 3° sont subco- 
niques ; les suivants subcylindriques, s’épaississant très peu vers 
l’extrémité; le dernier s’amincit un peu vers le bout, qui est 
arrondi. Les crêtes supra-antennaires sont moyennes, assezépaisses, 
obtuses. 

Les mandibules sont fortes, larges à la base, allongées, recour- 
bées à l’extrémité seulement; celle-ci aiguë. La mandibule droite a 
une petite dent au bord interne. 

Le labre est transversal. Ses angles antérieurs saillants et un peu 
aigus rendent son bord antérieur largement échancré. 

La suture antérieure de l’épistome est droite, la postérieure un 
peu cintrée vers l’arrière. 

De l’épistome au col, la tête sans les yeux a la forme d’un trapèze 
assez haut, dont on aurait largement arrondi les angles de base. 
Les yeux sont grands, insérés un peu obliquement, modérément 
saillants, à facettes petites. Les côtés postérieurs de la tête s’arron- 
dissent de l’œil au col. Celui-ci est très net, bien séparé de la tête 
par la convexité postérieure de celle-ci. 

Dessous, la tête est peu convexe, sauf latéralement et contre 
le col. | 

Les palpes maxillaires et labiaux sont assez épais, le dernier 
article un peu aminci, non pointu au bout. 

Le mentum est transversal, à échancrure nette, mais peu pro- 
. fonde, à dent médiane large et arrondie. 

La ligule s’élargit vers Pavant, qui est nettement échancré ; les 
paraglosses la dépassent en pointe par leur côté externe. 

Le crochet du lobe interne des mâchoirs est assez long, presque 
à angle droit avec le labre; les spinules du bord interne sont fortes, 
mais écartées. Le lobe externe dépasse l’interne et à articles 
longs mais pas grêles. 


1e 





9327 


Dessus, le prothorax est cordiforme, peu convexe, coupé carré- 
ment contre le col. Les côtés descendent ensuite un peu oblique- 
ment, puis s’arrondissent largement, les angles antérieurs étant 
presque effacés et les angles latéraux nuls. À peu de distance de la 
base, les côtés deviennent presque parallèles. 

La base est un peu cintrée vers l’avant en son milieu; sur les 
côtés, elle rejoint en courbe oblique les bords latéraux, formant des 
angles basilaires très obtus et très peu saillants. 

Le rebord latéral commence près du col, s’élargit dans la partie 
arrondie, se rétrécit vers l’arrière. Il n’y à de rebord appréciable ni 
en avant, ni en arrière, sauf près des angles postérieurs. 

Le col mésothoracique:est visible du dessus. 

Le scutellum est triangulaire, à sommet aigu, et pénètre très peu 
entre les élytres. 

Celles ci ont la base fortement rebordée, s’avançant en angle 
obtus en dehors des côtés du col mésothoracique. Les épaules sont 
arrondies, puis les côtés deviennent droits et divergent légèrement 
vers l’arrière. À la partie postérieure, ils s’arrondissent vers la 
suture, avec une légère inflexion à hauteur des stries 5-6. 

Le rebord latéral élytral est étroit et bien marqué. 

Les épipleures sont fortes, non creusées en avant, coneaves et 
rétrécies graduellement vers l’arrière. 

Dessous, le prothorax est assez convexe. Le rebord latéral est 
bien marqué jusque près du col. Le prolongement prosternal est 
peu rétréci entre les hanches, qui sont globulaires. Il est en 
rectangle étroit à côtés un peu sinueux. 

Le mésothorax, déclive et peu convexe sur les côtés, forme col 
cylindrique en avant, le mésosternum se terminant en arrière par 
une languette presque semi-circulaire. 

Les hanches moyennes sont peu saillantes et séparées par la 
pointe métasternale. 

Le métasternum est transversal, peu Fate terminé en avant en 
pointe légèrement aiguë, en arrière par une pointe très aiguë qui 
laisse les hanches postérieures presque contiguës. Celles-ci sont 
assez planes en dessus, où elles ont la forme d’un croissant à extré- 
mité antérieure très aiguë, la postérieure arrondie. Les épisternes 
métasternaux, assez larges en avant, sont prolongés et étroits en 
arrière. 

La forme des membres se rapproche de celle de l’Hexagonia 
elongata Dupuis, mais les trochanters postérieurs sont allongés- 
pointus à l’extrémité. 

Sculpture et revêtement pileux. — En dehors des cils aux extrémités 
des articles, les antennes ne deviennent pubescentes qu’à partir de 
la 1/2 du 4° article. La pubescence est peu dense et formée de cils 
raides assez longs. 


328 


Le labre porte 6 pores sétigères, les cils extérieurs étant les plus 
longs. Il y à, en outre, 2 ou 5 cils courts aux angles arftérieurs. De 
chaque côté, l’épistome à un pore sétigère etune double dépression 


longitudinale n’atteignant pas la suture antérieure. Les sutures 


sont profondes. La suture postérieure forme sur le front, avec deux 
sillons passant à côté des yeux, une impression en fer à cheval, 
ouverte vers l’arrière et à fond bosselé. 

Les deux grands pores supraorbilaires se trouvent de chaque 
côté, le 1% au 1/4 antérieur, le 2° à la hauteur du bord postérieur de 
l’œil. Le dessus de la tête est lisse et luisant. 

Dessous, les mandibules sont un peu rugueuses transversalement 
le long du bord interne; elles portent quelques points irréguliers 
dans leur moitié externe antérieure. 


Je ne vois pas de traces de soies sur les palpes (échantillon 


unique). | 

La ligule porte deux longues soies à ses angles antérieurs. Le 
lobe interne des mâchoires est cilié tranversalement sous les 
crochets. 

Le mentum est lisse, un peu rugueux sur les lobes et présente, à 
mi-hauteur, sous la dent et de chaque côté de la base de celle ci, 
une grande fossette profonde et circulaire. 

La gorge est lisse, avec quelques impressions irrégulières le long 
du mentum et des traces d'impression le long des sutures gulaires: 
celles-ci assez fines, nettes, quasi parallèles. Le col est lisse. 

Dessus, le prothorax est lisse, luisant. [1 porte un profond canal 
longitudinal médian n'atteignant aucun des deux bords. Ce canal 
porte des impressions sur chaque bord. Une dépression assez large, 
à fond ponctué-rugueux se trouve de chaque côté de la base pro- 
thoracique. Quelques points isolés se montrent sur le disque au- 
dessus de ces impressions. 

Le bord latéral présente 2 pores à long cil, l’un au 1/3 antérieur, 
l’autre à l’angle postérieur. 

Dessous, le prothorax est couvert de gros points espacés, sauf sur 
la partie :aoyenne et la partie postérieure du milieu du prosternum 
sur lesquelles on voit de petites rides transversales. Le prolonge- 
ment intercoxal n’est pas excavé. 

Les sutures sont assez distinctes. 

Les élytres portent des stries assez étroites mais profondes, à 
ponctuation marquée, assez régulière, un peu espacée. Il y a une 
strie préscutellaire plus de deux fois aussi longue que l’écusson. 

La 1" strie se joint en avant à la 2, à angle aigu, dans une petite 
dépression contre la base ; la 3° atteint la base, les suivantes 
presque. 


L A Se 


329 


À la partie postérieure, la 1" strie se joint à la 2° en demi-cercle 
près de l’extrémité ; la 4 se joint en courbe à la 2°, laissant libre 
vers l’arrière l'extrémité de la 3°; les 5° et 6° se joignent plus haut 
à angle aigu; les 7° et 8° plus bas et la 9° rejoint la 8° un peu au- 
dessus du point de jonction des 7° et 8° stries. 

Les intervalles sont plans et très finement chagrinés. Le 5° porte 
9 gros pores et le 5° un disposé comme dans l’Hexagonia elongata. 
La série des pores marginaux est très espacée dans le 1/5 postérieur 
surtout en avant. 

Le mésosternum présente quelques gros points sur les côtés du 
col. 

Le métathorax a son sillon longitudinal médian approfondi sur- 
tout vers l'arrière. Les côtés du métasternum et le haut des épi- 
sternes offrent de rares points isolés. L’abdomen est un peu ridé, 
surtout postérieurement ; chaque segment porte de chaque côté 
près du bord externe un pore sétigère ; le dernier en a quatre éga- 
lement distants les uns des autres (femeile). La vestiture des pattes 
est comme dans /7. elongata. 


330 


NOTE SUR UN LÉPIDOPTÈRE NOUVEAU POUR LA FAUNE BELGE 


par le Baron de €rombrugghe de Ficquendaele 


Coleophora vacciniella HERRICH-SCHAFFER. Correspondenz- 
blatt für Sammler von Insekten. Regensburg, 1861, p. 135. 


J’ai capturé deux fourreaux de cette GColeophora sur des myrtilles 
de la forêt de Soignes, Fun le 11 et le second le 20 octobre 
écoulé. Les deux chenilles ont cessé de se nourrir à la fin d'octobre, 
après des jeûnes intermittents. D’après SNELLEN (De Vlinders van 
Nederland If, 2, p. 307) la chenille ne se nourrit plus après l’hiber- 
nation. SORHAGEN (Die Klein Schmetterlinge der Mark Branden- 
burg, pp. 247-248) affirme le contraire. 

La chenille de cette espèce se nourrit tout autrement que ses con- 
génères. Comme les auteurs le font remarquer, elle se tient sur la 
surface supérieure de la feuille, dont elle ronge le cuticule et le 
parenchyme, au lieu de miner le dessous. J’ai remarqué, qu’en 
captivité et placée dans une boîte en fer blanc, elle attaque de 
préférence le verso de la feuille, mais toujours en rongeant et sans 
miner. 


TN 








331 


BEITRAG ZUR KENNTNIS DER MELOLONTHIDEN 
von J. Moser 
IT 


Neoserica setiventris n.sp. — . — N. lucifugæ Brsk. 
similis. Opaca, supra nigro-fusca, sublus rufo-brunnea. Capite laxe 
punctalo, sparsim setoso, clypeo nilido, medio bulboso, margine 
antico: reflexo, vix ,sinuato; antennis fulvis 10-articulatis, clava 
maris 4-flabellala; prothorace transverso, antice paulo attenuato, 
angulis anticis porrectis, -mediocriter dense punclalo, punclis 
minutissime setosis ; scutello parce punctato; elytris strialis, inter- 
stitiis parum convexis, irregulariter punctatis, puncetis setas brevis- 
simas ferentibus; pygidio sparsim umbilicato-punctato. Sublus 
pectoris medio abdomineque setosis; femoribus posticis latis, juxta 
margines setosis. — Long. 8 mill. 

Hab. : Philippinen (Los Banos). J. BAKER leg. 


Die Art, von der zwei männliche Exemplare vorliegen, ist der 
N. lucifuga Brsk. ähnlich, aber etwas kleiner und durch die Bebor- 
stung des Abdomens leicht zu unterscheiden. Die Oberseite ist 
schwarzbraun, matt, die Flügeldecken sind etwas dunkler. Der 
Kopf ist zerstreut punktiert und mit einzelnen abstehenden Borsten 
besetzt. Der Clypeus ist glänzend, in der Mitte gehôckert, sein Vor- 
derrand ist etwas aufgebogen, kaum merklich ausgeschweift. Das 
Halsschild ist doppelt so breit wie lang, seine Vorderecken sind 
spitz vorgezogen, seine Hinterecken ein wenig stumpfwinklig und 
kurz abgerundet. Die Oberfläche ist mässig dicht punktiert und 
tragen die Punkte ebenso wie diejenigen des Schildchens und der 
Flügeldecken winzige Bôürstechen. Am Vorderrande stehen verein- 
zelte lange Borsten. Das Schildchen ist weitläufig punktiert. Die 
Flägeldecken sind gestreifl, die Zwischenräume sind schwach 
gewôlbt. Die Punkte auf den KFlügeldecken stehen unregelmässig, 
auf den Rippen sehr weñiläutig, zwischen den Rippen etwas dichter. 
Das Pygidium ist weitläufig punktiert, die Punkte tragen gleich- 
falls kaum sichtbare Bôrstchen, nur vor dem Hinterranae befinden 
sich einzelne läingere Borsten. Die Unterseite ist mit Ausnahme 
der Schienen und Tarsen matt, die Brust ist in der Mitte beider- 
seits der vertieften Längslinie abstehend beborstet und tragen die 
Abdominalsegmente auf der ganzen Fläche solche Borsten und 
nicht nur eine Querreihe wie bei lucifuga. Die Hinterschenkel sind 
etwas verbreitert und neben dem Vorderrande und dem Hinter- 
rande mit einer Borstenreihe versehen. 


332 


Euphoresia jokoensis n. sp. — ÆE. semnioni BRrsk. similis. 
Fusca, opaca, albido-squamosa. Capite, clypeo nitido, rude punc- 
tato, apice reflexo, parum sinuato, fronte opaca, medio sparsim, 
juxta oculos dense flavido-squamosa; prothorace remote, latera 
versus densius Squamoso, squamis parvis ovalibus, vitta mediana 
etutrinque vitta indistincta glabris ; scutello, medio glabro excepto, 
squamulato; elytris costatis, interslitiis irregulariter squamosis, 
squamis parvis, raris majoribus intermixtis, costis parce squamula- 
tis; pygidio sparsim squamoso, macula media glabra obscura 
squamis cincta. Sublus lateribus sat dense squamosis, squamis 
ovatis, abdominis medio parcius squamulato,* squamis ovalibus; 
pedibus nitidis, iridescentibus. — Long. 10 mill. 


Hab. : Kamerun (Joko). 


Die Artist der E. semnionis BRrsk. sehr ähnlich. Bei letzteren sind 
jedoch die Rippen der Flügeldecken ein wenig gewôlbter und 
unbeschuppt, hôchstens dass eine der grüsseren Schuppen auf 
einer Rippe steht. Der Clypeus ist grob punktiert, sein schwach 
aufseebogener Vorderrand ist flach ausgebuchtet. Das Halsschild 
trägt kleine, Finglich ovale Schüppchen, die in der Mitte zerstreut, 
an der Seiten ein wenig enger stehen. Eine mittlere Längsbinde 
und jederseits daneben eine etwas undeutliche Binde sind unbe- 
schuppt.: Das Schildchen trägt mit Ausnahme der Mitte Schuppen 
und stehen dieselben im hinteren Teile enger. Die Flügeldecken 
sind gerippt, die breiten Furchen zwischen den Rippen sind unre- 
gelmässig mit kleinen Schuppen bedeckt und stehen ebensolche, 
wenn auch nur sehr weitläufig auf den Rippen. Vereinzelte grôssere 
eiformige Schuppen stehen teils in den FKurchen teils auf den 
Rippen. Auf dem Pygidium sind die Schuppen weitläufig gestellt, 
nur der sammetartige dunkle Fleck wird von enger stehenden 
Schuppen umsäumt. Auf der Unterseite sind die Seiten von Brust: 
und Abdomen, sowie die Hinterhüften ziemlieh dicht mit grüsseren 
efôrmigen Schuppen bedeckt. Auf der Mitte des Abdomens stehen 
die Schuppen weitliufiger und sind mehr länglich oval. Die Beine 
sind gläinzend und irisieren etwas. 


Euphoresia seriatipennis n. sp. — Æ. semnioni BRsk. 
affinis. Olivacea, opaca, prothorace capiteque fuscis. Capite, fronte 
medio sparsim, juxta oculos dense flavido-squamosa, clvpeo in 
anteriore parte nitido, rugoso-punetato, margine antico reflexo, 
sinuato; prothorace mediocriter dense squamis parvis flavidis, 
majoribus intermixtis ornato, vitta media longitudinali et utrinque 
vitta obliqua olivaceis, glabris ; scutello vittis duabus flavido-squa- 
mosis, postice conjuclis; elytris seriatim albo-squamosis, squamis 
minutis, interstitiis convexis et lateraliter squamis majoribus 


_ 


333 


dispersis ornatis ; pygidio flavidio-squamoso, macula magna nigra, 

impunctata; pectoris lateribus coxisque posticis sat crebre squamis 

ovalibus obtectis, abdomine medio sparsim, lateribus parum den- 

sius puuctato, punetorum squamis ellipticis. — Long. 11 mill. 
Hab. : Uganda, Congo français (Fort Sibut). 


Die Art gehôrt in die Verwandtschaft der Æ. semnionis Brsk. Die 
Oberseite ist olivenfarben, malt, Kopf und Halsschild sind mehr 
bräunlich. Der Clypeus ist im hinteren Teile matt, 1m vorderen 
olänzend und runzelig punktiert, der elwas aufgebogene Vorderand 
ist ausgebuchtet. Die Stirn trägt zerstreute kleine Schuppen, neben 
den Augen befindet sich ein dichter Kranz grôsserer gelber Schup- 
pen. Auf dem Halsschild befinden sich drei dunklere Längsbinden, 
nämlich eine Mittelbinde und jederseits derselben eine schräg noch 
innen gerichtete Binde. Diese Binden sind in der Mitte durch eine 
etwas undeutliche Querbinde mit einander verbunden. Das Hals- 
schild ist mässig dicht mit sehr kleinen Schuppen bedeckt, die 
Binden sind nicht beschuppt, tragen aber an 1hren Rändern ein- 
zelne grôssere elliptische Schuppen. Das Schildchen zeigt zwei, 
sich hinten im spitzen Winkel vereinigende Binden aus gelben 
Schuppen. Die Flügeldecken sind längsgefurcht und befindet sich 
in den Läüngsfurchen abweichend von sermnionis nur je eine Reïihe 
sehr Kkleiner weisser Schuppen. Die Zwischenräume zwischen den 
Furchen sind gewôlbt und werden die Rippen, eine um die andere, 
von sehr breit unterbrochenen Reihen grüsserer weisser Schuppen 
eingefasst. Das Pygidium trägt kleine gelbliche Schuppen und in 
der Mitte einen grossen schwarzen herzfürmigen Fleck. Die Seiten 
der Brust und die Hinterhüften sind mit grossen, länglich erformi- 
gen Schuppen bedeckt, während die Mitte der Brust nur verein- 
zelle schmale Schüppchen zeist. Die Mitte des Abdomens ist sebr 
weitläufig, die Seiten sowie das ganze vorletzte Bauchsegment sind 
dichter punktiert und sind die Punkte mit länglichen Schuppen 
besetzt. Der Brustfortsatz überragt die Mittelhüften ähnlich wie bei 
metasternalis BRSK. À 

Bei einem der vorliegenden Exemplare sind die Flügeldecken 
hel braun gefärbt und zeigen sich in den Furchen der Flügeldecken 
deutliche dunkle Flecke, welche bei den Exemplaren mit oliven- 
grünen Flügeldecken nur undeutlich bemerkbar sind. 


Euphoresia variegata n. sp. — Æ. versicolori BRrsk. affinis. 
Olivaceo-fusca, opaca, griseo-squamosa. Capite, clypeo nitido rude 
punctato, punctis squamosis an selosis, apice subsinuato, fronte 
medio sparsim, juxta oculos dense squamosa ; prothorace squamis 
angustis irregulariter vestito, vitta media longitudinali glabra ; 
scutello juxta latera dense squamoso; elytris irregulariter squamo- 


334 


sis, costis alternis obscurioribus, maculis glabris squamisque raris 
majoribus ornatis ; pygidio sat sparsim squamulato, ante apicem 
remote setoso ; pectoris lateribus, coxis posticis abdomineque me- 
diocriter crebe squamosis. — Long. 18 mill. 

Hab. : Congo belge (Kassaiï). 

Die Art steht der E. versicolor BRsk. nahe, unterscheïdet sich 
aber sofort durch die vereinzelten grüsseren Schuppen auf den 
Flügeldecken. Die Oberseite ist olivenbraun, malt, mitt dunkleren 
Flecken. Der Clypeus is glänzend, grob punktiert, die Punkte 
tragen teils Schuppen, teils abstehende Borsten. Die Stirn ist in 
der Mitte weitläufig, neben den Augen dicht mit Schuppen besetzt. 
Das Halsschild ist von ähnlicher Geslalt wie bei versicolor. Die 
Schuppen auf demselben sind kleiner wie bei letzterer Art, auch 
eltwas weitlänfiger gestellt.'° Die M fürmige Zeichnung auf dem 
Diseus, welche bei versicolor sehr deutlich ist, ist hier nur schwach 
angedeutet. Neben den Seilenrändern befinden sich einzelne kräf- 
tige Borsten. Das Schildchen ist an den Seilen dich beschuppt und 
auch an der Basis befinden sich einige Schuppen, so dass nur ein 
kleiner FKleck in der Mitte unbeschuppt bleibt. Auf den Flügel- 
decken stehen die Schuppen sehr unregelmässig und bilden un- 
deutliche helle Klecke. Die flachen Rippen sind abwechselnd 
breiter, dunkler gefärbt und teilweise unbeschuppt, so dass dunkle 
Lingsmakel entstehen. Vereinzelte längliche Schuppen sind bedeu- 
tend grüsser und stehen zum Teil borstenartig ab. Am Seiten- 
rande befindet sich eine Reihe langer Borsten. Das Pygidium ist 
ziemlich weitläufig beschuppt und namentlich vor dem Hinter- 
rande mit einzelnen Borsten besetzt. Die Seiten der Brust, die 
Hinterhüften und das Abdomen sind mässig dicht beschuppt, die 
Hinterhüften tragen an den Seiten einzelne kräftige braune Borsten. 
Die Mittelbrust ist ähnlich gebildet wie bei versicolor 


Euphoresia sulcipennis n. sp. — Fusca, supra opaca, capite, 
clypeo excepto, prothoraceque viridibus, flavido-squamosa. Clypeo 
cupreo, rugoso-punctato, punctis squamosis,apicem versus setosis, 
margine antico sinuato ; fronte medio remote, juxta oculos dense 
squamosa; prothorace disco sparsim, juxta latera densius squamu- 
lato, squamis sat magnis, ellipticis ; scutello, vitta media excepta, 
squamoso ; elytris sulcatis, interstitiis convexis glabris, sulcis 
biseriatim-squamosis, squamis majoribus raris adspersis; pygidio 
haud dense squamulalo et sparsim setoso. Subtus pectoris lateribus, 
coxis posticis abdomineque mediocriter crebre squamosis, pectoris 
medio squamis raris et utrinque una serie selarum obtecto. — 
Long. 9 mill. 

Hab. ; Congo belge (Kondué). 


« 
. 
x 





339 


Die Art hat grosse Ahnlichkeit mit Æ. semnionis BRsK., gehôürt 
aber nicht in dieselbe Gruppe, da dem Pygidium der sammetartige 
Fleck fehlt Die Färbung ist braun, Stürn und Halsschild sind grün, 
die Schuppen sind weisslichgelb. Der Clypeus ist kupferig, run- 
zelig punktiert, hinten beschuppt, vorn abstehend beborstet, sein 
Vorderrand ist schwach ausgebuchtet. Die Stirn trägt in der Mitte 
einzelne Schuppen, neben den Augen einen dichten Schuppenkranz. 
Auf dem Halsschild sind die Schuppen in der Mitte weitläufig, 
neben den Seitenrändern enger gestellt. Das Schildchen ist mit 
Ausnahme einer mittleren Läingsbinde beschuppt. Die Flügeldecken 
zeigen ähnlich wie bei semnionis breite Lingsfurchen, in denen je 
zwei Reihen kleiner Schuppen stehen. Grôssere Schuppen finden 
sich ganz vereinzelt, die gewülbten ZwWischenräume zwischen den 
Furchen sind unbeschuppt. Das Pygidium ist Wwenig dicht mit 
schmalen Schuppen besetzt und trägt einzelne abstehende Borsten. 
Die Seiten der Brust, die Hinterhüflen und das Abdomen sind 
mässig dicht beschuppt, auf der Milte der Brust befinden sich 
zerstreute Schuppen und jederséits der Mitte eine Längsreihe grober 
gelblicher Borsten. Die Mittelbrust überragt nur wenig die Mittel- 
hüften und ist vorn breit abgerundet. 


Euphoresia bisignata n.sp. — Ex affinitate Æ. puncti THoms. 
Olivacea, supra opaca, flavido-squamosa. Capite, clypeo nitido 
rugoso-punctato, punctis breviter setosis, margine antico sinuato, 
fronte sparsim, jJuxla oculos densius squamosa; prothorace parce 
squamulato, squamis parvis, majoribus raris intermixtis, vitta 
media longitudinali glabra; scutello, macula media glabra excepta, 


_dense squamoso ; elytris irregulariter mediocriter dense squamu- 


latis, squamis parvis valde angustis, majoribus raris ellipticis 
adspersis, utrinque macula anteapicali glabra; pygidio sat remote 
squamulato; pectoris lateribus, coxis posticis abdomineque medio- 
criter crebre squamosis. — Long. 10 mill. 


Hab. : Sesse [nseln. 


Die Art gehôürt in die Gruppe derjenigen, bei denen die Flügel- 
decken am Endbuckel einen runden, isoliert stehenden unbeschupp- 
ten Makel haben. Sie unterscheidet sich von den bisher bekannten 
Arten durch die sehr feinen Schuppen der Oberseite. Während bei 
E. punctum THoms. die Kkleinen Schuppen auf Halsschild und 
Flügeldecken elliptisch sind, sind sie bei bisignata lanzettfürmig, 
fast borstenartig. Die Schuppen auf dem Schildchen sind ungefähr 
von derselben Grôsse wie die vereinzelten grôsseren auf dem 
Halsschild. Die Flügeldecken sind gestreift, die Zwischenräume nur 
sehr schwach gewülbt. Die feinen Schuppen stehen überall mässig 
dicht, aber nicht gleichmässig, indem die flachen Rippen einzelne 


336 


unbeschuppte Stellen erkennen fassen. Vereinzelt finden sich grôs- 
sere elliptische Schuppen. Das Pygidium ist weitläufig mit feinen 
Schüppchen bedeckt. Auf der Unterseite sind die Seiten der Brust, 
die Hinterhüften und das Abdomen nur mässig dicht beschuppt. 


Euphoresia heteropyga n. sp. — Æ. bisquamulatae Brsk. 
similis, sed minor. Fusca, albido-squamosa, supra opaca, fronte, 
prothoracis disco elytrorumque maculis olivaceis. Capite, elvpeo 
cupreo nilido, rugoso-punctato, postice parce squamoso, antice 
sparsim seloso, margine anlico reflexo, parum sinuato, fronte sat 
fortiter punctata, punctis squamosis; prothorace haud crebre, juxta 
latera parum densius squamulato, vittis tribus glabris; scutello toto 
squamulato; elytris mediocriter dense squamosis, striatis, inter- 
stitiis subconvexis, allernis olivaceo-maculatis, maculis glabris, 
squamis majoribus raris conspersis ; pygidio haud crebre squamis 
ellipticis obtecto, sparsim setoso, macula media basali glabra. 
Subtus pectoris lateribus, coxis posticis abdomineque mediocriter 
crebre squamulatis. — Long. 6 mill. 

Hab. : Congo français (Fort Champel). 


Die Artist der E. bisquarnulata BRrsk. sehr ähnlich, etwas kleiner 
und schmäler. Sie unterscheidet sich von dieser Art durch das 
Fehlen der beiden weissen Schuppenflecke an der Basis des Pygi- 
diums. Diese fehlen auch der gleichfalls ähnlichen, mir unbekann- 
ten aschantica Brsk. Bei dieser soll aber das Pygidium fein 
haarig, kaum schuppenartig bekleidet sein, während bei hetero- 
pyga das Pygidium deutliche elliptische Schuppen träügt und ausser- 
dem noch lang abstehend beborstet ist. Der CGlypens ist glänzend, 
orob runzelig punktiert in der Mitte ein wenig gehôckert, der auf- 
sgebogene Vorderrand ist schwach ausgebuchtet. Die Stirn ist ziem- 
lich kräftig panktiert und tragen die Punkte kleine Schüppchen, die 
nach dem Scheitel zu borstenartig werden. Neben den Augen 
befindet sich ein deutlicher Schuppenkranz. Das Halsschiid ist von 
ähnlicher Gestalt wie bei bisquamulata und auch ähnlich 
sezeichnet. Das Schildchen ist fast ganz beschuppt. Die Flügel- 
decken sind mässig dicht mit feinen Schüppchen bedeckt, die 
schwachen Rippen tragen, eine um die andere, lange dunkle 
Flecke, welche unbeschuppt sind. Vereinzelte grôssere Schuppen 
stehen hauptsächlich an den Enden der unbeschuppten Flecke. 
Die Unterseite ist heller braun, an den Seiten und auf dem Abdo- 
men nicht dicht mit feinen Schuppen bedeckt. Die Hinterhüften 
tragen neben dem Seitenrande eine Borstenreihe. 


\ 


Aphenoserica insularis n.sp. — Ferruginea, opaca. Clypeo 
in anteriore parte nitido et subrugoso-punctato, fronte sparsim 


337 


selosa ; prothorace medio plus minusve olivaceo, mediocriter dense 
punctato, punétis setosis, setis brevibus raris majoribus intermixtis; 
scutello, vitta media glabra excepla, remote squamoso-setoso; 
elytris striatis, interstitiis parum convexis, irregulariter punctatis, 
punctis brevissime setosis, squamis raris lanceolatis adspersis, basi 


: juxta sceutellum squamoso-setoso, vitta brevi longitudinali basali 


nigra; pygidio parce seloso ; coxis posticis mediocriter dense umbi- 
licato-punctatis, punetis breviter setosis, juxta margines laterales 
setas validas ferentibus; abdomine sparsim punctulato, segmentis 
singulis una serie transversa setosa obtectis; femoribus tibiisque 
posticis dilatatis. — Long. 10 mill. 

Hab. : Fernando Poo. L. ConRADT lég. VII. 1900. 


Die Art ist etwas grüsser als À. fallax Brsk. Die Oberseite ist 
rostbraun, matt, das Halsschild in der Mitte mehr oder weniger 
olivengrün. Der Clypeus ist im vorderen Teile glänzend und etwas 
runzelig puncktiert, die Stirn trüägt vereinzelte Borsten. Die Punk- 
tierung des Halsschildes ist mässig dicht, eine schmale mittlere 
Längsbinde ist glatt. Die meisten Punkte. tragen sehr kleine 
Bôrstchen, nur einzelne sind mit etwas grôüsseren Borsten besetzt. 
Das Schildchen ist an den Seiten fein borstenartig beschuppt und 
auch die Basis der Klügeldecken trägt namentlich neben dem 
Schildchen feine schmale Borstenschuppen. Die Zwischenräume 
zwischen den Sireifen der Flügeldecken sind nur sehr schwach 
gewôlbt, auf der zweiten Rippe befindet sich an der Basis eine 
kurze schwarze Längsbinde. Sonst sind dunkle Flecke kaum ange- 
deutet, doch ist es môglich, dass die Zeichnung ebenso wie bei 
fallax variiert. Die Flügeldecken sind unregelmässig fein punck- 
tiert und die Punkte mit sehr kleinen Bürstchen besetzt. Vereinzelte 
schmale Schuppen stehen in Reihen. Das Pygidium ist weitläufig 
mit Nabelpunkten bedeckt, die mit winzigen Bürstchen versehen 
sind. Ausserdem trigt des Pygidium vereinzelte lingere abstehende 
Borsten. Die Seiten der Brust sind weitläufig punktiert, die Punkte. 
fein beborstet. Auf den Hinterhüften stehen die Punkte ein wenig 
enger und lassen winzige Bôrstchen erkennen. Neben den Seiten- 
rändern befinden sich grôbere, mit kräftigen Borsten besetzte 
Punkte. Jedes Bauchseoment zeigt eine Querreihe abstehender 
Borsten. Die Hinterschenkel sind breiter als bei fallaæ. 


Eulepida Kolbeiïi n. sp. — E. sansibaricae KLe. similis et affinis. 
Fusca, griseo-flavido-squamosa. ‘Capite rude punctato, punctis 
flavido-setosis, clypei margine antico sat profunde sinuato; protho- 
race dense punctato, punetorum squamis ovalibus, apice acutis; 
elytris crebe aciculato-punctatis, squamis acuminatis, squamis raris 


majoribus, praecipue in posteriore parte intermixtis ; pygidio dense 


ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. LVIE, 5-XII 19138. 22 


0 
D e) 


punctato et flavido setoso: pectore, medio excepto, cinereo-piloso 
et albo-squamulato, abdomine dense albo-squamoso, squamis 
lanceolatis. — Long. 28 mill. 

Hab. : Deutsch Ost Afrika. 


Die Artist der E. sunsibarica KLB. sehr ähnlich. Die Schuppen 
auf Halsschild und Flügeldecken sind namentlich auf ersterem 
bedeutend breiter als bei letzterer Art, aber am Ende auch stark 
zugespitzt. Das Halsschild ist nach vorn weniger verjüngt, die 
Vorderecken sind kaum merklich vorgezogen. Die grôsseren 
weissen Schuppen auf den Flügeldecken sind etwas schmäler als 
bei sansibarica. Hinter dem Endbuckel-befindet sich gleichfalls ein 
Fleck aus groôsseren weissen Schuppen, doch fehlt dieser Fleck 
zuweilen. Das Pygitium ist ein wenig schmäler als bei sansibarica. 
Die Brust zeigt bei letzlerer Art neben der abstehenden grauen 
Behaarung hellere anliegende Borsten, die bei Kolbei viel mehr 
schuppenartig sind, namentlich beim ©, wo die Brust deutliche 
lanzettfôrmige Schuppen trägt. Die Schuppen auf dem Abdomen 
und den lieinen sind weniger zugespitzt als bei sansibarica, die 
Hinterschenkel sind nicht so breit. 

Ich widme diese Art Herrn Professor H. KoLBE, dem Begründer 
der Gattung Eulepida. 


Eulepida minor p.sp. — (4. — E. sansiburicae K1B. affinis, sed 
minor. Fusca an rulo-fusca, cinereo-squamulata. Capite crebre 
punctato, punctis favido-squamoso-setosis, clypeo profunde emar- 
ginalo; prothorate elvtrisque dense squamulatis, squamis vali- 
dioribus ut in sansibarica, elyiris etiam squamis majoribus raris 


albis ornatis; pectore cinereo-piloso et squamoso-setoso, abdomine 


crebre squamulato, squamis lanceolatis. — Long. 21-22 mill. 
Hab. : Deutsch Ost Afrika (Lindi). 


Der Æ. sansibarica KLB. gleichfalls sehr ähnlich, aber bedeutend 
kleiner. Die Schuppen der Oberseile sind kräftiger, ungefähr 
ebenso gestaltet wie bei Kolbei. Die Flügeldecken tragen gleichfalls 
einige grüssere weisse Schuppen und einen dichtbeschuppten Fleek 
binter den Endbuckeln. Das Pygidium ist von derselben Gestalt wie 
bei sansibarica, breiter wie bei Kolbei. Die Bekleidung der Brust ist 
wie bei ersterer Art, indem sie abstehende Haare und anliegende 
schuppenartige Borsten trägt. Die weisslichen Schuppen des Ab- 
domens sind lanzettfürmig, nicht so stark zugespitzt wie bei sansti- 
barica. 


Eulepida flavovestita %. sp. — 4. — KE. Reichei THoms. 
affinis. Supra fusca, subtus nigra, flavo-squamosa. Capite rude 
punclato, punctis fulvo-squamoso-setosis, clvypeo medio emargi- 








999 


nato ; prothorace transverso, antice et postice attenuato, angulis 
anticis et posticis obtusis, 1llis vix porrectis, dorso dense punetato 
et squamoso-seloso; elytris crebre aciculato-punctatis, punctorum 
squamis angustis, acuminalis, raris squamis albis majoribus inter- 
mixtis; pygidio fulvo-setoso. Subtus pectoris lateribus flavido- 
pilosis, abdomine dense punetato, puncetis flavo-setosis. — Long. 
930 mill. | 
Hab:: Liberia. 


Die Art ist mit Æ. Reichei THoMs. verwandt, aber von dieser Art 
leicht durch die eingesprenglen grosseren weissen Schuppen auf 
den Klügeldecken zu unterscheiden. Der Kopf ist grob punktiert 
und abstehend gelb beborstet, der Clypeus ist ebenso wie bei 
Reichei nach vorn verjüngt, sein Vorderrand ist ausgebuchtet. Das 
Halssehild ist dicht punktiert, die Schuppen sind gelb, borsten- 
fôrmig. Auf den eng und nadelrissig punktierten Flügeldecken sind 
die gelben Schuppen der Pankte noch etwas schmäler wie bei Reicher 
und hinten gleichfalls stark zugespitzt. Die zerstreuten weissen 
Schuppen sind breit lanzettférmig. Hinter dem Endbuckel befindet 
sich ein Fleck aus hellen Schuppen. Das Pygidium ist ein wenig 
breiter wie lang und gelb beborstet. Die Brust ist gelblichgrau be- 
haart, das Abdomen ist dicht, in der Mitte ein wenig weitläufiger 
nadelrissig und gelb beborstet. Auch die Schenkel und Schienen 
tragen gelbe Borsten. 

Die Art ist auch mit Æ. Oberthiri BRSK. verwandt. Abgeschen von 
den viel helleren Schuppen dieser Art, sind die Schuppen auch, 
namentlich auf der Mitte des Halsschildes, anders gestaltet. Bei 
{lavovestita sind sie borstenformig, von der Basis an allmäblich 
verschmälert, bei Oberthitri sind sie ziemlich breit und plôtzhch 
in eine scharfe Spitze ausgezogen. 


Eulepida sororia n.sp. — çj. — E. mashonæ ARROW similis 
et affinis. Nigro-füsca, flavido-squamosa, elytris castaneis. Capite 
dense, clypeo ragoso-punctato, punctis flavido-squamosis, clypei 
apice emarginato; prothorace crebre et subtiliter punctalo, squamis 
lanceolalis ; elytris dense subtiliter et sparsim fortius punctatis, 
squamis acuminatis, ante apicem dense positis; pygidio crebre 
umbilicato-punctato et flavo-setoso; pectoris lateribus cinereo- 
_ pilosis, episternis albo-pilosis et albo-squamoso setosis ; abdomine 
dense aciculato-punclato, albo-squamoso, squamis medii ovalibus, 
latera versus lanceolatis; pedibus fuscis. — Long. 28 mill. 


Hub: : Deutsch Ost-Afrika (Upangwa). 
Die Artist der Æ. mashona Arrow sehr ähnlich. Da mir nur der 
d vorlieet, so kann ich nur die  beider Arten vergleichen. Die 





340 


Skulptur der Oberseite ist schwicher als bei mashona. Die Schup- 
pen sind von ähnlicher Gestalt, auf den Flügeldecken ein wenig 
kürzer, vor dem Hinterrande sind sie gleichfalls dicht gestellt. Die 
Bebaarung der Brust ist nicht gelblich, sondern grau, auf den 
Episternen weiss. Letztere tragen ausser den Haaren noch weisse, 
lang zugespitzte Schuppen während diese Schuppen bei mashona 
weniger zugespitzt sind. Auch die Schuppen auf den Seiten des 
Abdomen sind spitzer wie bei mashona ©. Die Hinterschenkel sind 
etwas breiter. Der Forceps von mashona ist von PÉRINGUEY Trans. 
S. Afr. Phil. Soc. XIII, 1904, t. 45, f. 31 abgebildet. Der Forceps 
von sororia ist dadurch unterschieden, dass die Enden der Forceps- 
parameren viel stirker umgebogen sind, so dass sie fast in den 
Zwischenraum zwischen den oberen Teilen der Parameren hinein- 
treten: 


Eulepida manowensis n. sp. — ÿ. — Æ. mashonæ ARROW 
similis. Nigro-fusca, etytris castaneis, flavido squamosa. Capite 
dense et fortiter punctato, squamoso-setoso, clypeo antice emar- 
ginato; prothorace crebre punctato, squamis lanceolatis; elytris 
dense sat subtiliter et parcius fortiter punctalis, punctorum squa- 
mis angustis, acuminatis; pygidio crebre flavido-seloso. Subtus 
pectoris lateribus episternisque flavido-pilosis, abdomine lateraliter 
creberrime, medio minus dense aciculato-punetato, punclis flavido- 
setosis. — Long. 27 mill. 


Hab. : Deutsch Ost-Afrika (Manow). 


Die Artist gleichfalls mit £. mashona ARROW verwandt, steht aber 
in der Forcepsbildung der sororia näher. Ein Vergleich des 4 von 
manowensis mit dem von ashona ergiebt folgende Unterschiede : 
Die Skulptur der Oberseite ist ähnlich, die Schuppen sind aber 
überall schwächer. Am Hinterrande der Klügeldecken stehen die 
Schuppen nicht enger wie auf dem Discus. Auch die Borsten auf 
dem Pygidium sind schmäler. Die Brust ist gleichfalls gelblieh 
bebaart und finden sich auf den Episternen neben den Haaren auch 
Borsten, welche jedoch viel weniger schuppenartig sind wie bei 
mashona. Das Abdomen trägt beim ç letzterer Art auf den Seiten 
schmale weisse Schuppen, bei manowensis graue Borsten, welche 
kaum noch etwas schuppenartig sind. 


Spaniolepis kameruna n. sp. — ©.S. excavatae KLB. similis 
et affinis. Nigra, elvtris nigro-fuscis, supra subnitida. Capite fortiter 
hand dense punctato, clypei margine antico medio breviter emar- 
ginato; antennis fuscis, 10-articulatis; prothorace transverso, medio 
rotundato-ampliato, antice et postice attenuato, lateribus subcrenu- 


latis, angulis anticis et posticis obtusis, breviter rotundatis, supra 


étés Lt A à à à 


341 


sat sparsim punctato, punctis breviter setosis; elvtris mediocriter 


_crebre punetatis, punctis squamas parvas flavas ferentibus, squamis 


magnis ellipticis intermixtis; pygidio parum rugoso, laxe punctato, 
punctis setosis an squamulatis. Subtus, pectore flavo-piloso, abdo- 
mine sparsim punctato, punctorum squamis albis; tibiis anticis 
tridentatis, mediis et posticis extus uno dente obtuso armatis; 
unguiculis medio dentatis. — Long. 30 mill. 

Hab. : Kamerun (Bakossi Berge). 


Die Art ist in Färbung und Gestalt der S. excavata KLB. von 
Angola sehr ähnlich. Sie ist schwarz, die Flügeldecken sind 
schwarzbraun, die Oberseite schimmert seidenartig. Der Kopf ist 
kräftig aber nicht dicht punktiert, der Vorderrand des Clypeus :1st 
in der Mitte kurz ausgerandet. Das Halsschild ist in der Mitte seit- 
lich bogenformig erweitert, nach vorn und hinten verjüngt. Die 
Seitenräinder sind schwach krenuliert, Vorder- und Hinterecken 
sind stumpfwinklig, erstere sehr kurz, letztere etwas breiter 
abgerundet. Der Hinterrand ist nach dem Schildchen zu flach 
bogenformig vorgezogen. Die Oberfliche ist ziemlich weitläufig 
punktiert, die Punkte tragen winzige Bôrstchen. Das Schildchen 
zeigt in der vorderen Häifte vereinzelte beborstete Punkte. Auf den 
Flügeldecken sind Rippen nur sehr schwach zu erkennen. Sie sind 
mässig dicht punktiert und tragen die Punkte winzige Bôrstchen, 
kleiner wie bei excavata. Vereinzelte grôssere gelbe Schuppen, die 
namentlich an den Stellen der Rippen stehen, sind elliptisch, bei 
excavata schmal und lanzettfürmig. Das Pygidium ist ganz schwach 
längsgerunzelt und weitlänfig punktiert. Die Punkte sind mit 
kleinen Schuppen, teilweise auch mit gelbbraunen Borsten besetzt. 
Die Rrust und die Episternen sind goldgelb behaart, letztere zeigen 
auch einzelne weisse elliptische Schuppen. Auf dem Abdomen ist 
die Punktierung sehr weitläufig, die Schuppen der Punkte sind 
weiss und von verschiedener Gestalt. Die Hinterschienen tragen 
am Innenrande eine Reihe weitläufig gestellter sehr langer brauner 
Borsten. 


Asthenopholis ugandensis n. sp. — Speciei Brachylepis 
elephas GERST. similis, sed multo minor. Supra nigra, subtus fusca, 
nitida, albido-squamosa. Capite rugoso-punctato, punctis setosis, 
clypeo lato, margine antico paulo reflexo et sinuato ; antennis brun- 
neis, flabello dilutiore, in utroque sexu sat parvo; prothorace longi- 
tudine plus duplo latiore, medio rotundato-ampliato, antice et pos- 
tice attenuato, angulis anticis et posticis obtusis, dorso dense et 
fortiter punctato, punctis squamosis, squamis ellipticis an ovalibus; 
scutello impunctato; elytris obsolete costatis, sat remote punctatis, 
punctis squamosis; propygidio pygidioque crebre punctatis, punctis 


# 


342 


setas ferentibus, propygidio medio longitudinaliter canaliculato. 
Subtus pectore dense et longe flavido-villoso, abdomine aciculato- 
punclato et albido-setoso; pedibus albido-pilosis, tibiis anticis 
tridentatis. — Long. 20-22 mill. ‘ 


Hab. : Uganda (Entebbe). 


Die Art zeigt eine grosse Ahnlichkeit mit Brachylepis elephas 
GERST., ist aber bedentend kleiner. Sie scheint der mir unbekann- 
ten À. crassa ARROW sehr nahe zu stehen, welche aber auch sehr 
viel grôsser ist. Die Oberseite ist schwarz, glnzend. die Schuppen 
sind gelblichweiss. Der Kopfist runzelig punktiert, die Punkte sind 
kräftig beborstet, der Vorderrand des Clypeus ist aufgebogen und 
schwach ausgebuchtet. Die Fühler sind braun, der hellere Fächer 
ist in beiden Geschlechtern nur klein. Das Halsschild ist in der 
Mitte bogenfôrmig erweitert, Vorder- und Hinterecken sind stumpf, 
erstere sind nur sehr wenig vorgezogen. Die Punktierung des 
Halsschildes ist grob und dicht, die Schuppen der Punkte sind 
länglich eiformig oder elliptisch. Das Schidchen ist glatt. Die 
Flügeldecken zeigen nur sehr undeutliche Rippen. Sie sind schwach 
gerunzelt und wenig dicht punktiert, die Punkte tragen längliche, 
am Ende etwas zugespitzte Schuppen. Bei crassa soll sich von der 
Schulter bis zur Mitte der Klügeldecken ein anpunktierter und 
unbeschuppter Streifen ziehen. Auch hier-ist diese Stelle unbe- 
schuppt, zeigt aber;eine feine Punktierung. Propygidium und Pygi- 
dium sind ziemlich dicht mit grossen Nabelpunkten bedeckt, 
welche Borsten tragen. Auf dem Propygidium befindet sich die der 
Gattung Asthenopholis eigentümliche Längsfurche. Die Unterseite 
ist braun, die Brust ist dicht zottig gelblich behaart, das Abdomen 
ist mit Nadelrissen bedeckt, die feine anliegende weissliche Borsten 
tragen. Die Beine sind gelblichweiss behaart, die Vorderschienen 
sind dreizahnig, die Tarsen sind rotbraun, die Krallen tragen einen 
rechtwinklig stehenden Mittelzahn. 


Oligolepis congoensis n. sp. — ©. — Nigro-fusca, nitida, 
flavido-squamosa, elytris fulvis. Capite, vitta media frontali glabra 
excepta, squamoso, squamis validis, ovalibus, clypeo sat magno, 
maroine antico parum reflexo, vix sinuato, angulis anticis rotun- 
datis; prothorace longitudine latiore, medio rotundato-ampliato, 
lateribus ante et post medium sinuatis, angulis anticis et posticis 
fere rectis, margine postico scutellum versus rotundato-porrecto, 
dorso parce squamis circularibus obtecto, duabus vitlis longitudi- 
nalibus maculisque duabus oblongis internis, e squamis ovatis 
composilis, ornato; scutello medio squamas raras ferente; elytris 
obsolete costatis, basi parum densius squamoso excepio, mediocriter 
crebe, sat regulariter punctatis, punctorum squamis parvis ovaltis; 








pygidio haud dense squamis ovalis obtecto, apice rotundato. Subtus 
pectore coxisque posticis flavido-pilosis, abdomine medio sparsim, 
latera versus densius punctato, punetis squamas ovales ferentibus ; 
processu mesosternali parvo, glabro, apice rotundato; femoribus 
posticis squamis lanceolatis mediocriter dense vestilis, ante mar- 
ginem posticum setosis ; tibiis anticis fortiter bidentatis. — Long. 
20 mil]. 
[ab. : Congo belge (Stanleyfalls). 


Die Art, von der nur ein © vorlieot, unterscheidet sich von den 
beiden bisher bekannten Arten der Gattung durch. die glinzende 
Oberseite, Sie ist schwarzbraun, auf dem Discus des Halsschildes 
schwarz, die Flügeldecken sind gelbbraun, die Schuppen sind 
hellgelb. Der Kopf ist, mit Aus nahme einer schinalen Längsbinde 
auf der Stirn, mit grossen eiformigen Schuppen bedeckt. Der 
Clypeus ist gross, hat parallele Seiten, abgerundete Vorderecken 
und einen etwas aufsgebogenen, kaum sichthar ausgebuchteten Vor- 
derrand. Die zehngliedrigen Fühler sind braun, der Fächer ist beim 
© so lang wie die fünf vorhergehenden Glieder des Stieles zusam- 
men. Das Halsschild ist in der Mitte stark bogenfürmig erweitert, 
die Seitenränder sind vor und hinter der Mitte elwas ausgeschweïft, 
Vorder- und Hinterecken sind fast rechtwinklig. Der Hinterrand ist 
in der Mitte nach dem Schildchen zu bogenfôormig vorgezogen. Die 
Oberfläche ist weitläufig mit runden Schuppen bekleidet. Zwischen 
Mitte und Seitenrand läuft jederseits eine aus grossen, dicht 
gestellten, eif‘rmigen Schuppen gebildete Längsbinde, die im 
vorderen Teile aussen von einer weniger dicht beschuppten Binde 
begleitet wird. Innerhalb dieser L'ingsbinden befindet sich jeder- 
seits der Mitte ein Längsfleck, gleichfalls aus dicht gestellten 
eiformigen Schuppen zusammengesetzt. Das Schildchen trägt einige 
Schuppen in der Mitte. Die Flügeldecken zeigen nur schwache 
Andeutungen von Rippen. Sie sind mässig dicht punktiert, nur 
. unmittelbar an der Basis stehen die Punkte enger. Die Punkte 
tragen kleine Schüppchen von breit eifrmiger Gestalt.' Auf dem 
seidenartig schimmernden Pygidium stehen die beschuppten 
Punkte ein wenig enger wie auf den Flügeldecken, die Spitze des 
Pygidiums ist abgerundet. Die Brust ist gelblich behaart, in der 
Mitte sparsam, an den Seiten ebenso wie die Hinterhüften dichter. 
Auf dem Abdomen stehen die ovalen Schuppen in der Mitte ziemlich 
weitläufig, an den Seite enger. Die Hinterschenkel sind gleichfalls 
beschuppt und vor dem Hinterrande beborstet. Die Vorderschienen 
sind zweizähing, die Krallen tragen einen kräftigen Zahn in der 
Mitte. 


344 


Holotrichia ciliatipennis n. sp. — Ex affinitate 1. sinensis 
Hopg. Castanea, nitida, capite prothoraceque obscurioribus. Capite 
fortiter et crebre punctato, vertice carinato, elypeo late emarginato, 
angulis anticis rotundatis; antennis brunneis 9-articulatis ; protho- 
race densissime punctato, post medium rotundato-ampliato, angulis 
posticis rotundatis, lateribus haud crenulatis, antice parum expla- 
natis, margine antico juxta angulos anticos breviter sinuato; 
scutello, margine excepto, creberrime punctato; elvtris dense 
umbilicato-punctatis, ecostatis, margine laterali apiceque sat longe 
flavo-ciliatis; pygidio sat crebre fortiter punctato, punctis flavo- 
setosis. Subtus pectore dense flavo-piloso, abdomine medio spar- 
sim, lateraliter parum densius aciculato-punctato, punctis setosis ; 
articulo primo tarsorum posticorum secundo longitudine æquali, 
unguibus dente medio valido armatis. — Long. 23-25 mill. 


Hab. : Annam, Laos. 


Die Artist die grôsste der bisher bekannten Arten der sinensis- 
Gruppe. Sie ist daran leicht erkenntlich, dass die gelben Wimper- 
haare am Rande der Flügeldecken bei ihr dichter stehen und 
linger und kräftiger sind als bei allen übrigen Arten dieser Gruppe. 
Der Kopf ist kräftig und dicht punktiert, der Scheitel gekielt. Der 
Clypeus ist nach vorn verjüngt, sein Vorderrand ist breit ausge- 
buchtet, die Vorderecken sind abgerundet. Die Fühler sind neun- 
gliedrig, der Fühlerfächer ist beim so lang wie die vier vorher- 
gehenden Glieder des Stieles zusammen, beim 9 ein wenig kürzer. 


Das Hallschild ist sehr dicht punktiert, zuweilen mit kurzer glatter. 


Mittellinie. Es ist hinter der Mitte bogenformig erweitert, die Hin- 
terecken sind abgerundet, die Seitenränder sind nicht krenuliert 
und in der vorderen Hälfte schwach lappenformig aufgebogen. Der 
Vorderrand ist neben den Vorderecken kurz bogenformig ausge- 
schnitten. Das Schildchen ist mit Ausnahme des Randes dicht 
punktiert. Die Flügeldecken sind dicht mit nabelartigen Punkten 
besetzt, welche auf der Nahtrippe etwas weitläufiger stehen. Wei- 
tere Rippen sind nicht erkennbar. Die Punktierung auf dem Pygi- 
dium ist grob und ziemlich eng, die Punkte sind gelb beborstet. 
Die Brust trägt eine dichte gelbe Behaarung. Auf dem Abdomen 
stéhen die Punkte in der Mitte weitläufig, an den Seiten ein wenig 
enger und tragen gelbliche Borsten. Die beiden ersten Glieder der 
Hintertarsen sind von gleicher Länge, die Krallen tragen in der 
Mitte einen kräftigen, rechtwinklig stehenden Zahn. 


Brahmina sulcifrons n. sp. — çf. — B. carnufronti Mos. 
affinis. Oblonga, fusca, nitida, flavido-setosa. Capite, fronte grosse 
punctata, punctis longe setosis, transversim carinata, post carinam 
transversim sulcata, vertice punctato, haud setoso, clypeo medio 


345 


lævi, lateraliter fortiter punctato, margine antico reflexo, sinuato ; 
antennis fuscis 10-articulatis; prothorace medio rotundato-am- 
pliato, angulis posticis rotundatis, anticis rectangulis, dense punc- 
tato, punctis selosis, lateribus margineque antico longe flavo- 
ciatis; scutello elytrisque dense punctalis, punctis flavido-setosis, 
elvtris ecostatis; pygidio crebre punctato, punctis setas ferentibus. 
Pectore flavo-piloso, abdomine maris medio fere lævi et longitu- 
dinaliter sulcato, lateribus sat dense punctalis et flavido-selosis ; 
articulo primo tarsorum poslicorum secundo breviore. — Long. 
AL mill. 

Hab.: Sikkim. 

Die Art ist an der Kopfbildung leicht erkenntlich. Die Stirn ist 
orob puuktiert und abstehend gelb beborstet. Sie trigt einen Quer- 
kiel und dahinter eine Querfurche. Der Scheitel ist gleichfalls 
Ziemlich kräfüg punktert, doch sind die Punkte nicht mit Borsten 
besetzl. Der Clypeus ist in der Mitte glatt, an den Seiten grob punk- 
tiert. Sein Vorderrand iststark aufgebogen, in der Mitte etwas aus- 
gebuchtet. Die braunen Fühler sind zehngliedrig,der Fühlerficher 
ist beim çj so lang wie die sechs vorhergehenden Glieder des Stieles 
Zusammen. Das Halsschild rst breiter Wie lang, etwas hinter der 
Mitte bogenformig erweitert, die Finterecken sind abgerundet, die 
Vorderecken rechtwinklig. Die Oberfläche ist dicht punktiert und 
gelblich beborstet, die Seitenränder und der Vorderrand sind lang 
gelb bewimpert. Das Schildchen, die ungerippten Flügeldecken 
und das Pygidium sind gleichfalls dicht punktiert und die Punkt- 


mit gelben lersten versehen. Die Brust is gelb behaart, das Abdo- 


men beim in der Mitte läingsgefurcht und nur mit vereinzelten 


Punkten beselzt, an den Seiten ziemlich dicht punktiert und gelh- 


lich beborstet. Auch die Punkte der Beine tragen gelbe Borsten, 
das erste Glied der fiintertarsen ist kürzer als das zweite. Die 
Krallen sind am Ende gespalten und ist der Endzahn linger und 
schmaler. 


346 


k 


DESCRIPTION D'UNE ABERRATION NOUVELLE 
DE L'AYDROPORUS  PICTUS" FABR: 


par Eêene Wan Hborsselaer 


Hydroporus pictus F48. ab. c.: sexmaculatus n. aberr. 


DIAGNOSE : Elytres noires; une tache brunâtre transversale, peu 
distincte à la base de chacune d’elles; la première 
moitié du bord externe rembrunie; une tache allongée, 
presque imperceptible aux deux tiers environ de la 
longueur des élytres. 


L'Hydrop. pictus présente souvent des modifications dans le 
dessin caractéristique de l’élytre. Dans l’aberration seximnaculatus ce 
dessin a presque entièrement disparu, il n’en subsiste que les deux 
taches extrêmes, à peine indiquées, et la bordure latérale. 

Deux exemplaires capturés aux environs de Thielen (Belgique), 
dans la petite Cale, en août 1915. 








rt 





PET A 


347 


* QUELQUES FOURMIS DU MUSÉE DU CONGO BELGE (1) 


par Aug. Forel 


Paltothyreus tarsatus K. — 9, 4, ?. — Kasaïi, Kondué (LuüJA) ; 
Mayumbé, Kiniati, Eala (R. MAYNÉ); Mayumbé (DELEVAL); Brazza- 
ville, village Denge, Niagara (HUTTEREAU); Congo belge (DE BRIEY). 


Glyphopone, Bequaerti For. — ©. — Kasongo (Pons). — Espèce et 
genre découverts tout récemment par M: le D° BEQUAERT à 
Kibombo. 


Platythyrea lamellosa RoG. r. longinoda For. v. Rhodesiana For. 
— 9: — Kasongo (PONS). 
ï © (non encore décrile) — L. 14 mill. — Presque identique à 
l’ouvrière. Thorax presque aussi large que la tête. Mésonotum et 
scutellum courts. Les dents de l’épinotum plus larges et plus appa- 
rentes que chez l’ouvrière ; tout le reste identique, mais les 
antennes, les pattes et les mandibules sont nettement rougeûtres. 


Les ailes manquent: 
Megaloponera foetens F. — %, . — Kindu (L. BURGEON) ; Camp 
de Lukula (D' DANIEL). 


Euponera {/Brachyponera) sennaarensis MAYR.—9©.— Léopoldville 
(D'J. MAES). 


Pachycondyla [/Bothroponera) crassa EM. — $. — Mayumbé (bE 
BRIEY). 


Odontomachus haematodes L. — 6, ©. — Congo da Lemba (R. 
MAYNÉ) ; Mayumbé (DE BRIEY). 


Anochetus pellucidus Eu. v. Maynéi n: v. — ©. — L. 7 mill. — 
Plus petit que le Traegaordhi et l'africanus. La tête est fortement 
rétrécie derrière, où elle n’a pas beaucoup plus de la moitié de sa 
largeur au niveau des yeux, médiocrement échancrée à son bord 
postérieur. Mandibules à bord interne sans dents, avec un angle 
dentiforme avant les dents terminales, lisses, longues comme les 
2/3 de la tête. Le scape dépasse la tête d’un sixième de sa longueur. 
Fossettes antennaires larges, mais peu profondes. Mésonotum petit, 
en bosse. Epinotum formant un tubercule obtus entre ses 2 faces. 
Écaille échancrée au milieu de son bord supérieur, qui est obtus, 
vue de profil en cône élevé et court, en plan vertical derrière, 
inclinée et un peu concave devant. Front strié en long avec une 


(1) Sauf indication contraire, toutes ces Fourmis proviennent du Congo belge. 


348 


portion à peu près lisse derrière, devant le vertex ; ses stries 
divergent en arrière autour des fossettes antennaires qui sont 
lisses. Vertex en partie ponctué ; le reste de la tête lisse. Pronotum 
et épinotum grossièrement réticulés avec direction plus ou moins 
transversale, surtout sur l’épinotum. Mésonotum, scutellum, méso- 
pleure, écaille et abdomen lisses, ainsi que les membres ; mais ces 
derniers plus fortement et assez finement ponctués. Pilosité dressée 
assez abondante, fine et assez longue sur le corps, plus courte, mais 
encore plus abondante sur les membres, où elle est légèrement 
oblique. Thorax d’un rouge roussàtre, abdomen et écaille d’un jaune 
brunâtre. Antennes et la tête derrière, ainsi que les tarses, d’un 
jaune roussätre. Mandibules, joues et le reste des pattes jaunes. 

Congo da Lemba (R. MAYNÉ); une seule ©. Je crois devoir rap- 
porter cette forme au pellucidus EM. (que je ne possède pas), comme 
variété. D 


Dorylus [Anomma] Wilhwerthi Em. — ©. — Ganda Sundi (R. 
MAYxNÉ), Kwesi à Kilo (D' BAYER). 2 

Dorylus [Anomma) Emeryi MAYR. r. opaca For. — ©, major et 
minor. — Mayumbé (A. DE BBIEY). 


L’ouvrière maxima, qui n’était pas encore connue, a 12 mill. de 
long. La tête a 4 mill. de lozg et 5.4 mill. de large ; elle est aussi 
grande, mais un peu plus étroite et bien plus profondément échan- 
crée derrière que chez la forme typique, de plus entièrement mate 
et fortement réticulée-ponctuée, avec des points épars, plus large 
devant que derrière; à part cela la tête est encore un peu plus plate 
que chez le tvpe de l’espèce et l’insecte entier distinctement plus 
svelte (moins robuste); du reste semblable. 


Dorylus [Anomina) nigricans ILLIG — 9. — Congo da Lomba (R. 
MAYNÉ); Kitobola (ROVERE) ; Mayumbé (DE BRIEY). 


Dorylus /Anomma) nigricans TLLIG. v. rubella SAV. — 5. — 
Mayumbé (DE BRIEY). 


Dorylus {Anomma) nigricauns 1LLIG. v. funerea Em. — 4. — Camp 
de Lukula (D' DANIEL). 


Dorylus politus EM. — $. — Mayumbé (DE BRIEY). 


Dorylus depilis Em. — 4. — Kabambaré (FLAMAND); Kapiri 
(Miss. LEPLAE); Camp de Lukula (D' DANIEL); Api (LAPLUME) ; 
Sankisia ; Dima (A. KOLLER). 

Dorylus moestus EM. — «7. — Camp de Lukula (D' DANIEL). 

Dorylus {Rhogmus] Savagei EM. — 4 — Mayumbé (DELEVAL) ; 
Camp de Lukula (D' DANIEL). 





349 


Dorylus /Rhogmus) fuscipennis EM. — % non encore décrite, — 
9:84 :6:9mill. Mandibuies coudées vers la base, puis assez 
fortement courbées et armées de 5 dents assez distantes, dont l’api- 
cale pointue, longue et courbée et les deux autres larges et triangu- 
laires. Elles sont fortement et ‘bondamment ponctuées, lisses 
entre-deux. Tète rectangulaire, un peu plus longue que large (à 
peine d’un cinquième), avec le côté droit et le bord postérieur pro- 
fondément échancré en are; les angles postérieurs sont assez aigus, 
brusquement et faiblement arrondis, en même temps que l’occiput 
est dinstinctement déprimé. Un sillon occipital, assez profond, se 
continue faiblement au milieu, dans le sillon frontal. Arètes fron- 
tales assez courtes et distinctement séparées l’une de l’autre. Bord 
antérieur de l’épistome très faiblement avancé au milieu; il est à 
peine rejoint par les arêtes frontales. Antennes de 10 articles chezla 
grande %, ainsi que chez la plus petite que je possède. Le scape 
n’atteint pas le milieu de la longueur de la tête. Pas d’yeux. Thorax 
plus étroit que la tête, avec une seule suture très distincte et assez 
profonde, située un peu en arrière du milieu ; son profil dorsal est 
presque plat; la face basale de l’épinotum est presque aussi large 
que longue (un peu moins cependant), presque subbordée et 
presque 3 fois plus longue que la déclive. Nœud 1 1/4 fois plus 
large que long, un peu plus étroit devant que derrière. Postpétiole 
plus large que long, pas excessivement plus large que le pétiole. 
L'’abdomen est un peu échancré derrière le postpétiole. 

Tête abondamment, grossièrement et profondément ponctuée ; 
la ponctuation est un peu plus faible sur le thorax. Sur le pédicule 
et l’abdomen elle est bien plus fine et plus espacée. En outre, le 
tiers antérieur de la têté est assez mat, très finement et densément 
réliculé, en partie strié en long Le thorax et le pédicule sont subo- 
paques, avec la même scultpture, mais plutôt réticulée; l’abdomen 
aussi, quoique luisant, est faiblement réticulé, tandis que les 2/3 
postérieurs de la tête sont lisses entre Les points. Pilosité dressée 
presque nulle. Pubescence soulevée, courte, jaunàtre et fort 
distincte sur les membres ; très diluée sur le corps. Tête et mandi- 
bules d'un roux un peu brunâtre, thorax roussàtre, nœud, abdomen 
et membres d’un jaune un peu roussàtre. 

La petite © a la tête faiblement échancrée et un peu plus étroite 
derrière, avec les côtés un peu convexes et pas de dépressions aux 
angles occipitaux. Elle est presque entièrement d’un jaune roussâtre 
(avec les mandibules brunes), presque entièrement luisante et seu- 
lement un peu réticulée sur le thorax et le devant de la tèle ; mais 
la grosse ponctuation est aussi forte que chez la grande ÿ. 

Aburi, Côte d’or Anglaise, récolté par M. Fiscu avec les -$ mar- 
chant dans la même colonne. Je possédais cette © depuis longtemps 
dans ma collection, mais j'avais négligé jusqu'ici de la décrire. 





390 


Dorylus /Typhlopone] fulvus WEsrW. r. badius GERST. — @. — 
Camp de Lukula (D' DANIEL) ; Kabambaré (FLAMAND). 

Aenictus fuscovarius SM. — . — Mufungwa Sampwé (D' BE- 
quAERT). Variété plus petite et un peu plus foncée. La tête et le 
thorax sont presque noirs. 


Sima {Pachystna) aethiops SM — ©. — Kibombo (D' BEQUAERT). 
Sima [Pachysima) latifrons Eu — ®.— Kasaï, Kondué (Luz). — 


Cette © avait été déterminée par moi-mème erronément dans mon 
travail sur les fourmis de M. BequaArrT (Revue Z0ol. Africaine 1915, 
page 315), comme Sima acthiops. Maintenant, que je puis la com- 
parer avec la véritable © de l’aethiops, il n’y a pas de doute possible : 
elle correspond exactement à la description de la latifrons Em. 


Sima anthracina SANTSCHI. — Ÿ. — Kisantu. 
Sima Oberbecki For. — $. —- KElisabethville (Miss. agric. 
LEPLAE). — Il faut ajouter à la description de cette espèce, que 


l’épistome est sublobé et subcrénelé au milieu. 


Tetramorium (Xiphomyrmex) angulinode SANTSCHI. — $. — 
Congo da Lemba (R. MAYNÉ). Une seule 5. 


Tetramorium aculeatum MAyR. — ©, 9. — Kasaï, Kondué (LUJA) ; 
Camp de Lukula (D' DANIEL) ; Mayumbé (be BRIEY). 


Tetrainorium aculeatum MAYRr.r. andricum Em. — ©. — Kisantu 
(D' BEQUAERT). 


Cataulacus erinaceus SrTirz. — © (non encore décrite). — L. 
9 mill. — Pronotum un peu plus étroit que la large tète et pourvu 
devant seulement de 2 dents triangulaires assez obtuses. Mésono- 
tum fortement et grossièrement ridé en long, mat, presque 
dépourvu des soies épaisses et obtuses qu’on voit sur tout le reste 
du corps. Les ailes manquent. Du reste identique à l’ouvrière. 

Kasaï, Kondué (LusA). | | 


Cataulacus pygmaeus ANDRÉ v. bakusuensis n. v. — ©. — 
L. 4.6 mill. — (orrespond irès bien à la description d'ANDRE à 
l'exception du fait que l'abdomen est pourvu de rides longitudi- 
nales assez fines, mais très distinctes et régulières. L’abdomen est 
presque 2 fois plus long que large avec les côtés parallèles au 
milieu. Le thorax est un peu plus étroit que Ja têle avec le méso- 
notum et le scutellum ridés en long et mats. Tout le reste répond à 
la description de l’ouvrière d’'ANDRÉ. Les métatarses sont bru- 
nâtres, tandis que le reste des tarses, les tibias et les genoux sont 
rougeûtres. 

cd. — L. 3.6 mill. — Tête plus large derrière que devant, avec 
les côtés convexes et des angles antérieurs fort aigus, constitués 


\ 





AT IPES 


391 


par les arêtes frontales. Les angles postérieurs sont terminés en 
dents triangulaires et le bord postérieur est légèrement concave, 
Thorax un peu plus étroit que la tête, surtout au pronotum, qui a 
2 petites dents devant. Sillons convergents de MAyRr très marqués 
et prolongés derrière le mésonotum par un sillon médian. Deux 
épines horizontales, pointues et presque 2 fois plus longues 
que larges à l’épinotum. Abdomen ovale, plus long que large. Tout 
le corps mat ou à peu près, assez densément et fortement réli- 
culé-ponctué ou réticulé. Quelques rides réliculaires, grossières 
et obliques, mais très lâches sur la tête et quelques rides longitudi- 
nales sur les nœuds et sur les côtés du thorax. Pilosité dressée jau- 
uâtre, obtuse et épaisse, plutôt éparse, un peu plus longue que chez 
la ©, tant sur le corps que sur les membres. Couleur comme chez 
la © et l’ouvrière, mais les métatarses sont jaunâtres. Ailes subhya- 
lines avec les nervures pâles. 
Bakusu, dans un rameau d’Hevea (un et une ©). 


Monomorium Pharaonis L. — &. — Boma (L! STYCZINSKT). 


Monomorium (Martia) exiguum For. — 9. — Léopoldville 
(D' MAES). Une seule ©. 


Cardiocondyla Emeryi For. — ÿ. — Congo da Lemba (R. MAYNÉ). 
Le cosmopolitisme de cette espèce se démontre tous les jours 
davantage; on la rencontre dans tous ies pays tropicaux. Il est 
curieux de constater que ce fait coïncide avec l’autre fait, que c’est 
la seule espèce de Cardiocondyla aujourd’hui connue, qui possède 
un (j ailé; chez toutes les autres les ' sont aptères et ergatomor- 
phes: On serait presque tenté d'attribuer le cosmopolitisme de la 
C. Emeryi à son ( ailé. En effet, les Cardiocondyla habitent le 
plus souvent le sable au bord de la mer ou des fleuves, ce qui 
facilite leur transport par les vaisseaux, mais ce transport paraît 
plus facile chez une © fécondée lors d’un vol nuptial que là où la 
fécondation a lieu dans le nid. 


Cremastoqaster gabonensis Em. v. fuscitatis n. v. — %. — 
L. 3.9 à 5.5 mill. — Identique au type d'EMERY sauf pour la cou- 
leur, qui est d’un brun plutôt foncé avec l’abdomen d’un brun 
noirâtre. 

Kasai, Kondué (LuyA); Congo da Lemba (R. MAyNÉ). 


Cremastogaster Buchneri For. r. alligatrix For. — Ÿ. — Kasaï, 
Kondué (LusA); Congo belge (be BRIEY) ; Mayumbé (DE BRIEY). 


- 


Cremastogaster Buchneri For. r. clariventris MAYR. — %. — 
Kasaï, Kondué (LuJA). 

Cremastogaster Buchneri For. r. Wüinkleri For. v. Fickendeyi 
For. — $. — Kasaï, Kondué (Luya). 


392 


Cremastogaster Buchneri For. r. Winkleri For. v. Brieyi n. v. 
— 5. — L. 33 à 5.4 mill — Diffère du type de la race par son 
mésonotum dépourvu de carène médiane sur ses 2/3 postérieurs, 
et ayant à la place, de chaque côté, sur le bord latéral, un bourrelet 
proéminent de côté. Les épines sont assez longues, comme les 2/5 
de leur intervalle. Le 1° nœud est arrondi de chaque côté, à peine 
plus large devant que derrière.’ Du reste, comme le type du 
Winklere. 

Mayumbé (Comte DE BRIEY). 

Cremastogaster Buchneri For. r. africana MAYR. — Ÿ. — Kasai, 
Kondué (LusA); Mayumbé (bE BRIEY). 


Crernastogaster Buchneri For. r. Laurenti For. v. theta For. — Ÿ. 
— Kasaï, Kondué (LUJA). 

Cremastogaster tricolor GERST. r. rufonigra EM. — 9. — Elisabeth- 
ville (Miss. agr. LEPLAE). 


Cremastogaster Santschii For. — 9. — Congo da Lemba (R. 
MAYNÉ\. 4 

Cremastogaster impressa Em. r. Maynéi n. st. — ©. —17. 29 
mill. — Bien plus petite que le type de l’ëmpressa et fort distincte 


de la v. Brazzae SANTSGHI par sa têté opaque, densément réticulée- 
ponctuée. La.tête est légèrement plus large que longue, légèrement : 
plus large derrière que devant, avec les côtés convexes, le bord. 
postérieur à peine concave, les yeux à peine en avant du liers 
antérieur et les scapes alleignant presque le bord postérieur. Les 
articles 2 à 6 du funicule sont un peu plus épais que longs. Suture 
promésonotale à peine marquée. Une éminence médiane très effa- 
cée au milieu du mésonotuim, devant. Pronotum large et un peu 
épaulé vers le milieu, très faiblement convexe.et subbordé. Mésono- 
tum assez plat, subbordé, formant derrière, sur son quart postérieur, 
un escalier marqué, un peu oblique. Ses côtés sont parallèles et 
bien plus étroits que le mésonotum; son bord postérieur est droit. 
Face basale de l’épinotam au moins 2 fois plus large que longue. 
Epines presque aussi longues que la face basale. Premier nœud 
large et arqué devant; second nœud avec un sillon médian tout du 
long. , 
Tête et thorax complètement mats et densément réticulés-ponc-. 
tués ; sur le devant de la tête les réticulations prennent la forme de 
rides longitudinales serrées. Nœuds et abdomen luisants, finement 
mais distinctement réticulés La pilosité dressée est presque nulle 
sur le corps et nulle sur les tibias et les scapes qui n’ont qu’une 
pubescence un peu soulevée. D'un brun un peu roussätrê, avec 
l'abdomen brun, les antennes, les tarses et les mandibules 
roussâtres. 





Ac 
E.. 


ee 853 


Congo da Lemba (R. MAyNé). Cette forme est fort embarrassante, 
Elle a la sculpture du Sjôstedti MAYR, mais plutôt la forme de 
limpressa. | 


_ Cremastogaster impressa Em. (sens. strict). — %, — Congo da 
Lemba (MayNÉé). Une ©. 


Cremastogaster Meneliki For. r. occidentalis MAYR. v. atriga- 
Stern. v. — $. — L. 3.7 mill: — Diffère du type de l’espèce par sa 
couleur nettement rouge avec l’abdomen et le 1* nœud d’un noir 
foncé. Tout l’iisecte est en outre un peu plus étroit, les épines 
d’une idée plus courtes ; les pattes sont brunâtres. 

Congo da Lemba (R. MAYNÉ). Une seule &. 


Cremastogaster ferruginea For. v. yambatensis n. v. — ©. — 
L. 5.7 mill — Tout semblable à la v. ulugurensis FOR., mais le 
corps et les membres sont entièrement noirs avec l'abdomen jaune. 
Le thorax est aussi plus finement quoique très densément sculpté. 

Yambala (R. MAYNÉ). Une seule ©. 


Cremastogaster opaciceps MAYR. v. clepens n. v. — ?. — [. 2.8 
mill. — Plus petit que le type de l’espèce dont il se distingue en 
outre par son abdomen lisse. 

Congo da Lemba (R. MAYNÉ). Une seule SG. 


Cremastogaster Sewellii Kor. r. Aeis n. st. — 9. —[. 8.4 mill.— 
Ditfère du type de l’espèce par sa couleur beaucoup plus foncée, 
d'un brun presque noir sur la tête et le thorax et d’un brun un peu 
plus clair sur tout le reste. Le 1% nœud est plus arrondi de côté, 
moins trapéziforme. La tête est beaucoup plus large, surtout der- 
rière, plus carrée, avec les côtés moins convexes, un peu plus 
large que longue. Le mésonotum a 2 carènes latérales très mar- 
quées. Les dents de l’épinotum sont moins obtuses, nettement tri- 
angulaires. Les scapes ont des poils obliques presque dressés. Du 
reste, la sculpture et la pilosité sont identiques à celles du type de 
l'espèce. 

Congo da Lemba (R. MAYNÉ). Une seule ©. 





Cremastogaster [Atopogyne)] depressa LTR. v. fuscipennis Em. — 


Q. — Mayumbé (DELEVAL). Une ©. 


Cremastogaster [Atopogyne) Luciae For. — ©. — Kwesi à Kilo 
(D' BAYER). Une 9. 


Pheidole punctulata MAYR. — 9, %.— Mayumbé, Kiniati, Congo 
da Lemba (R. MAYNÉ); Kasaï, Kondué (LuyA); Bukama, Léopold- 
ville (D' BEQUAERT); Elisabeth ville (Miss. agr.); Tua (D' J. MAES); 
Mayumbé (DE BRIEY). 

ANNALES DE LA 80C. ENTOM. DE BELGIQUE, T. LVII, 5-XII 1913. 23 


304 


Pheidole sculpturata MAYRr. v. Welgelegenensis For. — 9. — 
Nieuwdorp (Miss. agr. LEPLAE). 

Myrmicaria eumenoides GERST. — 9, 9. — Congo da Lemba 
(R. MAYNÉ). La même faisant passage à la variété suivante (même 
localité). 

Myrmicaria eumenoides GERST. v. congulensis FOR. — 9, +. — 
Kisantu (D° BeQuAERT); Camp de Lukula (D' DANIEL); Mufungu, 
Congo da Lemba, Kiniati, Benza Masola (R. MAYNÉ); Mayumbé 
(DE BRiey); Chacansengula Kasengui (D° BAYER). 

«{ (non encore décrit). — L. 13 à 14.4 mill. — D'un noir un peu 
plus foncé que chez le Lype de l’espèce, avec les ailes d’un brun noi- 
râtre un peu plus foncé aussi; du reste, impossible à distinguer de 
l’eumenoides Lypique, avec la même sculpture. 


Myrmicaria eumenoides GERST. r. opaciventris EM. — ©. — Route 
Duugu à Niangara, Village Denge (C* HUTEREAU). Une 9. 
Acantholepis curta EM. — Ÿÿ. — Yambata (R. MAYNÉ). Une ÿ. 
Plagiolepis carinata Em. — ©. — Mayumbé (DELEVAL). 
Prenolepis longicornis LATR. — %, ®. — Congo da Lemba 


(R. MAYNÉ); Boma (SryeziNsKki); Léopoldville (D' J. MAES); 
Kwamouth (D J. MAES). 


Oecophylla smaragdina F. r. longinoda LATR. — ?, 4. — Kasaï 
Kondué (Lusa); Mondombe (R. MAYNÉ); Mayumbé (DE BRIEY). 


Oecophylla smaragdina K. r. fusca ERN. v. rubriceps n. v. — 
9, — L. 7.8 à 8 mill. — Plus petite que le type de la race et d’une 
autre couleur, en partie contraire, la tête étant rouge, le thorax 
d’un noir brunâtre, le nœud, l’abdomen et les paltes d’un bruu 
foncé, presque noir. Les scapes sont bruns, les funicules, les articu- 
lations et les tarses sont jaunâtres. La tête est moins large que chez 
le type de la race. Cette forme fait un peu passage entre la r. fusca 
et la r. longinoda. M. EmERY ayant écrit lui-même dans ses fourmis 
d'Afrique, 1899, page 496, qu'il considérait la fusca comme espèce 
distincte tant qu'il n’y aurait pas de formes intermédiaires connues, 
je crois que la v. rubriceps m’autorise maintenant à la considérer 
comme race de la smaragdina. 


Camponotus {Myrmoturba] maculatus F. v. cluisoides n. v. — 
ÿ. — L. 11.5 à 15.5 mill. — Tête de l’ouvrière maxima, sans les 
mandibules, longue de 4.4 mill. et large de 4 3 mill. Tête, mandi- 
bules, scapes, dos du thorax et abdomen, sauf les taches, noirs. 
Tibias et métatarses d’un brun foncé; funicules et tarses d’un brun 
rougeätre ; hanches, cuisses, anneaux fémoraux, dessous et côtés du 
thorax, écaille et les taches latérales de l’abdomen, qui sont étroites 


l 








Lada fon sielbet ut 


ner 


Mi goilae dites he MT 





399 


et allongées, ainsi que le dessous de l’abdomen, jaunes. Chez l’ou- 
vrière minor, le dos du thorax et le devant de la tête sont d’un brun 
un peu roussâtre, ainsi que l’abdomen, où les parties jaunes sont 
| plus étendues. Du reste, identique au type de l'espèce, d'apparence 
semblable à la v. cluis For. de la r. atramentarius FOR., mais un peu 
plus grande encore et plus robuste, pourvue de petils piquants sous 
les tibias. Cette variété diffère de la r. melanocnemis SANTSCHr par 
sa grande taille et ses taches latérales qui sont longues, comme 
chez le type de l’espèce. La sculpture est aussi comme chez le type 
de l’espèce. La tête de l’ouvrière maxima est fort élargie et échan- 
crée derrière, plus que chez la v. chus; celle de l’ouvrière minor 
a un bord postérieur assez droit, aussi large que le bord antérieur. 

CampoTembo, Tsavo, dans l’Afrique orientale anglaise (D'BAYERY. 
Une variété analogue du lac Léopold IT fait passage de cette variété 
à l’espèce typique. 


CGamponotus {/Myrmoturba] maculatus F. r. melanocnenis SANTS- 
cui. — ©. — Route Dungu à Niangara, Village Denge (C' HUTEREAU). 
Chez ces individus les taches latérales de l'abdomen sont entière- 
ment obsolètes. 


Camponotus /Myrmoturba] maculatus F. r. Weissi SANTSCHI. — à 
minor. — Boma (L'STYczYNski). 


se 


. Cainponotus /Myrmoturba) maculatus K. r. Solon For. — ÿ. — 
Boma (L'STYCGZYNSKI). 


 Camponotus /Myrmoturba) maculatus F. r. Brutus For. — Ÿ, 9, 
Œ. — Dungu, Mayumbé (DELEVAL) ; Mayumbé, Kiniati, Congo da 
Lemba (R. MAYNÉ); Mayumbé (DE BRiEY). 


Camponotus /Myrmoturba) akiwapimensis MAYR. — ©, 9.— Benza 
Masola, Ganda Jundi, Mondombé, Congo da Lemba ‘e MAYNÉ) ; 
Chacansengula os (D' BAYER). 


Camponotus (Myrmoturba] akivapimensis MAYR. v. Poulloni For. 
— Ÿ. — Congo da Lemba (R. MAYNÉ). J’ai reçu celte même variété 
. dans le temps (? major et minor) de Sierra Leone de M. ANDRÉ. 
De même que la pilosité, la pubescence est aussi plus abondante, 
surtout sur l'abdomen, chez cette variété que chez l'espèce typique. 


Camponotus /Myrmosericus]) Eugeniae For. r. amplior FOR. — 9. 
— Vieux Kassongo (D' BEQUAERT). 


CGamponotus /Myrmosericus)] rufoglaucus JERD. r. cinctellus GERST. 
v. vestitus SM. — Ÿ. — KElisabethville (Miss. agric.); Karemi (D' 
_ Bayer); Katanga, vallée de la Lumbumbashi (BUTTGENBACH). 





396 


Camponotus /Myrmosericus) rufoglaucus JERD. r. cinctellus GERST. 
— 9. — Congo da Lemba (R. MAYNÉ); Léopoldville (D' J. MAESs) ; 
Mondombé, Mandunea, Eala (R. MAYNÉ). 


Camponotus /Myrmosericus) rufoglaucus JErD. r. cinctellus GERST. 
v. ustithorax FOR. — 9. — Yambala, Mandunga, Mondumbé (R. 
MAYNÉ); Karemi, Chacansengula-Kasengui (D° BAYER). 


Camponotus (Myrmotrema) Bayeri n. sp. — 9. — 
L. 66 mill. — © major. — Ressemble assez à la r. puberulus 
EMERY, du GC. Carbo Em., mais s’en distingue fondamentalement 


par l’absence totale de fossettes sur la tête. En outre, l’épistome 
} 


n’est nullement rétréci devant, mais au contraire trapéziforme, 
large devant et rétréci derrière, ses portions latérales atteignant 
l’angle antérieur de la tête. Il est, en outre, fort distinctement sub- 
caréné, mais à peine sublobé devant. Les mandibules sont chagri- 
nées avec de forts points épars. La tête est au moins aussi large 
que longue avec un bord postérieur droit et même un peu convexe 


au milieu, bien plus large derrière que devant. Les arêtes frontales 


divergent fortement derrière. Les scapes sont fortement aplalis et 
assez élargis sur leur moitié postérieure, comme chez le puberulus, 
et dépassent le bord postérieur des 2/5 de leur longueur. Le prono- 
tum est franchement subbordé devant et large. Le profil du thorax 
est assez convexe. L’épinotum est fortement comprimé derrière, où 
sa face basale se réduit en arrière presque à une arête tectiforme; 
elle passe en courbe à la face déclive qui est plus haute qu’elle. 
Ecaille épaisse en bas, vue de côté un peu conique, mais encore 
assez épaisse et arrondie au sommet. Les tibias sont comprimés, 
un peu prismatiques, cannelés et garnis sur toute leur face intérne 
de forts piquants brunâtres, de même que l’extrémité des cuisses. 
Tout le corps absolument mat, densément et pas très finement 
réticulé-ponctué. Les membres plus faiblement et plus finement 
réticulés. Pilosité dressée raide, brillante, d’un jaune blanchâtre, 
éparse, mais très distincte, nulle sur les membres. Pubescence 
espacée, brillante aussi, d’un blanc un peu jaunâtre, également 
répandue sur tout le corps et sur les membres; pas de ligne mé- 
diane longitudinale exempte de pubescence sur l’ablomen. Noir; 
extrémité des tarses et des mandibules d’un roux brunâtre. 


Karemi, Congo belge (D' BAYER) Une seule ©. Cette forme est. 


extrêmement embarrassante. Je ne puis l'identifier à aucune des 
espèces connues. La forme de l’épistome et l'absence de fossettes, 
l’éloignent des Myrmotremaauxquelles je la rattache néanmoins pro- 
visoirement à cause des grandes analogies qu’elle présente d’autre 
part avec ce sous-genre, surtout avec le C. carbo r. puberulus. 


Camponotus (Myrmotrema) foraminosus For. r. Olivieri. — 9. — 
Congo da Lemba (R. MAYNÉ). 


Le 


D ati dan din pa à à 
EUR UT RE ns NE DE PE 








397 


Camponotus /Myrmotrema) foraminosus For. r.lemma For. — 5. 
— Camp de Lukula (D DantEL), Bensa Mazola, Mondambé, 
Ganda Jundi, Congo da Lemba (R. MAYNÉ). 

Camponolus /Myrmosaga] Schoutedeni FOR. — 5. — Benza Ma- 
sola, Jandumba, Ganda Jundi, Mondungu, Congo da Lemba, Yam- 
bata et Kiniali (R. MAYNÉ). 

Camponotus /Myrmorhachis] polyrhachioides Eu. — 5%. — Ma- 
yumbé : Kiniati (R. MAYNÉ). Une 5. 

Camponotus [Orthonotomyrmex] chrysurus GERST. —9,9.— Elisa- 
bethville (Miss. agric.), Congo da Lemba, Mondambe (RILLOQUÉ) ; 
Tsavo (D' BAYER) ; Mayumbé (DE BRIEY). 


Camponotus (Orthonotomyrmex) chrysurus GERST. r. acutisqua- 


mis MAYR. — ©. — Mayumbé (DE BRIEY). 
Carmponotus [Orthonotomyrimex] Braunsi MAYR. — ?. — Congo da 


Lemba (R. MAYNÉ). Une ©. 
Camponotus /Orthonotomyrmex) Meinerti For. — ©. — Kasai Kon- 
dué (LuyA); Eala (R. MAYNÉ); Mayumbé (DE BRIEY). 


Polyrhachis schistaceu GERST. r. rugulosa MAYR. — $. — Vieux 
Kassongo (D' BEQuAERT) ; Congo da Lemba (BR. MAYNÉ); Boma 
(STYCZINSKI). Plus je reçois de Polyrhachis africaines du groupe 
schistucea et gagates, plus je trouve de formes intermédiaires. On 
trouve des formes de la gagates qui ont l’abdomen luisant, mais 
plus ou moins réticulé et devenant plus ou moins subopaques, pas- 
sant ainsi à la schistacea rugulosa, surtout par l'intermédiaire des 
formes qui ont les yeux plus ou moins convexes (congolensis SANTS- 
ci et indefinita For.). Je crois donc devoir réunir la gagates comme 
race à la schistacea — ou vice-versa — car les deux espéces sont 
de 1858. 


Polyrhachis schistacea GERST. r. congolensis SANTSCHI. — Ÿ. — 
Congo da Lemba (R. MAYNÉ). 


Polyrhachis schistacea GERST. r. nigriseta SANTSCHI v. clariseta 
SANTSCHI — 9, — Congo da Lemba (R. MAYNÉ). La nigriseta appar- 
tient aussi au même groupe. Elle a les yeux entièrement convexes 
de la schistacea et l'abdomen lisse de la gagates. 


Polyrhachis militaris F. — 5. — Congo da Lemba (R. MAYNÉ); 
Mayumbé (DE BRIEY). 

Polyrhachis militaris F. r. cupreopubescens For. v. epinotalis 
n. V. — ©. — L.9 à 10.5 mill. — Cette variété se distingue par les 
longues épines de son épinotum qui remplacent les dents ordinaires 
de la malitaris et de la cupreopubescens. Elles sont longues comme 


308 


les 2/5 de la face basale et comme plus de la moitié de leur inter- 
valle, ou encore, si l’on veut, comme 2 1/2 fois l’épaisseur de leur 
base, du resle dirigées en haut et un peu courbées en avant comme 
chez ie type. 

Elisabethville (Miss. agric. LEPLAE). 

Polyrhachis rufipalpis SANTSCHI r. mayumbensis n. st. — ©. 
— EL. 45 mill. — Mandibules luisantes, faiblement réticulées, avec 
des points épars, armées de 5 dents. Epistome assez convexe, sans 
carêne distincte Aire frontale transversale, semi-lunaire. Arêtes 
frontales assez longues, peu distantes et faïblement divergentes. 

Tête plus longue que large, à bord ‘postérieur convexe et à côtés 
assez droits des yeux aux angles antérieurs Les yeux sont au tiers 
postérieur et médiocrement convexes, moins que chez la cubaensis 
MayYr. v. Gersteckeri For.; la tête est aussi plus longue et plus 
étroite; scapes identiques, dépassant le bord postérieur des 2/5 de 
leur longueur. Le thorax à un profil moins convexe, surtout au 
pronotum, que chez la cubaensis v. Gersteckeri; il est surtout moins 
convexe, subdéprimé transversalement et beaucoup plus fortement 
bordé, avec un bord aigu même un peu surplombant. Les sutures 
sont beaucoup plus profondes. La suture mésoépinotale forme 
même une incision transversale, étroite el assez profonde du profil 
du thorax. Epines du pronotum légèrement plus courtes que chez 
la cubaensis v. Gersteckeri, mais un peu plus longues que la largeur 
de leur base. Face basale de l’épinotum en rectangle transversal, 
distinctement plus large que longue et aussi large derrière que 
devant, terminée par 2 très petites dents triangulaires bien plus 
petites que chez cubaensis v Gersteckeri. Face déclive aussi longue 
que la face basale et passant à elle par une courbe. Ecaille assez 
épaisse biconvexe (plus convexe devant) avec 4 épines pointues 
légèrement courbées en arrière, les latérales 2 fois, les supérieures 
au moins 3 fois (presque 3 1/2 fois) plus longues que la largeur de 
leur base. Le bord supérieur de l’écaille est légèrement convexe et 
les épines supérieures un peu plus éloignées l’une de l’autre que 
des latérales. Abdomen vertical devant, à bord supérieur assez franc. 

Assez luisante et beaucoup plus faiblement sculptée que la 
cubaensis v. Gersteckeri de réticulations assez égales sur tout le 
corps et pas très fines. Les membres ont la même sculpture que le 
corps. Pilosité dressée nulle, sauf sous le corps. Pubescence très 
adjacente et fort diluée, un peu plus forte sur les membres et sur 
les côtés du thorax. Noire. Pattes, antennes et mandibules brunes. 
Tibias, palpes et dents des mandibules rougeàtres. Les côtés de la 
tête sont légèrement comprimés. 


Mayumbé, Kiniati (R. MAYNÉ). Une seule $. Je ne connais pas le 


type de la rufipalpis. L 








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399 


Polyrhachis lauta SANTScHI v. localis n. v. — ©. — [,. 5.7 mill. 
— Plus petite que le type. Les dents de l’épinotum sont plus petites 
aussi, fort obtuses. l a fissure méso-épinotale est bien moins pro- 
. fonde. Du reste toute semblable au type de l’espèce. Les ailes 
manquent. 

Congo da Lemba (R. MAYNÉ). Une seule ©. 


Polyrhachis concava ANDRÉ. — ?. — Mondombe (R. MAYNÉ). 
Une 5. 


Appendice : Leptothorax niger For, — %.®.— Barcelone (D' Oscar 
VoGr). © (non encore décrite). L. 3.9 à 4 mill. — (Comme l’ouvrière; 
corps entièrement noir; abdomen, scutellum, côtés du thorax et 
son milieu devant lisses. Le reste mat. Tête et mésonolum forle- 
ment ridés en long. Tète un peu plus étroite que le thorax. Les ailes 
manquent. Chez l’ouvrière les tibias sont un peu plus jaunâtres que 
chez le type. Du reste identique. La forme du premier nœud dis- 
tingue spécifiquement cette forme du fuberum F. 


360 


NOTES SUR QUELQUES FORMICA 
par À KForel. ë 


Formica cinerea MAYyr v. subrufoides n. v. — ©. — ],.44à 
4.5 mill. — Ressemble au premier abord énormément à la Æ. sub- 
rufa RoG., dont elle a presque exactement la couleur, la pilosité et 
la forme de l’écaille. Le corps est couvert de petits poils raides et 
courts, aussi le dessous de la tête, tandis que les tibias n’ont de poils 
dressés qu’en dessous, comme chez la subrufa, et que les scapes n’en 
ont pas. Tout au plus le devant de la tête est-il de couleur un peu 
moins claire. Par contre, le profil du thorax a la même forme que 
chez la cinerea. La sculpture est aussi plutôt comme chez la cinerea, 
moins mate et moins serrée que chez la subrufa. La pubescence est 
- bien plus faible que chez la cinerea, mais plus forte que chez la sub- 
rufa. Les yeux sont comme chez la civerea typique (ils sont un peu 
plus petits chez la subrufa). 

Bozen (Tyrol), récoltée par moi-même le 20 juillet, il y a plusieurs 
années. Je fus frappé tout de suite par l’aberrance de cette forme. 
La subrufa n’a été trouvée jusqu'ici qu’en Espagne et dans les 
Pyrénées. : 


Nouveaux sous-genres de FORMICA 


Tout dernièrement, M. le prof. WHEELER a fait une importante 
révision du genre Formica L. Il y a institué un nouveau sous-genre 
{Neoformica] pour les F. pallidefulva Lrr. et Moki Wu., dont les 
stipes sont plus longs et la forme plus grêle. En outre, il a cru pou: 
voir réunir comme espèce spéciale la F#. neogagates Em., avec la 
F. lasioides EM. comme race, au sous-genre Proformica RUsSzkY. En 
effet, les valvules génitales du ressemblent à celles du dit sous- 
genre. [Il a, par contre, laissé la F. subpolita MAYR, dont le «' res- 
semble à celui des autres espèces, dans le genre Formica. 

Pour différencier les © des Proformica ainsi définies du genre For- 
mica, M. WHEELER indique une petite différence dans la longueur 


des premiers articles du funicule qui, à mon avis du moins, est trop . 


minime pour permettre une différenciation claire, surtout si on 
réunit dans un même sous-genre des formes aussi disparates que les 
Proformica neogagates à un bout de la série et Emimae à l’autre. En 
outre, M. WHEELER distingue avec raison dans le genre Formica 
des groupes différents : rufa, microgyna, exsecta, fusca el sanguine. 
À mon avis, ces 2 derniers groupes, une fois les Neoformica sépa- 








RÉ Er 9 a ed di 


LA dr A: 


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361 


rées du groupe fusca, méritent au moins aussi bien d’être séparés, 
de leur côté, des groupes rufa microgyna-exsecta que les autres 
sous-genres comme les définit WHEELER. Le groupe sanguinea est 
nettement défini par l’échancrure de l’épistome et par ses mœurs 
esclavagistes {du moins là où les mœurs sont connues). Le groupe 
fusca, de son côté, est nettement distinct des groupes rufa, exsecta 
et microgyna par ses ©, qui font elles-mêmes leurs fourmilières, 
ainsi que par les différences générales de forme, de taille et de poly- 
morphisme, déjà indiquées par MAYe. 

En conséquence, je propose pour le groupe sanguinea le nom de 
Raptiformica n.subg., avec la }°. sanguinea L'rr. comme type. 

Pour le groupe fusca, je propose le nom de Serviformica 


n. subg., avec la F. fusca L. comme type. 


Par contre, les groupes exsecta NYL. et microgyna WH. ne me 
paraissent pas suffisamment distincts pour être séparés du groupe 
rufa L. La F. exsectoides For fait plus ou moins passage direct au 
groupe rufa, et la taille de la © varie beaucoup dans les groupes 
rufa et nicrogyn«a. Je ne puis pas non plus admettre la séparation 
spécifique des Æ, rufa et truncicola avec les races qu'y rattache 
WHEELER. À mon avis, il v a trop de passages pour trancher la 
limite. L'integra que Wn£ELER rattaché à truncicola est aussi nue 
que la fruncicola typique est poilue. La forme des nids de la pra- 
tensis diffère autant de celle de la rufa que de celle de la truncicola. 
La tendance à former de grandes colonies varie aussi énormément 
suivant les races. Je préfère donc maintenir la truncicola comme 
l’une des races de la rufa, et cela d'autant plus qu’en Europe, les 
formes intermédiaires (ou hybrides) truncicolo-pratensis For. ne 
sont pas fort rares. 


362 


MAILÉRIAUX POUR SERVIR À L'ETUDE 
DE LA FAUNE ENTOMOLOGIQUE DE L'INDO-CHINE 


CECLNDE LINE 


par BWalther Horn (Berlin Dahlem). 


M. VITALIS DE SALVAZA m'a envoyé ses chasses en Cicindelides de 
Cambodja et Tonkin. Je profite de cette occasion pour donner une 
liste aussi complète que possible des Cicindélides connues jusqu'ici 
de toute la région de l’Indo-Chine comprenant le Cambodge, la 
Cochinchine, l’'Annam, le Laos français et le Tonkin. Et J'adresse 
mes vifs remerciments à M: ViraLis pour la générosité avec 
laquelle il a bien voulu me confier ce matériel ! 


TRICONDYLA LaATe. 


1. pulchripes WHITE. Cambodge, Cochinchine au Ton- 
kin (Mt. Mauson, Lao-Kay). 
2. macrodera CHAUD. Tonkin (Mt. Mauson). 
3. macrodera subsp. distincta Indochina. 
FLEUT. ; 
4. Gestroi FLEUT. Cochinchina, Cambodge (Pnom- 


Penh —: Vrranis, = Mai-1913), 
Tonkin (Lao-Kay : Mai 1913). 


5. Mellyi CHAUD. Tonkin (Mt. Mauson). 
6. cyanea Des. subsp. æmnuli- Cambodge. 
cornis SCHM. G. 
7. cyanea Des. subsp. protimæ Cambodge (Pnom-Penh : Vira- 


FLEUT. LIS, Mai 1915); Tonkin (Lao- 
Kay : ViraLis, Mai 1915). 


COLLYRIS F4ABer. 
(NEOCOLLYRIS W. Horn) 


8. vartitarsisCHAUD.(=Schmidt- Tonkin (Lao-Kay, Tuyen- s. 
Goebeli W. HORN). 
9. linearis ScHM. G. et variétés mb uen Per. 
Mai 1915, Lao-Kay : ViTALIS, 
Mars à Mai 1913), Cochin- 
chine (Saïgon). Tonkin. 
10. auripennis W. HORN. Tonkin (Mt. Mauson). 
11, resplendens W. HORN. Tonkin (Mt. Mauson). 


cale a nl nd gift gt Eaib ae ee 








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12. Bonelli Guér. et aberrations. 


13. fasciata CHAUD. 
44. signata W. HORN. 


45. pseudosignata \WN. HoRN. 


16 mæœsta SCHM. G. 


17. impressifrons CHAUD. 


18. Fruhstorferi W. HorN. 


303 


Toute la région (aussi récoltée 
par M. VITALIS). 

Cambodge (? Tonkin). 

Tonkin (Mt. Mauson). 

Tonkin (Mt. Mauson). 

Cambodge (Kompong-Toul : Vi- 
TALIS : 8, VI. 1915), ? Tonkin. 

Cochinchine. 

Tonkin (Mt. Mauson). 


A9. rufipalpis CHAuUp. 





Tonkin (Than-Moi). 

20. fuscitarsis SCHM. G. Cochinchine au Tonkin. 

21. crassicornis DETr. Toute la région. 

22. bicolor W. Horn (— tonki- Tonkin (Mt. Mauson, Tuyen- 
> = nensis FLEUT.). Quan). 

23. foveifrons W. HORN. Tonkin (Mt. Mauson). 

24, apicalis CHAUD. Tonkin (Lao-Kay : ViraALiISs, Mai 

+915). 

L’exemplaire unique (©) a la partie latérale du métasternum nue, 
la partie grossièrement rugueuse au milieu des élytres et les gros 
points enfoncés en avant de ces plis un peu plus étendus, les gros 
points enfoncés en-arrière de ces plis beaucoup plus étendus et tout 
le reste apical des élytres un peu moins finement ponctué. (La par- 
tie postérieure des élytres est d'un vif rougeàtre comme souvent 
pour celle espèce.) 


PROTHYMA Hope 
95. exornata SCHM,. G. 


26. heteromalla MAC LEAY. 
27. triumphalis W. HORN. 


Annam, Cambodge. 
Du Tonkin à la Cochinchine. 
Tonkin (ME. Mauson). 


THERATES LATR. 


28. Fruhstorferi W. Horn. 
29. Fruhstorferi subsp. nova 

Vitalisi W. Horn. 
Differt a forma prioritatis et a subsp. Sauter labro antico medio 
minus late flavescente; palpo femoribusque # primis totis nigri- 
cantibus; mandibulis eodem colore macula perparva centro-basali 
flavescente excepta; femoribus posticis nigricantibus extrema basi 
flavescente excepta ; elvtrorum sculptura in parte dimidia antica 
minus grossa, pone medium subliliore, apice extremo magis 
oblique (minus recte) truncato, angulo apicali-laterali magis obso- 
leto. Differt a forma prioritatis præterea elytrorum sculptura ante 
medium densiore ; antennis, tibiis, tarsis tolis nigricantibus, signa- 


Tonkin (Mt. Mauson). 


- tura flavescente elytrorum reducta (solummodo macula parva obli- 


364 


qua discoidali exstante). Differt a subsp. Sauteri quoque punctis 
elytrorum pone medium subtilioribus. Long. 11 3/4 mill. (sine 
labro). 

19; Lao Kay (Tonkin : a Domino Virarns IT- V 1915 capta). 

Bleuûtre métallique: abdomen, antennes, palpes et pattes noi- 
ràtres (excepté la base de l’abdomen qui est un peu bleuätre et la 
base des femora postérieurs qui est Jaunàâlre). La ponctuation der- 
rière la tache centrale des élytres est plus fine que pour la plupart 
des exemplaires de la forme typique et de la race Sautero. 


30. angustatus W. HORN. Tonkin (Mt. Mauson). 
31. lonkinensis W. HORN. _ Tonkin (Mt. Mauson). 
32. rugifer W.-HoRN. Tonkin (Mt. Mauson). 


En décrivant la première fois cette espèce, J'ai pris la sculpture 
rugueuse de la surface de la tête et du pronolum pour un caractère 
fort remarquable. Après, j'ai reçu de la même chasse (FRUHSTORFER) 
un deuxième exemplaire de la même localité qui a le pronotum et 
le frontglabres (comme pour toutes les autres espèces du genre, seu- 
lement les parties orbitales sont légèrement ridées d’une manière 
longitudinale). Le front porte au milieu, entre les Yeux, une impres- 
sion transversale bien développée. Donc. l’espèce est valable, 
quoique la sculpture citée de l’exemplaire typique soit sans doute 
anormale | 
33. clavicornis W. HORN. Tonkin (Mt. Mauson). 


ODONTOCHILA CAsT. 
(Subgenus HEPTODONTA HopE) 


94. pulchella HOPE. Tonkin (Mt. Mauson). 
aber. Ferrarii GEST. Tonkin (Mt. Mauson). 
39. Eugenia CHAUD. Cochinchine. 


CICINDELA L. 


936. funebris Scam. G. subsp. De- Tonkin (Lao-Kav, Vrraris, Mars 
lavayi FLEUT. à Mai 1913). 

Les exemplaires ont les élytres courtes et dilatées largement en 
arrière comme chez celte race, mais la coloration et la grandeur 
comme chez la Cicindela funebris typique. 

971. triguttata H. Toute la région. 
38. viridilabris CHAUD. subsp. Tonkin. 
Severini W. HORN. 
99. Spinolai GESTRO. Cochinchine. 
40. Spinolai var.  Demangei Tonkin (Lao-Kay). 
FLEUT. 





. decempunclata Der. 
minuta OLIV. 


vrnosa KOLI. 
mutlala FLEUT. 
sinica FLEUT. 


46. speculifera CHEVR. 
foveolata SCHAUM. 


. sumatrensis H. 


angulata FABR. 
angulata subsp. plumigera 
W. HoRN. 

. funerea MAC LEAY. 

. discrela SCHAUM. 
kaleea BAT. 

. Duponti DE. 
aurulenta FABR. 

aberr. 


COTON ROTRO!T 
D Uk À D — 


aurulenta Balesi 
FLEUT. 
aurulenta subspec. 


FLEUT. 


virgqula 


. seæpunctata FABR. 


Mouhoti CHAUD. 
Mouhoti subsp. nova 


365 


Tonkin, Cambodge. 

Toute la région (aussi récoltée 
par M. ViraLIS). 

Cambodge. 

Tonkin. 

Cochinchine (Saïgon) au Tonkin 
(Chiem-Hoa). 

Cambodge au Tonkin. 

Cochinchine au Tonkin (Chiem- 
Hoa, Yen-Bay). 

Toute la région (aussi récoltée 
par M. Viraus). 

Annam. 

Cambodge. 


Annam, Cochinchine. 
Cambodge. 

Tonkin (Chiem-Hoa). 

Annam (Huë), Cochinchine. 
Cambodge au Tonkin (Lao-Kay). 
Tonkin. 


Tonkin (Lao-Kay, ViraLIsS juillet 
1913), Cambodge (Pnom-Penb, 
ViTaLIS, Mai 1915). 

Cambodge au Tonkin (Chiem-Hoa, 
Hanoi). 

Cambodge, Haut-Tonkin. 


pseudosiamensis \V. HoRN. 
? Differt a forma prioritatis © magnitudine majore, corpore 





supra nigricante (subtus fere nigricante hinc inde viridi- 
cyauescenter induto); labro paullo longiore toto nigricante (disco 
centrali parvo interdum flavescente excepto); prothoracis parte 
intermedia latius (præsertim postice) rotundata, macula elytrorum 
humerali laliore et breviore, lateraliter marginem omnino attin- 
gente, medialiter antice scutellum attingente, macula magna media 
magis transversa (macula ante-apicali fere eadem). Long.17-21 mill. 
(sine labro). 

209,2 4; cum indicatione « Tonkin-Laos » mihi ex collectione 
V. PLASON data. 

Au premier coup d’œil, la forme nouvelle rappelle Cic. siamensis 
FLEUT. par la grandeur, la coloration de tout le corps supérieur et 
inférieur et la tache humérale des élytres. Ma femelle typique de 


366 


l'espèce de FLEUTIAUX diffère des 2 09 de la race nouvelle par la 


lèvre ornée de chaque côté par une petite tache jaunâtre vers la base 
latérale, la partie intermédiaire du pronotum en avant et en arrière 
un peu plus large, mais au milieu un peu moins large (plus paral- 


lèle, pas largement arrondie). Mon male typique de l’espèce de 


FLeurTrAUx a la lèvre plus largement jaunâtre au disque que les 
2 j'le la race nouvelle et la partie intermédiaire du pronotum au 
milieu plus étroite et plus parallèle (moins largement arrondie). La 
tache médiane des élytres est chez l’espèce-de FLEUTIAUX © 


encore plus large et plus transversale que pour ma race nouvelle, 
mais la tache ante-apicale, au contraire, beaucoup plus minime 


(presque manquante). 


61. Mouhoti subsp. Pramani 
DAKAT. (— interruptofa- 
sciata FLEUT.). 

62. Mouhoti subsp. elegantula 
DokxrT.(—tritomaFLEUT.). 

63. Harmandi FLEUT. 


64. interruplofasciata Sum. G. 
65. striolata ILL, 


66. — subsp. fenuiscripta FLEUT. 


67. — subsp. lineifrons CHAUD. 
(= interrupta FLEUT.) 
68. fuliginosa DE. 


69. fenuipes DE. 


70. — var. araneipes SCHAUM. 


Cochinchine(Tayninsh), Tonkin. 


Cochinchine. 


Cochinchine, Cambodge (Chau- 
doc). : 

Cambodge, Tonkin (Than Moi). 

Tonkin (Mt. Mauson, Than-Moi, 
Chiem-Hoa, Indochine). 

Tonkin. 

Cambodge, Cochinchine, Tonkin 
(Mt. Mauson, Lao-Kay). 

Cambodge, Cochinchine, Tonkin 
(Chiem-Hoa). 

Cochinchine, Annam (Tourane, 
Qui-Nhon). 

Cochinchine. 


Il y a encore trois autres Cicindélides qui ont été citées de l’Indo- 


Chine, mais je me méfie de leur délermination : 
Des. (? Annam), Cie. cognata Wpm. (? Cambodia) et Collyris emar- : 


_ginata Des. (? Tonkin). 


Cic. didyma 








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367 





NOTE SUR L'ORIGINE DU LABRE DES INSECTES 


par B&-K. Hervoets 


La question de l’origine du labre des Insectes est encore très 
controversée, malgré les belles recherches que les entomologistes 
y ont consacrées. En effet, si nous parcourons les lravaux des 
principaux auteurs, qui ont écrit à ce sujet, nous y trouvons 
émises les opinions les plus contradictoires. 

B. GRASSI, qui a minutieusement éludié l’ontogénie de l’Abeille, 
_ déclare avoir trouvé dans l'embryon une ébauche impaire, origine 
du labre de l’imago. N. CHocLopkowekY et H. VIALLANES, qui ont 
également étudié ce sujet, l’un chez la Blaîte et l’autre chez la 
Mante, défendent l’opinion de GRAsst et déclarent avoir pu recon- 
naître une ébauche impaire. 

D'autre part, A. KOWALEVSKY, V. GRABER, K. HEIDER, qui ont 
étudié l’embryologie de l’'Hydrophile, soutiennent que le chaperon 
apparaît sous forme d’une double ébauche et que, par conséquent, 
le labre des imagos résulte de la soudure de deux éléments. 

Cette opinion est également celle de W. PATTEN et de J. CARRIÈRE 
qui le considèrent comme étant le résultat de la fusion de la 
première paire d'antennes des Crustacés, de E. KORSCHELT et 
K. HEIDER qui en font le labre des Crustacés. 

L’entomologiste américain, W. M. WHEELER, qui a étudié l’'embryo- 
logie de la Blatte germanique, est également partisan de l’origine 
.impaire du labre ; son opinion est donc totalement opposée à celle 
de VIiALLANES et à celle de CARRIÈRE, qui ont étudié l’ontogénèse de 
la même espèce d’orthoptères. Enfin, pour M. CH. JANET, cet 
organe résulte certainement de la réunion de deux parties paires, 
ayant chacune son nerf propre. 

J'ai touché cette question dans un travail sur le système trachéen 
des larves d'Odonates (1). 

En étudiant par transparence, sur de jeunes larves fraichement 

muées d’Agrion pulchellum VAN DER LiIND et d’Erythromma najas 
HAS, le réseau des fines ramifications des pièces buccales, j'ai pu 
observer la disposition suivante : 

La tête de la larve recoit deux paires de troncs trachéens éma- 
nant de la paire de gros troncs latéraux; ces derniers sont facile- 
ment visibles à l'œil nu, lorsque l’on examine une larve fraichement 
muée. 


(1) Annales de Biologie lacustre (Tome VI, 1913). 





368 


La paire inférieure se distribue aux pièces buccales; les appen- 
dices buccaux pairs (mandibules, mâchoires) reçoivent respective- 
ment un rameau trachéen; le masque, qui n’est autre que la lèvre 
inférieure et qui résulte cerlainement de la soudure de deux 
appendices (1) recoit deux rameaux trachéens, un de droite, un de 
gauche. 

La paire de trachées supérieures, de plus fort calibre que linfé- 
rieure, se distribue aux yeux après un brusque coude; elle donne 
également naissance à des rameaux allant au cerveau. 

Quant au labre ou chaperon, cupuliforme, il montre une dispo- 
sition bilobée; cette pièce buccale innervée par le tritocérébron 
recoit deux rameaux trachéens émanant de la paire de troncs supé- 
rieurs, l’un du droit, l’autre du gauche; ces rameaux se soudent 
bout à bout, de sorte que le labre est parcouru par une trachée en 
arc de cercle, sur laquelle viennent se greffer de nombreuses 
trachéoles difficilement visibles. Ceci constitue, me semble-til, un 
argument pour appuyer la thèse qui soutient que le labre des 
Insectes résulte de la soudure de deux appendices (2). 


(}) Miss H. Burcer le démontre dans son travail : The labium of the Odonata, 
publié dans Trans. Am. Ent. Soc. XXX, 1904. 


(2) M. le D° M. GOETGHEBUER, dans une étude récente des Chironomides de 
Belgique, arrive à la même conclusion. 


3 
F2 
ne 
4 





MES 


SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE 


XII 


Assemblée mensuelle du 6 décembre 1913 


Présidence de M. CH. KERREMANS, président. 


La séance est ouverte à 20 heures. 


— Le procès-verbal de l’assemblée mensuelle du 8 novembre 1913 
est approuvé. 


— Le président communique à l’assemblée les noms des candi- 
dats présentés par le Conseil pour l'élection d’un membre honoraire 
en remplacement du Prof. O. M. REUTER. 


\ 


Correspondance. — M. P. SCHERDLIX s’est fait inscrire en qualité 
de membre à vie de notre Société. 


— La Bühmische Gesellschaft der Wissenschaften nous fait part 
du décès de son membre le plus ancien, le Prof. A. FRic. (Condo- 
léances.) 


Travaux pour les Annales. — L'assemblée décide l'impression 
des travaux insérés dans ce numéro. 


Communications. — M. LAMEERE donne lecture du travail de 
MM. BEQUAERT et GOETGHEBUER inséré plus loin, et ajoute divers 
détails sur la faune marine du port de Zeebrugge, faune très inté- 
ressante. 


—— La séance est ievée à 21 1/2 heures. 


ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. LVIII, 2-1 1914. 24 


370 


DEUX CHIRONOMIDES MARINS CAPTURÉS SUR LE LITTORAL BELGE 


(Clunio marinus HALIDAY 


et Camptocladius thalassophilus nov. spec.) 


par Michel Bequaert et M. Goetghebuer. 


Lors de nombreuses visites que nous fimes cette année à la plage 
entre Heyst et Blankenberghe, dans le but de rechercher les Diptères 
du littoral, nous pûmes observer et recueillir deux espèces appar- 
tenant à la famille des Chironomidae qui présentent des mœurs 
marines et qui sont nouvelles pour la faune belge : Clunio marinus 
HALID. et Camptocladius thalassophilus n. sp. 


Voici. une courte description de l’endroit de capture.des deux 
Diptères. Sur l’estran entre Heyst et Blankenberghe s’avance en 
mer le vaste môle en arc de cercle, construit 1l Y a une dizaine 
d’années pour l’avant-port de Zeebrugge. En visitant à marée basse 
le pied du tronçon de la jetée rattaché directement à la terre ferme 
etse dressant comme un véritable rocher au-dessus de la plage 
sablonneuse, on y constate l’existence d’une faune et d’une flore 
marines très variées; on les trouve surtout bien développées sur la 
face convexe du mur, où existe une particularité de construction 
qui n’est pas sans importance pour le sujet qui nous occupe. En 
effet, le pied du môle est protégé de ce côté, contre les affouille- 
ments, par une sorte de radier en moellons, formant au devant du 
mur un dallage grossier dépassant légèrement le niveau de la 
plage et large de plusieurs mètres. 


A cet endroit, à marée descendante, viennent émerger de nom- 
breuses colonies de moules et des paquets d'algues, tandis que de-ci 
de-là stagnent de petites flaques d’eau de mer. 


Ce fut dans cette aire restreinte, dans la partie inférieure de la 
zone des marées, que nous observâämes pendant les mois de sep- 
tembre et d’octobre de nombreux petits essaims d’un minuscule 
Chironormide noir que nous reconnûmes depuis pour les 4j d’une 
espèce de Camptocladius nouvelle, qui se trouve décrite plus loin 
sous le nom de C. thalassophilus. 

_ Nous les avions pris d’abord pour une espèce banale provenant 
sans doute de la campagne voisine, quand, quelques jours après, 
des observations inattendues modifièrent cette manière de voir. 

Dans l'après-midi du 15 septembre, nous vimes à cet endroit un 
grand nombre de petits moustiques jaunâtres que nous n’avions- 








371 


pas vus les jours précédents et qui voletaient rapidement et fiévreu- 
sement, avec un va-et-vient incessant, sur les moellons, les algues 
et moules ruisselant d'humidité et à la surface des flaques d’eau. 
En les capturant nous reconnûmes aussitôt, à l’énorme appareil 
génital, les + de Clunio, qu'un examen ultérieur permit de rap- 
porter, sans aucun doute, à l'espèce Clunio marinus décrite par 
HaLiIDAY (1). Ce Diptère essentiellement marin est commun sur les 
côtes méridionales d'Irlande et d'Angleterre et sur les côtes 
septentrionales de France, depuis le Boulonnais jusqu’en Bretagne; 
il n’a jamais été signalé sur les côtes de Belgique, ni sur celles 
des Pays-Bas. 

Nous recueillimes bon nombre d’exemplaires et, à la suite 
de recherches attentives, nous réussimes à capturer 3 99 aptères, 
longues de 1 millimètre, ayant l'abdomen ratatiné et marchant avec 
peine sur les paquets d'algues vertes. Nous trouvâämes également 
une © non fécondée, plus vermiforme, d’un jaune clair tacheté de 
noir, rampant sur des Fucus; lorsque tout à coup survint un (j qui 
se précipita sur elle, et nous pûmes observer ainsi l’accouplement. 
Nous n’eûmes pas la chance de trouver des larves ou des nymphes. 
Une description détaillée des deux sexes, des métamorphoses et des 
mœurs de cet étrange diptère a fait le sujet d’une étude fort intéres- 
sante de R. CHEVREL (2). Ajoutons que nous revimes les 4 en 
nombre le 15 septembre, mais qu'ils avaient disparu entièrement 
le 26 du même mois. , 

La découverte de Clunio nous poussa à observer de plus près 
l’autre Chironomide, qui voltigeait toujours en grand nombre en 
compagnie des Clumio. Cette fois-ci, nous vimes que, près des 
endroits où dansaient les essaims des 4(Ÿ, se promenaient, sur le sol 
humide et à la surface des flaques d’eau, tantôt tenant les ailes rabat- 
tues sur l’abdomen, tantôt volant sur une courte distance, de-petits 
diptères jaunâätres qu’on eût pu confondre au premier abord avec 
des jf de Clunio. Toutefois ces allures lentes, différant totalement 
de la vivacité de ces derniers, ainsi que le voisinage des essaims, 
nous firent soupçonner que nous avions affaire aux 99 de Campto- 
cladius; en effet, plus d’une fois, nous vimes des 4j quitter les 
essaims, se mettre à vagabonder sur les objets émergés et les flaques 
d’eau; et il nous est arrivé souvent de les voir s'emparer de 
ces 90 jaunâtres posées tranquillement à la surface des petites 


(1) Cf. M. Bezzr, Clunio adriaticus ScuiN. var. Balearicus nov. Arch. de Zool. 
expérim. et génér. T. 51, fase. 4, Paris, 1913, p. 501-519, vide p. 513. 


(2) Cf. R. CHEvVREL, Sur un diptère marin du genre Clumo. Haripay. Arch. Zool. 
expér. et génér., vol. XX VIII, 1894, p. 583-593. 


912 


mares, puis, les tenant solidement fixées dans leurs pinces, les pro- 
mener à leur suite sur l’eau. 


Nous avons observé cette espèce du début de septembre jusqu’au 
10 octobre, date à laquelle cessèrent nos observations, et, pendant 
toute cette période, nous avons. constaté la présence de nombreux 
essaims de jf ainsi que de femelles, beaucoup moins nombreuses. 

Bien que nous n’ayons vu ni la ponte ni les larves de ce Campto- 
cladius, il nous parait fort probable que cette espèce constitue une 
véritable forme marine ; en faveur de cette manière de voir plaident 
non seulement l'habitat des adultes et leurs allures, semblables à 
celles d’autres espèces marines de cette famille décrites des côtes 
rocheuses, de même que la compagnie des Clunio, espèce essentiel- 
lement marine; mais encore quelques caractères morphologiques 
propres à cette espèce : ainsi l'existence d’un repli chitineux en 
forme d’épine, à la face interne de chaque segment basal de la pince 
du +, servant sans doute à maintenir plus fermement la ©; en 
second lieu, l’allongement manifeste de l’empodium favorise peut- 
être la marche sur les surfaces mouillées et sur les flaques d’eau; 
- enfin, on pourrait considérer la réduction de la faculté du vol chez 
la ®, qui trouve sur place des iieux favorables pour la ponte, comme 
une adaptation à la vie marine. 


Toutefois, il faudra rechercher cette espèce dans les eaux sau- 
mâtres, avant de pouvoir établir définitivement son caractère stric- 
tement marin. 


Notre Camptocladius se place, au point de vue éthologique, à côté 
de plusieurs Chironomides marins qui, sans présenter des phé- 
nomènes d'adaptation et de régression aussi prononcés qu’en 
montre le groupe du Clumio, possèdent néanmoins des mœurs 
marines analogues. Signalons ici : Orthocladius Kerviller KIEFFER 
trouvé par M. GADEAU DE KERVILLE dans un parc à huîtres, en Nor- 
mandie; Trichocladius marinus ALVERDES des côtes de Norvège; 
Thalassomyia Frauenfeldi ScxiN. de la Méditerranée; et Thalasso- 


myia(Scopelodromus]isemerina CHEVREL des côtes de Normandie (1). 


Pour expliquer la présence de Chironomides marins — qui 


(1) Cfr. ALVERDES, FR. Trichocladius marinus n.sp.,eine neue murine Chironomide 
aus dem norwegischen Skürgaard. Zeïitschr. f. wiss. Insektenbiol., vel. VII, 1911, 
p. 58-63. 


CHEVREL, R. Scopelodromus isemerinus, genve nouveau et espèce nouvelle de 
Diptères marins. Arch. de Zool. expér., 4° série, vol. I, 1903, p. 1-29. 


GADEAU DE KERVILLE, H., Recherches sur les Faunes marine et maritime de la 
Normandie, 2e voyage, Insectes (Bull. de la Soc. des Amis des Sciences nat. de 
Rouen, vol. 1897, p. 359-371), et, Se voyage, Insectes (loc. cit., vol. 1900, 
p. 194-206). 





pe, ” 





373 


jusqu'ici n’avaient été signalées que des côtes rocheuses — sur une 
plage sablonnense où normalement ne se présentent pas les condi- 
tions nécessaires au développement de ces diptères, — colonies 
d'algues et d’autres organismes émergés, flaques d’eau abandonnées 
à marée basse, — il faut tenir compte des nombreux ouvrages d’art 
construits sur notre littoral (brise-lames, estacades, jetées), qui ont 
réalisé en quelque sorte, en miniature, des stations analogues aux 
côtes rocheuses. 
Il est d’ailleurs fort probable que Clunio marinus s’est établi chez 
nous, à la faveur de ces constructions, par immigration d'individus 
venus de la côte française. Il faudra examiner à ce point de vue les 
nombreux brise-lames ainsi que les parcs à huîtres de notre littoral. 


Camptocladius thalassophilus nov. sp. — et ©. 


Le genre Camptocladius, créé par VAN DER WuLP aux dépens du 
genre Chironomus MEIGEN, ne diffère du genre Dactylocladius établi 
par J. KIEFFER que par le rameau postérieur de la nervure posticale 
de l’aile qui est coudé vers le milieu de sa longueur. 

Les yeux sont nus; les palpes composés de quatre articles ; les 
tibias antérieurs sont plus longs que les métatarses, l’'empodium est 
filiforme et cilié en dessous ; les pulvilles manquent. Les ailes sont 
nues et ne présentent que la nervure transversale antérieure. 


L'espèce nouvelle offre les caractères suivants : 


d : Tête noire. Palpes d’un jaune verdâtre ; le premier article 
est plus court que la moitié du suivant, les 2e et 3° articles sont 


presque d’égale longueur, le 4 est au moins une demi-fois plus 


long que le précédent. 

Antennes composées de 14 articles, d’un jaune Re les 
poils du plumet noirâtres. Le troisième article est plus large que 
long; le quatrième presque aussi long que large; à partir du cin- 
quième tous les articles sont plus longs que larges. Les articles 9-13 
sont deux fois aussi longs que larges ; le quatorzième article est plus 
court que les articles 2-13 réunis ; l’ensemble de ceux-ci atteignant 
une fois et demie la longueur de l’article terminal. Les troisième et 
quatrième articles portent des appendices sensoriels hyalins en 
forme de soies épaisses : ceux du troisième sont plus longs que la 
longueur de l’article; ceux du haies mesurent la longueur du 
cinquième article. 

Thorax : mésonotum, métanotum, scutellum, métasternum et 
côtés du thorax noirs. Balanciers j jaune verdâtre. 


Abdomen entièrement d’un noir verdâtre, légèrement plus clair 
sur le ventre. 


374 


Pince génitale de forme caractéristique (fig. 1). Article basi- 
laire présentant du côté interne une saillie en forme de dent (fig.1,,) 





Hip nl: 


placée ventralement ; 
un autre appendice 
(fig. 1), situé dorsa- 
lement et un peu dis- 
talement par rapport 
à l’autre, constitué par 
un fort crochet poin- 
tant en arrière et en 


dedans. Article termi- 
nal long, dilaté près, 


de la base et s’amin- 
cissant vers l’extrémi- 
té, fortement pubes- 
cent et terminé par 
une dent obtuse et 
creuse. 

Pattes d’un jaune 
verdâtre clair; ge- 
noux, extrémité des 
tibias et des articles 


des tarses très étroitement noirs. Fémur antérieur plus court 


que le tibia, celui-ci 


long que le tarse, atteignant 


près de deux fois et demie la longueur du métatarse; les deux 
derniers articles du tarse presque de même longueur, le troisième 


articleunedemi-fois plus 
long que le quatrième ; 
éperon du tibia antérieur 
très court. Poils du tibia 
intermédiaire une fois et 
demie à deux fois l’épais- 
seur de celui-ci, ceux du 
tibia postérieur mesu- 
rant deux fois à deux fois 
et demie son épaisseur ; 
l’éperon de chacune des 
deux paires de tibias 
épais, court et lisse de- 
puis la base. Peigne du 





EX 
/ PRÈS | 


Fig. 2. 


tibia postérieur jaune. L’empodium de tous les tarses est plus 
long que les crochets (fig. 2). Ceux-ci sont un peu coudés à leur 


extrémité. 


Ailes blanchâtres, paraissant nues à un grossissement de X 90 


379 


diamètres, très finement ponctuées à un fort grossissement (fig. 3.) 
Nervure auxiliaire (a) dépassant un peu la transversale. Sous-costale 
(b) offrant deux ou trois soies à la base. Radiale (r) très faible; 
cubitale (cb) presque droite, longuement dépassée par la costale ; 





FE 
Fig. 3. 


discoïdale (d) aboutissant presque à la pointe de l’aile ; rameau posté- 
rieur de la posticale (p°) pliée vers la moitié de sa longueur. 
Taille : 2,25 millimètres. 

© : Face, antennes et palpes en entier jaunâtres; arrière de la, 
tête d’un brun foncé. Palpes offrant la même conformation que 
chez le mâle. 

Antennes de six articles (fig. 4); deuxième article un peu 
moins long que le double du troisième, 
offrant un étranglement au niveau de 
l’union du premier et du deuxième tiers, 
portant deux verticilles de longues soies. 
Les articles trois. à cinq à peu près de 
même longueur, une fois et demie aussi 
longs que gros, un peu amincis aux deux 
extrémités. Les soies se trouvent insérées 
vers le milieu de chaque article. Les arti- 
cles deux à cinq portent chacun des ap- 
pendices hyalins sensoriels en forme de 
soies épaisses. Le sixième article est un 
peu moins long que les trois précédents 
réunis, terminé en pointe à l’extrémité et 
muni de plusieurs appendices hyalins. 

Mésonotum jaunätre, présentant quatre 
bandes d’un brun noirâtre, les médianes 
raccourcies en arrière, les latérales abrégées 
en avant. Mésosternum, métanotum et deux 
taches sur les côtés du thorax brun foncé. 
Scutellum d’un vert jaunâtre. Balanciers jaunâtres. 

Abdomen d’un jaune verdâätre sale. Les lamelles génitales sont 





Fig. 4. 





376 


jaunes (fig. 5); vues de profil, elles sont un peu anguleuses en 
arrière, prolongées en pointe en avant, couvertes d’une pubescence 
fine et garnies de quelques soies. 

Pattes jaunâtres; fémur antérieur un peu 
plus court que le tibia, lequel mesure un peu 
moins du double du métatarse. Tibias inter- 
médiaires et postérieurs à poils courts. Pour 
le reste comme chez le mâle. 

Ailes nues, sans ponctuation distincte à 
un grossissement de 90 diamètres, à ponc- 
tuation extrêmement fine et serrée à un fort 
grossissement. Nervure sous-costale garnie d’une rangée de petites 
soies sur toute sa longueur. Cubitus longuement dépassé par la 
costale, couvert d’une rangée de soies dans sa moitié terminale. 
Les autres détails comme chez le mâle. 


“ 





Fig. 5. 


Taille : 2 millimètres. 


Nombreux exemplaires 4 et ® recueillis à Zeebrugge (Flandre 
Occidentale). Un couple a été capturé «in copula ». 


x 
# * 


Cette espèce est nettement distincte des autres espèces décrites, 
par les caractères suivants : ailes nues, cubitus droit, longuement 
dépassé par la costale, empodiums plus longs que les crochets; 
pince génitale mâle caractéristique. 

Le tableau dichotomique suivant permet de distinguer d’un coup 
d'œil les exemplaires mâles des Camnptocladius à ailes nues. 


1. Panache des antennes blanc; appendices hyalins des antennes 
larges eLiCOurEs (1 ei ENS RC byss nus SCHRANRS 
Panache des antennes noir; appendices hyalins en forme de 
SOJeS ÉDAISSES HAUTS 2 


. . . . . . . . . si. 


2. Balanciers brun foncé ou noirs; 14° article des antennes au 

moins aussi long que les articles 2-13 réunis . . . . 5. 

Balanciers blanc jaunâtre ou verdâtre ; 14° article des antennes 

notablement plus court que les articles 2-13 réunis . . . %4. 

3. Fponin aussi long que les crochets; cubitus presque droit 

C. en GOETGHEBUER. 

Empodium égalant la moitié des crochets; cubitus arqué 

C. aquaticus KTEFFER. 

4. Cubitus non dépassé par la costale ; dernier article des antennes 

atteignant à peine la longueur des articles 10-13 réunis 

C. gracilis GOETGHEBUER. 

Cubitus longuement dépassé ; dernier article des antennes attei- 
gnant au moins la longueur des articles 8-13 réunis 

C. thalassophilus nov. sp. 





mr” ; 377 


Les espèces dont les femelles sont jaunes ou jaunâtres avec le 
mésonotum orné de bandes noires se différencient d’après le tableau 
suivant : 


1. Deuxième article des antennes portant un verticille de poils de 
même que le dernier ; ailes ponctuées 

C. exiquus GOETGHEBUER. 

— Deuxième article des antennes portant deux verticilles, le dernier 

SANSONPUESISOLE ST) AU MES SON NEA AU LEA ne nr PARENT 

2. Ailes ponctuées, empodium atteignant la moitié des crochets; 

dernier article des antennes d’un tiers plus long que le cin- 

quième article; taille de 3,5 mill.  C. vitellinus KIEFFER. 

Ailes nues; empodium plus long que les crochets; dernier article 

des antennes plus de deux fois aussi long que le cinquième 

article ; taille de 2 mill. . . . . CC. thalassophilus nov. sp. 


Travail fait au laboratoire de Zoologie de l'Université de Gand. 


Res 


378 


NOTES SYNONYMIQUES SUR LES STENUS 
ET DESCRIPTION D'UNE NOUVELLE ESPÈCE 
DE RUSSIE 


par JS. Bondroit. 


Stenus Bourtzefi n. sp. — D'un noir légèrement vernissé, 
orné d’une pilosité d’un gris doré, courte et assez éparse. appen- 
dices brun rouge, hormis les palpes testacés, le scape des antennes 
et les hanches noirs, le second article des antennes, les trochan- 
ters et les genoux rembrunis. Abdomen rebordé, une carène à la 


base des quatre premiers tergites découverts, le quatrième article 


des tarses simple. Long. 4.3 mill. 

Tête légèrement déprimée, ornée de deux sillons parallèles, assez 
profonds, leur intervalle convexe, ponctuation forte, pas très 
dense. 

Prothorax sensiblement plus étroit que la tête et les yeux, 
environ d’un cinquième plus long que large, côtés légèrement 
arrondis vers l’avant, rétrécis vers la base, la plus grande largeur 
un peu en avant du milieu. Pronotum orné d’un sillon assez large 
s'étendant de près de la base jusque vers le milieu, ponctuation 
forte et dense, l'intervalle de deux points valant en moyenne le 
tiers du diamètre d’un point. 

Elytres de la largeur de la tête, à peine rétrécies vers les épaules, 
pas plus longues que larges, très légèrement inégales, à ponctua- 
tion forte, dense, assez rugueuse, les points un peu confluents 
longitudinalement. 

Abdomen assez luisant, large, à peine atténué, à ponctuation peu 
forte, assez éparse, surtout au milieu des tergites. 

Ce Stenus dont je ne possède qu'une © provient de la vallée du 
Mesen (Russie). Il est voisin du clavicornis SGoP., mais très distinct 
par la massue des antennes rousse, l’aspect plus luisant, la ponc- 
tuation moins serrée, surtout à l’abdomen, et plus rugueuse aux 
élytres. 


Stenus foveiventris Faïrm., Kn. Fr., 1856, p. 578. — sub- 
depressus REY, Ann. Soc. Linn. on 1861, p. 149. _— (OS 
Fauv., Bull. ue inn. Norm., 2° série, 6, p. 96. 

Je crois pouvoir garantir Loti synonymie, car la description de 
FAIRMAIRE s’adapte assez bien au Sfenus subdepressus et, de plus, 
tout comme le Stenus explorator FAUV., le Stenus foveiventris est 
cité de Biscarosse. 


| 
| 
| 
1 
| 





879 


Stenus morio GR. var. aequalis REY, Ann. Soc. Linn. Lyon, 
1861, p. 158. — neglectus GERH., Deutsch. Ent. Zeitschr., 1899, 
p. 220 (forte). | 

D’après une note de M. L. BENicK (Entom. Mitt:, 1915, p. 44) le 
St. neglectus GERx. doit être considéré comme une forme aptère du 
St. morio; or, REY, après la description du Sf. acequalis, ajoute : 
« je ne la donne que sous réserve, car elle pourrait bien n'être 
qu'une variété brachÿptère du morio. » (Ann. Soc. Linn. Lyon, 
1883, p. 282.) 


Stenus trivialis KR., Ins. Deutsch., 760, p. 25. — {ransfuga 
Rey., Ann. Soc. Linn. Lyon, 1883, p. 282. 

La description du St. transfuga s'adapte bien au Sf. frivialis KR., 
espèce vulgaire en Italie. REY a placé, avec doute, le S€ trivialis 
comme synonyme du St. gracilentus FAIRM:, le Sf. frivialis est 
beaucoup plus épais que ce dernier (melanarius STEPH.). 


380 


HÉTÉROCÈÉRES NOUVEAUX png L'AMÉRIQUE DU SUD 


par Paul Dognin 


GEOMETRIDÆ 


? Scotura semisocia sp. nov. — 2 mill. — Espèce loute 
voisine de ? Scotura /Polypoetes] Jipiro Dax. dont elle ne diffère 
guère que par le blanc plus restreint des ailes inférieures. 
Antennes à faisceaux pédicillés, courts, plutôt épais et garnis de 
cils fins. Dessus des quatre ailes noir pâle fuligineux. Supérieures 
avec les nervures presqu’entièrement jaune clair et les taches 
blanches suivantes : une cellulaire peu après le départ de la cellule, 
immédiatement suivie entre la médiane et la 1 d’une tache interne: 
une postdiscale, assez ovale, assise sur la discocellulaire. L’aile est, 
en outre, traversée par une ligne subterminale blanche che- 
vronnée, le chevron entre 2 et 5 plus gros. Inférieures avec toute 
la cellule d’un blanc semihyalin, cette teinte débordant des 5, 4 
tigés à la 8. Franges couleur du fond. Dessous du même noir pâle; 
les supérieures avec les nervures concolores, sans ligne subtermi- 
nale, la tache postdiscale bien marquée, les autres diffuses; les 
inférieures et franges comme en dessus. Palpes noirs, la base en 
dessous jaune clair ; front avec des poils jaune clair, le vertex noir. 


Pacho, Colombie (2,200 mètres): un j pris par Fassr. 


Lissochlora vermiculata sp. nov. — 21 et 22 mill — 
Dessus des quatre ailes d’un vert d'herbe clair, coupé de nom- 
breuses stries irrégulières blanches. Supérieures avec la côte large- 
ment rosée, un point discal noir et deux lignes droites blanches : 
une antémédiane également écartée de la base à la côte et au bord 
interne et une postmédiane sensiblement parallèle au bord. Le bord 
terminal finement rose; la frange soufrée, coupée de touffes nervu- 
rales roses. Inférieures traversées immédiatement après le milieu 
par une ligne blanche parallèle au bord terminal qui est rose avec 
la frange comme aux supérieures. Dessous pareil mais blanchissant, 
les lignes moins distinctes et les bordures atténuées. 


Pacho, Colombie (2,200 mètres) ; deux 4j (FASSL). 


Racheospila dispilata sp. nov. — 26 mill. — Les quatre 
ailes vert tendre avec une série commune postmédiane de petits 
points nervuraux blancs précédés dans les mieux marqués d’une 


petite accumulation d’atomes, les lignes incurvées sur 2 puis paral- 





381 


lèles aux bords; chaque aile marquée d’un petit point discal noir; 
les supérieures avec la côte finement blanche et quelques points 
nervuraux marquant l’antémédiane. Dessous blanchissant, un peu 
moins dans la région costale des premières ailes, sans lignes ni 
points. Franges blanches. Palpes blancs; vertex entre les antennes 
blanc liséré de rose en dessus; gaines des antennes blanches; 
collier et thorax verts; dessus de l’abdomen vert pâle au départ 
puis blanchissant avec trois points dorsaux blancs lisérés de rose 
sur les 2, 4 et cinquième anneaux, le troisième tout petit; touffe 
anale blanche. 


Medina, Est de la Colombie (500 mètres); un « (FassL). 


Nediffère de Racheospila liriata Dan. (Ann. Soc. ent. Belg., vol. 49, 
p. 215, 1898) que par l’absence du liséré terminal rouge des ailes et 
ses palpes blancs. 


Blechroma pulverata sp. nov. — 33 mill. — Les quatre 
ailes vert d'herbe pâle, les dessins d’un lilacé délavé très pâle 
bordés d’ocre brunäâtre clair avec la base (plus largement aux supé- 
rieures) et le dessus du premier anneau noirs. Dessus des premières 
ailes avec une ligne antémédiane plus écartée au bord interne qu’à 
la côte, rattachée dans la cellule à la partie basilaire noire; un lavis 
lilacé partant de la cellule peu avant le trait discal noir, s'étendant 
entre la 4 et la sous-costale jusque peu après le départ de 8 et, 
entre 6 et 4, jusqu'à la ligne subterminale, la côte brunissant au- 
dessus du lavis; une ligne subterminale, suffusée au sommet 
jusqu’à l’apex, réduit à ses bords irréguliers de 7 à 4, parallèle au 
bord terminal de 4 à 2, rentrant de 2 au bord interne, deux petits 
traits postmédians reliant son angle intérieur de 2 à 4. Inférieures 
avec une série médiane de taches brisées, la tache postdiscale plus 
en dehors et une très large bande subterminale arrondie à bord 
extérieur irrégulier et bord intérieur coupé en escalier, parallèle 
au bord terminal. Franges lilacées. Dessous des quatre ailes et 
franges blanchissant, sans dessins mais avec les traits discaux noirs 
visibles aux supérieures. Vertex brunâtre lilacé ; sommet de la tête 
et collier vert pâle; ptérygodes à devant vert, le reste brunätre 
lilacé. 

Medina, Est de la Colombie (500 mètres) ; un  (FASsL). 

À placer tout auprès de Blechroma conflua WAKRREN. 


Hydata exsignata sp. nov. — 25 mill. — Bord terminal des 
supérieures légèrement renflé sur 5, des inférieures acuminé sur 6. 
Dessus des supérieures avec la première moitié interne et les deux 
premiers tiers supérieurs semitransparents verdâtres ; La base large- 


% 


382 





ment opaque et roussâtre; une lache discale n’atteignant pas la 4, 


opaque et verdâtre; une très large bordure terminale occupant le 
dernier tiers, opaque, d’un gris olivâtre coupé de roussâtre le long 3 


des 1 et 2, plus légèrement des 3, 4 et 5; cette bordure est coupée 
intérieurement par un sinus rentrant entre 5 et 6 et n’atteint pas 
le bord terminal de 4 à l’apex ni sur là côte, le fond reparaissant 
sur ces bords, plus profondément entre 7 et 8; l’extrême bord 
verdissant. Dessus des inférieures opaque, d’un gris olivâtre lavé 
de roussâtre notamment à la base, l’extrême bord verdissant, avec | 
un vague rappel des dessins du dessous. Franges blanches avec | 
quelques poils verdissants. Dessous des supérieures comme le 
dessus, les teintes moins accentuées; des inférieures blanchissant | 
avec l'indication, sous un cerlain angle, du point discal et d’une 
ligne postmédiane arrondie. De à 
Pacho, Golombie (2,200 mètres); une © (KASSL). | 
Espèce à placer auprès d’Hydata latifasciata \W ARREN. | 


Anisodes nivestrota sp. nov. — 33 mill. — Front blanchis- 
sant; départ des antennes blanc, sommet de la tête et dessus du 
thorax brun rougeûtre semé de poils blancs. Dessus des quatre 

‘ailes brun rougeûtre irrégulièrement semé de taches irrégulières 
blanches qui s'accumulent sur la côte et à l’apex des supérieures, 
dans la moitié basilaire et costale des inférieures. Premières ailes 
avec un trait discal, deux lignes (antémédiane et postmédiane) fes- 
tonnées, noirâtres, à peine plus teintées que le fond, la postmé- 
diane parallèle au bord mais rentrant sur la 2 et trois gros points 
subterminaux blancs, entre 3 et 4, 6 et 8. Inférieures avec une 
tache discale blanche bordée par un trait intérieur noirâtre et une 
ligne postmédiane arrondie, festonnée, également noirâtre. Fran- 
ges brun rougeûtre coupé de blanc. Dessous d’un blanc ochracé, 
légérement testacé aux premières ailes, avec une vague indication 
de deux fines lignes testacées communes (postmédiane et subter- 
minale) et les franges concolores. 


Lino, Panama (800 mètres); une © (ra) 


:  Heterephyra ephippiata sp. nov. — «j 27, & 28 mill. — 
Tête, dessus du corps et des ailes jaune orangé, les lignes noi- 
râtres. Supérieures avec un lavis rougeâtre sous-médian de la pre- 
mière ligne au bord terminal; un second lavis de la discocellulaire 
au bord entre 4 et 6; un trait discal noirâtre accompagné d’une 
tache rougeâtre et trois lignes : une antémédiane largement fes- 
tonnée; la postmédiane et la subterminale arrondies, parallèles, en 
chevrons réguliers, épaissis sur les nervures et les bords. Frange 


\ 











389 


concolore, pointée de noiràälre aux nervures. Inférieures avec la 
moitié apicale de l’aîle lavée de rougeûtre; une lache discale rou- 
seâtre coupée par un trait noirâtre et les deux lignes extérieures 
(postmédiane et subterminale) ainsi que la frange comme aux pre- 
mières ailes. Dessous des quatre ailes jaune orangé sablé de rou- 
geàtre plus particulièrement aux supérieures, la subterminale 
reparaissant en ponctuations nervurales pâles, les franges comme 
en dessus. 
Lino, Panama (800 mètres); une paire (FASsL). 


Berambe substriata sp. nov. — 14 mill. — Dessus du corps, 
des quatre ailes et des franges noir, ces dernières avec quelques 
poils blancs sous l’apex des premières ailes. Supérieures avec la 
côte coupée par les traits ocre suivants: quatre basilaires réguliè- 
rement espacés: un antémédian; quatre immédiatement après le 
milieu qui se touchent et un postmédian qui se dédouble en des- 
sous. Dessous des quatre ailes brun vineux sablé d’écailles gris 
lilacé quidominent dans toute la seconde moitié des secondes ailes 
et sur une partie des supérieures; ces dernières ailes traversées par 
des séries entrecoupées de stries blanches faisant suite aux cou- 
pures costales qui reparaissent en dessous, avec la région apicale 
s’éclairant de ferrugineux dès la ligne subterminale et jusqu’à la 6. 
Dessous des inférieures avec des stries entrecoupées basilaires et 
sur le bord abdominal, la série subanale éclairée de ferrugineux; 
franges gris noirâtre, blanchissant vers l’apex des premières ailes. 
Antennes noires, la gaine ponctuée de blanc. 

Muzo, Colombie (400 à 800 mètres); un  (FASsSr). 

Voisin de (Cleta) faragita ScHAUS. 


G. Hirthestes gen. nov. — Palpes droits dépassant un peu la 
tête; antennes subserrate, garnies de cils fins. Aïles allongées, les 
inférieures ovales, avec les deux angles arrondis. Dessous des infé- 
rieures avec la côte garnie de longs poils et, au milieu de la région 
costale, une sorte de tache d’androconia dont les poils jaunes cou- 
chés semblent plutôt épais et durs; nervures poilues en partie. 
Première paire de pattes avec une paire d’épercns; seconde paire 
avec les tibias garnis de très longs poils; pattes de derrière cachées 
dans de longs poils dont une touffe sort à la base des inférieures. 
Supérieures avec 3 d'avant l’angle; 4 de l’angle; 6 de l’angle supé- 
rieur; 10 d’avant 8.9 tigés sur 7; 11 de l’areolet; 12 libre. [nfé- 
rieures avec 2.3 tigés et 4 de l’angle. 

Type : Hirthestes-laniala sp. nov. 

Acidalia sericea KFELDER; Ptychopodas percrinita \WARR. (Nov. 
Zool. IV, p. 444) et subvestita Wanrr. (loc. cit., p. 445), appar- 
tiennent également à ce genre. 


384 


Hirthestes laniata sp. nov. — 19 mill. — Dessus des quatre 
ailes olivâtre pâle semé d’écailles luisantes surtout aux inférieures, 
les supérieures avec un point discal noir et une ligne postmédiane 
plus sombre, tremblée, un peu plus écartée sur la côte; les franges 
concolores. Dessous semblable. Front et sommet de la tête brun 
olivâtre; vertex et gaines des antennes blanc crémeux. 


Medina, Est de la Colombie (500 mètres); un ($ (FASSL). 


Hyriogona flavicosta sp. nov. — 18 mill. — Supérieures 
citron pâle avec la première moitié interne lilacée, cette teinte 
atteignant à peine la médiane et s’arrêtant peu après la naissance 
de 2 pour de là aller droit à l’angle interne, brunissant sur son bord 
extérieur; quelques écailles vineuses sur la 2, entre 3 et 4 et cel- 
lulaires; un assez gros point discal noir; la ligne antémédiane 
marquée par quelques atomes costaux ; la ligne postmédiane formée 
de quelques atomes qui se suivent, arrondis, de la côte à la 5, fai- 
sant un angle aigu sur 4, puis se fondant dans l’irroration entre 
3 et 4; quelques atomes subterminaux entre 3 et 4. Inférieures 
lilacées avec un petit trait discal plus sombre; une teinte postmé- 
diane ocre entre 3 et 6 lisérée de citron et marquant, sans doute, la 
ligne suivie d’une éclaircie postmédiane citron entre 2 et 5; le bord 
citron sur l’apex et jusqu'à la 4 Franges citron pâle. Dessous 
pareils, mais les teintes effacées. Tête lilacée; collier citron pâle; 
ptérygodes citron pâle, la pointe lilacée ; corps lilacé. 

Medina, Est de la Colombie (500 mètres); un 4 (FAssL). 


Port d’Hyriogona capitata WARREN dontil se distingue par sa côte 
citron, n’a pas la frange de poils le long de la cellule et sur la 
o comme Hyriogona fimbriata \NARREN. 


Anticlea mixticolor DoGniN. — Dans les mémoires de la 
Société entomologique de Belgique, tome 22, p. 24, j'ai décrit 
Perizoma mixticolor sur trois Ç® du Monte Tolima; Je reçois main- 
- tenant deux ‘44 de Yuntas près Cali et cette espèce sera mieux 
placée dans le genre Anticlea. 

29 et 30 mill. — Le premier «, presque typique, est pourtant 
déjà plus coloré que les 99 avec l’antémédiane et la postmédiane 
contrastées et une tache terminale noire assise sur 5 qui ressort plus 
vivement que dans le type. 

Le second que je propose de séparer sous le nom d’ab. rufis- 
trota se colore encore davantage. La large bande médiane, gris 
lilacé dans le type, devient rose sauf les coupures costales noires. 
La région terminale devient également rose, traversée par quelques 
taches postmédianes et terminales et la ligne subterminale irrégu- 
lière jaune verdâtre, la région apicale jusque vers 4 restant noire 





389 


avec l’irroration bleuätre lilacée typique. L’antémédiane noire qui 
limite intérieurement la bande médiane est coupée droite à son 
bord extérieur et non suffusée comme dans le type. Les inférieures 
sont d’un blanc jaunâtre, moins grisant que dans le type. En des- 
sous l’espace postdiscal clair ne s’arrête pas à la 4, mais continue 
jusqu’au bord interne en contournant sous la 4 l’angle de la bande 
médiane du dessus, le bord terminal s’éclaire de l’angle à la 4; les 
inférieures indiquant assez clairement une triple ligne postmé- 
diane coudée au centre. 


Yuntas près Cali, Colombie ; deux 4 (FASSL). 


Anticlea flexuosa sp. nov. — + 26, © 28 mill. — Dessus des 
supérieures lavé de vert tendre et de rose pâle, traversé par des 
séries de fines lignes noires, formant bandes, comme suit : trois 
basilaires dentées, légèrement arrondies; trois extrabasilaires 
semblables; trois antémédianes coudées sur la médiane, puis 
obliques et droites jusqu’au bord interne, précédant immédiate- 
ment le point discal noir assez gros; quatre postmédianes par 
groupes de deux, le groupe intérieur joignant le groupe des anté- 
médianes sur la nervure médiane, le groupe extérieur noircissant 
et fortement lunulé entre 4 et 6, suivi en partie d’un liséré blanc; 
une irroration rosée de 4 à 6 se dirigeant sous l’apex et coupant en 
deux la bande subterminale formée, de la côte à la 7, par deux fines 
lignes et, de la 6 au bord interne, par une ombre noire bien dentée 
et lisérée de blanc en dehors; un liséré terminal noir festonné 
lançant des grosses touffes noires dans la frange blanche. Dans le 
spécimen le plus coloré, les irrorations rosées lavent les régions 
sous-costales, médianes et, pour partie, internes; mais dans l’un 
des spécimens le rose disparaît et quelques parties blanchissent. 
Dessus des inférieures blanc gris luisant, laissant deviner une ligne 
terminale parallèle au bord, quatre fines lignes parallèles, droites, 
dont la plus intérieure passe sur le point discal; frange grisâtre 
avec de fines touffes nervurales noircissant. Dessous des inférieures 
comme le dessus, mais sablé d’atomes noirâtres, les dessins mieux 
marqués. Dessous des supérieures noirâtre avec le point et un 
vague rappel des deux dernières lignes du dessus. 


Bogota (2,800 à 3,200 mètres); Pacho (2,200 mètres); Ober Rio 
Negro (800 mètres); Colombie; plusieurs 44}, une © (FASSL). 


Anapalta terminisecta sp. nov. — 27 à 30 mill. — Dessus 
des supérieures avec la base et une très large bande médiane 
occupant plus de la moitié de l’aile olive sombre, traversé par des 
lignes noires plus ou moins fondues dans le fond, soit : deux basi- 
laires, deux antémédianes avant le point et trois postmédianes, ces 


ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. LVIII, 2-1 1914. 25 


386 


dernières plus dentées, les premières tremblées ; un point discal 
noir ; entre la base verte et la bande un espace verdâtre ochracé 
dont le bord extérieur se coude dans la cellule; bord extérieur de 
la bande médiane droit de la côte à la 7, puis en dehors et arrondi 
pour rentrer parallèle au bord terminal, marqué sur chaque ner- 
vure par un point blanc. Suivant ce bord : entre la côte et la 7 une 
éclaircie blanche suivie par une irroration brune sous-costale s’ar- 
rêtant à la ligne subterminale ; entre 5 et 3 une éclaircie ochracée 
atteignant le bord et couvrant la frange entre 4 et 3; une irroration 
brune à l’angle interne; une ligne subterminale interrompue de 
chevrons bruns; l’extrémité des nervures frangé de brun avec un 
trait noir de chaque côté; la frange olive coupée de clair. Infé- 
rieures blanc ochracé luisant avec le rappel de la ligne du dessous 
et un liséré terminal noir entrecoupé; le dessous sablé d’atomes 
noirâtres avec le point et une ligne subterminale arrondie; la 
frange concolore. Dessous des premières ailes noircissant avec une 
coupure costale ochracée postmédiane suivie de traits nervuraux 
marquant la ligne et un rappel ochracé de l’irroration terminale 
entre 3 et 5. Cette 1rroration qui ressort bien en dessus, donne un 
cachet spécial à l’espèce. 

Monte Socorro (3,400 à 3,800 mètres); Yuntas près Cali; Colom- 
bie, plusieurs 4 (FAsSL). 


Anapalta terminisecta fulvicincta subsp. nov. — 29 et 
31 mill. — Diffère du type par sa tonalité non plus olive sombre, 
mais brun rougeûtre ; l’espace extrabasilaire brun marron, bordé 
de chaque côté par une fine ligne blanche; la bande médiane égale- 
ment bordée en dehors par une ligne blanche continue, droite de la 
côte à la 7 puis bien dentée; la région terminale marron, brunissant 
sur 9, 6 et à la côte; la ligne subterminale marron en partie fondue 
dans le fond; la frange brune coupée de marron. Inférieures et 
dessous comme dans le type. 


Monte Socorro et Yuntas, près Cali, Colombie; deux 4j (FASSL). 


Anäâpalta orthoprorata sp. nov. — 30 à 32 mill. — Espèce 
bien voisine d’Anapalta /Cidaria) zara Taierry Mic (Le Natura- 
liste, 1° juillet 1895); elle est plus grande, les ailes plus larges, 
bien arrondies et je la crois distincte. Supérieures avec le fond 
vert et mousse, les lignes noires; base mousse traversée par trois 
lignes tremblées ; un espace extrabasilaire plus clair sans lignes 
distinctes ; le point discal précédé et suivi par trois fines lignes 
plus ou moins complètes sur un fond mousse s’assombrissant à la 
côte, la ligne extérieure sortant en dehors sur 6, puis arrondie, bien 
dentée, semant un gros point blanc sur chaque nervure et suivie 





387 


par deux lignes exactement parallèles, brunes de 5 à l’angle ; 


l’espace terminal brunissant avec une irroration noire de 5 à 
l’apex; quelques taches terminales noires entre les nervures ; une 
fine ligne terminale blanche tremblée de la côte, cessant sur la tache 
entre 5 et 6; un liséré terminal noir coupé par les nervures; la 
frange brun et clair. Dessus des inférieures gris, la frange à reflet 
ochracé. Dessous des quatre ailes gris brun avec les points discaux, 
trois coupures costales ochracées au dernier quart des supérieures, 
les inférieures avec une ligne postmédiane et une subterminale 
distinctes dans deux cotypes. 

Yuntas près Cali; Monte Socorro (3,500 mètres); Colombie ; 
quatre «4 (FASSL). 


Hammaptera irrelata sp. nov. — 35 mill. — Ressemble à 
Hammaptera (Cidaria) Kirschi MAASSEN (Stübel’s Reise, pl. IX, 
fig. 10, p. 167) mais d’un brun plus soutenu; la ligne postmédiane 
bordant extérieurement la bande médiane moins anguleuse, suivie 
non de blanc, mais de vert pâle et de rosé puis d’une ligne géminée 
noire bien festonnée (que remplace une ombre dans Kèrschi). Des- 
sus des inférieures blanc laiteux, l’apex immaculé, un tout petit 
point discal se voyant seul par transparence. Dessous des supé- 
rieures avec la bande postmédiane claire moins interrompue par 
le nuage noir entre 2 et 4. Dessous des inférieures blanc laiteux, 
l’apex concolore, avec le point, quelques vagues traces de plusieurs 
lignes parallèles et une légère ombre subterminale interrompue. 


Pacho, Colombie (2,200 mètres); un «4 (FAssL). 


Rhopalista probataria viridans subsp. nov. — 40 mill. — 
Diffère de Rhopalista (Hammaptera) probataria H. Scx. fig. 404 405 
en ce que le dessus des supérieures verdit entièrement, les lignes 
seules d’un vert olive sombre noircissant à peine par places; en ce 


que le dessus des inférieures tourne au noir pâle irroré de rou- 


getre dans la seconde moitié. En dessous les dessins se dévelop- 
pent; supérieures avec la côte sablée de gris fauve, une éclaircie 
postdiscale pâle entre 4 et 6, une éclaircie terminale entre 3 et 4, 
l’éclaircie apicale et une série subterminale de points intranervu- 
raux clairs; inférieures gris fauve avec le point discal, quatre 
lignes dentées parallèles arrondies et une ombre noïirätre terminale 
coupée par quelques points terminaux pâles. 
Environs de Loja, Equateur; deux 44. 


Orthoprora plumbeipennis sp. nov. — 35 mill. — Espèce 
toute voisine d’Orthoprora rojiza DGN. décrite de l’Equateur mais 
que j'ai également recue de Colombie. Dessus des supérieures 


388 


avec la base brune, traversée, dans l’exemplaire le mieux marqué, 
par trois lignes noires parallèles légèrement arrondies, la troi- 
sième lisérée de fauve (rojiza a la même disposition mais les 
lignes sont plus droites et tremblées); une antémédiane lançant 
deux angles aigus dans la cellule et la sous-médiane, noire, lisérée 
intérieurement de gris, précédée d’un fond brun coupé par trois 
traits costaux noirs (cette ligne est totalement différente dans 
rojiza dont l’antémédiane est à peine ondulée et parallèle aux 
lignes environnantes); la ligne antémédiane suivie par un fond 
brun traversé par deux lignes noires parallèles, ondulées; un 
espace médian gris olivätre contenant le point discal noir lequel 
ne touche aucune des deux lignes (dans rojiza ce point est placé 
‘tout contre la ligne intérieure), l’espace médian bordé de chaque 
côté par une ligne dont l’extérieure à peine plus ondulée que l’in- 
térieure (dans rojiza elle est fortement flexueuse) est suivie par 
un espace postmédian brun qui contient deux lignes suffusées 
noires, incomplètes qui lui sont parallèles; l’espace postmédian 
limité par une ligne subterminale arrondie en dehors sous la côte 
et surtout entre 3 et 4, noire et bien dentée, se termine aminci 
sur le bord interne; la ligne subterminale lisérée de gris en dehors; 
bord terminal avec une éclaircie brun fauve à l’apex et une série 
d’ombres intranervurales noires coupées d’un chevron blanc, les 
deux ombres entre » et 7 formant tache; un liséré terminal noir 
coupé aux nervures; la frange coupée de brun et de noir. Dessus 
des inférieures et franges gris ochracé luisant. Dessous des quatre 
ailes noirâtre avec les points discaux noirs et la vague indication 
d’une postmédiane (rojiza a le dessous plus clair, la postmédiane 
fortement marquée comme les points et même une ligne sub- 
terminale). 

Monte Socorro (5,400 à 3,800 mètres); Paramo del Quindin 
(3,800 mètres); Colombie; trois (ÿ (FASSL). 


Orthoprora plumbeipennis ab. tenuistrigata ab. nov. — 
3» mill. — Diffère du type en ce que l’espace médian, aminci, de 
largeur sensiblement égale et à peine flexueux, devient ocre cou- 
pant ainsi l’aile en deux, les teintes grises et blanches de l’aile 
tournant à l’ochracé. 

Monte Socorro (3,400 à 3,800 mètres); Colombie; deux jf 
(FASSL). 


Orthoprora plumbeïpennis ab. curviviata ab. nov. — 
35 mill. © 44 mill. — Diffère de l’aberration précédente en ce 
que l’espace médian ocre est plus large, renflée notamment sous la 
côte et 3.4; la ligne antémédiane s’irrore entièrement de gris et 





989 


l’irroration se continue jusqu’à la base par la sous-costale, la mé- 
diane et la 1 ; la teinte du dessous prend un reflet cuivreux. 

Monte Socorro; Tochesito, Quindin (5,000 mètres) ; Colombie ; 
une paire (FASSL). 


Orthoprora plumbeipennis ab. cervinipennis ab. nov. — 
36 mill. — Cette variété semble à première vue une espèce toute 
différente, mais elle pourrait bien n'être qu’une variation extrême 
de plumbeipennis. Dessus des supérieures entièrement fauve brun 
coupé par une ligne basilaire brun noir géminée, plus droite que 
dans le type; un point discal noir relié à la côte par une double 
ligne formant comme un V aplati, reserré sur la sous-costale et 
accompagné de chaque côté par deux fines lignes parallèles dont la 
première se ferme sous le point et, avec la seconde, continue jus- 
qu’au bord interne en une ombre légère ; des traits nervuraux brun 
noir coupés de clair marquant les dents de la ligne subterminale, 
suivis de l’angle à la 7 par des taches intranervurales ochracées 
coupées de deux traits vert olive, les deux taches entre 5 et 7 
presqu'entièrement vert olive; la frange concolore. Dessus des 
inférieures et dessous des quatre ailes comme dans le type. 


Monte Socorro (3,400 à 3,800 mètres); Colombie ; un d (FASssL). 


Orthoprora anticleata Sp. nov. — 32 mill. — Dessus des 
supérieures avec le premier tiers basilaire et une large tache sur le 
dernier tiers costal gris lilacé, le reste de l'aile gris ochracé, tra- 
versé par trois lignes géminées à bords brun noir et centre ferru- 
gineux ; une basilaire incomplète; une antémédiane un peu 
flexueuse bordant l’espace gris lilacé ; une postmédiane oblique 
limitant la tache costale de la côte à la 6, cessant à la 6, mais conti- 
nuée par une série de points nervuraux bruns pour finir de la 4 au 
bord interne sur un trait juxtaposé à l’antémédiane ; une irroration 
noire de 6 à l’apex limitant la tache en dessous; frange gris 
ochracé. Dessus des inférieures et frange ochracé blanchâtre. 
Dessous des quatre ailes et franges grisâtres ; les supérieures avec 
un point discal et une ombre noirâtre sur la côte avant l’apex ; les 
inférieures avec le point discal et une série postmédiane arrondie 
de points nervuraux noirs. 


Yuntas près Cali, Colombie; une © (FAssL). 


Orthoprora seminigrata sp. nov. — 32 et 36 mill. — Dessus 
des supérieures avec le premier tiers basilaire ocre terreux, le reste 
de l’aile brun noir à reflet lilacé. Premier tiers traversé par une 
extrabasilaire géminée brune bien dentée, suivie par trois lignes 
parallèles à départ costal brun puis terreuses et fondues dans le 


390 x 


fond; l’espace brun: noir limité intérieurement par une ligne noire 
suivie d’une seconde ligne parallèle, avec le point discal terreux, 
une double ligne postmédiane noire bien dentée, la seconde bordant 
une large tache costale terreuse n’atteignant pas l’apex et descen- 
dant sous la 7; une série de taches subterminales terreuses che- 
vronnées intranervurales de 6 au bord interne avant l’angle, la 
pointe intérieure des chevrons marquée d’un trait nervural gris 
blanc; toutes ces taches terreuses traversées par une ligne dentée 
brune ; frange brun noir coupée d’une touffe terreuse à l’extrémité 
des nervures. Dessus et dessous des inférieures d’un noirâtre 
ochracé avez le point et une postmédiane arrondie qui se distin- 
guent avec peine, une légère ombre terminale et la frange plus 
claire. Dessous des supérieures noirâtre avec le point et la côte 
marquée subapicalement par une série de traits ochracés, continués 
par quelques points nervuraux subterminaux; frange comme en 
dessus. 

Yuntas près Cali; Monte Socorro (3,400 à 3,800 mètres), 
Colombie; deux (ÿ (FASSL). 





Isodiscodes albicurvata sp. nov.— + 28 à 50 © 32 mill.— 
Dessus des supérieures varié de blanc et de brun marron; la base 
_marbrée de ces deux teintes, les marbrures blanches dominant 
antémédianement et comme coudées, ou plus en dehors, dans la 
cellule; une bande postmédiane brun marron, plus large au départ 
de la côte, passant sur la discocellulaire puis recourbé en dehors et 
se prolongeant entre 2 et 3 jusqu'au bord terminal, la partie inté- 
rieure rentrant en dedans sur le bord interne; cette bande est 
suivie par une large éclaircie blanche formant également demi-lune 
de la côte au bord terminal entre 3 et 4 et reparaissant postmédia- 
nement entre 1 et 2, cette éclaircie blanche est coupée et bordée 
par trois fines lignes brun marron, parallèles et dentées; région 
terminale brun marron marbrée d’irrorations subterminales 
chevronnées blanches surmontant des irrorations terminales en 
forme de cônes ; un liséré terminal brun émettant de fortes touffes 
nervurales brunes dans la frange ochracée. Dessus des inférieures 
ochracé gris luisant avec le point et trois lignes (postmédiane, 
subterminale et terminale) plus sombres, la frange ochracée coupée 
de touffes brunes;le dessous sablé d’atomes ocre notamment sur les 
nervures avec de fines stries brun noirâtre, le point et les lignes 
bien marqués. Dessous des supérieures noircissant et en même 
temps s’éclairant assez vivement d’ocre sur la côte et l’emplace- 
ment de l’éclaircie blanche du dessus. 


Yuntas près Cali; Monte Socorro (3,400 à 3,800 mètres); 


Colombie; plusieurs y, une © (FASSL). 


NE 


300 


391 


Isodiscodes. nitidata sp. nov. — + 27 © 98 mill. — Dessus, 
des supérieures brun noirâtre et blanchâtre; la première moitié 
comme marbrée de blanchâtre et laissant deviner les lignes brunes 
suivantes, d’ailleurs partiellement fondues et mal délimitées : une 
basilaire ; une extrabasilaire; le point discal bien marqué entre 
l’antémédiane et la médiane; une postmédiane dentée suivie en 
dehors par une irroration blanchâtre dentée; la région terminale, 
apicale surtout, brune coupée par une fine ligne terminale blanche 
suffusée sur le bord sauf à l’apex et sur 5. Frange blanche et brune 
avec un peu d’ochracé dans la moitié inférieure. Dessus des infé- 
rieures gris luisant, la frange s’ochraçant. Dessous des quatre ailes 
gris noirâtre; les inférieures avec une série terminale de points 
nervuraux blancs ; les supérieures avec quelques coupures ochra- 
cées costales et un vague rappel partiel de la ligne terminale du 
dessus. 

Cette description est faite sur la © plus fraiche. 

Yuntas près Cali, une paire; Monte Socorro (3,400 à 3,800 mètres), 
un (j, Colombie (FASsL.). 

Cette espèce rappelle Psammoclysta [Cidaria] cinercolimitata 
THiERRY MIEG. 


Psaliodes torsilinea sp. nov. — 17 mill. — Ressemble à 
Psaliodes dislocata \WARREN, mais de taille presque moitié moindre. 
Dessus des supérieures brun avec la côte coupée d’atomes jaunâtres, 
la base marbrée de blanc et les lignes blanches suivantes : une 
antémédiane géminée, épaisse, deux fois coudée; une postmédiane 
géminée, amorcée du bord interne à la 2 puis de la côte à la 6, se 
continuant de 6 sous la 4 par deux traits tremblés beaucoup plus 
rapprochés du bord terminal; un troisième trait tremblé, parallèle, 
de la 6 à la 3, représente la ligne subterminale qui reparait vers la 
côte ainsi qu’au bord interne; quelques traits terminaux blancs, 
irréguliers, entre 6 et 3; la frange brune coupée intranervurale- 
ment de jaunâtre. Dessus des inférieures brunâtre avec le point 
cellulaire noirâtre, une ligne postmédiane blanche arrondie, 
faiblement marquée et la frange jaunâtre. Dessous des supérieures 
brunâtre, lavé de jaunâtre sous la côte et sur les extrémités nervu- 
rales des 8 à 4, avec le rappel des deux dernières lignes blanches 
coupées comme en dessus, mais la subterminale continue de 5 à 8 
et la postmédiane coupée par une ligne noire parallèle au bord, 
allant de la côte à la 3. Dessous des inférieures avec de nombreuses 
stries blanches; un assez gros point discal noir et une postmédiane 
noire, arrondie. Franges comme en dessus. Antennes noires fine- 
ment coupées de jaunâtre. 


Lino, Panama (800 mètres); une © (FAssL). 


392 


Psaliodes cupreipennis sp. nov. — 16 et 17 mill. — Les 
quatre ailes brun rouge cuivreux. Dessus des supérieures avec la 
côte coupée par quelques atomes jaunes; quatre lignes transver- 
sales plus rougeâtres que le fond, sablées d’atomes jaunes (extraba- 
silaire et antémédiane ondulées, postmédiane interrompue entre 
3 et 6, terminale indiquée à l’apex, entre 6 et 4 et vers l’angle): 
diverses taches irrégulières blanches accompagnant les lignes, 
savoir : trois taches (sous médiane, cellulaire et costale) immédiate- 
ment en dehors de la seconde ligne; cinq taches lunulées précé- 
dant immédiatement la postmédiane, savoir : deux internes du 
bord à la 2, la troisième entre 4 et6, beaucoup plus rapprochée du 
bord terminal, la quatrième entre 6 et 8 plus intérieure que la cin- 
quième, costale; quelques petites taches terminales entre 4 et 8. 
Extrémités des nervures et liséré terminal noirâtres. Dessus des 
inférieures avec l’indication d’un point discal noir. Dessous des 
premières ailes grisant dans la moitié interne avec le rappel d’une 
partie des dessins. Dessous des inférieures avec le point discal noir 
bien marqué. Franges jaunâtres coupées de grosses touffes nervu- 
rales noires. 

Santo Domingo, Carabaya, Pérou; Castro, Parana; plusieurs ©9. 

Diffère de Psaliodes picta WARREN (Nov. Zool., XI 1904, p. 68) 
par ses inférieures concolores et la tache costale postmédiane 
blanche des supérieures, coupée en deux traits dans cupreipenms, 
triangulaire dans picta. 


Cœnocalpe favillacea sp. nov. — 24 et 26 mill. — Dessus 
des quatre ailes gris à tendance rosée, les dessins noirs. Supé- 
rieures traversées par une fine basilaire arrondie; une double 
extrabasilaire dont la seconde se diffuse intérieurement; une double - 
antémédiane coudée sous la côte dont la première se diffuse exté- 
rieurement et la seconde est immédiatement suivie du point discal; 
quatre fines postmédianes parallèles, dentées, dont la dernière 
semi-lunulée de 4 à 6 se diffuse intérieurement de la côte à la 4, la 
diffusion recouvrant les deux lignes précédentes; une fine subter- 
minale dentée, parallèle, semant des petits points noirs sur les ner- 
vures; une légère ombre terminale de 4 à 5; un liséré terminal noir 
festonné; frange concolore, à première moitié plus épaisse. Dessus 
des inférieures avec une fine antémédiane précédant le point discal 
et suivie par deux fines lignes parallèles ; la postmédiane un, peu 
plus épaisse, dentée, Suivie par la subterminale parallèle et ponc- 
tuant les nervures; encore deux fines lignes indistinctes, parallèles; 
le liséré et la frange comme aux premières ailes. Toutes ces lignes 
se laissant bien deviner mais en partie fondues dans le fond et peu 
distinctes. Dessous des quatre ailes gris sablé de fins atomes noi- 





393 


râtres avec les points discaux et quelques légers rappels partiels de 
lignes, la frange concolore. 


Bogota (2,800 à 5,200 mètres), Colombie; deux (ÿ (FASSL). 
Espèce rappelant et voisine de Goenocalpe apicata (GUÉNÉE). 


Cœnocalpe bistrigata sp. nov. — 24 à 25 mill. — Supé- 
rieures allongées, l’apex un peu acuminé, avec la côte grise cou- 
pée par de nombreux départs de lignes noires qui cessent sur la 
sous-costale et une série de lignes obliques allant du bord interne à 
la sous-costale : une basilaire et une double extrabasilaire noire sur 
fond gris rosé, les deux extrabasilaires suffusées ensemble; trois 
lignes blanches à peine séparées par quelques écailles noires, très 
légèrement incurvées; trois lignes noires suffusées ensemble, la 
seconde passant sur le point discal suivies à une petite distance par 
trois autres lignes noires dont la dernière, comme les deux lignes 
blanches suivantes, se coude assez fortement en dehors entre 2 
et 3, 3 et 4; ces trois lignes remontent obliquement vers l’apex, se 
coudent sur la sous-costale et rentrent sur la côte, elles se diffusent 
entre elles et avec les lignes précédentes, forment ainsi une large 
bande médiane noire; cette bande est suivie par deux lignes blan- 
ches qui se coudent entre 2 et 3,5 et 4, puis se fondent pour finir, 
droites, sur l’apex même; elles sont suivies sur le fond terminal 
gris rosé par deux très fines lignes blanches du bord à la 5, puis 
d’une ombre noire jusqu’à l’apex; une ombre terminale noire tra- 
versée par une fine ligne blanche tremblée; un fin liséré terminal 
noir; la frange blanche coupée par deux lisérés noirs (central et 
final). Dessus des inférieures blanc avec le point discal et une suc- 
cession de lignes noirâtres parallèles, plus ou moins diffusées : une 
basilaire; le point précédé par une antémédiane et suivi par quatre 
lignes, la dernière plus largement diffusée; encore quatre lignes, la 
dernière diffusée, coupée par une fine ligne blanche: liséré et 
franges comme aux supérieures. Dessous de celles-ci noirâtre avec 
le rappel dans la seconde moitié costale de lignes dentées noires. 
Dessous des inférieures blanchissant, les lignes du dessus rappelées 
par des séries de lunules noires entrecoupées. Chaque aile avec le 
point. 

Bogota (2,800 à 3,200 mètres); Colombie; quatre 4% (FAssL). 

Cette espèce se distingue de Coenocalpe effluata SNELLEN el 
cincta SCHAUS par sa taille plus grande et ses lignes subterminales 
coudées entre 2 et 5. 


Cœnocalpe inflexa sp. nov. — 25 mill. — Dessus des supé- 
rieures gris traversé pas une série de lignes parallèles obliques; la 
base grise, traversée par trois lignes noires dont la dernière diffu- 


394 


sée, est suivie par trois lignes blanches puis deux noires dont la 
première diffusée; le point discal noir bien marqué; l’espace mé- 
dian gris suivi par quatre lignes noires dont les deux premières 
rentrent sur la côte comme toutes les lignes précédentes, ia der- 
nière, diffusée, est lisérée de blanc, sort en dehors par un coude de 
2 à 3, encore plus accentué de 3 à 4, puis rentre sur 9 pour, de là, 
aller droit à la côte parallèlement au bord; le liséré blanc est suivi 
de deux autres lignes blanches parallèles; espace terminal gris, 
marqué de quatre taches subterminales noires de 5 à la côte et 
coupé par une ligne blanche festonnée. Dessus des inférieures 
blanc avec le point et une série de lignes parallèles noirâtres peu 
marquées, les terminales diffusées, Les quatre ailes avec un fin 
liséré et la frange noiratres, cette dernière mêlée de poils blancs. 
Dessous des quatre ailes gris avec les points discaux et le rappel 
d’une pañîtie des lignes. 

Bogota (2,800 à 3,200 mètres), Colombie; un « (FASSL). 

Cette espèce rappelle emanata DOGNIN par la disposition de ses 
lignes subterminales qui aboutissent à la côte, non à l’apex ; mais 
celles-ci sont coudées. 


Cœæœnocalpe crenatilinea sp. nov. — (4j 22, 99 24 et 28 mill. 
— Dessus des supérieures gris avec le tiers basilaire suffusé de 
blanc et traversé par une série de fines lignes grises parallèles à 
peine arrondies; le tiers médian avec le point discal noir précédé 
d’un groupe de deux lignes et suivi d’un groupe de trois lignes, 
suffusé de blanc sur la côte et sur son centre entre les deux groupes 
de lignes, les dernières lignes un peu plus obliques, la toute der- 
nière, dentée entre les nervures, rentrant légèrement sur 2, un peu 
plus rapprochée de l’angle au bord interne que de l’apex sur la 
côte; le tiers terminal suffusé de blanc et traversé par trois lignes 
grises parallèles qui n’atteignent pas la côte mais, vers la 6, se 
réunissent en une ombre grise qui forme un trait droit sur l’apex; 
frange blanche tachetée de gris. Dessus des inférieures blanchâtre 
semé de quelques atomes gris, la frange comme aux supérieures. 
Dessous blanchâtre saupoudré d’atomes gris, les supérieures avec 
le point et le rappel partiel des lignes du tiers terminal; les infé- 
rieures avec le point et une postmédiane arrondie suivie de plu- 
sieurs lignes indistinctes. Franges comme en dessus. 

Angasmarca, Pérou; un (j et deux 99. 


La description est faite sur les © un peu mieux marquées. 
Pourra se placer auprès de Coenocalpe densilineata WARREN. 


Coenocalpe dentilinea sp. nov. — 21 et 22 mill. — Dessus 
des supérieurs gris rosé, la côte coupée par le départ de nom- 
breuses lignes grises qui se coudent sous elle et traversent l’aile, 








395 


\ 


parallèles entre elles ainsi qu’au bord terminal; plusieurs de ces 
lignes sont finement lisérées de blanc notamment la ligne précé- 
dant le point discal puis la quatrième le suivant, ces deux lignes 
suffusées et marquant l’espace médian; cette quatrième ligne 
dentée entre chaque nervure ainsi que les précédentes d’ailleurs, se 
coude en dehors entre 2 et 5, elle aboutit au bord interne et à la 
côte sensiblement à égale distance de l’angle et de l’apex; elle est 
suivie par une fine ligne blanche parallèle marquée de points ner- 
vuraux noirs sur chacun de ses deux côtés; bord terminal coupé 
par une vague ligne blanche et avec une ombre indistincte de 6 à 
Papex; la frange concolore Dessus des inférieures et frange blan- 
châtre rosé avec quelques départs indistincts de lignes sur le bord 
abdominal. Dessous gris rosé sablé d’atomes avec les points, les 
inférieures avec l'indication de plusieurs lignes mal définies ; les 
franges concolores. 


Bogota (2,800 à 3,200 mètres), Colombie; quatre 4(Y (Fassr.). 


Cambogia mediogrisea sp. nov. — 18 mill. — Les quatre 
ailes avec le bord terminal arrondi, d’un marron dilué par places 
d’ochracé, la côte des premières ailes et les bords terminaux assom- 
bris, les dessins bruns. Supérieures avec une double antémédiane ; 
le point discal noir; une double postmédiane, les deux lignes écar- 
tées l’une de l’autre, la première arrondie, la seconde légèrement 
coudée entre 3 et 4, 6 et 7, l’espace entre les lignes avec quelques 
suffusions brunes sur le fond concolore. Inférieures avec le point 
discal noir immédiatement suivi de la postmédiane double faisant 
suite et semblable à celle des supérieures. Extrémités des nervures 
brunissant; franges concolores. Dessous d’un marron plus égal et 
soutenu avec le vague rappel en sombre des points et de la post- 
médiane, les franges concolores. Tête, corps et pattes couleur du 
fond. 


Lino, Panama (800 mètres); deux 4j" (FAssL). 
Pourra se placer auprès de Cambogia ferruginata WARREN. 


Camhogia Warreni sp. nov. — 19 mill. — Fond des quatre 
ailes jaune citron en dessus, blanchissant en dessous, couvert de 
nombreuses lignes et taches d’un brun violacé, pâlissant en 
dessous. Supérieures avec la base striée de lignes épaisses, presque 
confluentes, jusqu’au point discal qui est net et suivi d’un peu de 
fond ; toute la seconde moitié de l'aile couverte par une grosse 
tache formée de lignes confluentes laissant un peu de fond libre 
postmédianement entre 4 et 6, terminalement entre 7 et 4,5 et 
l’angle, le long du bord interne et sur quelques taches costales. 
Inférieures avec une ligne basilaire, le point discal, une postmé- 


396 


diane géminée suivie d’une ligne incomplète, d’une épaisse subter- 
minale dentée et d’une fine terminale dentée; toutes ces lignes 
coagulées sur 5 et 4 formant ainsi une sorte de trait longitudinal. 
Franges citron coupées de brun violacé notamment sur 3 et 4. 
Dessous pareil, plus pâle et les lignes moins-marquées. 


Pacho, Colombie (2,200 mètres); une © (FASSL). 


Amaurinia furvibasis sp. nov. — 20 mill. — Supérieures à 
bord terminal bien coudé sur 3, 4; inférieures allongées, obtuses, à 
bord presque droit de l’apex à la 4 et de la 3 à l’angle. Premières 
ailes lilacé pâle avec une bordure terminale citron rentrant inté- 
rieurement en demi-cercle de l’apex à la 4 et de la 5 à l’angle, le 
violacé du fond plus teinté le long de la bordure. Inférieures avec 
la première moitié lilacé pâle, la seconde lilacé foncé (les deux 
teintes séparées comme par une ligne droite) et une bordure termi- 
nale citron, à bord intérieur festonné, légèrement plus étroite à 
l’apex et à l’angle. L’unique exemplaire que je possède, assez 
défraichi, n’a plus de frange mais celle-ci semble citron. Dessous 
pareil, les teintes affaiblies. 

Muzo, Colombie (400 à 800 mètres); un 4 (FAssL). 


Callipia parrhasiata intermedia subsp. nov. — 53 à 57 
mill. — Cette race semble faire le passage entre Callipra parrha- 
siata GN. et Callipia rosetta TH. M. — languescens WARREN. D’un 
rose tenant le milieu entre celui des deux espèces précitées, elle 
diffère de parrhasiata par son rose moins vif, en ce que le rose du 
fond sépare plus ou moins complètement de la bande terminale aux 
supérieures la tache discale d’ailleurs plus ou moins réduite et en 
ce que cette même bande terminale commence plus ou moins à être 
coupée d’ochracé sur son bord terminal, les inférieures gardant leur 
bande terminale intacte comme dans parrhasiata. De rosetta elle 
diffère par son rose plus vif, en ce que la bande terminale noire 
des supérieures reste plus large et plus complète et surtout en ce 
qu'aux inférieures cette bande reste complète alors que dans rosetta 
le noir est coupé par une bordure terminale ochracée plus ou moins 
épaisse. En dessous les trois formes se rapprochent sensiblement. 

Loja, Equateur; Limbari (type) et Agualani, Carabaya, Pérou 
Sud-Est; plusieurs jf. 


Heterusia coerulescens sp. nov. — 24 mill. — Dessus des 
quatre ailes noir ; supérieures avec la base et la première moitié de 
la région interne sablées d’atomes gris verdâtre; trois lignes de la 
même teinte : une extrabasilaire de la côte à la médiane puis qui se 





397 


fond dans la tache interne ; une antémédiane tremblée qui traverse 
la dernière partie de la cellule et cesse à la nervure médiane; une 
postmédiane de la côte à la 7, puis de la 2 au bord interne (toutes 
ces lignes marquant la côte d’un trait blanc); deux coupures 
blanches costales avant l’apex. Inférieures saupoudrées de gris 
verdâtre sur la première moitié avec un point discal noir et une 
ligne subterminale marquée seulement au départ du bord abdo- 
minal. Franges noires coupées de blanc entre les nervures. Dessous 
des premières ailes avec la première moitié blanche striée de noir; 
la région centrale de la discocellulaire incluse à la moitié de 6 puis 
de là à l’angle et au bord terminal sur 3, noire; la région apicale 
jusqu’à la 3 et la seconde moitié costale brun ferrugineux en partie 
saupoudrées d’ocre et de blanc; la côte avec les coupures blanches 
du dessus, la coupure postmédiane blanche descendant Jusque vers 
la 6. Dessous des inférieures blanc avec des stries brun ferrugineux, 
plus nombreuses sur l’apex et le bord terminal jusqu’à la 3. Franges 
comme en dessus, les coupures blanches plus fortes. 
Medina, Est de la Colombie (500 mètres); un « (FASSL). 


Heterusia proanodes sp. nov. — 24 mill. — Les quatre ailes 
noires. Dessus des supérieures avec la moitié inférieure cellulaire 
d’un blanc faiblement teinté par quelques écailles noires, la région 
au-dessus du pli noircissant; une tache blanche faisant suite entre 
les naissances de 2 et 3; une ligne postmédiane arrondie, blanche, 
recouverte d’écailles noires et accompagnée de jaune, n’atteignant 
pas la côte, renflée de 5 à 7, finissant de 3 à l’angle en fine ligne 
jaune qui coupe la 1 jaune sur toute sa longueur ; quelques atomes 
jaunes sur 2 jusqu’à la ligne et sur la première moitié de la sous- 
costale Dessus des inférieures avec une éclaircie longitudinale 
blanche cellulaire, subcellulaire et se prolongeant entre 4 et 6, les 
régions cellulaire et subcellulaire se couvrant d’écailles noires 
clairsemées. Dessous pareils, mais les dessins blancs plus contras- 
tés ; supérieures avec la bande postmédiane blanche, nelte, sans 
écailles ni jaune, les nervures sans jaune; inférieures avec Île 
blanc envahissant ies deux premiers tiers de l’aile, ne laissant 
qu’une large bande terminale noire qui n’atteint pas l’angle anal, 
deux taches noires, l’une sous-costale à la naissance des 7 et8, la 
seconde subanale entre 1 et 3 et un semis d’écailles noires basi- 
laires sauf sur la moitié inférieure cellulaire. Franges noires. 


Pacho, Colombie (2,200 mètres) ; un çÿ (Fassi). 
À placer auprès d'Heterusia proana DRUCE. 


Heterusia conon DRuGE ab. disjecta ab. nov. — 25 mill, — 
Diffère du type (Proc. of the Zool. Soc. of London 1895, p. 307, 
pl. XXI, fig 4) en ce que la tache allongée blanche des supérieures 


398 


entre 2 el 3 se recouvre de noir dans sa moitié inférieure interne, 
le départ de la côte s’amincit et noircit. 


Vallée de la Zamora près Loja, Equateur; un . 


Tephroclystia stigmatophora sp. nov. — 51 mill. — 
Dessus des supérieures à fond mousse entouré ou suffusé de 
noir et coupé par des lignes blanches irrégulières; tiers basilaire 
avec quatre lignes suffusées noires coupées par deux lignes 
blanches: région médiane bordée par une antémédiane et une 
postmédiane blanches, entrecoupées, mais bien marquées sur les 
nervures, la seconde assez fortement coudée en dehors de 35 à 7, 
avec un triangle discocellulaire blanc surmonté de deux points 
blancs, le tout entouré d’un cercle blanc formé en dedans par 
l’antémédiane et, en dehors, par une ligne supplémentaire, la 
région médiane contenant encore divers points nervuraux blancs; 
liers terminal traversé par une ligne blanche, plus écartée sur la 
côte et suivie d’irrorations blanches; la frange blanche coupée de 
brun mousse aux nervures. Dessus des supérieures blanc semé 
d’atomes bruns vers le bord, avec un liséré terminal noirâtre et la 
frange blanche coupée de touffes nervurales noirâtres. Dessous des 
supérieures noiràtre entrecoupé de clair avec une série terminale 
de taches intranervurales blanches. Dessous des inférieures blanc 
sablé d’atomes bruns avec le point et cinq lignes transversales 
parallèles formées de traits chevronnés, la dernière ligne plus 
suivie. Liséré et franges comme en dessus. 


Paramo del Quindin (3,800 mètres), Colombie; une © (FAssL). 


Ratiaria griseolimitata Sp. nov. — (Ÿ 37 © 40 mill. — Les 
quatre ailes blanches, les lignes gris brunâtre pâle. Supérieures 
traversées par trois lignes : antémédiane et médiane droites, 
parallèles; postmédiane également écartée sur la côte de la 
médiane, mais plus rapprochée de celle-ci au bord interne qu’elle 
atteint juste avant l’angle; côte finement et bord terminal plus 
largement lisérés de gris soutenu; la frange grise. Inférieures avec 
une ligne postmédiane suivie d’une large tache apicale- jaune, 
lisérée sur son bord intérieur par une ligne toute voisine de la 
première qui contourne la tache jusque vers la 5 d’où elle con- 
tinue, faiblement indiquée, jusqu'au bord abdominal; dans la tache 
jaune même se trouve une ligne argentée arrondie et plus intérieu- 
rement encore, entre 6 et 7, un œil noir à centre métallique irisé; 
entre 7 et l’apex la tache est bordée par un assez large trait lunulé 
noir. Un liséré terminal gris, pareil à celui des supérieures, court 
de l’angle anal à la 4 et de là remonte à la tache jaune vers l’œil ; 
frange grise de l’angle à la 4 et de 7 à l’apex, blanche comme le 





999 


bord entre 4 et 7. Dessous blancs: côte des supérieures, bords 
terminaux et franges comme en dessus. 

Lino, Panama (800 mètres); une paire (FASSL). 

Cette espèce est toute voisine de liatiaria saturmiaria HERR. 
SCH., dont les supérieures ont quatre lignes et les inférieures une 
tache jaune sensiblement différente. 


Argyrotome subinquinata sp. nov. — 44 23 el 25 © 
25 mill., — Dessus des quaire ailes gris rosé. Supérieures semées 
d’écailles métalliques argentées dans la moitié interne, avec un œil 
Jaune cuir pupillé de noir et d’un gros point métallique à iris brun 
marron sablé sur les côtés intérieur et inférieur d’écailles métal- 
liques ; une bande subterminale brun marron, diffuse intérieure- 
ment, lisérée extérieurement par une ligne métallique argentée, 
arrondie de l’angle interne à la 5, arrondie et rentrant de 5 à la 
sous-costale. Inférieures semées d’écailles métalliques argentées 
qui s’accumulent sur une vague tache discale diffuse et plus teintée, 
avec deux lignes (postmédiane et subterminale) également diffuses 
et peu distinctes du fond, la subterminale accompagnée d’écailles 
métalliques ; le bord terminal avec deux petits yeux métalliques et 
noirs entre 2 et 4. Franges concolores. Dessous jaunissant, sans 
dessins autres que par transparence. 

Lino, Panama (800 mètres); deux 7, une 9 (FAssL). 

Par la ligne subterminale irrégulière de ses premières ailes, cette 
espèce se rapproche d’Argyrotome prospectata SNELLEN, mais l'œil 
des supérieures rappelle celui d’Argyrotome melae DRUCE et ce 
même œil la différencie d’Argyrotome mexicaria SCHAUS. 


Lomographa parallela sp nov. — 27 mill. — Les quatre 
ailes blanches, les lignes marquées en brunâtre très pâle. Supé- 
rieures traversées par trois lignes : une antémédiane peu distincte, 
à peine incurvée vers la côte; une postmédiane coupant la 5 un 
peu au delà du milieu, très légèrement infléchie et une sublermi- 
nale parallèle, un peu plus rapprochée de l’angle que de l’apex. 
Inférieures avec les deux dernières lignes semblables. Bords termi- 
naux très finement lisérés de brunâtre très pâle. Dessous blancs 
_ sans dessins. Franges blanches. Front et tête très légèrement 
soufrés ; antennes brunissant; collier, ptérygodes, corps et pattes 
blancs. 

San Antonio, Cali, Colombie; un pris par FassL en mars 1909. 

À placer auprès de Lomographa venata WARREN dont les ner- 
vures sont marquées en sombre. 


400 


Carpella sublineata DoGniN subsp. pura subsp. nov. — 
9» mill. — Diffère du tvpe (Annales de la Soc. ent. de Belgique, 
tome XLVII, 1905, p. 277) décrit de Bolivie, par l’absence complète 
de la ligne subterminale du dessous des inférieures dont la 8 reste 
blanche. 

Un ç d’Oxapampa (2,000 mètres), Pérou Nord; une © de Santa 
Fé de Bogota, Colombie. 


Bombycodes 1ino sp. nov. — 40 mill. — Diffère de Bombyco 
des orates DRUCE par la bande terminale gris noirâtre des quatre 
ailes deux fois plus large, son front brun, le sommet de la tête et le 
devant du thorax ocre brunissant. Côte des supérieures et franges 
gris noirâtre. Dans sa description DRuCE indique un lisèré terminal 
blanc aux quatre ailes d’orates, mais je possède deux 99 de cette 
espèce provenant également de Lino (FASSL) qui semblent absolu- 
ment typiques et n’ont pas ce liséré; ne serait-ce pas une question 
de reflet dans le type figuré ? 


Lino, Panama (800 mètres); une © (KFASSL). 


Leucula distans sp. nov. — 45 mill. — Les quatre ailes d’un 
blanc soyeux, semihyalines, les nervures concolores, avec un très 
fin liséré terminal et les lignes d’un roussâtre très päle. Supérieu- 
res traversées par deux lignes : une antémédiane légèrement 
flexueuse, quittant le bord interne peu avant le milieu, coupant la 
2 à sa naissance, le pli cellulaire à son extrémité puis rentrant sur 
la côte; une subterminale presque droite et moins arrondie que le 
bord terminal allant du bord interne peu avant l’angle à la côte. 
Inférieures avec une ligne subterminale arrondie,. mais un peu 
moins que le bord, deux fois plus écartée de l’apex sur la côte 
qu’elle ne l’est de l’angle anal sur le bord abdominal. Tête et corps 
blancs. 


Chiriqui (STAUDINGER); une ©. 


Leucula planivena sp. nov.— 40 mill.— Les quatre ailes d’un 
blanc soveux, semi-hyalin, les nervures concolores,avec un très fin 
liséré terminal et les lignes d’un roussâtre très päle. Supérieures 
avec le bord costal finement noir en avant dans la première moitié, 
traversées par deux lignes à peu près parallèles entre elles ainsi 
qu’au bord : une médiane coupant la 2 peu après sa naissance, le 
pli cellulaire contre la discocellulaire et s’arrêtant à la sous-costale: 
une subterminale coupant la 5 dans son milieu, parallèle au bord 
terminal. Inférieures avec une subterminale coupant la 4 dans 
son milieu, légèrement plus rapprochée de l’angle anal sur le bord 


401 


abdominal que de l’apex sur la côte. Tête jaunâtre avec quelques 
poils bruns en avant du front et entre les antennes. 


Chiriqui (STAUDINGER); Juan Vinas, Costa-Rica (SCHAUS); deux 


ei. 


Cette espèce se distingue de Leucula tiresiaria GN. par ses deux 
lignes para!lèles aux premières ailes et la subterminale des infé- 
rieures moitié plus rapprochée de l’angle anal. Dans distans DGN. 
les deux lignes sont beaucoup plus écartées l’une de l’autre. Je la 
crois différente de Leucula /Metrocampa) lucidaria WALKER. 


Leucula plenivena Dan. var. admota var. nov. — 58 mill. 
— Diffère du type par le rapprochement des deux lignes aux supé- 
rieures, la médiane passant sur la naissance des 3 et 4 puis 
contournant la discocellulaire en dehors, la subterminale coupant la 
3 aux premiers deux cinquièmes. Tête blanche et citron pâle avec 
les deux côtés du front bruns. 


Coatepec, Mexico ; un (+. 


Hyalopola fumibasis sp. nov. — 43 mill. — Ailes blanches à 
dessins noirs. Supérieures avec la côte largement noire ; une suffu- 
sion noire couvrant la première partie de la cellule et descendant 
en dessous ; une bordure terminale très large à l’apex et s’amincis- 
sant sur l’angle interne; une large bande postmédiane droite, 
recourbé après la 2 sur l’angle, couvrant dans son milieu la disco- 
cellulaire ; les nervures en partie noires et le bord interne frangé de 
noir. Inférieures avec la région costale noire jusqu’à la souscostale 
et la 7; une bordure terminale très large à l’apex, s’amincissant 
jusqu'à l’angle; une bande postmédiane droite couvrant la disco- 
cellulaire; la région interne noircissant jusqu’à la médiane; les 
nervures noires. Franges noires. Tête, thorax et dessus du corps 
noirs avec un point médian blanc sur le sommet de la tête, le 
milieu du mésothorax blanc et le métathorax frangé de blanc; 
pattes noires; coxae et bases des cuisses blancs; ventre rayé de 
blanc et centralement de noir. 

Pérou; un . 

À placer auprès d’Hyalopola dissimulans PRoUT. 


Scoriopsis perfumata sp. nov. — 350 mill. — Cette espèce 
pourrait n'être qu’une race de Scoriopsis infumata WARREN (Nov. 
Zool. VIII, p. 481). Supérieures avec 10 du sommet de l’aréole, dans 
infumata 10 se tige sur 8, 9. Les ailes semitransparentes, uniformé- 
ment roussâtres ainsi que les nervures, brunissant à la base, les 
franges concolores. Tête, antennes et thorax noirs avec un point 


ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. LVII, 2-1 1914. 26 


\ 


402 


central ocre sur le sommet de la tête; ptérygodes brunes pointées 
d’ocre en avant; abdomen noir avec trois séries (dorsale et sous- 
dorsales) de traits ocre; pattes brunes garnies de poils noirs à la 
base. 


Paramo Pérou una: 


Neotherina inconspicua sp. nov. — 32 mill. — Les quatre 
ailes à bord terminal légèrement coudé sur 4, d’un brun roussâtre 
clair à franges concolores, les lignes à peine plus teintées lisérées 
d’un peu d’ocre à leur départ des bords interne et abdominal. 
Supérieures avec une toultfe d poils ocre au départ de la côte et 
deux lignes : une antémédiane légèrement coudée sur la 2 qu’elle 
coupe à sa naissance et une postmédiane légèrement coudée sur 6, 
de là droite au bord interne parallèlement au bord terminal; un 
petit point discal qu’il faut deviner. Inférieures avec une postmé- 
diane presque droite passant Juste au-dessus de la naissance de 4. 
Dessous des ailes et des franges de même teinte que le dessus, sans 
dessins. Tête, départ des antennes, collier, abdomen et dessous du 
corps ocre; palpes, antennes, ptérygodes et thorax teinte des ailes. 


Lino, Panama (800 mètres); une © (FAssL). 
Ressemble à Neotherina axion DRUCE, mais les lignes différentes. 


Heteroleuca obsceurata sp. nov. 40 mill. — Dessus des 
quatre ailes d’un gris brunâtre uni avec le rappel en transparence 
des dessins du dessous. Dessous marbré de stries noirâtres, plus 
fines dans la région apicale des supérieures, plus épaisses dans la 
première moitié des inférieures, traversé par une bande commune 
noirâtre, épaisse et-arrondie, à peine distincte aux premières ailes, 
les inférieures marquées d’un gros point discal noirâtre. Franges 
couleur du fond des ailes. 


Lino, Panama (800 mètres); un «j (FASSL). 


Heteroleuca fiavifrons sp. nov. — 4 21, 99 24 et 27 mill. — 
Les quatre ailes d’un blanc grisant, de tonalité un peu roussâtre 
chez le (ÿ, les nervures et dessins gris, la côte et le bord terminal 
des supérieures plus teintés. Premières ailes avec la discocellulaire 
lunulée et une ligne subterminale suffusée,. parallèle au bord 
terminal et tenant le milieu entre celui-ci et la discocellulaire. 
Même disposition aux inférieures, mais la ligne à peine visible et 
plus rapprochée de la discocellulaire. Franges blanches coupées 
par la couleur du fond aux extrémités nervurales. Dessous légère- 
ment plus teinté avec les mêmes dessins. Front et vertex (entre les 
antennes) jaunes; sommet de la tête, collier et ptérygodes gris, les 


e 








403 


ptérygodes pointées de jaune en avant; thorax, corps et pattes gris, 
le ventre blanchissant. 

Lino, Panama (800 mètres); un «, deux 90 (Fassr.). 

Ressemble superficiellement de près à Nipteria perpusilla 
WARREN. 


Nephodia discoloraria H. ScH. var. nigrà var. nov. — 
Taille ordinaire de Nephodia discoloraria H. Scx., dont cette variété 
est la forme mélanisante. Les ailes sont entièrement envahies de 
noir brun, les franges comprises, les dessins ressortant en plus 
noir, la ligne en pâle. De diverses”’localités, je possédais déjà des 
spécimens très colorés de discoloraria, mais les franges restaient 
toujours claires, coupées de brun. 


Pacho, Colombie (2,200 mètres); plusieurs 4(Y, une © (F4Assr). 


? Nephodia similis sp. nov. -— 52 à 34 mill. — Espèce toute 
voisine de Nephodia [Nipteria] impunctata Tu. MirG (Le Natu- 
raliste, 15 septembre 1899) et perilla DRruGE (Proc. of the Zool. Soc. 
of London, 28 mars 1893), avec les mêmes dessins, mais moins nets, 
peu distincts sur le dessous des inférieures et insensibles dans le 
dessous des premières ailes. Se distingue des deux espèces ci-dessus 
par sa plus petite taille, la tonalité brun noir des supérieures, moins 
rougeâtre que dans perilla et beaucoup plus foncée que dans impunc- 
tata, et ses inférieures à dessus blanc grisätre fonçant aux bords et 
dessous brun noirâtre strié de clair. Franges brun noirûtre. 

San Antonio, Cali, Colombie ; trois ÿ (FASSL). 

C’est par analogie que je place cette espèce dans le genre 
Nephodia, n’en connaissant pas la ©. 


Nipteria filiforma sp. nov. — © 36 mill. — Espèce à antennes 
filiformes presque identique à Nephodia impunctata TH. M1EG, dont 
la © a les antennes pectinées. Supérieures gris brunâtre à tonalité 
mordorée avec les deux lignes comme dans #mpunctata, mais le 
petit point discal mieux indiqué; le dessous des quatre ailes de 
même teinte sans dessins apparents. Dessus des inférieures de tona- 

lité analogue, mais plus claire et plus pâle, moins blanche toutefois 
que dans mpunctata, également sans dessins. 

Environs de Loja, Equateur ; une ©. 

J’accouple à cette © un de Loja de même taille (37 mill.), à infé- 
rieures grisant, mais dessins mieux marqués, surtout en dessous ; 
je dois ajouter toutefois que j'ai, de la même localité, plusieurs 
autres j qui semblent identiques de tous points au type péruvien 
de THierey Miec. Les deux 99 d’impunctata que je possède pro- 
viennent de Santo Domingo, Pérou. 


404 


Nipteria subnigrata sp. nov. -— 57 mill. — Dessus des quatre 
ailes gris brunâtre clair. Supérieures avec la côte striée de blanc et 
coupée par deux taches noirâtres, antémédiane et postmédiane;. il 
semble, sous un certain angle, que, de cette seconde tache, part une 
fine ligne brunâtre, coudée sur 9 puis droite, si insensible qu'il faut 
absolument la deviner; cette seconde tache est suivie par une cou- 
pure costale blanche rappelant la ligne du dessous; un petit point 
discal noirâtre. Dessous avec les régions costale et apicale des pre- 
mières ailes et l’ensemble des secondes brunissant avec quelques 
stries claires; chaque aile avec un point discal, plus gros aux infé- 
rieures; la côte des supérieures avec une coupure postmédiane 
blanche donnant naissance à une ligne blanche arrondie, extérieure 
à la ligne postmédiane brunâtre du dessus et qui d’ailleurs, elle- 
même, est à peine marquée, sauf vers la côte. Côte des inférieures 
coupée par un petit point postmédian blanc, mais sans qu’une ligne 
se distingue sur ces ailes. Franges couleur du fond coupées de 
blanc entre les nervures. 


Pacho, Colombie (2,200 mètres); un  (FAssL). 


Du groupe de Nipteria fumosata WARREN, subdolens DGnN. Cette 
espèce rappelle en dessus Nipteria funeralis WARREN. 


Nipteria musarana diluta subsp. nov. — 4j 53 et 34, 
© 30 mill. — Diffère du type de Loja (Aunales de la Soc. ent. de 
Belgique, tome 40, III, 1896) en ce que les ailes grisent et les lignes 
se diluent ou même s’atrophient, la subterminale notamment aux 
quatre ailes. Dessous grisant presque sans dessins. 


Pacho, Colombie (2,200 mètres); deux j(ÿ, une © (FASsL). 
FassL m'a envoyé, de diverses autres localités de Colombie, plu- 


sieurs mâles et femelles formant le passage entre le type de Loja à 
dessins nets et la forine ci-dessus; mais aucun n’est exact au type. 


Nipteria punctidisca sp. nov. — © 29 mill. — Depuis ma 
description d’Heteroleuca rubescens (Hétérocères nouveaux de 
l'Amérique du Sud, LIT, 1911, OBERTHUR), j'ai reçu de FAssL plu- 
sieurs 99 qui certainement appartiennent à cette espèce; dans l’une 
d'elles se développe, sur le dessous des inférieures, une ligne post- 
médiane coudée assez vivement sur 5, 6 et plus rapprochée du point 
discal que du bord. Nipteria punctidisca, d’aspect presque identique 
à rubescens, a cette même ligne plus arrondie et plus éloignée du 
point, très sensiblement au milieu entre celui-ci et le bord. De 
teinte peut-être un peu moins rousse que rubescens, punctidisca a le 
point discal noir fortement marqué à chaque aile et, en dessous, les 
inférieures ainsi que la côte et la région apicale des supérieures se 





405 


fonçant et sablés d’atomes noirs, non de fines stries comme dans 
rubescens. 


Pacho, Colombie (2,200 mètres); une © (FAssL). 


Nipteria fumivena sp. nov. — 24, © 28 mill. — Les quatre 
ailes d’un blanc semi-hyalin, à reflets opalins sous un certain angle 
avec la discocellulaire, les nervures et la côte des supérieures nua- 
gées de gris noir, ce gris noir se diluant de chaque côté des ner- 
vures, couvrant la région costale, une grande partie de la région 
terminale et formant de grosses taches discales; franges gris noir. 
Dessous pareils, la teinte gris noir comme saupoudrée. Tête et corps 
gris noir avec quelques poils blancs. 


Lino, Panama (800 mètres); une paire (FASSL). 


Nipteria xanthosoma sp. nov. — 27 mill. — Les quatre ailes 
jaune paille päle semées de points et de taches noir pâle. Aux supé- 
rieures, ces taches peuvent se décomposer en une agglomération 
basilaire sur la côte et subbasilaire sous la médiane, suivie de près 
par une sorte de ligne antémédiane épaisse, irrégulière; une tache 
discale assise sur une grosse tache longitudinale couvrant la pre- 
mière moitié des 5 et 4 ainsi que l’espace qui les sépare ; une grosse 
tache postmédiane costale, une série de points plus ou moins 
coagulés terminant une sorte de ligne postmédiane; la côte et le 
bord terminal semés irrégulièrement de points; quelques points 
accompagnant les lignes. Inférieures avec les points et taches beau- 
coup plus clairsemés et irréguliers, tout aü plus peut-on remarquer 
comme une série subterminale partielle de points coagulés. Franges 
couleur du fond irrégulièrement coupées de noir pâle. Palpes noirs, 
la pointe et la base jaunissant ; antennes noires à départ jaune; tête, 
collier et thorax jaunes; abdomen jaune irrégulièrement pointé de 
noir; pattes jaunes à dessus noircissant. 


Lino, Panama (800 mètres); une © (FAssL). 

À placer auprès de Nipteria /Therina) atomaria ScHs. à thorax et 
abdomen gris. Nipteria /Abraxas)estriada DGN. fait également partie 
du même groupe. 


Nipteria inversa sp. nov. — 39 et 41 mill. — Dessus des 
quatre ailes d’une teinte os pâle grisant, les dessins brun noirâtre 
pâle. Supérieures avec la côte brunissant coupée par la teinte claire 
du fond centralement, après la ligne postmédiane et à l’apex; un 
trait discal immédiatement suivi par une tache costale que limite la 
postmédiane arrondie de la côte à la 2, puis droite; une seconde 
tache subapicale costale encore plus large et subcarrée, descendant 


406 


jusqu'à la 4, continuée de 3 au bord interne par une ombre sub- 
terminale; une tache terminale de 4 à 6; un liséré terminal se diffu- 
sant aux nervures qui émettent des touffes noirâtres dans la frange 
concolore. Inférieures brunissant sur: presque toute sa surface, la 
_ teinte claire du fond marquant la base cellulaire, un peu l’extrémité 
de la cellule et traçant deux lignes claires : une postmédiane deux 
fois arrondie (sur 6 et 5, 4) et une terminale dentée intérieurement 
entre 3 et 4; frange couleur du fond coupée de touffes nervurales 
noirâtres comme aux supérieures. Dessous exactement pareil au 
dessus, mais les teintes plus contrastées, le fond blanchissant et les 
dessins noircissant. 


Medina, Est de la Colombie (500 mètres); trois ?Q (FAssL.). 


L'aspect des ailes supérieures de cette espèce rappelle la 
Nephodia organa DRUCE. 


Astyochia cincta sp. nov. — 27 à 29 mill. — Espèce très 
voisine mais bien distincte d’Astyochia /Nephodia) cloelia DRucE 
(Proc. of the Zool. Soc. of London 1893, p. 304). Ailes hyalines lai- 
teuses, les lignes brunâtre pâle. Supérieures avec la région costale 
d’un fauve très pâle, l’extrême bord grisant; une antémédiane 
encore plus zigzaguée que dans cloelia ; une ligne encerclant la 
‘ discocellulaire qui reste couleur du fond alors que dans cloelia la 
discocellulaire seule brunit, sans lignes environnantes; une ligne 
subterminale festonnée moitié plus rapprochée du bord que dans 
cloelia, le bord terminal d’un fauve très pâle faisant bordure. Infé- 
rieures avec la discocellulaire auréolée d’une ligne arrondie, dans 
cloelia, c’est encore elle qui est assombrie sans lignes autour; 
aucune ligne postmédiane, cloelia en à une bien marquée suivant 
immédiatement la tache discale ; la ligne subterminale et le bord 
comme aux premières ailes. Franges fauve très pâle. Front et 
antennes brunissant ; sommet de la tête et thorax blancs, teintés de 
fauve très pâle. 


Pacho, Colombie (2,200 mètres); trois jf (FASSL). 


Astyochia marginea major subsp. nov — 31 mill — Dif- 
fère du type décrit de Bolivie et du Pérou (Annales de la Soc. Ent. 
de Belgique, tome LI 1907) par sa taille plus grande, sa teinte plus 
blanche, les lignes épaissies, la discocellulaire des supérieures plus 
chargée d’atomes, un assez gros point discal bien net aux infé- 
rieures ; celles-ci possédant une ligne terminale bien visible. 

Pacho, Colombie (2,200 mètres); trois J(ÿ (FASSL). 


Parallage diaphanata inconcinna subsp. nov. — 28 à 
33 mill.— Diffère du type par la suppression complète de la seconde 
ligne postmédiane aux quatre ailes, les supérieures en conservant 





407 


deux et les inférieures une. MAASSEN a décrit et figuré un exem- 
plaire dont il ne donne pas le sexe mais que je crois être une 9, il 
mesure 59 millimères; mais je possède toute une série d’exem- 
plaires des deux sexes bien conformes et qui mesurent de 32 à 
42 millimètres. 

Lino, Panama (800 mètres) ; las Mercedès ; Colombie ; plusieurs 
paires (FASSL). 


Hymenomima tharpoides sp. nov. — 50 à 33 mill. — Des- 
sus des quatre ailes blanc semé d’atomes bruns clairsemés. Supé- 
rieures avec une ligne extrabasilaire noire plus éloignée sur la côte 
qu’au bord interne ; un petit point discal noir suivi d’une ligne 
médiane arrondie à peine marquéé et rejoignant la postmédiane sur 
la 2; une postmédiane noire plus rapprochée de l’apex que de 
l’angle interne, légèrement dentée aux nervures, très peu arrondie 
en dehors de la côte à la 2 et avec un léger coude intérieur de 2 à 1 
suivie d’une ombre rousse parallèle ; une ombre subterminale noi- 
râtre accentuée entre 4, 6 et coupée par une ligne dentée blanche 
parallèle au bord; extrême bord avec un très fin liséré festonné à 
pointes intranervurales ; la frange blanche. [Inférieures avec une 
ligne basilaire ; une ligne antémédiane légèrement infléchie précé- 
dant le point discal noir; une postmédiane faisant suite et pareille 
à celle des supérieures, un peu plus dentée et arrondie postdiscale- 
ment, également suivie de l’ombre rousse ; l’ombre subterminale 
moins fournie; le liséré et la frange comme aux premières ailes. 
Dessous des supérieures noircissant avec le point et une large 
ombre terminale plus teintée. Dessous des inférieures blanc avec 
le point et une ombre terminale de l’apex à la 4. Les quatre ailes 
marquées d’une tache terminale noirâtre entre chaque nervure. 


Environs de Loja, Equateur ; Pozugo, Est du Pérou ; une série 
de Se 

Cette espèce est connue dans beaucoup de collections sous le nom 
de tharpoides TH. M. mais n’a jamais été décrite et M. THrerrY MIE 
me mande qu’il n’a plus l'intention de la décrire. 


Ischnopteris bisecta sp. nov. — 40 mill. — Supérieures 
avec la première moitié noire striée de vert mousse et lisérée de 
blanc en dehors; ce liséré forme une ligne convexe, les deux 
pointes en dehors à peu près à égale distance de la base, le milieu 
légèrement coudé sur la médiaxe ; il est suivi d’un espace blanc 
verdâtre strié de noir qui se fonce progressivement et s’élargit 
surtout sous la côte; le quart terminal ombré de noir strié de 
mousse est traversé par une ligne subterminale fortement dentée 


408 


mais mal dessinée; un assez gros point discal noir; frange noirâtre. 
Dessus des inférieures noir, le tiers apical jaune comme dans 
Ischnopteris chryses DRUCE. Dessous des supérieures noirâtre lavé 
de verdâtre sur la côte et la région apicale, coupé par une large 
bande médiane jaune partant de la cellule dont elle occupe le der- 
nier quart et descendant obliquement au bord interne juste avant 
l’angle. Dessous des inférieures verdâtre strié de noir, le point 
discal noir immédiatement suivi d’une ligne postmédiane noire 
arrondie qui se diffuse sur 3, 4 et revient en une seconde ligne 
parallèle terminale sur l’angle ; la région apicale jaune avec quel- 
ques stries et des lunules terminales noires ; l'extrémité costale 
avant l’apex finement noire et de même en dessus ; frange jaune 
de l’apex à la 3 puis noire. 
Medina, Est de la Colombie (500 mètres); un 4 (FassL). 


Cette espèce rappelle en bien des points l’Ischnopteris chryses 
DRUCE, mais quelque variable que puisse être chryses, il ne me 
semble pas que bisecta puisse n’en être qu’une variété. 


Tæniogramma costimacula sp. nov. — 21 mill. — Les 
quatre ailes de teinte ochracée pâle couleur os, traversées par trois 
lignes diffuses, à peine distinctes et formées par un semis d’écailles 
brunes; ces trois lignes (une médiane passant sur les discocellu- 
laires et deux postmédianes) parallèles entre elles, sont légèrement 
arrondies aux inférieures, la première coudée aux supérieures. Un 
léger semis d'écailles brunes sur les bords terminaux et sur la base 
des premières ailes ; célles-ci ont, en outre, là côte striée de brun 
et coupée par quatre taches brunes : une antémédiane et une sub- 
terminale plus petites, une médiane et une postmédiane plus 
grosses. Ces taches marquent évidemment le départ des lignes et 
celles-ci sont indiquées sur les nervures par quelques points aux 
quatre ailes. Bords terminaux avec un fin liséré partiel d’atames 
bruns. Dessous d’un ochracé plus vif avec quelques stries brunes 
clairsemées, plus nombreuses vers la base des premières ailes et 
s’accumulant sur les lignes qui sont plus fines qu’en dessus mais 
partiellement bien dessinées. Quelques stries sur la côte des supé- 
rieures qui n’est coupée que d’une petite tache postmédiane. Bords 
terminaux chevronnés d’atomes bruns entre les nervures. Franges 
concolores. 


Lino, Panama (800 mètres); un « (FASSL). 





Spododes subalbata sp. nov. — 30 et 51 mill. — Dessus des 
quatre ailes teinte paille semé d’atomes et de fines stries grisâtres, 
ces dernières accumulées au bord terminal. Supérieures avec l’an- 
témédiane à peine indiquée au départ du bord interne; un point 





409 
discal; une ligne postmédiane grisâtre lilacé, assez épaisse, partant 
du milieu du bord interne et traversant l’aile obliquement un peu 
en escalier pour atteindre la côte au troisième quart; cette ligne est 
suivie à une petite distance mais sans se toucher, par une seconde 
ligne couleur du fond, semant des points nervuraux noirs sur son 
passage, parallèle à la postmédiane au départ du bord puis s’écar- 
tant à partir de la 3 jusqu'à la côte qu’elle atteint près de l’apex. 
Inférieures avec le point; la postmédiane grisâtre lilacé et dentée, 
l’une de ses dents touchant le point et une ligne subterminale cou- 
leur du fond, arrondie et parallèle au bord terminal semant des 
points nervuraux noirs. Franges concolores. Dessous blanc semé 
d’atomes bruns peu nombreux, chaque aile avec le point et une 
série subterminale de points nervuraux noirs ; les franges blanches 
à pointes ochracées. 


Lino, Panama (800 mètres); une paire (KASSL). 


Diffère d'Arenularia SNELLEN (argyra DRUCE), par les deux 
lignes du dessus des supérieures écartées au départ et ne se con- 
fondant pas, la postmédiane des inférieures dentée et non droite, 
l'absence d’irrorations brunes accompagnant la série de points au 
départ de la côte en dessous. Diffère d’arses DRUGE par les deux 
lignes des secondes ailes qui restent séparées et ne se rejoignent 
pas au bord abdominal et par la série subterminale du dessous en 
points bien séparés, non reliés en ligne. 


Spododes latidens sp. nov. — 20 mill. — Supérieures faible- 
ment, inférieures fortement dentées sur #4, le bord terminal droit 
de 4 à l’angle. Dessus des quatre ailes de teinte bois à reflet rosé, 
assez régulièrement sablé d’atomes noirs. Supérieures avec une 
antémédiane indistincte, oblique, du bord à la nervure médiane; le 
point discal noir et une ligne postmédiane oblique partant du bord 
interne vers le second tiers pour atteindre la côte peu avant l’apex 
après deux légères inflexions intérieures; cette ligne est brune, 
lisérée de blanc en dehors et dépose sur quelques nervures des 
points noirs et blancs; deux points nervuraux noirs subterminaux 
sur 3 et 5. Inférieures avec le point discal noir immédiatement 
suivi de la postmédiane rigide, brune, sablée de blanc en dehors, 
près d’une fois pius écartée de l’angle au bord abdominal que de 
l’apex sur la côte. Franges concolores à tonalité ochracée, coupée 
de petites touffes nervurales noires. Dessous à tonalité ochracée, 
sablé d’atomes noirs, les lignes rappelées en noirâtre diffusé. Supé- 
rieures avec le point, les deux lignes et une tache subterminale 
noiràtre diffusée sur 3; inférieures avec le point et la postmédiane. 
Franges comme en dessus. 


Lino, Panama (800 mètres); une © (FASSL). 


410 


Semiothisa aspila sp. nov. — 24 mill. — Supérieures légère- 
ment échancrées sous l’apex; inférieures coudées sur 4. Dessus des 
ailes d’un ochracé roux, tournant au brun lilacé sur le tiers termi- 
nal et la côte des supérieures dont l’extrême bord reste ochracé, 
traversé par trois fines lignes brunes dont le départ s’indique par 
une tache brune sur la côte des premières ailes : une antémédiane 
tremblée; une postmédiane peu distincte, en partie géminée, mar- 
quant les supérieures de deux points sur la 4, d’un point sur la 7 et 
les inférieures de deux points sur la 4 et d’un point sur toutes les 
autres nervures; franges brunissantes. Dessous jaune ocre strié de 
brun avec une ligne subterminale brune deux fois ondulée, bien 
nette, plus écartée à l’apex, finissant peu avant l’angle aux supé- 
rieures, sur l’angle même aux inférieures: l’espace terminal bru- 
nissant presqu'entièrement aux premières, de 6 à l’apex aux 
secondes ailes; l’apex marqué d'irrorations blanches en dessus et 
en dessous de 7 aux supérieures, entre 6 et 7 aux inférieures. Pre- 
mières ailes avec une médiane dédoublée sur la discocellulaire et 
deux départs de lignes (antémédiane et postmédiaue) dans la région 
interne. Inférieures avec une antémédiane tremblée et une postmé- 
diane plus fine, presque complète. 


Lino, Panama (800 mètres); un « (FASSL). 
A placer tout auprès de Semiothisa discata SCHAUS. 


Cimicodes albicosta sp. nov. — 40 mill. — Dessus des quatre 
ailes brun foncé strié de noir et irroré partiellement de ferrugi- 
neux sombre. Supérieures avec la côte lavée jusqu’à l’apex 
d’ochracé pâle sablé d’atomes noirs; un point discal noir et deux 
lignes transversales pâles, lisérées de ferrugineux, l’antémédiane 
droite, la postmédiane s’arrondissant légèrement vers la côte. Infé- 
rieures avec le point discal noir immédiatement suivi par une ligne 
semblable et faisant suite à l’antémédiane des supérieures qui s’ar- 
rondit légèrement sur le bord abdominal. Les principales irrora- 
tions précédant l’antémédiane et suivant la postmédiane aux 
premières ailes, suivant la ligne aux inférieures. Franges brunes. 
Dessous des quatre ailes d’un brun plus clair à tonalité ochracée, 
semé d’atomes noirs avec une Série terminale de points nervuraux 
noirs piqués de clair et reliés entre eux par une ligne de dents 
irrorées pales; les franges concolores. 


Lino, Panama (800 mètres); un  (FASSL). 


Rhomboptila cæsia sp. nov. — 36 mill — Ailes à bord ter- 
minal festonné, plus pariiculièrement aux inférieures, le coude sur 
4 accentué. Dessus gris cendré luisant avec quelques atomes noirs 
clairsemés. Supérieures avec la côte finement ochracée coupée de 








A1 


gris noirâtre; une antémédiane en roux diffusé se coudant sous la 
côte puis droite; un point discal noir immédiatement suivi par une 
ligne ou plutôt une ombre médiane rousse diffusée, dentée sur la 5 
et le pli sous-médian; une subterminale brune, anguleuse sur 8, 
puis de nouveau sur 7 d’où elle rentre droite sur le bord interne, 
un peu plus écartée de l’angle inierne que de l’apex; cette ligne est 
lisérée en dehors de blanc et suivie d’irrorations rousses diffusées 
qui se prolongent en pointes et atteignent l’apex et l’angie. Infé- 
rieures avec le point discal et une postmédiane droite, plus rap- 
prochée de l’angle anal que de l’apex, brune, finement lisérée de 
blanc et suivie comme la subterminale des premières ailes d’irro- 
rations rousses mais plus pâles et diffusées, la dernière atteignant 
l’angle anal.Franges rousses. Dessous gris roussâtre luisant, cha- 
que aile avec le point discal suivi comme en dessus par la ligne 
mais celle-ci formée par une série de points nervuraux noirs. 
Franges rousses. 


Lino, Panama (800 mètres); un «j (FASSL). 


Anisoperas excurvata sp. nov. — 30 et 52 mill. — Dessus 
des ailes brun. Supérieures avec une antémédiane noire arrondie 
sous la côte; le point discal noir, suivi par une irroration linéaire 
médiane assombrie; une ligne postmédiane noire faisant un angle 
aigu en dehors sour la 7, légèrement arrondie sur 4 puis sortant en 
dehors sous la 2 jusqu’au bord interne où elle est plus rapprochée 
de l’angle qu’elle ne l’est de l’apex sur la côte; une ombre linéaire 
suterminale assombrie et dentée. Inférieures avec le point discal 
immédiatement suivi de l’ombre linéaire médiane ; la ligne postmé- 
diane noire légèrement coudée en dehors sur 4 puis vers l’angle 
atteignant le bord abdominal moitié plus rapprochée de l'angle 
qu’elle ne l’est de l’apex sur la côte; l'ombre subterminale comme 
aux supérieures (toutes ces lignes et ombres accompagnées 
d’écailles blanches). Franges concolores. Dessous plus clair, bru- 
nâtre; chaque aile avec le point; une postmédiane noire commune 
à peine flexueuse aux premières et arrondie aux secondes ailes et le 
rappel de l'ombre subterminale du dessus. 

Aroa, Venezuela; Santo Domingo, Carabaya, Pérou Sud-Est; 
deux 90. | 


 Anisoperas pulverea sp. nov. — 98 et 32 mill. — Dessus des 
quatre ailes brun noir granulé de blane, les lignes noires irrorées 
d’atomes blancs peu distincts. Supérieures avec une antémédiane 
paraissant coudée sous la côte; sans point discal visible; la post- 
médiane anguleuse sous 7 puis deux fois arrondie et rentrant sur le 
bord interne (et non pas sortant comme dans l’espèce précédente), 


. 


\ 


A2 


la ligne à peu près à égale distance de l’angle et de l’apex. Infé- 
rieures avec le point à peine marqué et la postmédiane tremblée, 
à peine flexueuse. Dessous brun gris, le point à peine visible aux 
secondes ailes, avec la postmédiane commune, indistincte, presque 
droite aux premières, arrondie aux secondes ailes et la vague indi- 
cation d’une terminale commune dentée. Frange couleur du fond. 

Merida, Venezuela, une ©; Medina, Est de la Colombie (500 
mètres); une © type (FASSL). 


Mimosema fulvida sp. nov. — 27 mill. — Dessus des quatre 
ailes d’un ocre brun cuivreux luisant avec une ligne commune 
noire lisérée de blanchâtre en dehors, droite et parallèle au bord, à 
peu près également écartée de l’angle et de l’apex chez les supé- 
rieures, quittant la côte au troisième quart et droite jusqu’à l’angle 
anal aux inférieures. Premières ailes ayant, en outre, une ligne 
antémédiane rigide, oblique du premier quart costal au bord interne 
peu avant le milieu et un trait discal à peine indiqué. Dessous de la 
même tonalité que le dessus mais blanchissant avec la seule ligne 
commune qui est moins rigide, légèrement arrondie, se dirigeant 
aux secondes ailes sur le bord abdominal avant l’angle. Les franges 
couleur du fond. 


Pacho, Colombie (2,200 mètres); une © (FassL). 
Pourra se placer auprès de Mèmosema rufa WARREN. 


Cartellodes vulpina sp. nov. — 26 mill. — Supérieures à 
apex aigu chez le 4, légèrement falqué dans la © qui a le bord 
terminal plus bombé sur 3, 4. Inférieures à bord terminal renflé 
sur #. Dessus des quatre ailes ocre brune, les lignes ferrugineuses 
lisérées de blanc, l'antémédiane en dedans, la postmédiane en 
dehors. Supérieures avec l’antémédiane oblique, allant d’un peu 
après le premier tiers interne à la sous-costale, sensiblement à égale 
distance de la base à ses deux extrémités; un point discal noir ; une 
postmédiane oblique, légèrement convexe, allant du second tiers 
interne sur l’apex mais cessant à la 7. Inférieures avec la postmé- 
diane très légèrement arrondie, parallèle au bord terminal. Franges 
concolores, la pointe blanche. Dessous de même tonalité mais 
blanchissant, sans dessins ; les franges comme'en dessus. 


Pacho, Colombie (2,200 mètres); une paire (FASSL). 


Metanema flavida sp. nov. — 34 mill. — Supérieures à apex 
acuminé, le bord terminal des quatre ailes coudé sur 4. Tête, corps, 
pattes et les quatre ailes chrome citron, ces dernières semées de fins 
atomes olive. Chaque aile avec le point diseal en olive diffusé et une 


415 


ligne postmédiane commune d’un orangé pâle dilué, droite aux 
supérieures où elle part du troisième quart interne pour aboutir à 
la côte moitié plus rapprochée de l’apex qu’elle ne l’est de l’angle 
interne à son départ, arrondie et parallèle au bord aux inférieures. 
Dessous semblable, les points discaux mieux marqués. Franges 
couleur du fond. 

Pacho, Colombie (2,200 mètres) ; une © (FAssL.). 


Pyrinia brunneoliva sp. nov. — 21 mill. — Dessus des ailes 
ocre teinté de marron par places et glacé de lilacé sur les tiers basi- 
laire et terminal des supérieures et la seconde moitié desinférieures, 
les lignes brun rouge. Supérieures avec l’apex aigu et le bord ter- 
minal bombé sur 3, 4; le point discal à peine indiqué et deux lignes 
parallèles analogues aux lignes de Pyrinia ianaria OBrH. (fascicule 
VI pl. CXLV fig: 1558) mais plus rapprochées entre elles, l’anté- 
médiane flexueuse diffusée en dehors, la postmédiane coudée sous 
la 7 puis rentrant intérieurement, diffusée en dedans; l’extrémité 
cellulaire ocre clair; deux points nervuraux noirs sur 2 et 5: quel- 
ques atomes noirs terminaux notamment à l’apex. Inférieures avec 
le bord terminal faiblement denté sur 3, 4 et une ligne médiane 
légèrement coudée dans la cellule, diffusée en dedans. Dessous des 
quatre ailes ocre vif, semé d’atomes brun rouge accumulés au bord 
terminal des supérieures avec les lignes comme en dessus mais 
épaisses, brun rouge, glacées en partie de lilacé Franges brun 
rouge en dessus, brunissant en dessous, à pointes claires. 

Pacho, Colombie (2,200 mètres); une © (FAssSL). 

Cette espèce ressemble de près à Pyrinia aroaria ScHS. qui a les 
deux lignes des supérieures plus écartées, la postmédiane plus 
anguleuse avec l’angle sur 7 et la ligne des inférieures faisant suite 
à la postmédiane des premières ailes alors que cette même ligne, 
dans brunneoliva, est placée peu après l’antémédiane dessupérieures. 


Cyclomia subnotata sp. nov. — 12 et 15 mill. — Dessus des 
ailes brun noir avec le rappel en brun rouge des taches du dessous; 
la côte des supérieures avec de fines stries citron plus nombreuses 
dans la seconde moitié; les franges noires. Dessous pourpre vineux 
mêlé de -noir. Supérieures avec la côte noire striée de citron 
comme en dessus, mais les stries plus agglomérées donnant, sur un 
peu plus du dernier quart costal, naissance à une très large tache 
jaune ocre striée dont quelques-unes des stries descendent jusqu’à 
la 6 et même au-dessous ; une large tache discale jaune ocre, lisérée 
de noir en avant et en dehors ; quelques stries ocre postmédianes. 
Inférieures avec une tache discale jaune ocre moitié moins grosse 
que celle des supérieures. Franges noires. 


Lino, Panama (800 mètres); deux 99 (FASSL). 


414 


Pero curvifera sp. nov. 50 mill. — Dessus des supérieures 
comme dans Pero labithaMAASSEN (A.Stübel Reise in Sud-America, 
pl. VIII fig. 8), mais le bord extérieur de la bande médiane rigide- 
ment droit et non coudé du bord interne à la 2; le dernier quart 
costal noircissant, paraissant faire corps avec le sommet de la bande 
médiane ; la tache discale réduite à un demi-cercle blanc, les pointes 
dirigées intérieurement; le bord terminal à festons aplatis. Dessus 
des inférieures comme dans tabitha, mais la ligne non dentée sur 
». Dessous des supérieures entièrement brun noir avec un trait 
discal noir liséré de blanc en dehors et suivi d’une irroration 
postmédiane rousse, les nervures en partie rousses et une très 
légère éclaireie terminale blanche entre 3 et 2, 2 et le pli. Dessous 
des inférieures brun noir, les veines rousses, l’espace posmédian 
entre 6, 7 irroré de roux; la tache discale blanche semi-lunulée de 
noir, le point terminal blanc entre 6 et 7 et la ligne comme dans 
tabitha; mais cette dernière marquée de blanc seulement au départ 
du bord abdominal puis, ainsi qu'aux supérieures, finement noire. 


Huallaga, Pérou; un . 


EPIPLEMINÆ 


Cœlura purpurea sp. nov. — 30 mill. — Supérieures à apex 
très acuminé, le dessus brun lilacé, les lignes et une partie des 
nervures brun noir, traversées par deux fines lignes (antémédiane 
et postmédiane) bien marquées, obliques, anguleuses et rentrant 
sur la côte, à peu près parallèles entre elles et au bord terminal; 
avec un double liséré terminal blanc lilacé immédiatement précédé 
par une ombre linéaire noire. Inférieures avec une forte échan- 
crure anale, à dessus brun lilacé, mais pâlissant dans toute la région 
costale, avec deux lignes brun noir (médiane et postmédiane) 
droites, rapprochées et parallèles, cessant dans la région costale; le 
double liséré blanc précédé de l’ombre linéaire comme aux supé- 
rieures; l'angle anal semé de stries blanc lilacé. Franges noires. 
Dessous des supérieures gris noirâtre avec la côte finement ocre et 
toute la région costale postmédiane, après. la discocellulaire et 
jusqu’à la 2, lavée d’ocre, l’extrême bord terminal et la pointe 
apicale restant toutefois noirätres. Dessous des inférieures noirâtre, 
la première moitié blanchissant. Franges concolores. 

Pacho, Colombie (2,200 mètres); un 4 (FAssL). 


Cœlura strigitermen sp. nov. — 20 mill. — Supérieures avec 
la côte bombée, l’apex légèrement falqué; inférieures à bord 
terminal rond, l’angle anal échancré. Dessus des quatre ailes gris 
roussâtre pâle. Supérieures avec une ligne postmédiane rousse, 
quittant le bord interne au troisième quart, oblique sur la pointe 





A5 


apicale, mais s’arrétant vers la 5 et de là continuée par une ombre 
et les stries, reparaissant de la 6 à la côte en une ligne droite, obli- 
que et rentrante, atteignant la côte vers le troisième cinquième; 
entre la ligne et le bord terminal tout l’espace se couvre de stries 
brunes qui noircissent sur l’apex et entre celui-ci el la ligne. Infé- 
rieures avec une succession de stries brunes, régulières, parallèles 
au bord, peu marquées vers la base puis qui s’accentuent et, dans 
.le quart terminal, deviennent noires accompagnées de blanc. 
Franges rousses. Dessous gris blanchätre, les régions costale el 
apicale aux supérieures, terminale aux quatre ailes, s’ochraçant 
légèrement avec quelques stries intranervurales grises et noires. 
Franges grises coupées de noirâtre. ‘ 
Lino, Panama (800 mètres); un  (FassL). 


Cœæœlurotricha imitans sp. nov. — 28 à 30 mill. — Rappelle 
en dessus Cœlura transversata WARREN. Dessus des quatre ailes 
gris ochracé, avec la région terminale plus teintée, semée d’écailles 
lilacées. Supérieures avec deux lignes brunes, lisérées extérieure- 
ment d’ochracé : une extrabasilaire légèrement arrondie ; une 
postmédiane arrondie en dedans du bord à la 5, anguleuse sur 5 
puis légèrement arrondie en dehors el atteignant la côte au second 
tiers ; une ombre noirâtre diffusée sur la discocellulaire ; un point 
subterminal triangulaire noir entre 6 et 7. Inférieures avec deux 
lignes également noires et ochracées : une antémédiane réduite à 
deux points (abdominal et sous-médian)et une postmédiane, à peine 
infléchie en dedans du bord à la 5 puis anguleuse et cessant à la 6. 
Franges brunes à seconde moitié pâle. Dessous ochracé, les dessins 
noirs. Supérieures avec quelques stries noires dans les régions 
costale, apicale et terminale, une très large ombre discale et une 
large bande subterminale cessant avant la côte et sous la 2, angu- 
leuse entre 5 et 6 ; l’extrème bord terminal noircissant. Inférieures 
avec un minuscule point discal, une bande subterminale moins 

large qu'aux premières ailes, arrondie et n’atteignant pas le bord 
abdominal, quelques stries terminales et le bord noir. Frangés 
ochracées avec l’apex des supérieures noir. 

Pacho, Colombie (2,200 mètres); rio Toche, Quinain (2,400 
mètres), Colombie; trois ÿ (FASSL). 


PYRALIDÆ 


Stenia prophæalis sp. nov. — 18 mill. — Palpes bruns, Île 
départ en dessous blanc, tête brunâtre; corps, pattes et les quatre 
ailes en dessous blanc luisant. Supérieures avec les régions costale 
et apicale jusqu’à la 3 d’un brunâtre tirant sur le blond et les lignes 


blondes suivantes : l’extrabasilaire marquée par deux points (sous- 


316 


costal et interne); un commencement d'orbiculaire ; une discale 
encerclant la discocellulaire ; une postmédiane droite du troisième 
quart costal au pli entre 5 et6 puis en dehors et arrondie de 5 à 2, 
rentrant et terminée du pli sous-médian au bord par un fragment 
presque médian; frange blonde à l’apex, blanche à l’angle interne. 
Inférieures avec une ombre discale et une ligne postmédiane très 
tourmentée, quittant le bord discal au troisième quart, flexueuse 
intérieurement sur » puis extérieurement sur 2 où elle atteint 
presque le bord, rentrant et repartant de peu après la naissance de 
2 oblique sur le bord abdominal. Frange blanche. Dessous pareil, 
l’orbiculaire plus complète. 

Santo Domingo, Carabaya, Pérou Sud-Est ; trois ?9. 

Se placera auprès de Stenia veslalialis SNELLEN. 


Pococera pallidifusa sp. nov. — 25 mill. — Dessus des 
supérieures gris brun faiblement teinté d’ochracé sur les deux 
premiers cinquièmes, notamment dans la cellule et jusqu’à la dis- 
cocellulaire, la moitié de l’aile qui suit restant grise, délimitée en 
dehors par une subterminale diffuse teintée d’ochracé, oblique en 
dehors àâu départ de la côte puis rentrant sur le bord interne ; un 
liséré terminal noir entrecoupé; la frange pâle coupée de gris. 
Inférieures semi-hyalines blanches à reflets rosés avec les bords 
orisant, plus largement sur la côte et à l’apex, le dessous pareil ; 
les franges comme aux premières ailes. Dessous des supérieures 
gris noirâtre à reflets rosés. 

Environs de Loja, Equateur; un . 


TINEINA 


Dasycera erythropennis sp. nov. — 20 mill. — Palpes 
noirs ; tête et collier à reflets vert métallique; thorax, dessus de 
l’abdomen et pattes noirs. Supérieures et franges brun noir. Infé- 
rieures allongées à extrémité se terminant en pointe d’un beau 
rouge rosé vif avec une bordure costale, apicale et terminale, 
remontant jusqu’à la base noire, la frange noire. Dessous pareil. 

Un « pris par Fassz le 6 juillet 1908 à la villa Elvira 
(1,800 mètres), rio Agnatal près San Antonio, Colombie. 


Stenomä xanthosoma sp. nov. — 27 mill. — Palpes, 
antennes, tête, thorax, dessous du corps et pattes blancs: coxae et 
devant du front jaunissant un peu; dessus de l’abdomen avec les 
deux premiers anneaux blancs, le reste, ainsi que la touffe anale en 
dessus, d’un beau jaune ocre vif. Les quatre ailes et leurs franges 
blanc pur. 

Saint-Laurent du Maroni, Guyane française; un «. 





A7 


Stenoma lunimaculata sp. nov. — 31 mill. — Front blanc 
liséré de gris par côtés; antennes grisant; vertex, sommet de la 
tête, collier, ptérygodes et prothorax gris; métathorax blanc. Pre- 
mières ailes avec la moitié supérieure (jusqu’à la cellule et la 4) 
blanche, un petit trait postdiscal brun entre 7 et 8 et des points 
terminaux bruns entre les nervures; la moitié inférieure lavée de 
brunâtre avec deux taches internes noires : un large demi crois- 
sant coupé par le bord interne, la pointe rentrant sous la médiane, 
d’un noir franc et une tache subtérminale oblique de la 4 au bord 
interne d’un noir plus pâle, se diffusant vers le bord terminal ; deux 
petites taches sur le sommet discal; les points lerminaux conti- 
nuant dans la partie branâtre ; frange blanche de l’apex à la 4, 
brunissant à l’angle. Dessus des inférieures, dessous des quatre 
ailes et franges grisant. 

San Antonio, Colombie (2,000 mètres) ; une © prise par FAssL le 
9 septembre 1908. 

Se placera auprès de Steñnoma nubilata ZELLER. 


Stenoma fragmentella sp. nov. — 18 mill. — Palpes, tête et 
thorax blancs. Dessus des supérieures blanc avec les lignes noires 
suivantes : une antémédiane quittant la côte au second tiers, deux 
fois anguleuse en dehors sous la sous-costale et la médiane, puis 
en demi-cercle sur le bord interne, suivi par une ligne centrale 
contournant la cellule et la discocellulaire surmontée de traits 
irréguliers qui la relient sur la côte au départ de l’antémédiane ; 
une série de traits intranervuraux postmédians entre les nervures 
8 et 11, le dernier surmonté d’une tache costale ; une tache costale 
subapicale et une tache interne juste avant l’angle reliées par une 
fine ligne parallèle au bord terminal; quelques petites taches 
terminales entre les nervures ; frange blanche avec quelques poils 
noirs. Dessus des inférieures et dessous des quatre ailes noirâtre 
pâle, les franges concolores. 


Guyane anglaise; un «. 


Hilarographa fassliana sp. nov. — 19 mill. — Bord supé- 
rieur du collier ochracé; corps noir. Les quatre ailes et leurs 
franges noires. Supérieures avec une large tache postdiscale 
blanche adossée à la discocellulaire, remontant jusque sous la 10 et 

a 


descendant à la 3. Dessous des inférieures avec un léger nuage 
postdiscal blanc. 


San Antonio, Colombie; un «j (FASSL). 
Cette espèce mimique absolument Polypoetes fuluipalpis DGN. de 
la même loealité. 





ANNALES DE LA 80C. ENTOM. DE BELGIQUE, T. LVII, 2-1 1914. 27 


AS 


H. SAUTER’S FORMOSA AUSBEUTE 
CARABIDÆ 


par le Commandant Paul Hupuis 


Genre EUSTRA, Sca.-G. 


Ce genre, décrit par SCHMIDT-GÔBEL pour un insecte de Birmanie, 
retrouvé au Japon, se compose actuellement de deux espèces : 
E. plagiata ScH.-G. de Birmanie, E. japonica BATES du Japon. 
BATES avait confondu au début l’espèce japonaise avec celle de 
Birmanie. Dans la suite il en fait une variété japonica. LEWIS 
reconnait la valeur spécifique de l’insecte japonais, mais a tort de 
lui imposer un nom nouveau, Eustra batesi, complètement inutile 
puisque celui de japonica, antérieur, s’appliquait au même insecte. 
Si mes souvenirs sont exacts, dans le même article des Ann. mag. 
Nat. Hist. 1896, Lewis défigure le nom de plagiata ScH.-G. en 
biplagiata. 

J’ai eu le plaisir de retrouver dans les récoltes de SAUTER à For- 
mose, non seulement le genre Æustra, mais les deux espèces réu- 
nies. Le Musée entomologique de Berlin m'envoie, en effet, deux 
Eustra japonica BATES, de Kosempo et de Taihorin. L’un des spéci- 

mens a les taches élytrales presque 

noires; sur le second, elles sont à 

peine visibles. Le dernier article des 

antennes est plus court que dans E. 

plagiata (égal aux 2 précédents au 
4 lieu des 3 précédents). Du même 

Musée, deux E.plagiata de Kosempo, 


m’expédie une petite série d'Eustra 
plagiata de Hoozan, Takao, Gyam- 
ma. 


PHEROPSOPH. FUSCICOLLIS Des. 
var. FORMOSANUS Dupuis. 


Une nombreuse série de ces in- 
sectes que me communique le 
Musée Zoologique de Berlin, me 










A 





ANNE 
ANA 


RS 


qu'il s’agit d’une race bien nette, 
tous les exemplaires ayant tout le 
7 pourtour externe des élytres sauf 
la base jaune, mais de fixer cer- 
taines variations de cette race. Les figures 1, 2, 3 donnent les 





NS 


CAO 








KE 


N 






Le Musée Zoologique de Berlin 


; 
4 
= 

1 

£ 

s : 
4 


permet non seulement de constater 





Le 











A9 


variations extrêmes de la tache foncée de la tête. Les figures 4, 5 
celles des taches claires du pronotum; 6 et 7 celles des taches 
discales claires des élytres. (Les taches humérales varient peu.) On 
trouve toutes les variétés intermédiaires. Les taches des genoux 
varient d'intensité, mais ne disparaissent complètement sur aucun 
exemplaire. 

Les spécimens proviennent de Kosempo et Taihanroku. 


PHEROPSOPHUS AGNATUS, Cu. 


Dans la même collection se trouve une autre espèce déjà signalée 
à Formose par BATES (Ann. Mus. Civ. Genov. 1899, p. 392), le 
Pheropsophus agnatus CH., race occidentale, je pense, du Ph. java- 
nus DEJEAN. Elle est très variable. La tache du vertex diffère quant 
à sa grandeur et sa forme en arrière; en avant, elle est toujours 
nettement et fortement échancrée dans tous les échantillons. Mais, 
tandis que les Ph. agnatus de l'Indo-Chine évoluent vers des formes 
où le jaune prédomine de plus en plus sur le noir, ceux de Formose 
sont invariablement mélaniens. > 

Les captures sont de Taianroku et de Kagi. 


CATASCOPUS SAUTERI, sp. n. 


SAUTER à trouvé à Formose plusieurs espèces de Catascopus, 
entre autres le curieux C. mirabilis BATES, déjà connu de Birmanie 
et de l’Assam, et retrouvé à Hoosan et Kosempo (Coll. du Mus. Zool. 
de Berlin). Les Musées zoologique et entomologique de Berlin me 
communiquent tous deux une remarquable espèce nouvelle que je 
me fais un plaisir de dédier à M. SAUTER. 

Le GC. Sauteri se reconnaît immédiatement à la partie basilaire 
des élytres relevée en bosse sur les intervalles 1-4, où, si l’on pré- 
fère, à la profonde et large dépression transversale qui suit cette 
partie, et que sépare en deux le premier intervalle un peu plus 
élevé, de chaque côté de la suture. 


Couleurs. — Tout le dessus est d’un vert doré ou bronzé très 
_ brillant, métallique, à reflets cuivreux chatoyants, plus clair sur la 
tête, le pronotum, la dépression élvtrale, une grande partie (cen- 
_trale) du 4° intervalle, et le 3° quart du 6° en partant de la base. Le 
premier intervalle est d’un rouge brun foncé dans sa première 
moitié, sa couleur se fondant graduellement avec celle de la partie 
postérieure du disque élytral vers l’arrière. 

Le labre, les mandibules, les antennes, les parties buccales en 
dessous, les trochanters, les tibias et les tarses sont d’un brun foncé 
variant du noirâtre au rougeâtre, la pubescence des antennes et des 
pattes est jaune doré; le dessous du corps et les fémurs sont d’un 
vert noirâtre brillant. 


420 


Dimensions. — La taille varie de 12 à 15 millimètres. 

Les dimensions suivantes sont prises à la chambre claire sur un : 
exemplaire de 12 mill. et doivent être divisées par 30 pour donner 
les longueurs exactes en millimètres. 

Antennes : longueur 150 1/2 (17; 5; 15 1/2; 13 1/2; 15; 15 1/2: 
ABEAS A9 AS T0) 

Labre : hauteur 17; largeur en arrière 28; en avant 11; échan- 
crure antérieure médiane, largeur 4; hauteur 2. * 

Epistome : hauteur 15: largeur en avant 18; en arrière 35. 

Mandibules : longueur de la base à la pointe 41. 

Longueur de la tête, de l’épistome (exclus) au col : 54. 

Largeur entre les antennes : 56. 

Largeur entre les yeux : 43. 

Largeur avec les yeux : 80. 

Largeur du col : 50. 

Palpes maxillaires. Longueur du dernier article 12 1/2; pénul- 
tième 9; antépénultième 10. 

is labiaux : dernier article 15; pénultième 18. 

Pronotum : longueur 58. 

Largeur aux angles antérieurs : 61 1/2. 

Largeur aux angles postérieurs : 55. 

Plus grande largeur (au 1/6 de la longueur) : 70. 

Plus petite largeur (aux 5/6 de la longueur) : 51 1/2. 

Ecusson : base 6; hauteur 9. 

Elytres : longueur suturale 210. 

largeur aux épaules 114. 
plus grande largeur (aux 2/3 de la longueur) 117. 
longueur de la troncature 44. 


Membres antérieurs : 
Fémur, longueur 75, épaisseur 17. 
Tibias, longueur 65. 
Tarses, longueur 53 (17; 10; 8; 5; 13). 
Membres moyens : 
Fémur, longueur 76; épaisseur 18. 
Tibias, longueur 80. 
Tarses, longueur 60 (21 1/2; 12 1,2; 8 1,2; 6 1/2; 17). 
Membres postérieurs : 
Fémurs, longueur 100; épaisseur 19. 
Trochanters, longueur 35; épaisseur 11. 
Tibias, longueur 90. 
Tarses, longueur 77 (29, 12, 10, 8, 18). 


Forme. — Les antennes ont le premier article subcylindrique un 
peu courhbé, le 2° assez épais, court, un peu conique, les 3° et 





491 


4 coniques allongés, les suivants subcylindriques, le dernier 
arrondi et à peine aminci à l'extrémité. L’antenne en outre, à 
partir du 3° article, est plus ou moins aplatie. 

Les mandibules sont assez fortes, longues, courbées à l’extrémité 
seulement, leur pointe mousse. Elles sont convexes au-dessus, un 
peu creusées sur leur côté externe dans la 1" moitié, le bord externe 
formant carène aplatie et prononcée. Dessous elles sont courbées, 
non creusées. 


La base du labre est bisinuée, le centre cintré vers l’arrière, les 
parties latérales, vers l’avant. Les côtés du labre sont presque droits 
et convergent vers l’avant. L’échancrure médiane du bord antérieur 
est nette et arrondie, les lobes latéraux arrondis également. Le labre 
parait un peu plus long et plus échancré chez le & que chez la ©. 
Sa surface est un peu convexe, ses côtés étant plus bas que le centre. 
Il est finement rebordé. 

L’épistome est un peu concave transversalement. Son bord anté- 
rieur suit les contours postérieurs du labre, ses côtés sont légère- 
ment échancrés vers l’intérieur, sa base droite au centre, ses extré- 
mités obliquant vers l’avant. 


Le front présente des dépressions irrégulières, dont une trans- 
versale vers son milieu. Le vertex est convexe. 


Les yeux sont gros, saillants, hémisphériques. Derrière eux les 
côtés de la tête convergent vers le col qui est court, épais et cylin- 
drique. 

Le pronotum est peu mais régulièrement échancré en avant 
jusqu'aux angles antérieurs. Ceux-ci sont peu saillants, presque 
droits. Du sommet de ces angles les côtés s’arrondissent en courbe 
peu forte mais régulière, convergeant jusqu’à la partie la plus 
étroite du pronotum, puis divergent légèrement en ligne droite 
jusqu'aux angles postérieurs. Ceux-ei sont droits, à sommet légè- 
rement arrondi. 

La base du pronotum est légèrement arrondie vers l'arrière sur 
la plus grande partie de sa longueur, puis se creuse près des angles 
pour redevenir un peu convexe contre ceux-ci. 

Le rebord latéral est étroit et régulier depuis l’angle antérieur. Il 
s’élargit fortement sur l’angle postérieur où il se creuse en large 
gouttière, relevant complètement le sommet de l’angle. 

Le pronotum est nettement rebordé en avant et en arrière. 

Le pédoncule mésothoracique est bien. visible du dessus, et 
élargi vers les élytres. 

Le scutellum occupe la hauteur du pédoncule en forme de 
rectangle,plan, et, plié par la bosse élytrale antérieure, s'élève 
et se prolonge en petit triangle entre les élytres. 


429 


Les élytres ont la base coupée carrément, finement rebordée, 
convexe avec une légère dépression avant les épaules. 

Les épaules sont saillantes, arrondies, les côtés de l’élytre sont 
ensuite légèrement arrondis, puis rentrants en face de la large 
dépression transversale qui suit la convexité de la base, et s’arron- 
dissent ensuite de nouveau jusqu’à la troncature. - 

Celle-ci est très oblique vers l’arrière, échancrée, l’angle sutural 
échancré de même et tronqué, sa partie externe en angle très 
obtus, l’interne en épine aiguë et courte. 

Le rebord latéral est étroit et régulier, et va jusqu’à l'angle 
externe de la troncature suturale. Il forme, à l’angle externe de la 
troncature élytraie, une épine longue, aiguë, parallèle à l’axe du 
corps. 

Derrière la dépression transversale, les élytres sont convexes,; 
la partie au-dessus de la troncature, au-dessus et en dessous de 
l’angle externe, un peu déprimée. 

Le dernier anneau abdominal, vu du dessus, a les côtés échan- 
crés et divergents et 5 lobes vers l’arrière, les deux externes plus 
arrondis et plus saillants. 

Le mentum a les lobes larges, très arrondis extérieurement, cou- 
pés perpendiculairement à la base vers l’intérieur, l’angle du 


sommet étant droit. L’échancrure est profonde, la dent médiane 
, 


large, arrondie, atteignant plus du 1/3 de la hauteur des lobes. 


Tous les palpes, y compris le lobe externe des mâchoires, sont 
assez allongés et assez épais, les derniers articles peu amineis, 
subtronqués à l’extrémité. 

La ligule est un peu allongée, un peu dilatée et arrondie à 
l'extrémité. Les paraglosses, membraneux, grands, larges, arrondis 
en avant, la dépassent longuement. 

Le lobe interne des mâchoires présente à son bord interne quel- 
ques spinules longues et assez écartées. Il se termine par un cro- 
chet peu courbé, assez long, peu aigu à l’extrémité. 


Le dessous de la tête est assez convexe, un peu déprimé transver- 
salement des deux côtés en avant du col. É 

Le prothorax est convexe, les sutures assez enfoncées. Le pro- 
sternum, assez large entre les hanches, et rebordé, s’amincit derrière 
celles-ci pour s’élargir de nouveau en marteau contre le pédoncule 
du mésothorax. 

Le mésosternum est profondément creusé conlre le pédoncule. 
Il se recourbe ensuite entre les hanches en languette échancrée à 
son extrémité pour recevoir la pointe métasternale. 

Le métasternum est assez convexe. Il se termine en avanten 
angle un peu aigu, en arrière en angle obtus. 








: 
1 
3 
2 
è 
: 
É 





495 


Les épipleures, assez larges dans leur partie antérieure, se rétré- 
cissent ensuite fortement. 


_ Les épisternes métathoraciques, assez larges et triangulaires en 
avant, se continuent longuement très amincis vers l'arrière. 
_ Les fémurs sont assez régulièrement fusiformes. 

-Les tibias antérieurs s’épaississent régulièrement vers l’extré- 
mité, et présentent à leur 1/3 antérieur une échancrure arrondie 
peu profonde. 

Les autres tibias s’épaississent peu vers l’extrémité. 

Les tarses antérieurs & ont les articles d’autant plus coniques 
qu’ils sont plus courts. Les deux premiers articles sont un peu 
moins coniques chez la ©. 

Les autres tarses ont les deux premiers articles presque cylindri- 
ques, très peu élargis à l'extrémité, les autres subconiques. 

Le 5° article est long, peu élargi au bout. Les ongles sont forts, 


courbés, simples, et forment une demi-circonférence. Ils présen- 
tent un petit renflement à la base. 


Sculpture et revètement pileux. — Les antennes ont un cil très long à 
l'extrémité du premier article, un cil plus court sur le second; les 
autres ont la couronue de cils habituelle. La pubescence ne com- 


- mence qu’au sommet du 4° article. Les antennes, sur le milieu de 


leurs deux faces aplaties, sont presque glabres, la pubescence 
couvrant surtout les côtés arrondis. 

Les mandibules sont lisses. 

Le labre est très finement chagriné. Il présente sur ses lobe 
arrondis antérieurs, 6 gros pores à ciis longs, les 2 extérieurs 
étant les plus écartés. 

Les palpes présentent de petits cils microscopiques épars. Le 
pénultième des palpes labiaux a près de son extrémité, un long 
poil dressé. À 

La ligule a 4 longs cils à son sommet, les externes un peu plus 
longs. 

Le mentum a un pore sétigère à long cil de chaque côté près de 
ta base de la dent. Les lobes sont finement chagrinés et un peu 
rugueux. Sur le cardo des maxilles, 2 longs cils; 1 sur le stipes. 

Au-dessus, l’épistome est finement chagriné au centre et en 
avant, et porte des points très fins sur les côtés. Un pore à long cil 
de chaque côté, près de ses angles antérieurs. 

Le devant du front est irrégulièrement plissé-rugueux, le sommet 
plus lisse. Un sillon irrégulier longitudinal et des traces de plis ou 
des plis dans le même sens contre l’œil. Le vertex est grossement 
ponctué sur les côtés, le col est lisse. 


424 


La carène supra-oculaire est plus ou moins prononcée suivant les 
individus. Le premier pore sétigère supra-oculaire est contre le 
bord interne de cette carène, à hauteur du 1/3 antérieur d'e l'œil, Le 
second, un peu plus écarté, à hauteur du bord postérieur de l'œil. 
Les facettes oculaires sont petites et nombreuses. 

Le pronotum a le sillon longitudinal médian très profond, sur- 
tout au milieu, le sillon transversal antérieur très prononcé, angu- 
leux vers l'arrière. Le dessus du pronotum est convexe, sa base 
déprimée transversalement et un peu relevée vers l’arrière, le dessus 
des angles postérieurs creusé. Toute la surface est fortement ridée 
transversalement. 

Juste au sommet de l’angle postérieur se trouve un gros pore séti- 
gère à longue soie dressée. 


Les élytres ont la base très convexe et portant de chaque côté de. 


l’écusson, près de la 1" strie, un gros pore séligère. 
La strie préscutellaire est longue, parallèle à la suture, puis à 
l’écusson, assez fortement et irrégulièrement ponctuée. 


La 1"*° strie prend naissance avec la seconde près du gros pore 
basilaire. Ecartée de la suture, elle s’en rapproche en entrant dans 
la dépression et va jusque près de l’extrémité, où elle se joint à 
la 2. Elle porte des points gros et épars dans la partie convexe, 
plus petits sur la dépression, puis s’évanouissant. 

Même chose pour la 2° strie. 

La 3° et la 4°, séparées, prennent naissance à une certaine dis- 
tance du rebord élytral, elles divergent très fortement sur la dépres- 
sion, pour se rejoindre ensuite en courbe vers l’extrémité. Elles 
sont, surtout la 4, plus fortement ponctuées, la ponctuation s’éten- 
dant jusqu'aux 2/3 de l’élvtre. 

La 5° et la 6° touchent au cod élytral; un peu courbes, pro- 
fondes et fortement ponctuées sur la bosse, elles s’écartent un peu 
pour se rejoindre comme les précédentes. 

La 7° est sur le flanc de l’élytre, profonde et ponctuée presque 
jusqu’au bout. É 

La 8°, commençant par de gros pores irréguliers, devient ensuite 
presque superficielle, mais est indiquée par ure ligne de points 
bien marqués s’avançant assez loin, irrégulièrement, pour réappa- 
raitre sous la carène du 7° intervalle sous forme de points atteignant 
presque l’angle sutural. 

La 9° est représentée par une ligne de points d’abord gros, tout 
contre le rebord, s’affaiblissant de plus en plus, puis s’effaçant. 


Le premier intervalle, sans être caréné, est plus élevé que le sui- . 
vant depuis le commencement de la dépression jusqu’à l'extrémité. 


Le 5°, étroit, est caréné, sauf à ses deux extrémités. 





me < 


425 


Le 7°, très étroit, est caréné sur toute sa longueur. Sa carène se 
prolonge parallèlement à la troncature et passe sous l’extrémité des 
autres stries jusque sous la 1%. Les extrémités des intervalles 
3 et 4 sont elles-mêmes un peu carénées. 

Le 3° intervalle présente 3 pores sétigères : le 1% sur la bosse, 
le 2° derrière la dépression, le 3° assez loin de l’extrémité. 

Les bords latéraux ont des pores à très longs cils, quelques-uns 
assez rapprochés sous l'épaule, 3 espacés avant la troncature, 
1 contre la troncature sous le 3° intervalle. 

Les épipleures, lisses en avant, sont très finement chagrinés .en 
arrière. 

Sous la tête, la gorge est lisse. Elle présente deux gros pores à 
long cil, près du menton, sous les côtés de l’échancrure, et, plus en 
arrière, un cil à hauteur des côtés du mentum. 

Les sutures gulaires, distinctes en arrière, s’effacent en avant. 

Le prosternum est très finement ponctué, surtout au centre, et 
les points portent des cils plus ou moins longs. De même pour le 
mésosternum entre les hanches et le métasternum au centre et en 
arrière. 

Les pièces latérales du méso- et du métathorax sont très finement 
chagrinées. Le reste paraît lisse. 

L'abdomen est très finement chagriné, surtout sur les côtés. On 
y remarque, surtout sur le dernier segment, une ponctuation 
éparse minuscule. 

. Chaque segment abdominal porte à son 1/3 postérieur 2 longues 
soies écartées. Le dernier en porte 2, très écartées chez le , 4 chez 
la ©. 

Les hanches portent quelques cils, les trochanters un générale- 
ment. Les fémurs ont quelques cils clairsemés. 

Tibias antérieurs à spinules éparses, sauf le long de l’échancrure 
et de là à l’extrémité, où il y a une rangée de cils courts et où les 
spinules devienneut plus denses, et à la face inférieure. Les éperons 
sont courts et peu épais. Les autres tibias ont des rangées de spi- 
nules, des traces de sillons (2), la pubescence plus dense à l’extré- 
mité 

Les tarses ont à la face supérieure quelques cils épars ; de même 
dessous; sur les côtés, la pubescence est plus dense et plus forte. 


Caractères sexuels. — Outre les caractères du dernier segment abdo- 
minal signalés plus haut, les mâles présentent sur chacun des 
3 premiers articles des tarses antérieurs deux brosses de poils squa- 
muleux blanchätres, détachées sur une partie de leur longueur. 
Tous les exemplaires sont de Hoozan. 





496 


NOTE CONCERNANT LE 
TACHYS(BARYTACHYS) EMARGINA TUS NIETNER 


par le Commandant Paul Dupuis. 


Le docteur HORN a retrouvé en quantité ce petit insecte à Ceylan. 
Tous les spécimens sont conformes à la description de NIETNER, et 
en contradiction avec celle de Purzeys. Au fond, elles sont toutes 
deux exactes : la collection de PuTzEYs, que j'ai sous les yeux, me 
permet d'expliquer le désaccord entre les deux auteurs. 

Voyons la première description, celle de NïETNER (An. M. N. H. 
1858, p. 425) : 


« Ovatum, convexum, piceum, capite dilutiore, elytris ante. 


apicem maculis duabus rufo-flavis, subtus brunnes ; pedibus, 
antennarum basi palpisque testaceis. Lg. 1 line. Ceylan; variat 
colore dilutiore. » 

Alors que Purzeys écrit (Ann. Mus. Civ. Genov. 1875, p. 739) : 

« Brunneus, maculis quatuor rubris ; labro profunde emar- 
ginato, striis dorsalibus et profundis. Sulcis frontalibus oculorum 
basim æquantibus. 1 1/4 mill. Ceylan. » 

BATES remarque (An. M. Mat. H. 1886, p. 155) : 

€ PurTzEys’ description does not agree with NIETNER’S nor with 
the numerous specimens taken by Lewis as he gives the size 
4 1/4 mill. and states that the elytra have 4 red spots. The size is 
2 mill. or a little longer, and the elytra have only 2 subapical spots. 
Colour varies from pale testaceous, though castaneous to bright 
pitchy black with an æneous tinge. Colombo (Ceylan). 

» Occurs in China as a pale variety exactly similar to the pale 
ceylanese form, except that the lighter subapical spots are not 
quite as well defined. » 

BATES a encore signalé cet insecte de Birmanie, du Japon. 

J’ai mesuré les spécimens de la collections PuTzEYs : ils mesurent 
2.3 mill.; il y a donc erreur au sujet de la taille dans la diagnose de 
cet auteur [ou : erreur d'impression pour 2 1/4 ?| 

Quant à la question des taches élytrales, elle provient du fait sui- 
vant : PUTZEYS avait des insectes de deux provenances, Ceylan (à 
deux taches élytrales) et Célèbes (à 4 taches). Il a décrit l’espèce 
d’après un exemplaire de Célèbes, et a indiqué comme origine 
Ceylan. 

Le professeur NETOLISKY me communique, dans une petite série 
de Tachys, sous le numéro 5, un exemplaire étiqueté « Célèbes — 
Makassar — I. 74 — O. Beccart » en tout semblable à celui à 
4 taches de PUTZEYS. 





| 
3 
1 
4 
3 








427 


On peut donc classer les variétès de la façon suivante : 
À. Elytres n’ayant chacun qu’une tache claire subapicale : 
a) Dessus presque noir, à léger reflet métallique : emar- 
ginatus s.Ss. 
a/ Dessus variant du brun au testacé clair : var. pallida m. 
B. Elytres ayant une tache subapicale et une humérale : var. 
Putzeysi m. 
Cette dernière n'étant connue jusqu’à présent que des Iles 
Célèbes. 


428 


ÉTUDE DES CARABIQUES 
RÉCOLTÉS À CEYLAN PAR LE D' Horn 


par le Commandant Paul Hupuis. 


CATASCOPUS SCHAUMI SauNpb. race GRANDIS, nov. 


Parmi les intéressantes découvertes faites à Ceylan par le doc- 
teur HorRN, se trouve un superbe Catascopus, de très grande taille 
(18-20 mill.), si voisin du C. Schaumi SAUND. que je le considère à 
proprement parler plutôt comme une race de celui-ci que comme 
une espèce nouvelle. 

Il se distingue immédiatement du C. cingalensis BAT., son 
congénère des mêmes localités, par sa taille beaucoup plus grande . 
et l’absence complète de sillon transversal sur la tête derrière les 
yeux. 

Ses affinités avec Le C. Schauni SAUND. sont si grandes que je me 
bornerai à indiquer les différences entre ces deux insectes. Je 
signalerai d’abord que le C. Schaumi trouvé à Sarawack, existe 
dans le Laos, d’où j'en possède 3 exemplaires. Les impressions du 
devant de la tête, entre les yeux, signalées par SAUNDERS, sont 
variables, allant depuis la fossette étroite et profonde à bords nette- 
ment creusés, à la simple dépression large et superficielle. 

Le C. grandis diffère du CG. Schaumi : 

1° Par la couleur, du dessus du corps, entièrement d’un violet 
foncé métallique (sauf les parties buccales) avec, par place, des 
reflets bleus ; 

2° Par l’angle externe de la troncature des élytres, qui a son 
extrémité mousse et arrondie, même un peu épaissie, alors qu’elle 
est aiguë et tranchante dans le ©. Schaumi ; 

-3° Par l’angle sutural interne qui est arrondi également au lieu 
d'offrir une petite dent saillante ; l’externe est largement arrondi 
(l'extrémité suturale de l’élytre présente une petite troncature, donc 
2 angles). Dans le Schaumi l'angle sutural interne consiste en une 
petite saillie dentiforme ; 

4 Enfin, et surtout, par la sculpture beaucoup plus rude des 
élytres, les carènes des 5° et 7° intervalles beaucoup plus pronon- 
cées, les points beaucoup plus gros, véritables fossettes sur la 
plus grande partie des stries externes, et toutes les stries, même 
les internes, étant complètement ponctuées, bien que finement 
pour ces dernières. == 

Dessous comme dans le C. Schaumi, les parties pro-, méso-, 
métasternales centrales portant de longs poils roussâtres assez 
clairsemés. : 











PS 
19 
© 


MÉLANGES MYRMECOLOGIQUES 


par le D°K. Santsechi 


Platythyrea Viehmeyeri n. sp. — ©. — Long. 13 mill. — 
Noire. Mandibules, antennes, tibias et tarses rouge sombre. Pubes- 
cence pruineuse moins abondante que chez lamellosa et cribrino- 
dis. Pas de pilosité dressée Très densement et très finement ponc- 
tuée, le gastre plutôt finement réticulé-ponctué. Des points fos- 
settes assez nombreux sur la tête, mais bien moins abondants et 
plus petits que chez cribrinodis, manquent presque sur le dos 
du thorax et de l’abdomen. Tête rectangulaire à côtés convexes et 
bords postérieurs droits, plus étroite que lamellosa v. Rhodesiana 
For. Les yeux sont placés un peu en avant du milieu des côtés. Les 
arêtes frontales sont confluentes et presque contiguës en arrière. 
Epistome assez distinctement limité en arrière avec une impression 
transversale le long de son bord antérieur. Mandibules luisantes, 
finement striolées et espacément ponctuées, inermes. Le scape 
dépasse le bord postérieur de la tête d’une fois et demie son épais- 
seur. 3° article du funicule aussi long que le premier. Thorax 
aussi large en avant que la tête, à face dorsale déprimée, faiblement 
convexe d’un côté à l’autre, subbordée à profil horizontal et sub- 
rectiligne comme chez cribrinodis GERT. Pronotum plus long que 
large, distinctement suturé derrière. Mésonotum non enfoncé fai- 
blement suturé derrière, en ovale transversal. 1/5 plus large que 
long. Face basale de l’épinotum 1/4 plus longue que large, échan- 
crée derrière, subdentée. Face déclive, concave en haut, verticale, 
distinctement bordée latéralement. Pédicule subcylindrique, plus 
de deux fois plus long que large, plus haut que large, la face supé- 
rieure s’arrondit en avant avec la face antérieure. Face postérieure 
concave de haut en bas avec le bord supérieur transversal. Post- 
pétiole un peu plus long que large, très atténué en avant, encore 
moins étranglé en arrière que chez conradti Em. Article 3 de l’ab- 
domen 1/5 plus long que large. 


Afrique orientale allemande : Khutu Steppe (K. SCHWARTZE, 
1912), 1 5, communiquée par M. VIEHMEYER. 


Stigmatomma pallidipes Roc. var. Wheeleri n. v. — ÿ. — 
Long. 4.5 mill. (5.5 chez le type). — Tête plus allongée, à côtés 
moins convexes. 2° article du funicule un peu plus court qu'épais 
(ptus long chez pallidipes i. sp.). L’épistome est moins régulière- 
ment arrondi, plutôt sublobé au milieu. Pronotum, sans le cou, 
plus long qne large (à peine plus long chez le type). Pédicule 


430 


plus allongé et moins convexe latéralement. Gastre un peu moins 
étranglé. Sculpture de la tête un peu plus mate, du reste sem- 
blable. 


©. Long. 4.7 mill. (6.4 mill. chez le type). — Pattes plus rectan- 
gulaires et plus allongées que chez pallidipes. Yeux plus petits, 
pédicule plus allongé, du reste mêmes caractères différentiels que 


la ©. 


. Long. 4.6 mill. (5.5 mill. chez le type). — La tête est un peu 
moins régulièrement arrondie en arrière, légèrement conique. 
Antennes un peu plus minces. Thorax plus svelte. Pédicule plus 
long, pour le reste semblable. 


Etats-Unis, Connecticut : Colebrook (M. M. WueELEr). Reçue du 
D' BEQUAERT. 


Bien distinct dans tous les sexes de $S. pallidipes reçus directe- 
ment de M. WHEELER et provenant du Massachusetts. 


Stigmatomma Emeryi SAUNDR. 
Tunisie : Le Kef., 2 $5 (D' NoRMAND). 


Dorylus (Anomma) Gerstæckeri Eu. st. quadratus n. st. 
— %. Long. 10 mill. (sans les mandibules qui sont longues de 
1.7 mill.). — Rouge sombre. Tête, dessus du thorax et gastre noirs 
à peine brunâtres. Antennes, pattes, hanches et bord postérieur 
des segments du gastre brun rougeâtre. Tête, sauf le devant, et 
gastre lisses, très luisants, avec une ponctuation fine très espacée en 
arrière, plus dense et submat en avant. Thorax submat, pédicule 
mat, densément et plus fortement ponctué que chez gerstaeckeri. 
Pilosité comme chez cette dernière espèce. Tête presque carrée, à 
peine plus longue que large devant, un peu rétrécie vers les angles 
postérieurs qui sont un peu rentrants; le bord occipital concave 
(chez gerstaeckeri la tête est un peu plus longue). Sillon frontal 
bien marqué, atteignant presque le tiers antérieur. Mandibules un 
peu plus larges et moins arquées que chez gerstaeckeri, sans dents 
apicales. Devant du pronotum un peu épaulé. Face déclive plutôt un 
peu concave (un peu convexe chez le type). Face supérieure du 
pédicule presque carrée, aussi iongue que large, un peu rétrécie 
devant. Dessous du nœud armé d’une forte dent coudée en arrière. 
Postpétiole distinctement plus large que long. Du reste comme 
gerstaeckert. 

Afrique orientale allemande : Manou, 1 Z. Reçu de M. ViEx- 
MEYER. 





45 


Ocymyrmex hirsutus For. var. flaviventris n. var. — 5. — 
Long. 7 mill. — Roux testacé, gastre jaune ambré. Cuisses et 
hanches brunes. Pilosité comme chez le type. Tête plus large que 
longue (plus longue chez le type), presque aussi large que chez 
laticeps For. Epistome en grande partie lisse (strié chez le type). 
Postpétiole plus court et gastre un peu plus large que le type, du 
reste semblable. 

Afrique orientale allemande : 1 ©, reçue de M. VIEHMEYER. 


O. hirsutus me paraît devoir constituer une espèce distincte de 
O. Wertzekeri Em. En revanche O. arnoldi For. n’est qu’une variété 
ou une sous-espèce de Weitzekeri. 


Crematogaster tricolor GERrsrT. st. rufimembrum n. st. — 
5. — Long. 3.7-4 mill. — Rouge cir, gastre noir, antennes 
et pattes jaune roussâtre, submat. Front, pattes et gastre lui- 
sants. Densément et finement ponctué-réticulé. Sculpture en 
partie effacée sur le front, l’épistome, la face déclive de l’épino- 
tum et le pédicule avec quelques stries sur les côtes de l’épistome 
et des joues et quelques rides anastomosées sur le pronotum. 
Mandibules striées, gastre finement réticulé. Deux ou trois 
poils dressés sur la tête et le thorax, un peu moins rares, sur le 
gastre, pubescence blanche passablement longue et assez espacée 
sur la tête, le gastre et les membres, rare sur le thorax. Tête carrée, 
aussi longue que large, à côtés convexes et à bord postérieur droit. 
Plus svelte que la st. rufoniger Em. Tout le corps plus étroit surtout 
lépinotum, le 1° nœud et le gastre. Le mésonotum est assez peu 
bordé latéralement et sa carène distincte. Du reste comme rufoniger 
dont elle est facile à distinguer par ses membres roussâtres. 


Afrique orientale allemande : Khutu Steppe (K. ScHWARZE, 1912), 
2 55, communiquées par M. VIEHMEYER. 


Crematogaster Chiarinii Em. st. sellula n. st. -— ©. — 
Long. 4-4.5 mill. — Thorax, pédicule, joues, épistome et massue 
des antennes d’un roux clair. Le gastre brun noir avec la base 
(bien moins claire que chez la var. cincta Em.) d’un brun rougeâtre 
plus ou moins foncé comme le reste de la tête et les appendices. La 
tête des grands individus est plus luisante que celle des petits, le 
mésonotum luisant, vu de profil il est légèrement concave d'avant 
en arrière, convexe d’un côté à l’autre et sa portion postérieure 
descend par une pente arrondie et assez abrupte dans le sillon mé- 
tanotal. Epines épinotales beaucoup plus courtes que chez le type. 
Face basale de l’épinotum courte et très convexe en avant, premier 
nœud étroit comme chez chiarinii, le deuxième faiblement sillonné 


439 


au milieu devant. Au premier aspect elle rappelle la variété cèncta 
Em. par sa couleur, mais bien distincte de toutes les races de chia- 
rinii par sa concavité mésonotale. 


Afrique orientale allemande : Khutu Steppe (K.ScHWARZE, 1912), 
3 9, reçues de M. VIEHMEYER. 


Crematogaster Chiarinii Eu. st. subsulcata n. sp. — ©. 
— Long. 45 mill. — Brun rougeâtre foncé, devant de la tête plus 
clair. Gastre brun noirâtre avec la base à peine moins sombre. 
Pattes brun jaunâtre, antennes plus rougeâtres. Submat avec un 
éclat soyeux sur la tête. Moitié postérieure du gastre plus luisante. 
La tête est finement et densément striée en long, dessus et sur les 
côtés, transversalement vers l’occiput. Le front plus ou moins lisse. 


Le thorax pareillement strié sur les côtés et plutôt finement réti- . 


culé-rugueux dessus. L’abdomen lisse avec une réticulation micro- 
scopique. Partout une ponctuation pilifère assez dispersée, plus 
abondante sur la tête (chez chiarinit i. sp. la sculpture de la tête est 
plus grossière). Quelques poils sur le pronotum et le devant de la 
tête. Pubescence comme chez chiarinii. Tête un peu plus longue 
que large (plus large que longue chez chiarini), à côtes convexes 
et bord postérieur concave. Yeux au milieu des côtés. Le scape 


n’atteint pas tout à fait le bord postérieur (le dépasse notablement. 


chez chiarinti). Articles 2-3 du funicule un peu plus larges que 
longs. Mandibules striées à bord. terminal droit, de 4 dents mousses. 
Partie déclive du mésonotum plus verticale que chez chiarinü, les 
épines plus courtes, un peu plus divergentes. Le premier article du 
pédicule trapézoïdal, plus court que chez le type de l’espèce. Le 
2° nœud a son sillon médian presque eftacé, ou très superficiel, le 
bord postérieur légèrement échancré, du reste comme chiarini. 
Haute-Egypte : Khartoum (KARAWAIEW). 2 9%. 


Crematogaster egyptiaca Mayr., st. pharaonis n. st. — 
9. — Long. 4.5 mill. — Noire, thorax noir brunâtre chez les grands 
individus. Pattes et massue des antennes brunâtres, reste des 
antennes roussâtre ou brun roussâtre. Pubescence de la tête et du 
thorax plus rare que chez le type. Tête relativement plus petite et 
plus rétrécie devant, le scape dépasse moins l’occiput. Côtés du 
pronotum plus arrondis, la saillie latérale à peine indiquée. Face 
basale bien plus large que longue, plus courte que chez aegyptiaca. 
Les épines sont beaucoup plus courtes, à peine plus longues 
qu'épaisses ; pour le reste, sculpture, etc., comme chez aegyptiaca 
MAYR. 


Egypte : Bir Hooker (J. DEw1z), 2 9ÿ. 





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Crematogaster Gutenbergi n.sp. — 5.— Long.3.8-4.5 mill. 
— Devant de la tête, massue des antennes, thorax et pédicule d’un 
roux brunâtre, reste de la tête brun noirâtre, pattes brun clair. 
Gastre noir à segments étroitement bordés de jaune. Luisante, lisse 
avec une fine ponctuation très espacée. Mandibules, épistome et 
joues striés. Devant du pronotum el face basale de l’épinotum 
ridée en travers, le premier plus superficiellement. Mésonotum, 
moins la carène, passablement strié, ridé en long. Pilosité dressée 
rare, pubescence blanche assez longue, abondante et espacée. Tête 
rectangulaire, 1/6 plus longue que large, à côtés convexes et bord 
postérieur droits, aussi large en avant qu’en arrière Les yeux, assez 
orands, sont placés au milieu des côtés ou légèrement en arrière. 
Aire frontale distincte. Epistome à bord antérieur transversal, 
arrondi et lisse entre des arêtes frontales qui sont passablement 
développées. Mandibules de 5 dents. Le scape atteint le 6° posté- 
rieur de la tête. Tous les articles du funicule distinctement plus 
longs que larges, sauf le 3° à peine plus long qu'’épais. Pronotum 
sphérique, aussi long que large.Mésonotum convexe, assez longue- 
ment caréné, avancé en triangle dans le pronotum dont il est séparé 
par une suture distincte. Sur le profil, la partie postérieure 
s’'abaisse en pente douce et arrondie dans un sillon métanotal assez 
profond. Face basale de l’épinotum très convexe, presque 1/2 fois 
plus large que long, plus étroite en avant, échancrée derrière. Les 
dents sont robustes, coniques, aussi larges à la base que longues, 
pas plus longues que le diamètre du stigmate qui se trouve au- 
dessous et un peu en dehors. Face déclive très oblique, à peine 
concave en, haut plus convexe de droite à gauche dans le bas. Pre- 
mier article du pédicule trapézoïdal, un peu plus long que large en 
avant, le bord antérieur transversal, avec ses angles saillants en 
dehors mais mousses, les côtes rectilignes en arrière des angles, 
Deuxième nœud fortement sillonné au milieu, à bord postérieur 
transversal. Gastre plus large que la tête. 


Sud-Ouest africain allemand : 2 59, reçues de M. VIEHMEYER. 


Pheidole rotundata For. st. costauriensis n. si — 2%. — 
Long. 5.3 mill. — Brun rougeâtre, thorax d’un rouge plus clair 
avec les angles du pronotum et les épines brun foncé. Pattes jaune 
brunître. Mate, dessus de la tête et gastre submat. Entièrement et 
assez finement réticulée ponctuée. Le devant de la tête lâchement 
ridé en long comme chez le type. Entre ces rides, ainsi que sur le 
front, la réticulation est plus fine, plus irrégulière et en partie 
presque effacée. Devant du pronotum transversalement ridé. 
Abdomen (pédicule el gastre) parsemé de points pilifères soulevés. 
Quelques gros points enfoncés sur le derrière de la têle, mais 


434 


moins nets que chez le type. Pilosité jaunâtre assez rare sur le 
corps, abondante sur l’abdomen et les pattes. Pubescence rare. 


Tête ovale, très convexe d'avant en arrière et de côté (comme chez 


Ilj FoR.), un peu plus longue que large au tiers postérieur, avec 
un sillon médian complet. Yeux en avant du tiers antérieur. Epis- 
tome faiblement caréné avec une petite échancrure au milieu de 
son bord antérieur. Aire frontale imprimée. Mandibules avec de 
gros points allongés se transformant en stries sur le côté externe, 
armées de deux dents mousses en avant et d’un denticule en 
arrière. Le scape atteint presque le milieu de la tête. Article 5 du 
funicule aussi épais que long, les autres de plus en plus longs. 
Pronotum fortement conique latéralement comme chez lg. 
Suture promésonotale en partie effacée. La partie antérieure du 


mésonotum moins convexe et plus distinctement séparée de la face 


déclive que chez rotundata. Cette partie déclive est étroitement 
bordée. Les épines de l’épinotum sont un peu plus divergentes et 
plus courtes que chez /lgü. Deuxième article du pédicule un peu 
plus long que haut. Pour le reste, comme chez rofundata FOR. 
Diffère de rotundata et de sa race Ilgii For. par sa sculpture plus 
forte, mais se rapprochant plutôt de Zlgi par sa taille et sa forme. 


Côte d’or, Winnebah, 1 Z. Communiquée par M. VIEHMEYER. 


Tetramorium humile n. sp. — %. — Long. 2.83 mill. — 
Jaune roussâtre, antennes, pattes et gastre un peu plus clair. 
Luisant. Tête lisse avec quelques courtes rides longitudinales sur 
le front et plus fortement ridée-réticulée en avant des yeux et 
dessous Pronotum presque lisse avec quelques légères rides 
irrégulières plus grossières et plutôt réticulées sur le mésonotum 
et les deux nœuds du pédicule, très fortes et transversales sur la 
face basale de l’épinotum, longitudinales sur les côtes du thorax. 
Face déclive et gastre lisses. Une pilosité jaune, longue, entremêlée 
de poils plus courts, abonde partout, mais seulement courte sur les 
membres et les antennes. Pubescence adjacente nulle. Tête en carré 


arrondi aux angles, presque aussi large que longue, à peine 


rétrécie en avant. Les côtés parallèles en avant des yeux, s’arron- 
dissent en arrière de ceux-ci pour se continuer avec un bord 
postérieur faiblement convexe.’Les yeux sont placés au milieu des 
côtés et sont assez grands (10 facettes dans le diamètre). Epistome 
fortement caréné, convexe en arrière, à bord antérieur faiblement 
arqué. Les crêtes frontales, espacées et divergentes, atteignent 
presque le milieu de la tête sans former de scrobe. Mandibules 
striées, de 5 dents, dont les deux premières plus grandes. Le 
scape dépasse l’occiput d'environ un quart de sa longueur. Tous 


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les articles du funicule plus longs qu’épais, mais le 3° est seule- 











435 


ment légèrement plus long. Thorax étroit à sutures obsolètes. 
Pronoturn subbordé devant, épaulé, avec des côtés à peine con- 
vexes se continuant directement avec ceux du mésonotum jusqu'à 
l’'échancrure mésoépinotale qui est peu profonde. Face basale de 
l’épinotum une fois et demie plus longue que large, bordée de côtes 
et derrière entre les épines. Face déelive moitié plus courte que la 
basale, très concave et très fortement bordée d’une crête reliant les 
4 épines entre elles. Les supérieures sont aussi longues que la 
moitié de leur intervalle, aiguës, peu divergentes et à peine 
relevées. Les épines inférieures, presque aussi longues que les 
précédentes, sont plus relevées, Premier nœud aussi haut et-un peu 
plus étroit que long. La face supérieure convexe est plus large et 
arrondie en arrière. La face postérieure verticale, l’antérieure 
oblique- en avant se continue avec un pétiole aussi long que le 
nœud et faiblement denté en avant et dessous Deuxième article du 
pédicule cupuliforme, bordé latéralement, bien plus large que le 
précédent. Gastre plus petit que la tête. 


®. — Long. 3.5 mill. — Plus fortement sculptée que l'&. Les 
stries du front atteignent ici le bord postérieur de la tête. Le 
pronotum et l’épinotum sont ridés en travers. Le reste du thorax et 
le pédicule ridés-striés en long. Gastre très finement strié el mat. 
Le scape ne dépasse le bord postérieur de la tête que d’une fois el 
demie son épaisseur. La face basale, assez convexe, est aussi longue 
que la déclive, formant ensemble un angle de 125°. Les épines sont 
fortes et les nœuds du pédicule un peu plus grands que chez l’ou- 
vrière. Pour le reste semblable. 


Afrique orientale allemande, Morogoro, 1 9, 1 © reçues de 
M. VIEHMEYER. 


Tetramorium capensis MAyr.(— Tetramorium Braunsi 
FOR.). — D’après la comparaison de co-types reçus de M. ARNOLD 
et des co-types ou types reçus autrefois de MAYR. 


Formica cinerea MAyr v. canadensis n. var.— à. — Long. 
4.5-6 mill. — Noire. Devant de la tête, antennes moins les derniers 
articles du funicule, pattes moins les hanches et souvent le milieu 
des cuisses, base de l’écaille rouge brunâtre. Pubescence un peu 
moins forte que chez le type. Ptlosité dressée moins abondante 
partout, mais présente sous la tête. Epinotum un peu plus angu- 
leux. Ecaille comme chez la var. neocinerea WHEELER, dont elle 
diffère,- ainsi que de la var. altipetens WHEËLER, par la couleur 
- entièrement noire du thorax qui la fait ressembler à la Æ. fusca L. 
v. subænescens EM. 


436 


?. Long. 9-9,5 mill. —- Le devant de la tête est presque noir ; 
tout le reste du corps noir, antennes et pattes comme chez l'5. 


Canada : Saskatschewan (FREY, 1909), 5 $9, 6 C0. 


Camponotus (Myrmotrix) immigrans n. sp.— ÿ major ° — 
Long. 4% mill. — Mandibules, épistome, antennes, pronotum el 
côtés du thorax brun rougeûtre. Tête, dessus du mésonotum et de 


l’épinotum d’un brun rouge sombre. Pattes et gastre jaune rous- 


sàtre, passant au brun terne dans la moitié postérieure de ce der- 


nier. Une longue pilosité dressée, blanc grisätre, est partout 
répandue y compris les scapes et les tibias comme chez abdominalis, 
mais plus fine Pubescence longue espacée assez abondante surtout 
sur le gastre. Mate. Mandibules, côtés de la tête et pattes assez 


luisants. Tête et côtés du thorax densément et finement réticulés- 


ponctués en dé à coudre. Plus fine dans l’espace frontal, cette 
sculpture devient plus lâche et plus superficielle sur les côtés de la 
tête, l’occiput et le devant de l’épistome. Le dessus du thorax et le 
gastre finement réliculés en travers. Tête presque un tiers plus 
longue que large derrière, peu rétrécie en avant, à côtés faiblement 
convexes et bords postérieurs concaves avec les angles arrondis. Les 
veux assez grands sont au tiers postérieur. Les arêtes frontales 
sinueuses ne sont pas beaucoup plus écartées en arrière qu'en avant. 
Epistome caréné, avancé dans le tiers médian en lobe rectangulaire 
avec les côtés obliquement échancrés. Aire frontale plus large que 
longue, faiblement limitée en arrière. Mandibules lisses avec quel- 
ques points épars et six dents. Scape cylindrique dépassant le bord 
postérieur de près d’un tiers de leur longueur. Le dos forme au 
profil une courbe régulière jusqu’à l’angle épinotal. Pronotum 
aussi lony que large sans rélrécissement accentué entre le mésono- 
tum. Celui-ci moins large que chez abdominalis. Les deux faces de 
l’épinotum subégales (la basale légèrement plus longue), rectilignes 
et formant ensemble un angle. nel, mousse au sommet, de 130°. 
Ecaille tranchante plane derrière, face antérieure très oblique dans 
les deux tiers supérieurs, perpendiculaire dans le tiers restant. 
Longueur du scape 5.2 mill , de la tête 5.4 mill. (sans les mandi- 
bules), largeur 2.6 mill. 


© minor. — Long. 8.5-9 mill. — Brun rouge sombre, le pronotum 
à peine plus clair, la moitié postérieure de la tête plus foncée. 
Pattes d’un roux plus brunâtre que chez l’ÿ major. Tête presque 
le double plus longue que large, rétrécie en arrière des yeux avec 
un bord occipital étroit assez convexe en dessous. Les veux assez 
grands sont en avant du tiers postérieur. Le scape long de 3 milli- 
mètres dépasse le bord occipital d’un peu moins de la moitié de sa 


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437 


longueur. Profil du thorax convexe comme chez l’$ major, mais 
l’angle épinotal plus arrondi et les deux faces moins nettement 
délimitées. Pour le reste comme l’5 major. 

®.— Long.l4 mill.— Noir brunâtre, côtés du thorax, mandibules 
etfunicule brun rougeâtre, hanches, pattes et une tache à la base du 
gastre roussâtres, tarses rouges. Mandibules et aire frontale lui- 
santes. Devant du mésonotum et scutellum assez luisants. Tête 
rectangulaire, plus longue que large (3.5 mill. X 2.7), un peu plus 
étroite en avant. Les bords latéraux el postérieurs droits formant 
un angle droit un peu arrondi au sommet. Yeux assez convexes, 
allongés, grands comme le quart des côtés, placés au tiers posté- 
rieur..Le scape dépasse d’un tiers le bord postérieur. L’épistome 
n’est caréné que dans sa moitié postérieure. La moitié postérieure 
du mésonotum est plane, plus basse que la partie antérieure et le 
scutellam qui sont convexes. L'épinotum dessine à l’union de ses 
deux faces une convexité de même forme que celle du scutellum, 
le reste de la face déclive est longue et verticale. Ecaille ovale, 
tranchante, gastre déprimé. Ailes un peu jaunâtres à nervures rous- 
sätres, longues de 14 mill. Pour le reste comme chez l’5 major. 

œ. — Long. 8 mill. — Aile antérieure 9 mill. Pronotum d’un 
roux foncé, le reste brun noirätre. Tarses roussâtres, armure géni- 
tale jaune. Mat, gastre assez luisant. Dos du thorax plan (sans la 
concavité de la ©). Le pédicule a la face supérieure concave, ses 
faces antérieures et postérieures convexes. 


Cameroun : Molundu. (D. A. REICHENSPERGER), 4 89, 1 ©, 1 «. 


Cette curieuse espèce, fort voisine du C. abdominalis F. me paraît 
être une importation d'Amérique. 








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4e 


EAU 








= SOCIËTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE 





XL FI 
Assemblée générale du 26 décembre 1913 


Présidence de M. CH. KERREMANS, président. 


La séance est ouverte à 15 heures. 


Présents : MM. BALL, BERVOETS, CLAVAREAU, DE CROMBRUGGHE, 
DE HENNIN, DESNEUX, DUFRANE, FOLOGNE, KERREMAXNS, LAMEERE, 
SCHOUTEDEN et SIBILLE. 


Exeusés : MM. Bivorr, D'ORCHYMONT, GILLET, GOETGHEBUER, 
Housraux, KOLLER, LAMBILLION, LEDROU, PUTZEYS, ROUSSEAU. 


— Le procès-verbal de l’assemblée générale du 26 décembre 1912 
est approuvé. 


Discours du Président. — M. KERREMANS, président, prononce le 
discours suivant : 


MESSIEURS, 


La Belgique compte actuellement sept millions et demi d’habi- 
tants, ce qui revient à dire que sa populalion a presque doublé 
depuis la fondation de notre société. 

Vous vous demanderez sans doute quel est le rapport existant 
entre l’entomologie et le nombre des habitants de notre pays ? 

À première vue, il paraît ne pas ÿ en avoir, mais si nous COmMpa- 
rons l'accroissement de la population avec celui des membres de la 
Société Entomologique, nous constaterons que ce dernier nous 
donne des résultats peu brillants. 

Pour arriver à suivre la progression constante de l’augmentation 
de la population, notre société devrait compter aujourd'hui plus de 
trois cents membres. Ù 

Nous en possédons à peine 120 et parmi ceux-ci 72 Belges. 

Sur sept millions et demi de personnes, il y en a donc, dans notre 
pays, soixante-douze qui s'intéressent à notre science. 

Malgré tout l'attrait que présente son étude, malgré les questions 
multiples relatives à la biologie, à.l’embryogénie, à la zoogéogra- 
phie et même à l’économie politique, puisque l’agriculture s’y 
rattache, nous ne trouvons à réunir que peu d’adeptes. À peine 
arrivons-nous à combler les vides causés par les démissions ou par 
la mort, sans progresser d'aucune façon. 

Tous les jours, nous entendons le concert de louanges que 
s'adressent les Belges avec un naïf orgueil. 


ANNALES DE LA 80C. ENTOM. DE BELGIQUE, T. LVII, 3-II 1914. 28 


440 


Des statistiques établissent que proportionnellement à son terri- 
toire, la Belgique est la région la plus peuplée du Globe. 

Elles nous apprennent aussi que dans les domaines les plus 
divers, spirituels ou matériels, industrie, commerce, finance, arts, 
lettres, sciences, nous arrivons à obtenir un classement très hono- 
rable parmi les plus grandes nations. 

Tous, nous avons entendu de nombreux discours officiels qui 
nous ont appris que la culture des arts, des letires et des sciences 
atteint chez nous des sommets vertigineux et, les yeux levés au 
ciel, la main posée sur le cœur, les orateurs affirment, du fond de 
leur âme, leur insondable amour pour la science, cette science 
qui .. celte science que... cette science dont... 

Et cependant, bien peu d'heures sont consacrées dans nos écoles 


à l’étude des sciences naturelles, considérées comme une branche 


d'enseignement tout à fait secondaire. 

Reléguées, à l'arrière-plan de l’instruction moyenne, elles offrent 
cependant une incontestable utilité au sujetde laquelle nous n’avons 
pas à nous étendre ici, dans un auditoire convaincu. 


Nous tous, tant que nous sommes, nous avons été abasourdis, 
stupéfés, ahuris d'entendre les questions que nous posaient des 
personnes réputées très intelligentes et très instruites. L'une 
d'elles m'a affirmé très sérieusement un jour que les Anisoplies 
sont les Jeunes des Hannetons. 

Mais c’est surtout lorsqu'on parcourt les nombreuses relations de 
voyage des explorateurs, que l’on constate combien la plupart 
d’entre eux sont ignorants des choses de la nature.  ” 

Admirons, à Juste titre, leur remarquable endurance, leur inlas- 
sable énergie ; émerveillons-nous des résullats qu’ils ont obtenus, 
mais restons surpris lorsqu'ils nous racontent que, dans ce mer- 
veilleux Congo, on rencontre «toutes les espèces de singes, depuis 
l’orang-outang jusque l’ouistili ». 

STANLEY lui-même, décrivant la grande forêt qu'il àvait décou- 
verte et traversée en dirigeant l’expédition envoyée au secours 


d'EmIN PACHA, nous en fait un admirable tableau. Il nous la décrit 


en poète, mais surtout en journaliste et nous présente des sites 
grandioses, des aperçus pittoresques, tellement pittoresques qu’il 
nous dit avoir vu des singes se balançant «suspendus par la queue » 
et sautant de branche en branche. | 

D’après STANLEY, il y aurait donc des singes à queue prenante en 
Afrique. 

Peu naturaliste par tempérament, le plus remarquable des explo- 
rateurs de l’Afrique tenait en médiocre estime EMIN PACHA, et lui 
reprochait amèrement de trop s'occuper de ses plantes, de ses 


: 
-1 





441 


coquilles et de ses insectes, au détriment du gouvernement de sa 
province. 

Nous ne nous étonnerons donc pas trop si plus tard nous enten- 
dons un autre explorateur, arrêté au Musée devant la vitrine où 
trône l’ocapi, répondre à un de nos collègues : « Cela, une espèce 
nouvelle ? J’en ai mangé pendant dix ans ! » 

L'absence de préparation scientifique a été longtemps chez nous 
une cause d’infériorité qui n’existe pas chez la plupart de nos 
voisins, chez lesquels, quoi qu’on en dise, nous avons encore 
beaucoup à apprendre. 

Si j'insiste sur ce point, Messieurs, c’est que nous avons à nous 
convaincre de la nécessité de rechercher des adeptes, de travailler 
à une propagande de nature à augmenter le nombre de nos 
membres. 

Comment arriver à faire comprendre à ceux que nous désirons 
atteindre que l'attrait de l’'Entomologie est aussi sporlif que scien- 
tilique; comment leur suggérer qu'une collection d'insectes est 
aussi altirante et moins coûteuse qu’une collection de timbres- 
poste; comment leur expliquer que les courses par monts et par 
vaux, oCCasionnées par les chasses entomologiques, constituent un 
sport aussi hygiénique et aussi passionnant que les luttes sauvages 
du football ? 

Par des conférences. Non pas de ces conférences scientifiques 
auxquelles ils ne comprendraient pas grand'chose et dont l’aridité 
les rebuterait bien vite, mais par des causeries accompagnées 
d’exhibitions de quelques beaux insectes dont on leur raconterait 
l’histoire, les mœurs, l’origine, dans un langage simple, exempt de 
tous termes techniques. 

Il existe aussi une catégorie d'amateurs qui craignent d’être trop 
peu savants pour oser faire partie d’une société scientitique. Beau- 
coup même nous ignorent. 

Nous ferions chose utile en nous faisant connaitre et en essayant 
d'attirer à nous ces amateurs inconnus. 

Il est à peine croyable qu’au XX° siècle il y ait encore des gens 
suppôsés éclairés qui ignorent même le nom de notre science. 

Ayant rencontré un jour, au cours d’un trajet en tramway, une 
des plus hantes personnalités politiques de notre pays, je fus stu- 
péfié de l’eutendre me demander ce que c'était que l’etymologie. 

D'autre part, nos publications s'adressent trop exclusivement aux 
initiés de notre science. Elles sont, pour la plupart, des œuvres de 
spécialistes et l’étranger entre pour une très large part dans la 


_ publication de ces travaux. 


La faune belge est trop négligée. Non pas que les éléments 
d’étude fassent défaut, non pas que les bonnes volontés nous man- 


142 


quent : nous: avons parmi nous un groupe trop peu nombreux, 
mais plein de zèle et de perspicacité, explorant tantôt l’une, tantôt 
l’autre de nos régions avec toute la minutie désirable; mais je 
voudrais voir s'étendre ce groupe, essayer de lui adjoindre ces 
entomologistes anonymes dont Je parlais tout à l'heure 

Et lorsque je constate que la faune belge est trop négligée, ce 
n’est certes pas un reproche adressé à nos rares et excellents chas- 
seurs, c’est plulôt un regret de voir nos Annales et nos Mémoires 
renfermer une si maigre documentation pour l’étude faunique de 
notre pays. 

Et maintenant, que faire pour remédier à ces lacunes ? 

Certes, au point de vue matériel comme au point de vue moral, 
nous n'avons pas à nous plaindre de la situation de notre société. 

Financièrement, nous arrivons à boucler notre budget, tout en 


publiant avec promptitude et largesse tout ce que l’on nous 


envoie. 

Moralement, nous avons la preuve de la haute estime en laquelle 
nous tiennent les sommités entomologiques de tous les pays, qui 
sont heureuses de nous envoyer leurs plus remarquables travaux. 

Mais j'estime que nous devons chercher le remède propre à acti- 
ver le recrutemeut de nos membres. 

La chose n’est guère facile. 

Nous pourrions, comme je l’ai dit tantôt, donner quelques confé- 
rences publiques, au cours desquelles seraient exhibés quelques 
cadres contenant de beaux insectes, que nous puiserions dans nos 
collections ou que le Musée d'Histoire Naturelle ne se refuserait pas 
à nous confier. 

Mais notre local exigu ne se prêterait guère à ce genre de propa- 
gande et présente par lui-même une première difficulté à cette 
proposition. | 

Cette difficulté vaincue, il faudrait, comme je l’ai déjà dit — et 
j'insiste sur ce point — que le conférencier ne s’ingénie pas à faire 
de la science. Il faut qu'il se mette au niveau d’un public non 
initié; qu'il cherche à l’amuser plutôt qu’à l’instruire, car chaque 
insecte possède une histoire à côté de la science pure, et à laquelle 


il est possible de mêler des anecdotes attirant l’attention par l'im- 


prévu de la documentation. 


Peut-être m choses t-on que le public bruxellois est saturé de 
conférences, qu’en créer de nouvelles, c’est diminuer les chances 
de recruter des auditeurs. Mais il ne s’agit pas tant, en l'occurrence, 
de multiplier les auditions, que de les annoncer par la voie de la 


presse, qui ne se refuse jamais à encourager les efforts. L'annonce: 


d’une conférence est déjà précieuse à acquérir; elle attire l’atten- 
tion sur le nom de la société, sur son but, sur son activité. 








die à: uit 


» à ait 4 4 A, : 
dat dl  dhiless dé nt eut ui) bis 





443 


. C’est déjà un grand point que de ne pas rester inconnu. 

Nous pourrions aussi organiser des excursions publiques, et, 
d'ici, je vous vois tous sourire. 

Nous avons dû supprimer dans nos annales l’annonce de nos 
excursions, auxquelles personne ne se rendait. 

Mais il s'agirait de tout autre chose. 

J'entends parler d’une excursion à laquelle serait invité le public, 
par la voie de la presse, avec itinéraire indiqué, que l’un de nous 
sengagerait à guider et an cours de laquelle les excursionnistes 
seraient initiés aux méthodes de chasse et renseignés sur les 
insectes recueillis en cours de route. 

Ces excursions devraient surtout être remises en cas de mauvais 
temps, afin d'éviter le découragement et la dépression morale 
occasionnés par la pluie et qui rejaillissent, par ricochet, sur la 
cause de l’excursion. 

Je ne me dissimule pas les difficultés que présentent ces propo- 
sitions. Tous, nous sommes plus ou moins à la tâche et la lutte 
pour l’existence ne nous laisse que peu de loisirs. Ces loisirs, nous 
les consacrons à notre chère science, à ce coin de prédilection 
dont nous n’aimons pas à sortir. 

Tout le premier, je m'excuse de rester trop indiflérent à tout ce 
qui n’est pas un Bupreste, et je ne vois pas le moyen de consacrer 
mes courtes heures de loisir à autre chose. 

Mais il importe avant tout que le nombre de nos membres ne 
reste pas stationnaire, et nous devons avoir à cœur de l’augmenter 
dans la mesure de nos moyens. 


Je passe à l'examen de notre année sociale qui vient de s’écouler. 

La mort nous a enlevé un membre honoraire, M. O M. REUTER, 
d'Helsingfort et deux membres effectifs, MM. P. CAMERON et 
G. MEYER PACcINI. Nous avons reçu les démissions de quatre autres 
membres, MM. DESGUIN, FRIEDBERG, SILVESTRI et WEISE; soit une 
perte de 6 membres effectifs contre 4 admissions de membres 
nouveaux. | 

La société est actuellement composée de 153 membres, dont 
12 honoraires, 18 à vie et 123 effectifs. 

Notre activité scientifique, loin de ralentir, ne fait que s’accroitre 
de nombreux travaux dont vous avez pris connaissance par les 
numéros des Annales et le volume de Mémoires que vousavez tous 
reçus. 

Notre situation financière, dont notre dévoué trésorier, M. Fo- 
LOGNE, Va vous donner un exposé avec la conscience, je dirai même 
la minutie dont il a le secret, est tout à fait rassurante, et la mani- 
festation de sympathie et de reconnaissance que nous avons eu 


444 


l’occasion d'offrir à notre trésorier lorsque nous avons fêté son 
cinquantenaire n’était qu’un faible tribut de notre sincère et 
profonde estime pour sa personne el pour les services qu'il nous 
rend depuis cinquante ans passés. 

Notre bibliothèque s'accroît normalement par échange et par 


dons, et menace de submerger notre local exigu, et nous avons à 


remercier notre bibliothécaire, M. DESNEUX, pour le soin qu'il 
apporte à la conservation et à la surveillance de nos livres. 

Nous avons à remercier aussi notre actif et dévoué secrétaire, 
M. SCHOUTEDEN, qui remplit sa lourde tache avec une conscience 
remarquable, et je termine en m'’excusant d’avoir été, peut-être, 


trop morose au début de mon exposé. N'y voyez que le désir de 


voir grandir et prospérer notre Société. [Applaudissements./ 


Rapport de la Commission de vérification des comptes. — M. BALL. 


donne lecture du rapport de la Commission. Les comptes ont été 
trouvés en ordre parfait, et M. BALL propose de réitérer à notre 
dévoué trésorier, M. FOLOGNE, nos vifs remerciements pour le 
dévouement si grand qu il consacre à sa lâche ardue. 
[Applaudissements./ 

Rapport du Trésorier. — M. FOLOGNE fait l’exposé de la situation 
financière de la Société, qui continue à être des plus satisfaisante. 

Les comptes sont approuvés, de même que le projet du budget 
pour 1914. Le montant de la cotisation annuelle est maintenu à 
16 francs. Le prix du tome LVII des Annales est fixé à 18 francs, 
avec la réduction habituelle pour les libraires. 


Rapport de la Commission de surveillance des collections. —. 


M. SCHOUTEDEN donne lecture du rapport de la Commission, rédigé 
par M. LEDROU, qui a procédé à l’examen de nos collections dépo- 
sées au Musée d'Histoire naturelle. Ces LOSCHONS ont élé trouvées 
en parfait état de conservation. 

Copie de ce rapport sera adressée à M. le Directeur du Musée 
d'Histoire naturelle. 


Elections : M. Comsrocx est élu membre honoraire en remplace- 
ment de M. O.-M. REUTER, décédé. 


— MM. PurTzEys, ROUSSEAU et SCHOUTEDEN sont réélus membres 
du Conseil d'administration. 


— MM. BALL, GUILLIAUME et ROELOFS sont réélus membres de la 
Commission de vérification des comptes. 


— MM. DUFRANE et LEDROU sont élus membres de la Commission 
de surveillance des collections. 


Localité à explorer en 1914. — L'assemblée décide d'explorer spé- 
cialement, en 1914, le bois de Hal. 
— La séance est levée à 17 heures. 








| 
4 

a 
4 
54 
4 
c 





PM 


445 


LISTE 


DES 


AGCROISSEMENTS DE LA BIBLIOTHEQUE 


du 26 décembre 1912 au 26 décembre 1913 


SERVANI D’ACCUSÉ DE RÉCEPTION. 


I. — Publications périodiques. 


(L'astérisque devant le titre d’une institution indique qu'aucune de ses 
publications n'a été reçue en 1913.) 


tt 


LI 


ot 


1 


ALLEMAGNE. 


. Deutsche Entomologische Gesellschaft. 


Deutsche Entomologische Zeitschrift, 1913, 1-5. 


. Entomologischer Verein in Berlin. 


Berliner Entomologische Zeitschrift, LVIL, 1-4. 


. Entomologischer Verein zu Stettin. 


Entomologische Zeitung, LXXIV, 1. 


. Entomologischer Verein «1ris » zu Dresden. 


Deutsche Entomologische Zeitschrift «Iris », XXVIT, 1-2. 


. * Münchener Koleopterologische Zeitschrift. 


. Gesellschaft der naturforschender Freunde zu Berlin. 


Sitzungsberichte, 1912, 10 ; 1915, 1-4. 
Archiv für Biontologie, II, 2. 


. Verein für Schlesische Insektenkunde zu Breslau. 


Jahresheft, VI. 


. Zeitschrift für Wissenschaftliche Insektenbiologie, IX, 1-9. 
. Entomologische Rundschau, XXIX, 1-24; XXX, 1-19. 


446 


10. Entomologische Blätter, IX, 1-10. 


11. Deutsche Entomologisches Museum. 
Entomologische Mitteilungen, II, 1-10. 
Supplementa Entomologica, I, 2. 


12. Entomologische Zeitschrift, XX VI, 59-45, 47-52; XX VII, 4, 7-29. 





13. * Naturhistorisches Museum in Hamburg. 
Mitteilungen. 


14. Kaiserliche Leopoldinisch-Carolinisch Deutsche Akademie der Natur- 
forscher. 
Nova acta, XC-XCV. 
Leopoldina, 45-48. 


15. Künigliche Bayerische Akademie der Wissenschaften zu München. 
Sitzungsberichte der mathematisch-physikalischen Classe, 
19192, III ; 1913, I-IL. 


L 


na cn dt as al = dt de 4 da 2 natal lé: aida +) éNalidé à dE te. à RS) ÈS Sd 


16. Künigliche Sächsische Gesellschaft des Wissenschaften zu Leipzig. 
Berichte über die Verhandlungen, mathematisch-physische 
Classe 1912, 5-7 ; 1913, 1-22. 
17. Küniglich Preussische Akademie der Wissenschaften zu Berlin. 
Sitzungsberichte, 1913, 23-40. 


18. Naturhistorisch-medicinischer Verein zu Heidelberg. 
Verhandlungen, (2) XII, 2. 


19. * Senckenbergische naturforschende Gesellschaft. 
Bericht,. 


santatulés pole ds pe 


FU 


20. * Nassauischer Verein für Naturkunde. 
Jahrbücher. 


21. * Société d'Histoire naturelle de Metz. 


= délai À pts nu 


22. * Naturhistorische Gesellschaft in Colmar. : 
Mitteilungen. 


dl 


LA SL: 
TT CE Per VOA OR 


23. Verein für Naturkunde zu Cassel. 
Abhandlungen und Bericht, LIL. 


Zi! 
ac 


24. Naturwissenschaftlicher Verein von Neu-Vorpommern und Rügen in 
Greifswald. 
Mitteilungen, X LIT. 


25. Naturhistorischer Verein der preussischen Rheinlanden und Westpha- 
lens. 
Verhandlungen, LXIX, 1. 
Sitzungsberichte, 1912, 1. 


4 
4 
À 
3 

4 
- 50 








26. 


2 
1 


447 


Naturwissenschaftlicher Verein für Sachsen und Thüringen in Halle. 
Zeitschrift für Naturwissenschaften, LXXXIV, 5-5. 


. Naturwissenschaftlicher Verein in Hamburg. 


Abhandlungen, XX, 1. 


38. Naturwissenschaftiicher Verein in Karlsruhe. 


29. 


Verhandlungen, XX V. 


Westfälicher Provincia! Verein für Wissenschaft und Kunst. 
Jahresbericht, XL. 


. * Naturwissenschaftlicher Verein in Elberfeld. 


. Physikalisch-Œkonomische Gesellschaft zu Künigsherg. 


Schriften, LIT. 


. * Gesellschaft für Natur- und Heilkunde in Dresden. 
. * Verein für Naturkunde zu Zwickau. 


. Naturwissenschaftliche Gesellschaft « Isis » zu Dresden. 


Sitzungsberichte, 1919, 2; 1915, 1. 


. Naturwissenschaîtlicher Verein für Schleswig-Holstein in Kiel. 


Schriften, XV, 2. 


. Physikalisch-Medicinische Societät zu Erlangen. 


Sitzungsberichte, 44. 


. Oberhessische Gesellschaft für Natur- und Heilkunde zu Giessen. 


Bericht : a/ Naturwissenschaftliche Abteilung, V: b/ Medi- 
zinische Abteilung, VII. 


. Naturforschende Gesellschaft zu Freiburg i. B. 


Berichte, XX, 1. 


. * Naturwissenschaftlicher Verein für Schwaben zu Neuburg. 


. Naturwissenschaftlicher Verein zu un 


Abhandlungen, XXI, 2; XXII, 


. * Naturhistoricher Verein in Augsburg. 
. * Naturwissenschaftlicher Verein des Harzes in Wernigerode. 


. * Naturwissenschaftlicher Verein zu Osnabrück. 


* Offenbacher Verein für Naturkunde. 


. Verein für vaterländische Naturkunde in Württemberg. 


Jahreshefte, EXIX. 


448 


* Medicinisch-naturwissenschaftliche Gesellschaft zu Jena. 


Verein für naturwissenschaftliche Unterhaltung zu Hamburg. 
Verhandlungen, (3) XIX. 


. * Naturwissenschaftlich Verein zu Chemnitz. 


. * Niederrheinische Gesellschaft für Natur- und Heilkunde zu Bonn. 


50. Verein für Naturwissenschaft zu Braunschweig. 


2 


. 


9: 


. The Zoologist, 195, 195-202. 


Jahresbericht, XVII. 


Zeitschrift für Naturwissenschaften zu Stuttgart, LXXXEIV, 2. 


. “ Naturwissenschaftlicher Verein zu Regensburg. 


. Naturforschende Gesellschaft in Danzig. 


Schriflen, (2) XIIE, 2. 


. Wetspreussischer Botanisch-Zoologischer Verein. 


Bericht, 54 


5. “Museum für Natur- und Heimatkunde und Naturwissenschaftlicher 


Verein in Magdeburg. 


ANGLETERRE ET COLONIES. 


. Entomological Society of London. 


Transactions, 1912, 1-5; 1913, 1-2. 


. The Entomologist's Monthly Magazine, 584-593. 
3. The Entomologist, 597-605. 
. The Entomologist’'s Record and Journal of Variation. LXVSPISTE 


. Zoological Society of London. 


Proceedings, 1913, I-TTT. 
Transactions, XX, 3-4. 


. Linnean Society of New South Wales 


Proceedings, XXX VI, 3-4; XXX VII, 1. 
The Canadian Entomologist, XLV, 1-9. 


Le Naturaliste Canadien, XXXIX, 7-12: XL, 1. 


449 


. British Museum, Zoological Department. 


Catalogue of the Lepidoptera, Phalænæ, vol. XI. 
MorLeY, Ichneumonidæ, [f. 


. Linnean Society of London. 


Journal, Zoologv, 215. 
Proceedings. 
List of Fellows. 


. South African Museum. 


Annals, VII, 6; X, 4-5.6; XI, 5; XII, 1 


3. The South London Entomological and Natural History Society. 


Proceedings, 1912-1915. 


. Entomological Society of Ontario, Canada. 


Annual Report, 43. 


. Birmingham Natural History and Philosophical Society. 


Annual Keport, 1912, and List of members, 1915. 
Proceedings, XIII, 1. 


* Royal Society of South Australia. 


. Natural History Society of Glascow. 


The Glasgow Naturalist, V, 1-2. 


. Australian Museum Sydney. 


Records, VIIE, 4; IX, 3; X, 1-5. 
Report, 1911-1912. 


. Geological Survey of Canada. 


Geological Reports, n°% 116, 1130, 1152, 1215-1216. 


. * Queensland Museum. 


. Indian Museum. 


Records, IV, 10; VII, 1-4; VIII, 1. 


. * Royal Soc:ety of Tasmania. 
23. * Asiatic Society of Bengal. 
. # Nova Scotian Institute of Science. 


5. Belfast Natural History and Philosophical Society. 


Reports and Proceedings, 1911-1912. 


. “ Hope Reports. 


450 


12 


= 


9 


10. 


_ 


15. 


. * Societas Scientiarum Naturalium Croatica. 


é 
LIRE 5 RTE 


. Sarawak Museum Journal, I, 2-5. 


Colombo Museum 
Spolia Zevlanica, VITE, pt. XXXII-XXXTIT. 


AUTRICHE-HONGRIE. 


. Wiener Entomologische Zeitung, XXXII, 1-9. 


. K. K. Zoologisch-Botanische Gesellschaft in Wien. 


Verhandlungen, LXIT. 


Kais. Künigl. Naturhistorisches Hofmuseum, Wien. 
Annalen, XXVE, 5-4 ; XX VII, 1-2. 


. Museum Nationale Hungaricum. 


Annales historico-naturales Musei, XI, 1. 


. Societas Entomolog ca Bohemiæ. 


Acta -IXS4: X; 4-2: 


. Rovartani Lapok, XIX, 9-12: XX, 1-8. 


* Bosn:sch-Herzegovinisches Landes Museum in Saravejo. 


. Kaserliche Akademie des Wissenschaften in Wien. Mathematisch- 


Naturwissenschaftliche Classe. 
Sitzungsherichte, CXXI, 8-10. 


. Naturforschender Verein in Brünn. 


Verhandlungen, L. 


Wissenschaftlicher Club in Wien. 
Monatsblätter, XXXIV, 5-10. 
Jahresbericht, 37. 


. Künigliche Bühmische Gesellschaft der Wissenschaften in Prag. 


Sitzungsberichte, 1912. 
Jahresbericht, 1912. 


. * Siebenbürgischer Verein für Naturwissenschaften zu Hermannstadt. 


é 

. Verein zur Verbreitung naturwissenschaftlicher Kenntnisse in Wien. À 
Schriften, LIIT. 5 

* Naturwissenschaftlicher Medicinischer Verein in Innsbrück. 8 

4 





1 
LD 


10. 


* Verein für Naturkunde zu Presburg. 


. À Künigliche Ungarische Naturwissenschaftliche Gesellschaft zu Buda- 


pest. 


. * Ungarische Akademie der Wissenschaften. 

. + Societa Adriatica di Scienze Naturali in Trieste. 

. * Naturwissenschaftlicher Verein des Trencsener Comitates. 
1. * Naturwissenschaftlicher Verein für Steiermark in Graz. 

* Siebenbürgisches Museumverein in Koloszvar. 


3. * Mathematische und Naturhistorische Berichte aus Ungarn. 


* Ungarische Centralbureau für ornithologische Beobachtungen. 


BELGIQUE. 


. Académie royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de 


Belg que 
Bulletin, 1912, 12; 1915, 1-6. 
Annuaire, 1915 


. Soc'été Entomolog que Namuroise. 


Revue mensuelle, XFIT, 4-9. 
Supplément, 29. 


x Société royale Zoologique (Malacolog'que) de Belgique. 


. * Musée royal d'Histoire Naturelle de Belgique 


* Musée du Congo Belge. 


. * Annales de Biologie Lacustre publiées par E. Rousseau. 


. * Société belge de Microscopie. 


. Expédition Antarctique Belge. 


Résullats, n% 46-47. 


. Société Centrale Forestière. 


Bulletin, XX, 1-9. 


Société des Sciences, des Arts et des Lettres du Hainaut. 
Mémoires, LXII. 


452 


11. Ministère de l’Agr'culture, de l’Industr'e et des Travaux publics. 
Bulletin de l'administration de l’Horticulture, II, 6-12 : 
EPS 
Office rural, Rapports et Communications, 3-6. 


12. Société royale Linnéenne de Bruxelles. 
La Tribune des sociétés horticoles, 110-197. 


13. Cercle des Naturalistes Huto:s. 
Bulletin, 1919,3-4. 


14. *Société royale des Sciences de Liége. 
15. * Société royale de Botanique de Belgique. 


16. Soc'été centrale d'Agriculture de Belgique. 
Journal; LX, 3-7. 


17. Congrès Entomologique international. 
Mémoires, I, 1:1E, 1. 


DANEMARK. SUËÈDE rt NORVÉGE. 


l. Entomologiska Füreningen i Stockholm 
Entomologisk Tidskrift, 1912, 1-4. 


2. Entomologisk Forening af Kjübenhavn. 
Entomologiske Meddelelser, (2) IV, 7. 


3. Konglige Svenska Vetenskaps Akademien. 
Arkiv for Zoologi, VIT, 4. 


= 


. Kongelige Danske V.denskaber Selskab. 
Oversigt over der Forhandlinger og dets Medlemmers Arbej- 
der, 1913, 1-2. : 


en 


. Stavanger Museum. 
Aarshefte, 19192. 


. *Kongelige Norske Videnskaberner Selskab. 
. *Université de Christiania. 


. *Universitas Lundensis. 


COTE OD 


. Tromsü Museum. 
Aarshefter, 54 (1911). 
_ Aarsberetning 1911. 


10. 


ES 


— 


6. 


453 
Kungl. Vetenskaps Societetens Upsala (Regia Societas Scientiarum 


Upsaliensis). 
Nova Acta, (4) IIT, 1. 


ÉTATS-UNIS DE L'AMÉRIQUE DU NORD. 


. American Entomological Soc:ety. 


Transactions, XXX VII, 3-4; XXXIX, 1-2. 
Entomological News, XXIV, 1-8. 


. New-York Entomological Soc:ety. 


Journal, XXI, 1-3. 


3. Entomological Society of Washington. 


Proceedings, XV, 1-3. 


. The American Naturalist, 553-562. 


. Cambridge Entomological Club. 


Psyche, XIX, 6; XX, 1-4. 


Pomona College, Department of Zoology. 
Journal of Entomology and Zoology, V, 1-2. 


. Museum of Comparative Zoology of Harvard College. in Cambridge. 


Bullétin, LIV, 15-18 ; LV, 2. 
Memoirs, XLIV, 4: XL, 4-5. 


. American Journal of Science, (4) 205-214 


. United States Department of Agriculture 


Bulletin-(new ser),-91-95:"9209, VIT: TMS 15, MIS IA6; 
TEEN tt: 119-190 1929127, EI. 

Bureau of Entomology, Technical Series, 16, VII; 20, VI: 
27, I. 

Circulars, 164, 167-173. 

Bulletin, 3, 8. 


. Academy of Natural Sciences of Philadelphia. 


Proceedings, LXIV, 2-3; LXV, 1. 


. * Chicago Academy of Sciences. 


. American Ph'losophical Soc’ety. 


Proceedings, LI, 206-209. 


. American Academy of Arts and Sciences. 


Proceedings, XLVIT, 22; XLVIIT, 5-20; XLIX, 1-2. 


15: 


LA. 


22. 


23. 


Smithsonian Institution. - U. S. National Museum. 

Report, Smithsonion Institution, 1914; Report U.S. Museum, 
1912. 

Bulletin, n° 79, 81. 

Contributions from the EU. S. National Herbarium XVI, 12 : 
X VITE, 1:32 

Miscellaneous Collections, LVIL, 9-10; LIX, 19-20; EX, 1 7, 
9-11, 13-22, 24-30 ; LXI, 2-5. . 

Proceedings of the U.S. National Museum, XLIE, XLITI. 


. University of Illinois. Agricultural Experiment Station. 


Bulletin, 159-162. 
Circular, 165-169. 
Soil Reports, 4. 


. New-York Agricultural Experiment Station. 


Bulletin, 349-350, 352-553, 355-302. 
Technical Bulletin, n° 22-29. 


. *University of the State of New-York. New-York State Museum. 
* Brooklyn Institute of Arts and Sciences. 

. Boston Natural History Society. 

. *Wisconsin Academy of Sciences. 


. Philippine Bureau of Science, Manila. 


Philippine Journal of Science; (xeneral Biology, VI, 5-6: 
VIT, 5-6, VII, 1-5. 


Zoological Society of Philadelphia. 
Annual Report, 41. 


Elisa Mitchell Scientific Society. 
Journal, XX VIII, 4. 


24. * Academy of Sciences of Saint-Louis. 
5. * University of Kansas. 


. Connecticut Academy of Arts and Sciences. 


Transactions, XVII, 1-137. 


. Laboratories of Natural H:story of the State University of lowa. 


Bulletin, VI, 4. 


28. California Academy of Natural Sciences. 


Proceedings, (4) IIT, 187-264 ; I, 451-446. 


455 


29. « Hawaïian Sugar Planters Association, Experimental Station, Division 
of Entomology. 


30. * New-lersey Agricultural Experiment Station. 

31. * Delaware College Agricultural Experiment Station. 
32. Tufls College Studies, VI, 2. 

33. * Geological and Natural History Survey of Minnesota. 


34. Rochester Academy of Sciences. 
Proceedings, V, 39-58. 


35. * Wisconsin Geological and Natural History Survey. 
36. * Essex Institute. 


37. New-York Academy of Sciences. 
Annals, XXII, 161-4925. 


38. * American Association for the Advancement of Science. 
39. * Portland Society of Natural History. 

40. * Davenport Academy of Sciences. 

41. * University of Pennsylvania. 

42. * Chicago Entomological Society. 


43. Buffalo Society of Natural Sciences. 
Bulletin, X, 2. 


44. * Maryland Agriculture Experiment Station. 
45, Meriden Scientific Association. 
: 46. * Academy of Sciences, Washington. 
47. * Illinois State Laboratory of Natural History. 
43. * John Hopkins’ University Circulars. 
49. * Natural History Society of ct 
90. * Minnesota Academy of Natural Sciences. 
91. * U,S, Geological Survey. 
02. * Michigan Academy of Science. 


53. Ind'ana Academy of Sciences. 
Proceedings, 1911. 


ANNALES DE LA 80C, ENTOM. DE BELGIQUE, T. LVI1I, 8-Lt 1914. 29 


456 


Qt 


I 


PORTUGAL. 


. * Société portugaise des Sciences naturelles. 
. Academia Poiytecnica do Porto. 


Annaes scientificas, VIT, 4; VIII, 1-2. 


. * Academia Real das Sciencias de Lisboa, 


ESPAGNE. 


. Sociedad Española de Historia Natural. 


Boletin, XIITI, 1-7. 
Memorias, VII, 5-7; IX, 1. 


. * Institucio Catalana de Historia Natural. 


. Sociedad Aragonesa de Ciencias naturales. 


Boletin, XII, 1-3, 5-7. 


. Museo de Ciencias naturales. 


Trabajos, Serie zoologica, 8-10. 


FRANCE ET COLONIES. 


. Société Entomologique de France. 


Bulletin, 1913, 1-14. 
Annales, LXXXII, 1-3; LXXXI, 3-4. 


. Muséum d'Histoire Naturelle de Paris. 


Bulletin, 1911, 7: 1912; 1-7. 


. * Revue d’Entomologie. 
. Feuille des Jeunes Naturalistes, 505-514. 
. * Insecta. 


. Société Zoologique de France. 


Bulletin, XXX VIT, 1-10. 


. Sociélé d'Histoire naturels de PATMUE du Nord. 


Bulletin, V, 1-7. 


. * Société Linnéenne de Bordeaux. 


. Société des Amis des Sciences naturelles de Rouen. 


Bulletin, XLVII. 


Te 


12. 


17. 
18. 
19. 


20. 


21. 


22. 
23. 
24. 


25. 
26. 


21. 


à 


. Revue Scientifique du Bourbonnais, XX VI, 1-3. 


Société des Sciences naturelles de l'Ouest de la France. 
Bulletin, (3) IT, 3-4. 


Société des Sciences physiques et naturelles de Bordeaux. 
Procès-Verbaux, 1911-1912. 


. Société Linnéenne de Lyon. 


Annales, (2) LIX. 


. Société d'Histoire naturelle de Toulouse. 


Bulletin, XLV, 3-4. 


. * Société des Sciences naturelles et mathématiques de Cherbourg. 


* Académie des Sciences et Belles-Lettres de Dijon. 


Société d'Etudes scientifiques d'Angers. 
Bulletin, XLI. 


Université de Rennes. 
Travaux scientifiques, 7-10. 


Société d'Histoire naturelle de Macon. 
Bulletin, IV, 2. 


* Société d'Histoire naturelle des Ardennes. 


Société Linnéenne de Normandie. 
Bulletin, (6) IV. 


* Exploration scientifique de la Tunisie. 
* Société d'Agriculture, Sciences et Industrie de Lyon. 
* Académie d'Hippone. 


Société des Sciences historiques et naturelles de Sémur. 
Bulletin, XXX VIT. 


Société Linnéenne du Nord de la France. 
Bulletin, XX. 


Association des Naturalistes de Levallois-Perret. 
Annales, XVII. 


+ 


4158 


Qt rs O2 9 


=] 


18. 


ITALIE. 


. * Società Entomologica [tallans. 


. Museo di Storia naturale di Genova. 


Annali, (3) V 


. Redia, Giornale di Entomologia, VIII, 2; IX, 1. 

AN Naturalista Siciliano. 

. Marcellia, Rivista di Cecidologia, XI, 6 : XII, 1-3. 

. Rivista Coleotterologica Italiana, X, 8-12; XI, 1-8. 

. * Laboratorio di Zoologia generale e agraria di Portici. 


. Società Italiana di Scienze naturali, Milano. 


Atli, LI, 3-4; LIT, 1. 


. Reale Accademia dei Lincei. 


Rendiconti, XXII, 1° sem., 1-12; 2° sem., “4°6: 
Rendiconti dell’ adunanza ohne del 1 iso 1913, vol. I]. 


. Reale Accademia delle Scienze di Torino. 


Atti, XLVIIL, 1-10. 
Memorie, (2) LXIIT. 


. Accademia Gioenia di Scienze naturali in Catania. 


Atti, (5) V. 
Bollettino, (2) 24- 26. 


. * Reale Instituto Lombardo di Science et Lettere. 


. Società Zoologica Italiana. 


Bollettino, (3) I, 9-12 ;'II, 1-5. 


. Società Toscana di Scienze naturali residente in Pisa. 


Processi-verbali, XXI, 3-4 ; XXII, 2. 
Atti, XX VIII. | 


. Ateneo di Brescia. 


Commentari, 1912. 


. Società dei Naturalisti in Modena. 


Memorie, (4) XIV. 


. Accademia delle Scienze fisiche di Napoli. 


Rendiconto, (3) XVIII, 10-12; XIX, 1-5. 


< Reale Accademia di Scienze di Palermo. 


19. 


Ro0!: 
. * R. Accademia di Scienze di Modena. 


te 


459 


* Reale Instituto d’Incoraggiamento alle Science naturale, econo- 
mische e technolog:sche di Napoli. 


* Museo Zoologico della R. Università di Napoli. 


. * Reale Instituto Veneto di Sc:enze, Lettere ed Arti. 


JAPON. 


. Tokyo Zoological Society. 


Annotationes Zoologicae Japonenses, VIII, 2. 


Imperial University, College of Agriculture, Tokyo. 


Journal illil2%1V,.9-3:V; 41. 


. * Sapporo Natural History Society. 


PAYS BAS er INDES NÉERLANDAISES. 


. Nederlandsche Entomolog'sche Vereeniging. 


Tidschrift voor Entomologie, LV, 4; LVI, 1-3. 
Entomologische Berichten, II, 67-72. 


. Nederlandsche Dierkund'ge Vereeniging. 


Tijdschrift, (2) XII, 3. 


. # Koninklijke Akademie van Wetenschappen. 
. * Société Hollandaise des Sciences, à Haarlem. 


. Koninklijke Natuurkundige Vereenig'ng in Nederlandsch-Indie 


Natuurkundig Tijdschrift, LXX, LXXI. 


LUXEMBOURG. 


. Société des Naturalistes Luxembourgeois (Fauna). 


Bulletins mensuels, (2) VI. 


. * Institut Royal Grand-Ducal. 


RUSSIE. 


Societas Entomologica Rossica. 
Horae, XL, 3-5. 
Revue Russe d’Entomologie, XII, 2-4. 


_ 2. Académie Impériale des Sciences de Saint-Pétershourg. 


Annuaire du Musée Zoologique, XVI, 4; XVII, 1-4. 
Bulletin, 1915, 1-6, 8-13. 


460 


3. Société Impériale des Naturalistes de Moscou. 
Bulletin, 1911, 4. 


4. Societas Scientiarum Fennica. 
Acta /XLI 8: IX ELTT,\S3. 
Bidrag till Kinnedom afFinlands Natur och Folk, 71, 3; 79, 1; 
101 


5. * Societas pro Fauna et Flora Fennica. 


6. Société des Naturalistes de Kiew. 
Mémoires, XXII, 2-4. 


7. * Naturforscher Verein in Riga. 


8. Naturforscher Gesellschaft bei der Univers:tät Jurjeff(vormals Dorpai) 
Sitzungsberichte, XXI, 1-4 


9. Société Ouralienne d’amateurs des Sciences naturelles. 
Bulletin, XXXI, 2. 


10. * Société des Naturalistes de la Nouvelle Russie. 
SUISSE. 


1. Schweizerische Entomologische Gesellschaft. 
Mittheilungen, XII, 4. 


2. Société Entomologique internationale à Zurich. 
Societas Entomologica, XX VIII, 1-16, 18-20. 


3. Société Vaudoise des Sciences naturelles. 
Bulletin, (5) XLVII, 177-180. 


S- 


. Naturforschende Geselischañt in Zurich. 
Jahresbericht, LVITI, 1-4 


». St-Gallische naturwissenschaftliche Gesellschaft. 
Jahrbuch, 19192. 


6. Naturforschende Gesellschaft in Basel. 
Verhandlungen, XXIII. 


1 


. Société Helvétique des Sciences naturelles. 
Nouveaux Mémoires, XLVITI. 
Verhandlungen, 95, If. 


8. Naturforschende Gesellschaft in Bern. 
Mitteilungen, 1912. 


9. Société de Physique et d'Histoire naturelle de Genève 
Compte rendu, XXIX. 


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461 


Société NeuchAteloise des Sciences naturelles. 
Bulletin, XXXIX. 


* Société Lépidoptérologique de Genève. 


. * Aargauische naturforschende Gesellschaft. 


. À Naturforschende Gesellschaft Graubündens. 


AMÉRIQUE CENTRALE gr MERIDIONALE. 


. Broteria, XI, 1-5. 


. Museo Nacional de Buenos-Aires. 


Anales, XXII. 


. * Museu Paulista (Sao Paulo). 
. * Museu Goeldi do Para. 


. Museo Nacional de Rio-de-Janeiro. 


Archivos, XIV-XV. 


. * Museo Nacional de Montevideo. 


. Sociedad Cientifica Argentina. 


Anales, LXXIV, 4-6: LXXV, 1-6; LXX VI, 1. 


. Sociedad cientificà « Antonio Alzate ». 


Memorias, XXX, 7-12; XXXI, 1-12; XXXII, 1-6. 


. Instituto Oswaldo Cruz de S. Paulo. 


Memorias, IV, 1; V, 1. 


* Sociedad Scientifica de S. Paulo. 


. + Museo de Costa-Rica. 


* Museo nacional de San Salvador. 


* Société scientifique du Chili. 


Museo nacional de Historia Natural e Sociedad mexicana de Historia 
Natural. 
La Naturaleza, (3) I, 4. 


. * Revista Chilena de Historia natural. 
L Museo nacional de Chile. 


/ 1 
f 


462 


IT. on Dons des auteurs. 


ABSOLON, K. — Ueber Scotoplanetes arenstorffianus n. subg. n. sp. — 
Wien, 1913. 
—  Ueber Antrophilon primithivum n. g. n. sp. — Wien, 1913. 
ACHARD, J. — Description d’une nouvelle espèce d'Euryphagus. — 
Paris, 1912. 
— Descriptions de Coléoptères phytophages. — Paris, 1913. 
— Notes de synonymie. — Paris, 1913. 
— Description de deux Longicornes nouveaux de l'Afrique cen- 
trale. — Bruxelles, 1913. 
— Monographie du genre Amphionthe BATESs. — Rennes, 1913. 
— Note sur Sagra humeralis JAGoBY. — Paris, 1913. 
— Description de trois espèces nouvelles de Chlamys. — ee 


1913. 

ALEXANDER, CH.-P. — A Revision of the S. American Dipterous 
Insects ot the family Piychopteridæ. — Washington, 1913. 

BENDERITTER, E. — Etude sur le genre Orphnus. — Paris, 1913. 

BeNeo KT, J.-E. et RATrBUN, M.-J. — The genus Panopeus. — Washing- 
ton, 1891. 

Bervoers, R. — Sur le système trachéen des larves d’Odonates, — 


Bruxelles, 1913. 
BreopiN, G. — Neue Indo-Malayische Hemiptera. — Berlin, 1913. 
BRuNER, L. — Orthoptera (Acridiidæ). — Washington, 1913. 
BuGnion, E. — Les pièces buccales des Hémiptères ([), — Paris, 1911. 
— Les pièces buccales et le pharynx d’un Staphylin de Ceylan. 
— Genève, 1911. 
— Le Termes ceylonicus. — Genève, 1911. 
— Le Termite noir de Ceylan. — Lausanne, 1911. 
— Le cœur et la circulation chez les Insectes. — Lyon, 1911. 
— Eutermes lacustris nov. sp. de Ceylan. — Genève, 1912. 
— Le bruissement des Termites. — Berne, 1912. 
CauDELL, A.-N. — Notes on Nearctic Orthopterous Insects. I. — 
Washington, 1913. 
— Results ofthe Yale Peruvian Expeditionot 1914. — Orthoptera. 
— Washington, 1913. 
CLARK, À.-H. — Three tale Butterflies from E. Massachusetts, — 
Washington, 1913. 
CockerELL, T.-D.-A, — The fossil Insects from Florissant. — Washing- 
ton, 1913. 
— Somethe fossil Insects from Florissant, — Washington, 1913. 
— New parasitie Hymenoptera of the genus Æphosoma. — 
Washington, 1913. 

— Names applied to the Kucerine Bees of N. America. — 
Washington, 1913. 
CrAwFoRD, J.-C. — Descriptions of new Hymenoptera. 6 et 7. — 

Washington, 1913. 





’ 


463 


Dyar, H.-G. — Results ot the Yale Peruvian Expedition of 1911. Lepi- 


doptera. — Washington, 1913, 

Descriptions of new Species of Saturnian Moths. — Washing- 
ton, 1913. 

Descriptions of new Lepidoptera, — Washington, 1913. 


ENDERLE'N, G — Die Insecten des Antarkto-Archiplata-Gebietes. — 


Stockholm, 1912. 


Everts, Ep. — Achtste lijst van soorten en variëteiten nieuw voor de 


Nederlandsche Fauna. — ’s Gravenhage, 1912, 


GIRAULT, A.-A. — À systematic Monograrh of the Chalcidoid Hyme- 


noptera of the subfami!'y Signivhorinæ., — Washington, 1913. 


JANET, CH. — Sur l’origine phylogénétique de la division de l’'Ortho- 


phyte. — Beauvais, 1913. 


KwaB, Fr. — New Moth flies (Psychodida) bred from Bromeliaceæ. — 


Washington, 1913. 


LAMBERTIE, M. —— Notes sur diverses Cécidies. — Bordeaux, 1912. 


Capture de la Cicindela trisignaita v. subsuluralis, — Bor- 
deaux, 1113, 
Rectification sur Macropterna marginalis. — Bordeaux, 1912. 


LAMEERE, À. — Révision des Prionides. Il. — Bruxelles, 1909-1912, 
- MazLocu, J -R, — Sept brochures de diptérologie. — Washington, 1913. 
MorGan, A.-C. — New genera and species ot Thysanoptera, — Washing- 


ton, 1913. 


Parc, E -M. — Elm leaf Curl and Woolly Apple Aphid, — Orono, 1912. 


Aphid pests of Maine. — Orono, 1912. 


PicTET, A, — Recherches sur le nombre de mues subies par les 
chenilles de Lasiocampa quercus L. — Genève, 1911. 
— La variation des Lépidoptères par mélanisme et albinisme des 
différentes parties de l'aile. — Genève, 1912. 
— Recherches expérimentales sur les Mécanismes du mélanisme 
et de l’albinisme chez les Lépidoptères — Genève, 1912. 
—, Recherches sur les Mécanismes de la Variation des Papillons. 
— Paris, 1913. 
Prerée, W. Dw. — Miscellaneous Contributions to the knowledge of 


the Weevils. — Washington, 1913. 


RATHBUN, M.-J. — Quinze notes sur les Crustacés. — Washington. 
Rouwer, S -A. — Hymenoptera. — Washington, 1913. 


—_— 


New parasitie Hymenoptera — Washington, 1913, 
Descriptions ot thirteen new Speties of parasitic Hymenoptera. 
— Washington, 1913. 

À synopsis of the genus Xyela. — Washington, 1913. 


 SCHERDLIN, P. — Britiäge zur Elsässischen Coleopterenfauna. — 


ê 


Strassburg, 1:13, 
Catalogue des Coléoptères de la Chaîne des Vosges. IX. — 
Colmar. 1913. 


Townseno, Cu -H-T. — Descriptions of new Genera and Species of 


Muscoid flies, — Washington, 1912. 


464 


Vespovsky, F. — Zum Problem der Vererbungsträger. — Prag, 1911 
1912. 
VierecK, H.-L. —- Ichneumonoïidea. — Washington, 1913. 
— Descriptions of new Ichneumon-flies, 3 broch, — Washington, 
1913. 


WALxKER, E.-M. — The American Dragonflies of the Genus Aeshna. — 
Toronto, 1912. 


WickHAM, H.-F,— Fossil Coleoptera from Florissant, — Washington, 
1913. 


Fossil Coleoptera from the Wilson Ranch near Florissant, — 
Jowa, 1913. 








165 





SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE 


Le baron Mircuer.-Epmonp 
de SELYS-LONGCHAMEPS 


premier président, membre fondateur de la Societe. 


EGIDE FOLOSGIN EÆ, MEMBRE FONDATEUR, TRÉSORIER D'HONNEUR. 


LISTE DES MEMBRES 


au 26 décembre 1912 


Membres honoraires, 


. MM. 
AURIVILLIUS (Prof. O.-Christopher), intendant au Musée d'Histoire 
naturelle de l'Etat (Riksmuseum), à Stockholm. 
BOLIVAR Y URRUTIA (Ignacio), membre de diverses Sociétés 
savantes, Museo de Historia natural, Hipodromo, Madrid. 
COMSTOCK (G.-H.), Professor of Entomology, Cornell University, 
43, East Avenue, Ithaca, New-York (Etats-Unis d'Amérique). 
EMERY (Ch.), professeur de zoologie. à l’Université de Bologne 


(Italie). 
EVERTS (Jonkheer E.-J.-G.), D' Philos., Emmastraat, 28, ’s Gravenhage 
(La Haye). 


FABRE (J.-H.), à Sérignan (Vaucluse), France. 

FOREL (D' Aug.), ancien professeur à l’Université de Zurich, à Yvorne 
(Suisse). 

HANDLIRSCH (A.), Kustos am K.K, Naturhistorischen Hofmuseum, 
Wien (Autriche). 

POULTON (E.-B.), Hope Professor of Entomology, Oxford Univer- 

sity (Angleterre), 
ne SIMON (Eug.), membre de la Société entomologique de France, etc., 

Villa Saïd, avenue du Bois de Boulogne, 16, à Paris. 

STANDEFUSS (M.), D' Philos., professeur à l'Ecole polytechnique et 
directeur du Musée entomologique de l'Ecole polytechnique de 
Zurich, Klosbachstrasse, 46 Zurich-Hottingen (Suisse). 

WASMANN (E.), Rév. P., Ignatiuskolleg, à Valkenburg, Limbourg 
(Hollande). 


466 < 


Niembres effectifs. 


Les noms précédés d’un astérisque (*) sont ceux des membres fondateurs. 
Les noms en grands caractères sont ceux des membres à vie. 


MM. 

Actanp (Julien), 42, boulevard de Vanves, Châtillon (Seine). — Chryso- 
mélides. 

ANDREWES ([I.-E.), 8, North Grove, Highgate N., à Londres. — 
Coléoptères, 

ARG9D-VALLON (A.), à Crest (Drôme, France). — Longicornes. 


BAGNALL (R. 5.), « Oldstead », Park Town, Oxford, Angleterre. — 


Thysanoptères. 
BaLzLz (Francis-J.), rue Belliard, 160, Bruxelles. — Lépidoptères 
paléarctiques. 


BEQUAERT (Jos.), docteur en sciences naturelles, Karel de Stoutelaan, 


22, à Bruges, — Hyménoptères, 

BENDERITIER (E.), rue Saint-Jacques, 11, Le Mans (France). 

BERGE (Albert), professeur à l'Université de Bruxelles, rue de la Poste, 
122, à Schaerbeek. — Entomologie générale, Coléoptères (Scara- 
béides et Cétonides). 

BERGROTH (D' Ewald), docteur en médecine, à Turitola (Finlande). — 
Entomologie générale, Coléoptères. 

Bervoers (Raymond-Emile), docteur ès-sciences, membre de la Société 


Entomologique de France, rue van Maerlant, 5?, Anvers. — Euto- 
mologie générale, physiologie, 
Bivorr (Arthur), banquier, à Fleurus (province de Hainaut). — Coléo- 


ptères de Belyique. 

BLANDFORD (W.-F.-H.), Arundel Gardens, 12, à Londres. — Scoly- 
tides et Tomicides du globe, Entomologie forestière. 

BLANcuARD (L.), rue de Pascale, 36, à Bruxelles. — Lépidoptères. 

Boiceau (Henri), ingénieur, rue Pierre Joignaux, 6, Bois-Colombes 
(Seine). — Lucanides. 

Bonoroir (J.), rue Potagère, 95, à Bruxelles, — Staphylinides. 

Boxer (Alex.), boulevard Bineau, 54, Neuilly s/Seine (Seine). 

BourGoin (M.), rue St-Jean de Beauvais, à Paris. — Coléop'ères. 

Braeu (René), rue du Monastère, 28, à Bruxelles.«— Cétonides, 

Buoy (0.), libraire, Carlstrasse, 11, à Berlin N. W. 6. — Bibliographie. 

Burr (Malcolm), Castle Hill, Dover, Angleterre, — Orthoptères. 

CaMEeroN (Peter), New Mills, by Stockport, Angleterre. — Hymé- 
noptères. - 

Canpëze (Léon), rue de l'Ouest, 64, à Liége. — Lépidoptères, spéciale- 
ment Bombycides. 

CHAMPION (G.-C), membre de la Société entomologique de Londres, 
45, Pont Street, Cadogan Square, London S, W (Angleterre). =—- 
Coléoptères de l'Amérique centrale, Ténéhbrionides, 


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467 


CLAVAREAU (Henri), rue Maes, 56, à Ixelles lez-Bruxelles. — Chrysomé- 
lides. 

CoLMaxT (F.), commandant, rue de Brabant, 198, à Bruxelles, — 
Iusectes du Congo. 

CROMBRUGGHE DE PIGQUENDAELE (baron G. de), rue du Châtelain, 35, à 
Ixelles lez-Bruxelles. — Microlépidoptères. 

DE HenniN DE Boussu- WALcourT (Emmanuel), avocat, 39, rue de l’Acti- 
vité, Bruxelles. — Lépidoptères. 

DE HenniN (Dom Guy), professeur à l'abbaye de Maredsous, par Mare- 
dret (Namur), — Lépidoptères. 

DERENNE (Fritz), rue Pépin, 46, à Namur. — Lépidoptères du pays. 

DE R'EMARcKER (Jean), pharmacien, chez Me Crols, Gasthuisstraat, 52, 
Turnhout. — Insectes du pays. 

DesGuiIN (E.), docteur en médecine, rue du Midi, 141, à Bruxelles. 
— Entomologie générale. 


. DESNEUX (Jules), docteur en médecine, rue du Midi, 19, à Bruxelles. — 


Termitides et Paussides. 
DE WIsPELAERE (M.), rue Saint-Jean-Népomucène, 36, Bruxelles. — 


Coléoptères. 

DisTANT (W.-L.), Shannon Lodge, Selhurst Road, South Norwood 
(Angleterre). — Hémiptères. 

DogeLeer (F. de), château de Frasnes-lez-Gosselies, — Chrysomélides, 


DocniN (Paul), au château de la Beuvrière, par le Lion-d'Angers 
(Maine-et-Loire), — Lépidoptères. 


- Dorpu (D" F.), rue du Trône, 20, à Bruxelles. — Biologie. 


Dugois (Ed.), rue du Tabellion, 60, à Ixelles lez-Bruxelles, — Insectes du 
pays. ee 

Dugois (E.), directeur de l’école moyenne, à Menin. — Lépidoptères du 
globe. 

Du CANE GopMan (F.), membre de la Société entomologique de Londres, 
45, Pont Street, Cadogan Square, à Londres S. W. — Lépido- 
ptères. 

DurFRANE (Abel), ingénieur des Mines, à Frameries (Garde). — Lépido- 
ptères. 

Dupuis (P.), commandant, 33, rue de l'Abbaye, à Bruxelles. — Lébiides 
d'Afrique. 

ErcuezBaAu (F.), Dr, Spaldingstrasse 181, Hamburg. — Staphylinides, 


 EnceLs (Ch.), directeur des contributions directes, place St-Martin, 6, à 


Bruges. — Coléoptères, 
FALx, libraire, rue des Paroissiens, 14, à Bruxelles, — Bibliographie. 
Fecscue (C.), Dresdenerstrasse, 27, à Leipzig. — Entomologie générale. 
FLEUTIAUX (Edmond), membre des Sociétés entomologique de France et 
_ française d'Entomologie, avenue Suzanne, 6, à Nogent-sur-Marne. 
— Coléoptères, 
Foxker (A.-J.-F.), avocat, membre de la Nederlandsche Entomolo- 
gische Vereeniging, à Zierikzee (Hollande), — Hémiptères. 


168 


*FoLocwe (Egide), architecte, membre honoraire de la Société zoolo- 
gique de Belgique, rue de Hongrie, 66, à Saint-Gilles (Bruxelles). 
— Lépidoptères d'Europe. 

FOWLER (lerévérend W.-W.), Earley Vicarage, Reading GUVRITTÉS 
— Coléoptères (Languriides). 

FroMonT (D' Edmond), docteur en médecine, rue Grande, à Protonde- 
ville. — Coléoptères, mœurs et métamorphoses. 


GADEAU pe KERVILLE (Henri), membre des Sociétés zoologique et 


entomologique de France, etc., rue Dupont, 7, à Rouen. — Ento- 
mologie générale. 

GALLEGOS Y SARDINA (D' Ventura), médecin-chirurgien et profes- 
seur d'Histoire naturelle, membre de diverses Sociétés savantes, à 
Mendoza (République Argentine). — Coléoptères. 

GepoeLsr (L), professeur à l'Ecole vétérinaire de Cureghem, 15, rue 
Meyerbeer, à Uccle-Bruxelles. — Parasitologie. 

GERHARDY (H.), professeur à l'établissement de Malonne (province de 
Namur). — Insectes du pays (Ichneumonides, Cynipides). 

GizzeTr (Joseph-J.-E.), docteur en sciences, professeur à l’Athénée royal 
de Bruxelles, 5, chaussée de Hal, à Nivelles. — Coprides et 
Dynastides. - 

GizsoN (Gustave), directeur du Musée royal d'Histoire naturelle de 
Bruxelles, rue de Namur, 95, à Louvain. — Entomologie générale, 
Crustacés. ; 

GoETGHEBUER (D' M.), rue de la Tour Rouge, 7, à Gand. — Diptères, 
spécialement les Culicides et les Chironomides. 

GorHaAM (le révérend H.-S.), membre de la Société entomologique de 
Londres, Highcroft, Malvern (Angleterre). — Coléoptères, spécia- 
lement Coccinellides. 


GROUVELLE (Antoine), directeur de la manufacture de tabacs, membre 


de la Société entomologique de France, 126, rue de La Boétie, à 
Paris. — Clavicornes. 

GUILLEAUME (F.), rue des Eburons, 52, Bruxelles. — Coléoptères de 
Belgique. 

GUILLIAUME (D' Auguste), docteur en médecine, avenue de l’Hippo- 
drome, 12, à Ixelles lez-Bruxelles. — Diptères. 

HAvenITH, capitaine, place Quetelet, 2, Saint-Josse-ten-Noode lez-Bru- 
xelles. — Entomologie générale. 

HeLzer (Prof. D'. K.), Kustos am Zoolog. Museum, Dresden. — Curcu- 
lionides. 

Hæeypex (Lucas von), major en disponibilité, D: Phil. honoris causa, 
membre de diverses Sociétés savantes, Schlossstrasse, 54, à Bocken- 
heim, près de Francfort-s/M. — Insectes d'Europe de tous les 
ordres, surtout les Coléoptères. 

HeyLaErTs (D' F.-J.-M.), docteur en médecine, membre de la Neder- 


landsche Entomologische Vereeniging, Haagdijk, B. 215, à Bréda 


(Brabant néerlandais), — Lépidoptères (spécialement Psychides). 


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Hippert (Edmond), avenue Rogier, 33, à Schaerbeek lez-Bruxelles. — 
Lépidoptères de Belgique. 
Horn (W.), docteur en médecine, à Berlin-Dahlem (Gross-Lichterteide), 
Grosslerstrasse, 3. — Cicindélides. 
Housraux (A.), rue Van der Stichelen, 107, à Molenbeek-Bruxelles. — 


Hyménoptères. 

JABLONOWSKY (Joseph), directeur de la Station entomologique de 
l'Etat, V. Nador Uteza, 28, à Budapest (Hongrie). — Entomologie 
appliquée. 

JOHN (Osc.), rue Ligofskaïa, 59, St-Pétersbourg (Russie). — Lépido- 
ptères. 


KERREMANS (Ch.), rue du Magistrat, 44, à Bruxelles. — Buprestides. 

ee (J.-C.), Port of Spain, Trinidad (West-Indies). — Hémi- 
ptères: 

Kwocxe (Frans), rue Durlet, 20, à Anvers. — Coléoptères paléarctiques. 

KOKOUJEW (N.), libraire, à Jaroslavl (Russie). — Coléoptères. 

KozBe (Hermann), Professor, Kustos am K. Zoolog. Museum, Berlin 
N. 4, Invalidenstrasse, 43. — Entomologie générale. 


KoLLer (A.), 19, avenue Michel-Ange, à Bruxelles. — Entomologie 
générale. 

LALLEMAND (V.), docteur en médecine, rue du Pacifique, 8, à Uccle. 
— Hémiptères. 

LAMARCHE-MINETTE (Richard), quai de Fragnée (Liége). — Papilionides. 


LAMBERTIE (M.), Cours du Chapeau rouge, 4?, à Bordeaux (France). — 
. Hémiptères de France. 

LAMBILLION (Lambert-Joseph-Louis), vice-président de la Société ento- 
mologique namuroise, rue des Cotelis, à Jambes (Namur). — Lépi- 
doptères d'Europe. 

LaAMEErEe (Auguste), docteur en sciences, professeur de zoologie et d’ana- 
tomie animale à l'Université de Bruxelles, membre de l’Académie 
royale de Belgique, 74, rue Defacqz, à Bruxelles. — Entomologie 
générale, Cérambycides. 

Lannoy (F. DE), rue de Livourne, 77, Bruxelles. — Formicides. 

Lea (Arthur M.), Entomologist, Museum, Adelaide (S. Australie). — 


Coléoptères. 

Leprou (Emile), rue St-Michel, 38, à Woluwe-St-Pierre (près Bruxelles). 
— Lépidoptères. 

LEesne (Pierre), assistant au Muséum d'Histoire naturelle de Paris, 
avenue Jeanne, 10, à Asnières (Seine). — Entomologie générale, 
Bostrychides. 


MABILLE (Paul), professeur au Lycée de Vanves, membre de la Société 
entomologique de France, rue de la Gaïeté, 17, au Perreux (Seine). 
— Lépidoptères. 

MAZARREDO (Carlos de), ingénieur forestier, Claudio Coello, 22, à 
Madrid. — Entomologie générale. 

MorrarTs (baron Paul de), château de Botassart, par Noirefontaine 
(province de Luxembourg). — Lépidoptères. 

MonTaNDoN (A.-L.), Strada Viilor Filarete, à Bucarest. — Hémiptères. 


470 É 

Moser (J.), Hauptmann, Bülowstrasse, 59, à Berlin W. — Cétonides. 

NEERVOORT VAN DE POLL (Jacques), directeur adjoint de la Société 
royale de Zoologie Natura Artis Magistra, Heeren Gracht, 476, à 
Amsterdam. — Coléoptères du globe. 

OgerTuur (Ch.), imprimeur, faubourg de Paris, 20, à Rennes (Ille-et-- 
Vilaine). — Lépidoptères. 

OBERTHUR (René), imprimeur, faubourg de Paris, 20, à Rennes (Ille- 
et-Vilaine). — Coléoptères. 

OBST (D° P.), Winterteldtstrasse, 3, à Berlin W. 57 (Allemagne). —Coléo- 
ptères. 

Onaus(F.), D', Holsteinische Strasse, 59, Berlin-Steglitz (Allemagne). 


— Rutélides. 
Orivier (Ernest), membre de la Société entomologique de France, rue 


de la Préfecture, 10, à Moulins (Allier). — Coléoptères. 

ORcuYMeNT (À. D’), rue de la Station, 58, à Menin. — KEntomologie 
générale, Hydrophilides. 

PATERNOTTE (L.), rue Alphonse Vandenpeereboom, 28, à Molenbeek- 
Saint-Jean lez-Bruxelles. — Coléoptères. 

PERINGUEY (Louis), sous-directeur du Musée de Cape-Town (Afrique 
du Sud). — Coléoptères. 

Parappsox (Maurice), docteur en sciences, rue de la Loi,32a, à Bruxelles. 
— Entomologie générale. 

Pic (Maurice), à Digoin (Saône-et-Loire). — Anthicides et Ptinides. 

PILLAULT (Fabien), receveur d'enregistrement, à Châtillon-sur Loire 
(Loiret, France). — Coléoptères. 

Poppius (B}), Conservateur du Musée Zoologique de l'Université, 
Helsingfors, Finlande (Russie). — Coléoptères, Hémiptères. 

Posxix (Jules), docteur en sciences, professeur à l’Institut agricole de 
l'Etat, à Gembloux. — Entomologie appliquée. 

PRELL (H.), Zoologische Institut, Tübingen (Allemagne). — Dynastides. 

Purzeys (Jules), 6, rue Victor Lefèvre, à Schaerbeek. — Larves de 
Coléoptères, 

RaGusa (Enrico), membre de la Société entomologique italienne, ete., 
Hôtel Excelsior, à Palerme. — Coléoptères. 

ReiTTer (Edmond), membre honoraire du Berliner Entomologischer 
Verein, de la Nederlandsche Entomologische Vereeniging, etc., 
à Paskau (Moravie). — Coléoptères. 

Ris (D' Fred.), à Rheinau (canton de Zurich), Suisse, — Odonates. 

RoëgLors (P.J.), rue du Palais, 16, à Anvers, — Staphylinides. 

ROTSCHILD (Walter), membre de diverses Sociétés savantes, Walter 
Tring Park, à Tring, Hertfordshire (Angleterre), — Coleoptères et 
Lépidoptères, 

Rousseau (D' Ernest), docteur en médecine, directeur des Annales de 
Biologie lacustre, 79, rue de Theux. Ixelles-lez-Bruxelles, — 
Insectes aquatiques, 

Royer (1)° M.), 8, rue Montrichard, Moret-sur-Loing (Seine-et-Marne). 
— Hémiptères. 

SANTsCHI (Dr. F.), à Kairouan (Tunisie). — Formicides. 


474. 


“SAUVEUR (Jules), ancien secrétaire général au Ministère de l'Intérieur 
et de l'Instruction publique, rue Juste-Lipse, 40, à Bruxelles. — 
Faune entomologique de Belgique. 

SCHERDLIN (P.), Weissenburgerstrasse, 11, Strassburg i. Els. (Alle- 
magne). — Coléoptères d'Alsace. 

ScHOUTEDEN (Henri), docteur en sciences, conservateur au Musée du 
Congo, membre de la Nederlandsche Entomologische Vereeniging, 
etc., rue des Francs, 11, à Etterbeek lez-Bruxelles. -— Faune 
d'Afrique, spécialement les Hémiptères. 

SCOTT (Robert), Miller Street, à Richmond (Victoria, ar — 
Coléoptères (Rhynchophores). 

SCRIBE(G.), Coupure, 40, à Gand,— Lépidoptères et Coléoptères du globe. 

SEELDRAYERS (E.), artiste peintre, 85, rue Van Aa, à [Ixelles-Bruxelles. — 
Entomologie générale. 

SELYS-LONGcHAMPs (baron Maurice de), boulevard d’Avroy, 49, à Liége.— 
Lépidoptères, 

SEVERIN (Guillaume), conservateur au Musée d'Histoire naturelle de 
Belgique, avenue Nouvelle, 75, à Etterbeek lez-Bruxelles. — Ento- 
mologie générale, 

SHARP (D' David), membre de diverses Sociétés savantes, Lawnside, 
Brockenhurst (Angleterre). — Coléoptères, 

SIBILLE (Julien), à Hannut. — Lépidoptères de Belgique. 

SIMsox (Auguste), à Launceston (Tasmanie). — Coléoptères. 

STEINMETZ (Fritz), avocat, rue de la Mélane, 10, Malines, — Crustacés. 

: STRAND (Embr.), Assistant au K, Zoologisches Museum, [nvalidenstrasse 
43, Berlin, N. 4. — Lépidoptères, Arachnides. 

SWALE (D' Harold), Lovely-Mine-Buluwayo (Rhodésie). 

SWIERSTRA, Pretoria Museum, Pretoria (Transvaal), — Entomologie 
générale. 

THérY (André), viticulteur, à Rabat (Maroc). — Coléoptères d'Europe, 
Buprestides. 

TaierrY-M'EG (P ), 35, boulevard de Versailles, à Saint-Cloud (Seine). 
— Lépidoptères. 

‘EHIRoT (Edouard), ancien chef de bureau à l'Administration commu- 
nale de Schaerbeek, chaussée de La Hulpe, 305, à Boitsfort, près 
Bruxelles. — Lépidoptères et Coléoptères. 

Tuarox (J.), libraire, rue Royale, 68, Bruxelles, — Lépidoptères. 

 TRAPPENIERS (M,), 24, rue de Ribeaucourt, à Molenbeek lez-Bruxelles. 
— Biologie. 

TROTTER (AL.), professeur de Botanique et Pathologie végétale à la 
R.Scuola di Viticultura ed Enologia, Avellino(Italie).— Cecidologie. 

D'Upeke D'Acoz (H.), boulevard Zoologique, 6, à Gand. — Entomologie 
générale. 

Uzer (Georg), Baumkamp, 30, Hamburg 20. — Trichoptères, 

VAN BIERVLIET (D' Joseph), docteur en médecine, 161, avenue de la Cou- 
ronne, Ixelles lez-Bruxelles, — Entomologie générale. 


#72 

van DER Noot (Abbé V.), directeur de l’Institut Saint-Norbert, rempart 
Saint-Georges, à Anvers. — Coléoptères et Lépidoptères de Bel- 
gique. 

ViTALIS DE SALVARZA (P.), Villa Belle-Vue, à Sully-sur-Loire (Loiret, 
France). — Faune de l’Indo-Chine. 

Wacner (Hans), Berlin (Dahlem), Gosslerstrasse, 20 (Allemagne). — 
Apionides du globe. 

WELLMANN (D' F. Creighton), U..S. National Museum, Divison of 
Entomology, Washington D. C. (Etats-Unis). — Meloïdes du globe. 

WickHAM (H.-F.), State University lowa, à Iowa City (Etats-Unis). — 
Entomologie générale. 

WiLem (Victor), Professeur de zoologie à l'Université de Gand, mem- 
bre de l’Académie royale de Belgique, rue Willems, 8, à Gand. 
— Entomologie générale, Collemboles. 


TABLE DES MATIÈRES 


Organisation administrative pour l’année 1913 
Compte rendu de l’Assemblée mensuelle du 4 janvier 1913 . 
» » » du 1°" février 1913. 
» » » du 1° mars 1913 
» » » du 5 avril 1913 . 
» » » au'3/mal 191340 En 
» » » du 7 juin 1913 
» » » du 5 juillet 1913 
» » » du 2 août 1913 . ; 
» » » du 6 septembre 1913 . 
» » » du 4 octobre 1913 . . 
» » » du 8 novembre 1913 . 
, TER » du 6 décembre 1913 
Assemblée générale du 26 décembre 1913 . 


Liste des accroissements de la Bibliothèque du 26 décembre 1912 
au 26 décembre 1913. 


Liste des membres de la Société au 26 décembre 1913. 
Table des matières . 





ACHARD (JULIEN). — Descriptions de quatre espèces nouvelles du 
genre Exema Lac. L 
BALL (FRANGI<-J \, — Notes sur les DE douienes de Belsique Il 
BEQUAERT (MicueL) et GOoETGuEeBuER (M.). — Deux Chironomides 
marins capturés sur le littoral belge 
BERGROTH (E ). — On some Heteroptera from the Philippine Islands 
— de on the Genus Bathycælia Am. S. 
— On some Reduviidæ of the subfamily Saicinæ 6 
— On a small collection of Hémiptera from north eastern 
French Congo . 
— A new neotropical genus if HEduyde) 
BERVOETS (R.-E ). — Notes sur la circulation du sang dans Les en 
des [asectes . 
— Note sur l’origine au LEE des Insee ; 
Bonprotr (J.). — Description de Staphylinides nouveaux . 
— Note sur des Staphylinidæ paléarctiques . 
— Notes synonymiques sur les S/enus et D cupo d' une 
nouvelle espèce de Russie. 
Buanion (E.). — Termitoxenia, étude Le histologique . 


478 


PAGES 


9 
45 
71 


149 
183 
229 
249 
281 
301 
321 
369 
439 


445 
465 
473 


2370. 
150 
230 
233 


237 
240 


184 
367 

90 
297 


474. 


DE CROMBRUGGHE DE PICOUENDAELE (G.). — Note sur Depressaria 
pulcherrimella STT., Pen essaria applana F. et nd 
cili-lla STT. 

— Note sur quelques Mere don eres de la Eure DElPe non 
mentionnés dans le Catalogue raisonné DE CROMBRUGGHE 
— Note sur un Lépidoptère nouveau pour la faune belge 

- DocniN (PAUL). — Notes et synonymies relatives à quelques Hété- 
rucères sud-américains . 

—  Héiérocères nouveaux de |’ on du Sud. 

D'ORCHYMONT (A.). — Un nouvel Hydrophilide de la faune antare- 
tique néozélandaise , 

— Notes sur quelques En ones ones 

Dupuis (PAUL). — Etude des pe récoltés à Ceylan St le 
Dr Horx . 

—  H, Sauter’s Done neue — bide 

—  H. Sauter’s Formosa-Ausbeute. — Carabidæ. ; 

— Etude des Carabiques récoltés à Ceylan par le Dr Ho : 

— H. Sauter’s Formosa-Ausbeute. — Carabidæ. 

— Notes sur les Carabiques des îles Mar 

— Carabique nouveau de l’Indo-Chine . 

—  H. Sauter’s Formosa-Ausbeute. — Ces ù 

— Note concernant les Tuchys (Barylachys) RER 
NiETNER è 

— Etude des Caunes Un à Ceylan Te le D Horn : 

EmErY (C.). — Etudes sur les Myræicinæ . 5 

Everrs (Ep ). — Bledius terebrans SCHÔDTE (syn. D En 1 

FoREL (AUG.). — Fourmis de Rhodésie, etc., récoltées par 
MM. G. Arno», le D' H. Brauxs etK,. FiKENDEY ë 

— Notes sur ma collection de Fourmis. 
— Quelques Fourmis du Musée du du. De 
— Notes sur quelques Formica é 

Horn (WaL1HER). — Matériaux pour servir à nie de Ia ete 
entomologique de l’Indo-Chine. — Cicindelinæ 

KERsHAW (J.-G.-C.). — Anatomical notes on a Membracid ; 

Moser (J.). — Neue Lepidiota-Arten von din Neu-Guinea 

und den benachbarten [nseln. 1 
—  Beitrag zur Kenntnis der CHEN 
— Neue afrikanische Schizonychinen . 
— Beitrag zur Kenntnis der Melolonthiden. ire 
Onaus (F.). — Beiträge zur Kenutnis der Ruteliden. XI . 


Poppius (B }. — Beitiäge zur Anthocoriden-Fauna von Central-und 
Nord-Amerika . 
REUTER (O.-M.). — Éenuneen zu 0: Ain « «Kate Le 


paiä:rktischen Hemipteren ». 
— Uebar S'xeonotus luteiceps REUT. ni Pecchtoibune einer 
neuen Bryocorine (Hem. Het ) 
SANTSCH! (F.). — Glanures de Fourmis africaines 
— Mélanges myrmécologiques 


72 


101 
330 


63 
3t0. 


94 
315 


81 
170 
175 
263 


46 
155 
283 
331 
205 


11 


2:18 
302 
429 


Van DorsseLAER (RENE). — Description d’une aberration nouvelle 
de l’'Æydroporus pictus FABR. 


 WasmaNn (E). — Revision der der) von Oshindien 


und Ceylan . 
WEIsE (J.). — Bemertni zur eine de es Denver 
Gruppe der Hispiden 


475 


346 





Tome XVI. — Die sudafrikanischen A pioniden des British Museuin, 
vorzugsiweise von Herrn G. À. K. Marshall in Mashonalande und in 
Natal gesammelt, par HANS WAGNER. — Coprides d'Afrique (descrip- 
tions d'espèces nouvelles et remarques sur quelques espèces connues), 


par Josepx J.-E. GiLLET. — Acridiens d'Afrique du Musée royal 
d'Histoire naturelle de Belgique, par IGN. Bozivar. — Notes on 


Australian Curculionidcæ in the Belgian Museum with descriptions of 
new species, par ARTHUR M. LEA. — Prix : fr. 7.50. 


Tome X VII. — frevision des Prionides, 13° mémoire : Dérancistrines, 
par AUG. LA\MEERE. — Katalog der Staphyliniden-Gattungen nebst 
Angabe ihrer Literatur, Synonyme, Artenzahl, geographischen Ver- 
breitung und ihrer bekannten Larvenzustände von D' med. F. EIGHEL- 
BAUM in Hamburg. — Prix : 40 francs. 


Tome XVIII — Buprestides nouveaux (Deuxième partie), par 
A. Taéry.— Notes on Australian Gurculionidcæ in the Belgian Museum 
with descriptions of new species (Part Il), par ARTHUR LEA. — Be- 
- schreibungen von am Zuckerrohr Formosas schädlichen oder nuütz- 
lichen Insecten, par S. MATSUMURA. — Hétérocères nouveaux de 
l'Amérique du Sud, par PAUL DOGNIN. — Prix : 10 francs. 


Tome XIX. — Beitrag zur Kenntnis der Apion-Fauna Central- und 
Süd-Amerikas (I. Teil), par HANS WAGNER. — Neue Apioniden aus 
dem Aethiopischen Faunengebiete, par HANS WAGNER. — Contribu- 
tion à l'étude des genres Sternolophus Sorer, Hydrophilus LEACH, 
Hydrous LeAcH. /Fam. Hydrophilidæ], par A. D'ORCHYMONT. — 
Orthoptères nouveaux recueillis par le D' SHEFFIELD NEAVE dans le 
Katanga, par IGN. BOLIVAR. — Ueber einige Gomphinen von Süudbra- 


silien und Argentina, par le D' K. Ris. — Hétérocères nouveaux de 
l'Amérique du Sud, par PAUL DoGNIN. — Formicides néotropiques, 
32% sous-famille : Myrmicinæ LEP. (Il), par A. FOoREL. — Formi- 


cides néotropiques, 3% sous-famille : Myrmicinæ /suite) (LT), par 
À. FOREL. — Prix : 10 francs. 

Tome XX. — Formicides néotropiques, 3% sous-famille : Myrmi- 
cinæ Lee (suite) (Part IV) par A. FoREr. — Formicides néotro- 
piques, 4% sous-famille : Dolichoderinæ Forez (Part V) par 
A. FOREL. —Formicides néotropiques, 5"®sous-famille: Camponotinæ 
ForEL (Part VI) par A. FOREL. — Revision des Dynustinen-Genus 
Heterogomphus Burs. (Col } par HeiNRricH PRELL.— Prix : fr. 12 50. 


Tome XXI. — Revision des Prionides, 21° mémoire : Anacolines, 
par AUG. LAMEERE. — Prix : fr. 12.50 


Les membres de la Société désirant obtenir les volumes antérieurs 
à l’année de leur réception, jouissent d’une réduction d’un tiers de 
la valeur. 





La SOCIETÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE tient ses séances 
le 1° samedi de chaque mois, à 8 heures du soir, au siège social, 
rue de Namur, 89, à Bruxelles. 

Elle publie ; | 

1° Les ANNALES (mensuellement); 

2% Les MÉMOIRES (irrégulièrement). 

La cotisation annuelle, payable par anticipation et donnant droit 
à la réception franco des Annales et des Mémoires, est fixée à 16 fr. 
Tout membre étranger, payant une somme de 200 francs, est 
nommé Membre à vie : il n’a plus de cotisation à solder et reçoit 
franco toutes les publications de la Société. 

Les cotisations doivent être adressées spontanément dès le commen- 
cement de l’année, sous peine de voir interrompre l’envoi des Annales, 
au Trésorier, M. E, Fologne, rue de Hongrie, 66, à Bruxelles. 

La BIBLIOTHÈQUE est ouverte aux membres de la Société (rue de 
Namur, 89) le samedi de 4 à 5 heures. 

Tous les ouvrages et revues destinés à la Société doivent être 
envoyés au siège social, rue de Namur, 89, Bruxelles. 

Tout ce qui concerne l'administration de la Société et la rédaction 
des publications doît être adressé au Secrétaire : M. H. Schouteden, 


11, rue des Francs, à Bruxelles. 


ANNALES DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE 
Le prix des tomes I à VII des ANNALES a élé fixé à cinq francs, 
celui des tomes VIII à XIV à dix francs, celui des tomes X V à XX 
à quinze franes, celri des tomes XXI à LIT à dix-huit francs (sauf 
le tome XXIV, dont le prix est de quatorze francs). 


Le prix de la TABLE GÉNÉRALE des tomes I à XXX des ANNALES 
est fixé à {rois francs. 


Le prix de la CoLLECTrION des tomes [ à XXX des ANNALES avec 
la Table générale est fixé à deux cent cinquante francs. 


Les auteurs de travaux insérés dans les Annales qui, dans les quinze jours suivant la 
publication du fascicule dans lequel a paru leur mémoire, n'auraient pas reçu les 
50 tirés à part auxquels ils ont droit, sont priés de prévenir le Secrétaire. 


Bruxelles. — [mvrimerie économique A. BREUER@NNAUSSÉE d'Ixelles 313 


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4, 


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